Serge Simon – Les Toubous du Sahara

Photographe animalier professionnel depuis 1976, j’ai travaillé pour la presse, la publicité et l’édition. Je suis également auteur de nombreux ouvrages, en collaboration avec Dominique Simon, mon épouse, pour les textes.

Je m’oriente en 2004 vers le photographie humaniste en noir et blanc, et reste fidèle à l’argentique. Passionné par les peuples au mode de vie différent du nôtre, j’aime en particulier les nomades : Mongols, Peuls, Touaregs, et Toubous au Sahel. Mes photos sont en quelque sorte un témoignage modeste de la vie de ces hommes d’un autre âge. Je ne cherche pas l’image choc qui provoque l’horreur ou la pitié ; au contraire je recherche plutôt le sourire ou la tendresse qui évoque la sérénité, sinon le bonheur, dans l’art de vivre de ces peuples. le photographe serge simon

EXPOSITION BARROBEJECTIF 2013 : Les Toubous du Sahara

Les Toubous, voisins orientaux des Touaregs, occupent un domaine géographique important (1 300 000Km2). Leur territoire, principalement tchadien, déborde sur la Libye au nord, le Niger à l’ouest et le Soudan à l’est. Les événements de ces quarante dernières années dans le nord du Tchad les ont fait mieux connaître aux Occidentaux.

Peuple nomade, les Toubous sont essentiellement éleveurs de dromadaires. Ces hommes, d’une endurance exceptionnelle, résistants à la faim comme à la soif, peuvent survivre dans les dures conditions d’existence du désert.
La majorité des photos sont faites dans le nord du Tchad, en novembre 2011 et février 2012.Barro 7Barro 16

Invité d’Honneur 2013 : Hans Silvester

Né le 2 octobre 1938 à Lörrach en Allemagne, Hans Silvester se découvre très tôt une passion pour la photographie. Il réalise ses premiers clichés vers l’âge de quatorze ans quand ses parents lui offrent son premier appareil. À partir de 1955, jeune diplômé de l’école de Fribourg, il effectue un voyage à travers l’Europe, notamment en Camargue, et s’intéresse rapidement au reportage. Son premier succès sera un reportage de 1960 accompagné de textes de Jean Giono. Tombé amoureux de la région, le photographe allemand s’installe en Provence en 1962.

1964 marque le début d’un long périple à travers le monde avec un reportage en Amérique du Sud pour une organisation caritative. Il parcourt les États Unis où il s’établit pendant 6 mois, puis l’Amérique Centrale, le Japon, l’Égypte, le Portugal… Il rejoint l’agence Rapho en 1965. En 1977, il inaugure la revue Géo en publiant un reportage sur un village du pays basque. Hans Silvester s’intéresse à tout : de la pétanque aux oiseaux en passant par les chevaux évidemment, pour lesquels il sera primé à la Foire du Livre de Leipzig.

Peu à peu, dans les années 80, il s’attache à défendre l’environnement et publie des reportages consacrés parcs naturels d’Europe, dénonce les ravages de la déforestation en Amazonie, réalise un long reportage sur la rivière Calavon sous le titre La rivière assassinée et enfin s’intéresse à l’exploitation de la forêt en Amérique du Nord. Entre deux reportages à l’autre bout du monde, Hans Silvester photographie toujours les animaux : chevaux, chats et pigeons… Après avoir publié un reportage sur les cerfs-volants du monde entier, il termine en 2006 un travail saisissant de plusieurs années sur les peuples de la Vallée de l’Omo, en Éthiopie.

Premier militant écologiste à s’être emparé de l’outil photographique comme d’une arme de persuasion, il est aussi un photographe animalier reconnu comme en témoigne l’immense succès de son livre Les Chats du soleil. Son œuvre acquiert aussi une dimension sociologique et patrimoniale lorsqu’il chronique la vie des habitants d’un village basque sur trente ans, ou saisit les éphémères peintures corporelles des peuples de l’Omo en Éthiopie.


