Prix Lucas Dolega

Le Prix Lucas Dolega

Le Prix Lucas Dolega est destiné à soutenir les photographes qui exercent leur activité dans des conditions souvent difficiles et sur des zones pouvant comporter des risques pour assurer la diffusion d’une information libre et indépendante. Il a pour essence de récompenser un photographe qui par son engagement personnel, son implication sur le terrain, ses prises de position et la qualité de son travail, aura su témoigner de son attachement à la liberté de l’information.

Les participants devront présenter un reportage photographique traitant d’une situation de conflit (guerres civiles ou militaires, émeutes, attentats ou manifestations publiques), d’une catastrophe naturelle ou sanitaire, de leurs conséquences pour les populations civiles.

Organisé en partenariat avec la Mairie de Paris, le magazine Polka et avec le soutien de Reporters sans frontières ; le Prix Lucas Dolega récompensera chaque année un photographe d’une dotation Nikon d’une valeur de 10.000 euros, d’une exposition à Paris et d’une parution dans l’album de RSF. Par ailleurs, le lauréat verra tout ou un partie de son reportage publié dans un numéro de Polka magazine et se verra offrir par Polka la production d’un autre reportage.

L’association Lucas Dolega

Après la disparition de Lucas, le 17 janvier 2011 à Tunis pendant qu’il couvrait la « Révolution du Jasmin », Nathalie, sa compagne, et nous, ses parents, ses amis et collègues, avons décidé de lui rendre hommage par la création d’une association.

Pour le garder avec nous, il fallait retracer son parcours, raconter son histoire, montrer ses photos. Nous devions garder une trace de son énergie et de la passion qu’il avait pour ce travail. Sa curiosité pour les autres impliquait aussi de regarder devant : de là est née l’envie d’ouvrir une plate-forme d’échange et d’information dédiée aux photojournalistes. Il s’agit de les soutenir dans la préparation de leurs reportages, dans leurs démarches sur le terrain, et de les aider à diffuser leurs travaux.

Enfin, parce que Lucas est mort en Tunisie, aux premiers moments de la Révolution du Jasmin, il fallait rappeler que pour rapporter ces images du monde que, chaque jour, nous avons tous sous les yeux, des femmes et des hommes prennent des risques. C’est à ces objectifs de mémoire, de soutien aux photographes indépendants et de sensibilisation de l’opinion que l’association Lucas Dolega veut se consacrer.

http://www.lucasdolega.com/

Prix Lucas Dolega 2012 : Emilio Morenatti

Prix Lucas Dolega 2013 : Alezio Romenzi

Prix Lucas Dolega 2014 : Majid Saeedi

Prix Lucas Dolega 2015 : Sébastien Van Malleghem

Prix Lucas Dolega 2016 : Hashem Shakeri

Sélection 2013

Liste des photographes présentés durant l’édition 2013 du festival BarrObjectif.

Jérôme JARBOSA

– Michel BÉGUIN  (thème 1thème 2)

Aude BERNARD

Eric BOUVET 

Mathieu BOUYER 

Dario Caruso CARUSO

Sylvain CAZENAVE

Lycée de CIVRAY

Thierry CLECH

Jasmine DEBELS

Silvana Bonvissuto DELAUNAY

Etienne DESCLIDES 

Gwenn DUBOURTHOUMIEU

Maurice DUPONT

Sophie DUPRESSOIR

Julien ERMINE

Alain GEOFFROY

– GIBOTTA Antonio

Jean-Daniel GUILLOU

Loïc GUSTON

Jacques HAMEL

– Tony HAYÈRE

Mikaël HELLEUX

Eugénie HENNEBICQ

Renaud JOUBERT

Thomas LEBREUVAUD

– Jean-Michel LELIGNY

– LISEA

Anne-Sophie MAUFFRÉ 

Loïc MAZALREY

Bernardette PETIT et Gérard PROUST 

Théo PINGANEAUD

Arthur PLATER

Loïc POIDEVIN

Alessio ROMENZI – Lauréat Prix Lucas Doléga

Hans SILVESTER – Invité d’Honneur

Serge SIMON 

Michel SPINGLER

Mark TELLOK

Franck TÊTU

 J. THIBAUDE

Kurt VANSTEELANT

 Murat YAZAR

Dernières nouvelles

Bientôt sur ce blog, toutes les informations sur la sélection 2013. Plus de trente cinq photographes vous donnent rendez-vous à Barro du 21 au 29 septembre prochain.

