Isabelle Serro – SOS Méditérranée

Reporter photographe basée en France, Isabelle Serro s’appuie sur une expérience professionnelle de 15 années sur des sites géographiques dits sensibles à travers le monde. C’est le plus souvent en dehors de sa zone de confort qu’elle trouve avec un regard humaniste la profondeur de ses travaux. Ses capacités rapides d’adaptation et sa curiosité font qu’elle cherche à mettre en lumière les aspects positifs et enrichissants des situations parfois les plus complexes. Cette démarche l’a emmenée jusqu’en Amazonie en 2009 auprès des indiens Yanomami avec qui elle a vécu plusieurs mois. À son retour, elle débute une collaboration avec l’agence SIPA et réalise différents reportages ethniques, de société, d’actualité toujours avec cette même quête de la découverte et du partage.

Ses travaux sont publiés dans Le Figaro Magazine, Le Monde, Marie Claire, Le Point, Le Parisien Magazine, LHumanité, La Vie, La Croix, La Revue 6 mois, Chasseur dImages, Carnet dart, The Guardian, le magazine XSemanal ou le journal ABC en Espagne ou encore la Revue Ñ du groupe Clarin en Argentine.

Après avoir reçu différents prix et récompenses en France et à l’étranger, c’est en mars 2016 qu’elle est la lauréate du Grand Prix Leica dans la catégorie « Humaniste » avec un travail sur les Peshmerga et son reportage sur les femmes réfugiées est primé par l’agence des Photographes Professionnels.

Après deux années de travail et de recherches, début 2016, elle construit un outil de sensibilisation « Crise Humanitaire, crise d’humanité » autour des personnes ayant pris le chemin de l’exil. C’est à Tanger, au large des côtes libyennes, en Turquie, Grèce, Macédoine, Serbie, Croatie, Allemagne , à Calais mais également au Royaume-Uni qu’elle va suivre ces personnes en exil afin de témoigner auprès du grand public de la plus grande crise humanitaire de notre siècle. Après plusieurs publications et avoir été primé ce travail est repris en mai dernier dans un des numéros de télé Matin sur France 2.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : SOS Méditérranée

L’association SOS Méditerranée a vu le jour lorsque considérant qu’il n’existait pas de dispositif de sauvetage suffisant en mer Méditerranée pour faire face efficacement, dignement et de manière pérenne, à l’afflux de bateaux de migrants en détresse.

Un garçon de 7 ans qui vient d’être sauvé de la mer Méditerranée, s’effondre sur le terrain du navire humanitaire.

C’est face à cette situation dramatique que l’association civile européenne s’est mis rapidement en place pour procéder au sauvetage de ces personnes en mer Méditerranée en affrétant un navire : l’Aquarius.
La mobilisation de la société civile se fait alors sur le modèle des sociétés de sauvetage créées au XIXe siècle dans le Nord de l’Europe, lorsque les Européens quittaient le continent européen pour rejoindre l’Amérique.
Malgré cette démarche citoyenne qui repose à 95% sur des dons de particuliers, malgré la présence d‘autres bateaux humanitaires 2016 a vu disparaitre plus de 5000 personnes en mer, qui s’ajoutent cruellement aux milliers de victimes des années précédentes.

Aujourd’hui, les traversées se poursuivent à un rythme soutenu. La situation dramatique vécue et rapportée par les ONG rappelle qu’il y a plus que jamais un besoin urgent de renforcer le dispositif de sauvetage en Méditerranée Centrale pour faire face à cette crise humanitaire sans précédent.

Lorsqu’ils ont quitté la Libye les passeurs leur avaient mentionné qu’il leur faudrait environ 5 heures en canot pour rejoindre l’Italie. A bord de l’Aquarius l’ensemble des passagers réalise qu’il s’agissait d’un mensonge et qu’ils n’auraient jamais pu effectuer cette traversée avec leur embarcation.

C’est un véritable SOS qui est lancé depuis la Méditerranée !

L’équipe de sauvetage du navire citoyen Aquarius arrive sur une embarcation en bois au large de la Libye. A son bord plus de 300 personnes. A l’arrivée des sauveteurs un des passagers laisse éclater sa joie en remerciant le ciel.

Isabelle Serro – Crise humanitaire, crise d’humanité
Isabelle Serro – Les magiciens de l’Aluminium

Alexandre Sattler – Monde de beauté – éclats de joie

« Le voyage et l’immersion culturelle occupent une place déterminante dans les photographies et les documentaires sonores réalisés par Alexandre Sattler.

Né en 1980, Alexandre a grandi dans les montagnes. Son terrain de jeu était la forêt et les fermes avoisinantes. Très vite, il a développé le goût du vivant. Son amour de la nature l’a amené à suivre des études de naturaliste. Par soif de découverte, il décide de partir en Afrique à 20 ans, puis il rentre en France pour finir ses études d’accompagnateur en montagne et de guide naturaliste et reprend la route dès que possible. Alexandre décide en 2002 de partir 6 mois en Australie à la rencontre des peuples aborigènes. Il obtient une bourse de Jeunesse et Sport pour mettre en place une conférence diaporama sur les espèces animales et végétales australiennes.