Hans Silvester

Bibliographie :

Derrière l’objectif de Hans Silvester, éditions Hoëbeke, 2011

Portraits d’animaux : Chevaux de Camargue, éditions de La Martinière, 2011

Tsiganes et gitans, éditions de La Martinière, 2011

Fenêtre sur l’Afrique, éditions de La Martinière, 2010

Un monde de chats, éditions de La Martinière, 2010

Les habits de la nature, éditions de La Martinière, 2007

Les peuples de l’Omo, éditions de La Martinière, 2006

C’était ailleurs, éditions de La Martinière, 2006

Un amour de chat, éditions de La Martinière, 2006

Les chats du soleil, éditions de La Martinière, 2005

Arbres : Histoires de paysages en Provence, Aubanel, 2004

Deux expositions lui sont consacrées à BarrObjectif  2013 :

« Donga : se battre pour l’amour »

Dans la vallée de l’Omo, chez les Surma, le Donga est un moment important de l’année. L’Omo est une rivière qui coule aux confins de l’Éthiopie et du Soudan. Les Surma sont des éleveurs un peu fâchés avec les frontières comme toutes les tribus semi-nomades. Et même si les Kalachnikovs et les téléphones portables commencent à faire leur apparition, les Surma continuent de se passer de la monnaie officielle du pays. Là-bas ce qui compte c’est la vache. Huit vaches pour une vieille Kalachnikov, trente pour un modèle récent, quarante pour une épouse.

Pour obtenir une épouse, il y a aussi le Donga. Littéralement, cela signifie « duel au bâton ». Tous les ans, si la récolte a été bonne, les jeunes hommes s’affrontent dans des Donga. Entièrement nus, le corps recouvert de peintures très artistiques, pour attirer l’attention, les combattants se livrent à des duels en se servant d’une arme redoutable, un simple bâton de plus de deux mètres.

Hans Silvester nous place aux premières loges de ces combats.

En fait le Donga c’est un concours qui désigne les hommes les plus valeureux, les plus forts. Ce sont eux qui seront choisis par les jeunes femmes pour passer une heure, une nuit, de plaisir, derrière un buisson. Parfois, le flirt peut conduire à un véritable amour et aller jusqu’au mariage. De nombreuses familles sont nées grâce au Donga. Mais avant d’en arriver là, il faut passer par cette épreuve terrible à laquelle a assisté Hans Silvester. « C’est une question de vitesse, d’agilité et de prévoyance. Il faut prévoir les coups qui vont arriver. À ce moment-là, on peut se défendre avec le bâton. Donc, c’est rude et c’est très puissant. Ca peut faire très mal. C’est un peu comme la boxe. Il y a beaucoup de blessures. C’est sûr que les os de la main sont très fragiles, les jambes c’est pareil. Et le plus dangereux, c’est vraiment le foie. Un coup sur le foie ça ne pardonne pas. Ca peut être mortel. Et chaque année, il y a des morts. »

Les combats ne durent pas plus de cinq minutes. Le plus faible des adversaires se met à genou s’il sent qu’il n’aura pas le dessus. D’autres veulent résister et s’en sortent avec des fractures. Quand il y a un mort, le Donga s’arrête et l’on discute de la façon dont le vainqueur va indemniser la famille du vaincu.

Pour les Surma, le Donga est un jour de fête. Ce grand festival de lutte marque traditionnellement la fin des récoltes, l’assurance d’une année de subsistance et de la pérennité du clan. Durant le Donga, les villages alentour rassemblent leurs hommes en âge de procréer afin de parader, d’exalter leur beauté et leur force auprès des villageoises. Virilité, force et beauté sont poussées à leur paroxysme. On se bat, on se blesse, on meurt parfois, mais on séduit aussi… Jeunes hommes et femmes s’unissent parfois pour une nuit, parfois pour une vie. Armés de bâtons de presque deux mètres de long, les hommes luttent, les coups sont rudes, les corps abîmés souffrent. Des peintures corporelles préliminaires aux rites de séduction, en passant par la lutte elle-même, Hans Silvester nous invite à découvrir ce spectacle puissant, venu d’un autre âge.