Hans Silvester est l’invité d’honneur de cette nouvelle édition du festival.

Premier militant écologiste à s’être emparé de l’outil photographique comme d’une arme de persuasion, il est aussi un photographe animalier reconnu comme en témoigne l’immense succès de son livre Les Chats du soleil. Son oeuvre acquiert aussi une dimension sociologique et patrimoniale lorsqu’il chronique la vie des habitants d’un village basque sur trente ans ou saisit les éphémères peintures corporelles des peuples de l’Omo en Ethiopie.

Diaporama édition 2012

Nous espérons que ces quelques images vous rappelleront de bons souvenirs !

Diaporama 2012

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Barrobjectif-2012
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Reportage sur Barrobjectif 2012
Reportage Sur Barrobjectif par « l’esprit du monde prod »

CL 22-06-2012

Barro : Jane Evelyn Atwood honorera le 13ème BarrObjectif

BarrOjectif 2012 aura lieu du 22  au 30 septembre. Pour sa 13ème édition, PhotoBarro, l’association organisatrice présidée par Catherine Perrier-Dumont,  mettra à l’honneur, Jane Evelyn Atwood.

Il est désormais possible de poser sa candidature. Tous les renseignements auprès de : catherine.perrier-dumont@orange.fr

« …Bien que ses travaux s’apparentent à des reportages, Jane Evelyn Atwood se définit elle-même plutôt comme une photographe de projets que comme photojournaliste de passage. Ses projets photographiques peuvent s’étaler sur plusieurs années, jusqu’à ce qu’elle puisse rentrer en profondeur dans le sujet, et pénétrer des lieux et des mondes que nul n’avait exploré en détails avant elle. C’est le cas de son sujet Femmes en prison, qui l’occupa près de 10 ans. Atwood eut accès à plus de 40 prisons, parmi lesquels les pénitenciers les plus durs, en Europe de l’Ouest et de l’Est ainsi qu’aux États-Unis, y compris le couloir de la mort.

Jane Evelyn Atwood a aussi travaillé sur les thèmes des prostituées à Paris (son premier sujet), du Darfour des enfants aveugles et des mines antipersonnel.

En 2011 la Maison européenne de la photographie consacre une première grande rétrospective à l’œuvre de Jane Evelyn Atwood, présentant, sous le titre Photographies 1976-2010, trente-cinq ans de travail, autour de six séries majeures (les prostituées, les aveugles, les femmes en prison, Jean-Louis/Vivre et mourir du sida, les victimes de mines antipersonnel, Haïti… »

France3 publié le 25-09-2012

Charente Libre 18-06-12

Pays Ruffécois

« Barro: Photo prend la relève

Lundi dernier, la salle municipale de Barro a accueilli la première assemblée générale de «BarroPhoto» (Photo CL).

Objectif premier de cette nouvelle association: l’organisation du festival de photo reportage «BarrObjectif», l’un des événements culturels les plus attendus du Nord-Charente et de notoriété nationale. Au travers d’expos et d’autres animations, l’association se donne également pour mission de promouvoir la photographie à Barro, en Charente et plus largement en Poitou-Charentes. Amener la photo en milieu rural vers le large public possible.

L’édition 2012 du festival «BarrObjectif» se déroulera du 22 au 30 septembre, avec une invitée d’honneur prestigieuse : Jane Evelyn Atwood. Cette grande dame de la photographie humaniste proposera une rétrospective à travers cinq expositions représentatives de son travail.

Cette année encore, près de 1.000 clichés en grand format seront exposés en plein air dans tout le village, au regard de plus de 11.000 visiteurs attendus. Anciens et nouveaux bénévoles étaient présents lors de cette assemblée générale pour constituer le conseil d’administration et le bureau de l’association. Catherine Perrier-Dumont en assure la présidence et prend en charge la direction opérationnelle de «BarrObjectif», Pierre Delaunay hérite de la vice-présidence et la direction artistique. »

Charente Libre 9-02-2012

Pays Ruffécois : Le festival BarrObjectif change d’équipiers

Après douze ans d’union, Coulée douce et BarrObjectif se sépare «bons amis» Le festival de photoreportage se poursuivra avec une autre équipe.

L’association La Coulée douce ne chapeautera plus BarrObjectif. Après douze ans de collaboration fertile et productive, l’équipe fondatrice souhaite reprendre sa liberté. «Nous sommes dépassés par l’ampleur de la manifestation. Nous voulons retrouver un peu de temps pour construire d’autres projets», argumente Sandra Jamet, la présidente.