Dès lors, les voyages et missions en tant qu’expatrié à l’étranger se sont enchaînés, sur les 10 dernières années. Alexandre, photographe voyageur humaniste, a été plus de la moitié de son temps sur les routes à la découverte de la planète et de ses habitants (Japon, Australie, Birmanie, Inde, Népal, Mongolie, Togo, Ghana, Russie, Corée, Laos, Vietnam, Bangladesh, Chine, Maroc, etc.). Dans ses nombreuses pérégrinations, Alexandre s’est toujours appliqué à partager ses expériences de vie à travers la photographie ou la création d’émissions radio.

En 2006, il fonde l’association Regard’Ailleurs, toujours dans l’idée de partager les différences qui nous éloignent et nous unissent.

Quand il est en France, il travaille pour une radio libre et se forme au journalisme pour les radios indépendantes. Il produit des documentaires sonores, interviews et reportages diffusés sur plus de 50 radios en France. Carbone Zéro et Regard’Ailleurs sont ses émissions diffusées les plus connues.

Que ce soit pour la photographie ou la radio, son studio est le terrain sur lequel il évolue avec son regard curieux et ses oreilles attentives aux rencontres et aux différences.

2014, 2015, 2017 finaliste du concours « Les photographies de l’année » dans la catégorie reportage.

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Monde de beauté – éclat de joie

« L’exposition “éclats de joie” accompagne la sortie du livre du même nom. Le livre est le projet de deux citoyens du monde : Alexandre, photographe globe-trotter, et Stéphanie, petite plume intrépide.

Tous deux croient en une idée simple : aimer ce monde nous donne l’énergie de le rendre meilleur.

Vieille dame de l’éthnie des Xi en Chine dans la province du Yunann.

Les images colorées, pleines d’humanité d’Alexandre et la poésie lumineuse de Stéphanie s’unissent alors pour partager leurs plus belles émotions. Des sourires, des paysages, des regards, de l’amour et de la joie…

Alexandre part à la rencontre de cette joie que nous avons oubliée, dans sa sincérité. Les personnes qu’il photographie lui partagent ce qu’ils ont de plus vrai : leur cœur. Car c’est un véritable moment de complicité que cet artiste crée avant de prendre une image. Au-delà d’une simple photo, il saisit chaque instant dans la pureté de la relation.
C’est au travers de toutes les cultures qu’il a côtoyées qu’il nous livre aujourd’hui son bel ouvrage. De ces liens qu’il crée naturellement et avec bienveillance, Alexandre réapprend la joie et nous la transmet avec tendresse et poésie. »

MBirmanie, trois moines se promène dans une pagode avec leur ombrelle pour se protéger des rayons du soleil, au Myanar, dans la ville de Bagan

Hubert Sacksteder – Domicile : cimetière

Portrait de Hubert SackstederMon premier appareil photo a été confisqué durant mon service militaire à Berlin, en 1970, alors que je faisais des photos à l’intérieur de l’unité. A cette époque-là, je voulais devenir journaliste, je suis devenu linguiste.
Quarante ans plus tard, à l’âge de la retraite, j’ai toujours la passion des gens, de la vie, du regard sur la vie et je retrouve la photographie, enfin !
Hubert Sacksteder

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Domicile : cimetière

Cimetière de Carreta à Cebu

Vue partielle sur le cimetière Carreta, à Cebu

Cimetière : terrain, le plus souvent clos de murs, dans lequel on enterre les morts.
Aux Philippines cependant, particulièrement dans les grandes métropoles comme Manille
ou Cebu, de nombreuses familles vivent dans les cimetières, parfois depuis plusieurs
générations.
Ainsi, le North Cemetery de Manille, lieu pour les morts certes, compte près de deux mille habitants. Lieu de vie donc. Les conditions de vie y sont bien moins précaires que celles des sans-abri qui vivent sur les trottoirs de ces villes-là. Les mausolées servent d’habitat, il y a plusieurs points d’eau dans l’enceinte du cimetière, la pollution est bien moindre que dans les rues congestionnées de la ville. Chaque jour, il y a une vingtaine d’inhumations dans ce cimetière. Et la mort procure du travail : les hommes construisent et entretiennent les tombes et les mausolées, portent les cercueils lors des obsèques, procèdent aux exhumations, taillent et gravent les plaques funéraires, conduisent les tricycles pour transporter les gens qui viennent rendre visite à leurs défunts. Les femmes s’occupent des enfants, du ménage, de la cuisine, élèvent des poules, cultivent des fleurs, fabriquent et vendent des cierges.
Les enfants, comme partout, jouent…

Guillaume Ruoppolo – Ody’Sea

Descendant d’une famille de charpentier de marine napolitaine qui créa “La Barque Marseillaise”, c’est naturellement que je me tourne vers la mer comme l’avait fait mon père avant moi en devenant Champion du monde de photographie sous marine.
Après un Bac de maintenance bateau et une formation de scaphandrier, je me décide à devenir marin pêcheur.