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« Epouvantails: Carnaval champêtre »

Jusqu’à ces dernières années, l’épouvantail est demeuré ce qu’il était depuis des millénaires : pour les hommes, une silhouette familière du décor des champs; pour les oiseaux, tantôt un repoussoir, tantôt un perchoir.

Mais le modernisme a fait de ce pantin agreste une espèce en voie de disparition.

Seuls quelques poètes et quelques sages protestent ;  » Vous détruisez, accusent-ils, à la fois une tradition , une œuvre d’art et un avatar encombrant de vous même. »

Le photographe Hans Silvester est de ces nostalgiques. Il s’est pris de passion pour  » hommes de pailles « , en 1968, au Japon. Depuis, il n’a cessé de traquer ces inoffensifs croque-mitaines dans toutes les campagnes où le menaient ses reportages. En Egypte, en Pologne, en Espagne, en Yougoslavie,en Ethiopie, il a ainsi fixé sur pellicule une ahurissante théorie de mannequins qu’à tort on croit souvent sans âme.

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Alessio Romenzi – Prix Lucas Dolega 2013

Alessio RomenziNé en 1974, Alessio Romenzi est basé au Moyen-Orient. Il a couvert extensivement le Printemps Arabe depuis le début, avec une attention particulière pour l’Égypte et la Libye. Il a ensuite couvert la Syrie, et a été l’un des premiers photographes a rentrer dans le pays clandestinement, alors que le régime de Bachar Al-Assad commençait à utiliser des armes lourdes contre l’opposition et à interdire l’accès aux journalistes.

Ses photos ont été régulièrement publiées dans le monde entier, ainsi que pour des publications d’ONG : Amnesty International, FAO, Unicef, la Croix Rouge, Save the Children, Terres des Hommes, War Child International, parmi d’autres. Quand on lui demande ce qui le motive, il n’a rien de définitif à dire. Il pense simplement qu’un appareil photo est le meilleur moyen qu’il a de ne pas oublier ce qui se passe ailleurs.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Survivre en Syrie

Les troubles qui agitent la République Arabe Syrienne depuis mars 2011 continuent d’affecter les populations civiles, en particulier dans les catégories les plus vulnérables de la population. La situation se détériore dans les villages et villes du pays, laissant les habitants sans protection, abri, nourriture ni eau. Beaucoup de civils ont été tués tandis que les autres survivent dans la peur quotidienne. Bien qu’ils soient nombreux à s’être enfuis et réfugiés dans les pays voisins, ceux qui n’ont pas pu quitter le pays sont constamment exposés à la violence du conflit.
 Je me suis intéressé à la Syrie depuis le début du soulèvement dans le monde arabe, et la guerre civile qui s’est déclenchée a accaparé mon attention. Mais trouver des accès et pouvoir rentrer dans le pays a été très difficile : avec l’accélération des violences et l’instabilité de la situation, ça a été quasi impossible pour les journalistes de savoir quand et comment accéder aux points chauds du conflit. À un moment crucial pour moi, j’ai décidé d’aller au Liban et d’attendre le bon moment pour entrer en Syrie. Cela m’a pris beaucoup de temps de trouver un moyen et ça n’a pas été sans risques. Une fois à l’intérieur, j’ai eu la chance d’être au cœur du conflit et de partager avec les populations civiles leur tragique expérience. J’ai passé plus de deux mois avec des familles syriennes, ainsi qu’avec des membres de l’Armée Syrienne Libre, en essayant de comprendre ce qu’ils pensaient, ressentaient et souffraient. C’est ainsi que j’ai été invité à capter leur vie dans des moments très intimes. Le but de ce travail est de continuer à faire prendre conscience de ce qui se passe en Syrie, et de faire réfléchir sur la destruction et les souffrances que la guerre amène dans la vie des personnes.

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Loïc Poidevin – Animaux du Monde

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Loïc POIDEVIN, photographe amateur, passionné de voyages et de rencontres insolites,

Parcourt la terre pour y rencontrer ses frères humains et ses amis animaux.

Premières photos en 1960,

Premier concours en 1970 avec une sélection à l’expo « Nature » de BUDAPEST.