À l’origine de la création de La Coulée douce par Christian Jorgensen et Michel Pinganaud, une descente mémorable du fleuve Charente, de sa source à la mer, filmée dans les moindres détails. Ensuite il y a eu la formation de la chorale Arfonie en Barro et la création des Foulées douces de la coulée douce, un club de randonneurs repris récemment par Les Routins de la foulée douce de Taizé-Aizie.

«BarrObjectif est arrivé en 1999 à l’initiative des photographes professionnels Pierre Delaunay, Théo Pinganaud et Didier Vernay, et de Michel Pinganaud, photographe amateur et passionné. Nous étions tous emballés par le projet», raconte la présidente. La première édition s’est installée dans la salle des fêtes du village où Patrick Chauvel, reporter de guerre et acteur, s’était joint aux quatre photographes charentais pour un week-end qui allait être le départ d’un événementiel désormais incontournable.

En 2000, huit exposants, des photos dans les rues, une buvette, l’accueil sous l’if, La Coulée douce avait mis le doigt dans l’engrenage. En 2001, ils étaient 43 photographes amateurs et professionnels à envahir le petit village de Barro ouvert au public durant une dizaine de jours.

Le noyau dur des bénévoles – Martine Migaud, Philippe Groleau, Catherine Perrier-Dumont, Noémie Pinganaud et Claude Moreau – était rejoint par une cinquantaine de bénévoles. Très vite, la restauration du week-end s’est installée autour de l’if, les visites à la torche ont complété les conférences animées par les photographes, des centaines d’images ont squatté les murs du village, l’église, les granges et chaque petit coin de prairie avec pour mission de faire réfléchir, d’inviter au voyage, de provoquer des émotions, des rires et du bonheur.

Réinventer quelques folies douces

L’escalade a demandé tellement d’énergie et d’inventivité que douze ans après, le noyau dur manque de souffle. «Mais pour autant, BarrObjectif continue sa route avec une autre équipe qui doit se mettre en place derrière Pierre Delaunay, Théo Pinganaud et Catherine Perrier-Dumont et la plupart des bénévoles déjà investis. La Coulée douce prêtera tout le matériel nécessaire aux expositions», s’empresse de rassurer Sandra Jamet. L’association barrotoise va devoir se restructurer et réinventer quelques folies douces, sur les traces de l’Art’à l’oeil, un festival qui a connu deux éditions remarquées, des bals folk avec soirées tartines, toujours combles, de la guinguette et des Jeudis de la petite prairie qui enchantaient les familles. «Et d’autres idées à venir», rassure Michel Pinganaud, ce génial pince-sans-rire toujours à l’affût d’une mise en scène à donner du rire au coeur.

Le bureau actuel de La Coulée douce: présidente Sandra Jamet, vice-président Claude Moreau, secrétaire Noémie Pinganaud, secrétaire adjointe Martine Migaud, trésorier Philippe Grelaud, trésorier adjoint Michel Pinganaud. Une prochaine réunion permettra de définir la mission de chacun.

Par Dominique RÉTOURET

Sélection photographes 2012

Affiche Barrobjectif 2012

Diaporama 2012

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Une belle sélection avec Jane Evelyn ATWOOD en invitée d’honneur !
Jane présentera une rétrospective de son travail autour de trois thèmes et de trois expositions : Haïti, les mines anti-personnels et les femmes en prison.

Pour accéder à une présentation du photographe et de son exposition, cliquez sur son nom.

Jane Evelyn Atwood – Women in Prison

Zia Zeff – 2012 Le monde Maya

Zia Zeff

Les photographies de Zia Zeff sont des invitations au voyage, des témoignages de rencontres. Passionnée et curieuse du monde qu’elle parcourt sans relâche à la découverte des autres et de nouvelles expériences. Après des études d’Art, de Biologie, d’Anthropologie et de Cinématographie, elle revient à son premier amour : la Photographie. D’origine Argentine, elle possède une relation privilégiée avec l’Amérique Latine et tout particulièrement avec les tribus d’Amazonie où elle aura passé de nombreux mois immergée dans la jungle. Mais aussi avec l’Inde, ses parents étant tous deux ascètes du fameux guru indien Osho, elle grandit donc entourée de ‘hippies’ dans l’enseignement de la méditation mais aussi du respect d’autrui et d’une relation particulière avec la Nature. Déterminée à construire un corpus documentaire, elle se laisse porter par les rencontres pour les mettre en forme au gré de ses découvertes de ces personnages, qui semblent dessiner des possibilités… D’ailleurs elle ne peut envisager un reportage sans portrait, « ce sont les regards qui m’intéressent, les gens qui vivent et portent leur vie devant mon objectif aux yeux de tous».