Après une longue pose de 20 années pour raisons familiales et professionnelles, le virus le rattrape et tout son temps libre est désormais consacré à la photo, avec une préférence marquée pour la faune.

De nombreux clichés ont été sélectionnés dans des concours nationaux et internationaux (MONTIER EN DER, ABBEVILLE, NAMUR, etc…) ainsi que dans plusieurs revues comme CHASSEUR D’IMAGES ou PHOTO.

Membre actif du Photo-club de Pont-St-Martin, il y partage son expérience et sa passion.

Email : loicpoidevin@hotmail.fr

Participe à de nombreux concours :

– Festival de l’oiseau / Marquenterre

– Festival Canon à Namur

– Festival de Montier-en-Der

Exposition personnelle :

– 1995 (Paris)   thème : Animaux d’Afrique

Voyages effectués

– Kenya / Tanzanie / Burundi / Zaïre / Botswana / Zimbabwe Namibie / Afrique du Sud / Madagascar / Seychelles/  Ethiopie

– Fauklands / Vénézuela / Brésil / Galapagos

– Alaska / Canada

– Shetland / Ecosse / Danemark / Pologne /  etc….

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Animaux du Monde

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Arthur Plater – Destruction Massive

Photographe

Photographe

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Destruction Massive

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« Cent trente huit diapositives, c’est tout ce qui me reste de ma vie ». Arthur Plater, ancien président du Groupement National de la Photographie Professionnelle avait emmagasiné des centaines d’images et il a presque tout perdu en quelques heures, dans l’incendie de sa maison. Trente ans de voyages, trente ans à photographier le monde sous toutes ses coutures. Des milliers de clichés anéantis. Et une petite boîte qui a survécu. Ces Kodachrome ont souffert de la chaleur, à des degrés divers. Les colorants, dispersés de manière anarchique, donnent au résultat un aspect surprenant, souvent proche de l’art abstrait, un résultat aussi inattendu qu’extraordinaire.

A l’épreuve du feu, Arthur Plater a donc décidé d’opposer la volonté et la création : le projet d’une exposition (avant d’être exposé à Barro , les 130 diapositives sauvées du feu ont été exposées au Musée Buffon de Montbard en Bourgogne) baptisée Destruction Massive » « parce que le feu est partout » rappelle le photographe, convoquant pêle-mêle guerres, catastrophes nucléaires, morts violentes.. Pied de nez au chaos, Destruction Massive est aussi devenu un livre dont les bénéfices iront à deux associations : La Porte Ouverte et la Fondation Mouvement pour les villages d’enfants. Le feu destructeur devenu lumière : un beau symbole, non ?

Théo Synchro X – Les cœurs impatients

Depuis plus de 15 ans, Théo Pinganaud couvre l’actualité nationale et internationale pour la presse magazine française et étrangère (Irak, Pakistan, Algérie, Kosovo, Bosnie, conflit israélo-palestinien). Ses photographies sont publiées dans de nombreux journaux (GEO, Stern, Paris Match, Elle, Marie-Claire, Figaro Magazine).

Il est le co-fondateur de l’agence Synchro-X et du festival de photoreportage BarrObjectif.

Son travail a été plusieurs fois projeté au festival Visa Pour l’Image de Perpignan. Il est par ailleurs photographe de plateau et a travaillé avec de nombreux metteurs en scène (Chabrol, Kassovitz, Delépine). Il donne également des cours de photojournalisme dans plusieurs écoles.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages photographiques

15, SAMU, paru en 2005 aux Éditions Arléa

24h au théâtre, paru en 2006, autoédition

Louise Michel, paru en mai 2008 aux Éditions Danger Public

VA SAVOIR ! chroniques photographiques d’une année au lycée, paru en 2012

De Groland au grand soir, paru en mai 2012 aux Éditions Capricci

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Les cœurs impatients

Ce reportage présente les derniers jours d’activité d’un médecin de campagne en Charente. Le docteur Dugas exerce à la Rochefoucauld depuis plus de 30 ans, il a cessé son activité en juin de cette année. Contrairement à la plupart de ces collègues qui prennent leur retraite, il a pu trouver un remplaçant. Le docteur Dugas part l’esprit tranquille, ses patients ne seront pas livré à eux-mêmes dans un désert médical. Cette histoire fait partie d’une série de reportages sur la médecine de campagne qui donnera lieu à la publication d’un livre en 2014.

Bernadette Petit et Gérard Proust – Les Tonnerres de Brest

Exposition d’un photographe amateur local

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Les Tonnerres de Brest

Ce rassemblement maritime universel et vivant a lieu tous les quatre ans et l’édition 2012 (la 6ème du nom) s’est déroulée du 13 au 19 Juillet par un temps beaucoup plus automnal qu’estival.

Tous les types de bateaux anciens des côtes européennes sont présents à Brest et les grands voiliers comme les plus petits animent le plan d’eau portuaire lors des sorties quotidiennes.

C’est cette diversité qui fait la fierté des Brestois qui mettent un point d’honneur à la réussite de cette manifestation.

Il est formidable pour des apprentis marins comme nous de naviguer en compagnie de ces magnifiques géants des mers sur ce majestueux plan d’eau qu’est la rade de Brest, cela constitue une vraie constellation de bateaux qui vont de la planche à voile aux plus grands voiliers.

De nombreux pays invités participent et cette année il y avait notamment La Russie, La Norvège, L’Indonésie…

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Loïc Mazalrey – Le Paysan Tarnais

C’est en voyant son père s’éclater à faire des photos que Loïc s’est d’abord essayé à la photo en loisir, pour se faire plaisir : c’était en février 2008. Il écouta les conseils de son père, installa Photoshop et ce fut la révélation, à peine quatre mois après avoir commencé la photo, il remportait déjà la coupe de France Couleur, concours avec 782 photos d’amateurs avertis ou professionnels. Devant cette victoire déterminante pour la suite, Loïc s’est attelé encore d’avantage au travail. Il passait donc ses journées à étudier la photo en autodidacte (tutoriel Photoshop, forum critique sur internet). A force de voir des images, son œil s’aiguisait et l’envie de devenir professionnel apparaissait. Il profita d’un travail de photographe-filmeur où il fallait qu’il soit en règle pour s’installer professionnel le 1er janvier 2009. Son travail se partage entre activité de services où il propose photos de mariages, stages photo, communication des entreprises, portraits, grossesse, bébé, et son activité d’artiste ce qui lui permet d’exposer régulièrement ces œuvres (marché de Noël, expo en galerie…). Il est à noter également qu’il est photographe pour le journal Sud-Ouest.photo du photographe

Contact

courriel : lomazphotos@hotmail.fr

site : www.loicmazalreyphotographe.com

Distinctions

Lauréat de la Coupe de France Couleur 2009 avec la Fédération Photographique de France avec la photo Bestialité

Lauréat du Concours International d’Allauch-Marseille en 2009

85ème prix au concours La vie est belle organisé par le magazine Compétence Photo

Coup de cœur du jury à la Coupe de France Couleur en 2010 avec la photo Afrika

Balançoire sélectionnée pour participer à la Biennale Internationale NB 2011

Transparence sélectionnée pour illustrer Alain Marty, Le Guide des Grands Amateurs de Vin 2011

Coup de cœur du jury pour la photo Zébré, Concours International d’Allauch 2010

Coup de cœur du jury pour la photo Mouvement au Concours International d’Allauch 2010.

Lauréat n°10, sur 2842 photos, au concours Skyprods sur le thème des animaux en 2011

Bestialité 2 primée au 12ème Salon d’Art Photographique de Wervicq-Sud,

1er prix Noir et Blanc du Salon International de Tulle pour Nuits et Brouillards

4ème place au concours Mouvement du magazine Destination Photo

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Léo : Le Paysan Tarnais

Situé non loin de Cordes-sur-ciel, site touristique par excellence, Marnaves a su garder son caractère rural. Un boulanger y fabrique encore son pain, mais jusqu’à quand ? L’artisan doute sérieusement que quelqu’un veuille un jour reprendre l’affaire.