Les reportages de Zia sont toujours de longues investigations, d’ailleurs elle affirme « ne pas travailler ‘sur’ ‘les gens mais ‘avec’ eux ». En effet, chaque fois qu’un sujet l’interpelle, elle prend contact avec des associations locales et travaille en bénévolat avec elles, comme en Amazonie avec l’association Depaso-Amasoa qui aide à la ‘reforestation’ de la forêt amazonienne au Pérou, ou en Inde comme infirmière des rues pour l’association Agir pour Bénarès. Bien que humaniste et sociale, la photographie de cette jeune photographe est avant tout un appel aux émotions. Elle aime la frontalité, le jeu face à l’objectif, une forme de rigueur dans la prise de vue qui lui ouvre d’autres libertés.  Par l' »acte photographique », elle cherche à comprendre et à témoigner d’une réalité complexe, à se rapprocher de l’autre tout en informant, avec une subjectivité assumée.

Son site : http://www.zia-zeff.com/

  • Exposition BarrObjectif 2012 : 2012 : Le Monde Maya 

« 2012 est-elle notre dernière année sur Terre? Que dit vraiment la prophétie Maya? Question que beaucoup de gens se posent à travers le monde. Le calendrier Maya arrive à sa fin, certes, mais ce peuple visionnaire prédit-il vraiment l’Apocalypse ou ces rumeurs relèvent-elles de superstitions occidentales qui déchaînent les livres et les productions hollywoodiennes à catastrophes?

Alors au lieu d’accepter les théories des autres j’ai voulu aller voir moi-même ce que les Mayas, les chamans, les tenants de leurs traditions et culture pensent de tout cela ! J’aime aller à la source des informations, de plus cela fait des années que je photographie les peuples premiers ayant une tradition chamanique : leur monde et leur relation avec la Nature me fascine. Etant d’origine argentine, j’ai une relation privilégié avec l’Amérique Latine.

J’ai, pendant presque 2 mois, arpenté la péninsule du sud du Mexique (états du Chiapas et du Yucatan) et le nord du Guatemala à la rencontre des abuelos(as) de cette incroyable culture Maya. Cette année le Mexique attire de nombreux curieux, New-Ages et autres voyageurs spirituels. Divers événements importants (le nom de Santana et concert géant ont été lancés) et cérémonies se préparent pour la date fatidique du 21 décembre 2012, jour où notre terre sera parfaitement alignée avec notre soleil, la lune et le centre de notre galaxie Kinich Ahau. Cela n’arrive que tous les 26 000 ans! Selon les chamans cela provoquerait une décharge de photons (lumière pure) sur notre petit globe afin « d’éveiller les consciences », voilà la principale réponse que ces guérisseurs et hommes de sciences m’ont donné. La plupart doutent qu’un cataclysme majeur efface les Hommes de la surface de la terre mais croient plutôt en un rééquilibrage des énergies planétaires, cosmiques et spirituelles. En réalité, après avoir parlé avec beaucoup de Mexicains en général, peu se préoccupent de cette question : « Si on doit y passer c’est que Dieu le veut et ça sera mieux pour notre planète ! ». Alors en bons mexicains ils vivent et profitent de la fiesta sur la magnifique côte Maya où les tortues nagent parmi les touristes dans une eau turquoise et visitent les splendides temples de leurs ancêtres au cœur d’une jungle exubérante, mystique, peuplée de singes hurleurs et de papillons géants. Pour les commerçants cette prophétie est une manne dont ils ont bien besoin, car le tourisme est en baisse à cause de la violence, les cartels de la drogue et les news internationales.

Je suis arrivée le jour de l’équinoxe de printemps afin de voir le fameux Kukùlkan, serpent cosmique source de vie, se contorsionner sur la superbe pyramide de Chichen Itza, l’un des principaux sites Maya. Il y avait plus de 30 000 personnes de blanc vêtus pour fêter en chantant ce phénomène astronomique. Les autorités en compteraient 50 000 au moins pour la prochaine équinoxe ! Je suis curieuse de voir ce qu’il se passera ce mois de décembre dans la zone Maya aussi je retourne dès le mois de Novembre au Mexique afin de photographier les préparatifs et continuer mon reportage. »