Les campagnes ne sont plus à la mode, c’est un fait, et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai voulu témoigner, à ma façon, de la vie ces laissés pour compte qui connaissent pourtant la valeur travail !

Quand j’ai fait part de mon souhait à Léo, le paysan, de faire un reportage sur lui, il m’a dit : « mais tu sais, je n’ai rien d’exceptionnel, je vis très simplement ». Eh bien c’est justement cela qui me plaît, mon cher Léo. Dans une société où tout est devenu si rapide, j’ai trouvé important de nous remémorer les valeurs qui ont fonctionné pendant si longtemps. Pas de gaspillage, pas de fioritures, pas d’artifices, bref le bon sens paysan ! Et le travail, toujours le travail.

À 80 ans, Léo est inépuisable, même les jeunes de vingt ans ne pourraient pas le suivre. Quand je lui demande « Quand vous êtes malade, vous faites comment ? », il me répond : « Je n’ai pas le droit d’être malade, il faut bien rentrer les vaches, donner à manger aux cochons. Qui le ferait à ma place ? ». Inutile de lui parler de vacances : connaît pas ! Ses animaux sont un peu sa seconde famille, il passe tellement de temps avec eux, il les connaît par cœur ! Alors, comment ne pas les aimer ? Quel homme pourrait passer la moitié de son temps avec ses bêtes et ne pas éprouver le moindre sentiment ? Eh bien oui, Léo fait attention à ses animaux, il s’en préoccupe, certainement plus que dans les exploitations agricoles intensives ! Et puis, Léo connaît la valeur de l’argent, alors oui, il fait attention à ses petits protégés aussi pour ça.

Bon, assez de blabla, comme dirait Confucius « une image vaut mieux que mille mots»!

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Anne-Sophie Mauffré – Souvent, Régine oublie

AsMauffréElle étudie à l’École Supérieure Estienne et développe ensuite à Prisma Presse ses compétences techniques comme chef de fabrication dans différents magazines. À l’aube de ses 30 ans, elle largue tout du jour au lendemain pour un tour du monde en solitaire qui change sa vie.

Suivre son instinct, rencontrer, voir, témoigner… se libérer du temps pour se nourrir de belles rencontres de hasard devient alors sa priorité ! À son retour de voyage, le métier de photographe s’impose à elle.

site de la photographe : www.transhumaines.com

livre : Souvent, Régine oublie, A.-S. Mauffré & Régine David, éditions Transhumaines, €23,50

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : « Souvent, Régine oublie »

Régine David, sa voisine et grand-mère adoptive à Paris XIVe, est le premier reportage d’Anne-Sophie Mauffré.

À l’aggravation des troubles de mémoire de son amie peintre en 2002, Anne-Sophie lui propose un projet informel sous forme de jeu, en nommant Régine rédactrice en chef du livre de sa vie d’artiste, pour rester en lien avec elle, stimuler la mémoire sélective, partir à la recherche de Léonard, l’homme qu’elle a tant aimé… Elles partent aussi régulièrement faire le tour du monde à Paris, en se déguisant en touristes étrangères et en dormant à l’hôtel au coin de la rue. Un prix attribué lors d’un concours radiophonique, organisé sur France Inter par Sandrine Mercier les encourage à partager avec le grand public ce témoignage émouvant, drôle et pétillant. Un livre paraît qui reçoit le coup de cœur des libraires.

« Je voulais changer le regard sur la démence, explique la photographe. On ne renvoie à ces gens que l’image de ce qu’ils sont devenus alors qu’ils ont tant été ! »

La maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés n’ont pas entamé le mordant de la vieille dame, et encore moins sa joie de vivre ! Régine, 103 ans aujourd’hui, est une femme splendide, aimante, vivante et libre ; elle soigne sa maladie au jaune d’œuf et au cognac. Cinq auxiliaires de vie se relaient pour que Régine finisse tranquillement sa vie chez elle, dans l’appartement où elle est née il y a plus d’un siècle.

Un magnifique message d’espoir pour tous les proches de ceux qui, un jour, oublient…

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Jean-Michel Leligny – 2°20’ ou La France par le milieu

Après une formation BTS photo à l’École Nationale Louis-Lumière, Jean-Michel Leligny a travaillé comme tireur photo Noir et Blanc dans des laboratoires professionnels parisiens. Photographe indépendant et journaliste à partir de 1986, il travaille pour différents magazines européens, est distribué par l’agence Sipa puis Diaf. Parallèlement, de 1988 à 1990, il produit un travail personnel, Parking Production, qui fera l’objet de nombreuses expositions et parutions (Galerie BIP à Paris ; Jeunes créateurs au château de Maisons-Laffitte ; Château de Brecey ; Festival des jeunes créateurs à Val d’Isère). Une grave maladie, suivie d’une transplantation cardiaque, vient mettre une parenthèse à ces travaux. Après un an d’arrêt et ayant quitté Paris, il reprend son travail de photographe et journaliste pour des magazines en presse nationale et régionale. Il est aussi photographe pour l’agence Andia.

jean michel leligny

www.leligny.fr

mail: jm@leligny.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF : 2°20’ ou La France par le milieu

2°20’, plus exactement 2°20’14”, c’est la longitude du méridien de Paris. C’est aussi le tracé de la méridienne verte, imaginée par Paul Chémetov en l’an 2000 afin de fêter dignement le nouveau millénaire. Cet axe traverse la France par le milieu, de Dunkerque au nord, au col de Pal à la frontière Espagnole. On y a planté des arbres pour former une ligne visible depuis l’espace sur laquelle on viendrait célébrer chaque année « Liberté, Égalité et Fraternité ».

Mais le temps a fait son œuvre, beaucoup d’arbres sont morts avant d’avoir vécus, et la méridienne est redevenue une ligne imaginaire de plus de 1000Km, propice à porter un regard sur notre territoire. L’espace d’un été, je suis devenu photographe, voyageur et cycliste, à la rencontre de cette France du milieu.

Un voyage de près de 1800Km sur cet axe Nord-Sud pour se confronter à un monde réel, sans fard, en toute simplicité, à travers 8 régions, 20 départements, 337 communes. Un voyage pour partir à la rencontre d’une France que l’on ne connaît plus, loin des cartes postales et des représentations médiatiques.

Pourquoi le vélo ? Il est à la fois l’éloge de la lenteur et un moyen écologique de se déplacer. Si notre société nous oblige à « produire » et à vivre de plus en plus rapidement, jusqu’à la frénésie, les photographies de 2°20’ se présentent comme des espaces de pause.

« Lorsque l’on est sur son vélo, on n’est plus photographe, mais avant tout un voyageur qui ressent dans sa chair, dans ses muscles, le froid, le chaud, la pluie, le vent, le relief, la douleur, l’usure des kilomètres. Il y a une confrontation physique avec la géographie, le relief, le climat, mais aussi avec la maladie qui m’a touchée. L’effort et la lenteur permettent de porter un regard différent. Ce mode de déplacement, non agressif, permet la rencontre. Le cycliste devient vite sujet de curiosité, même si au départ, ce sont toujours les mêmes questions qui surgissent. D’où venez-vous, où allez vous ? Au final, les mêmes que dans la vie : Quel est votre parcours, quels sont vos projets ? Il faut prendre un peu de temps pour échapper à cette vision réductrice de l’être humain, pour découvrir sa richesse par d’autres détours… »

L’ensemble du travail est réalisé au moyen format selon un protocole établi. Rouler et photographier chaque jour, quelle que soit l’envie, l’inspiration, comme un travail répétitif. Une seule prise de vue à chaque fois, réalisée sur trépied. Des prises de vue frontales, des personnages photographiés de face, comme s’ils étaient spectateurs du vélo qui passe, sans aucune mise en scène, un peu comme une photo de famille. Les hommes et les femmes dans leur environnement, avec un plan large, beaucoup de vide autour, comme si malgré les facilités de communications, nous étions condamnés à la solitude.

2°20 a été nominé au Prix HSBC pour la Photographie 2012.

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