Mon autre passion, la photo, a toujours été présente et après quelques années comme pigiste dans des magazines, j’intègre le service photo de la Provence.

J’ai commencé la plongée à l’âge de 3 ans et demi.
À 14 ans, mon père m’offre mon premier appareil photo sous-marin et depuis, l’image est viscéralement ancrée en moi.
Aujourd’hui, je traîne mon matériel dans tous mes voyages et je compte plus de 1500 plongées dans plusieurs mers et Océans.
L’image sous-marine est pour moi non seulement le virus transmit par mon père, mais également le moyen de faire partager la richesse et la diversité de ce monde du silence.

Lauréat de l’édition 2017 du concours Les Photographies de l’année dans la catégorie nature et environnement.

http://www.guillaume-ruoppolo.com/

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Ody’Sea

Je vous invite à découvrir mon odyssée, ma quête de ramener des images de mes rencontres sous-marines.

Les mers ou les océans sont les rares endroits sur notre terre où on peut faire encore des découvertes. En effet, à chaque immersion on est un nouvel explorateur et on espère découvrir une nouvelle espèce ou photographier un comportement jamais observé jusqu’à présent. Je rêve de faire partie de la caste des nouveaux explorateurs des mers !
Alors pour arriver à cela, je traîne mes palmes un peu partout sur la planète à la recherche de ces moments magiques où la nature peut nous offrir un nouveau spectacle.

Que ce soit dans les eaux limpides des Caraïbes ou même dans le vieux port de Marseille, la magie est toujours là, à qui sait la voir.
Je vous offre mon album d’exploration et j’espère vous faire rêver à travers mon regard.

Dans mes images, j’essaie de partager l’interaction ressentie au moment où j’ai décidé de déclencher et de figer dans le temps ce moment-là.

Arnaud Roiné – Les coulisses du « Palais »

Arnaud Roiné est photographe militaire depuis plus de 20 ans. D’abord photographe officiel du président de la République pendant plus de 6 ans, il est maintenant photoreporter à l’ECPAD *. Sa mission première consiste à témoigner des engagements de l’armée française partout dans le monde, de l’Afghanistan à la Centrafrique, en passant par le Mali ou la Guinée par exemple.

Portrait de Arnaud Roiné

C’est pendant son passage à l’Élysée qu’il décide de s’intéresser aux petits métiers, aux savoirs-faire des hommes et des femmes qui oeuvrent en coulisse. Il passera presque 3 ans à observer ce qui se passe derrière le grand bal diplomatique qui se joue chaque jour dans les salons de l’Élysée.

Si son métier de photographe militaire pousse son objectif vers des impératifs de communication opérationnelle, voire institutionnelle, Arnaud Roiné s’attèle à ne jamais dérober son regard de la réalité des faits et des parcours de vie qu’il est amené à photographier. Ainsi, au-delà des images de conflit ou d’aide humanitaire qu’il effectue pour la communication, il s’attache également à capter des instantanés de vie au profit des archives nationales de la Défense, l’affranchissant de la vision « du parti ».

Son envie « d’aller voir » le pousse notamment à retourner en Guinée Conakry avec ses propres deniers pour terminer l’histoire qu’il avait commencée en retrouvant, en 2016, des survivants du virus Ebola sauvés par le service français de santé des armées. Observateur attentif et pugnace, il s’attache à être présent où les autres ne sont pas. C’est dans ce sens qu’il a voulu traiter Ébola et c’est avec cette même volonté qu’il entend traiter ce sujet sur les lycéens en bac professionnel. Convaincu qu’il faut du temps pour raconter l’histoire des gens qu’il rencontre, cela fait près de deux ans qu’Arnaud participe aux cours et passe ses week-end avec « ses lycéens ». Ce sujet, tout comme celui sur Ébola, marque le début d’une transition vers une nouvelle vie qu’il ne conçoit que dans le photojournalisme.

*Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Les coulisses du « Palais »

« Le Palais ». C’est comme ça qu’ils en parlent. Avec beaucoup de respect, d’affection et une pointe de fierté. Ils, ce sont les 800 personnes qui font de ce navire un ambassadeur du savoir-faire à la française. Ce navire qui peut faire figure de croiseur imprenable est un lieu des plus, mais connu de tous. Les gens qui le composent servent la République et le plus haut personnage de l’État : le président de la République.

Palais de l'Élysée -1

Coup de feu dans les cuisines du Palais. Après trois jours de préparation, c’est le moment où tout se joue. Les plats doivent être envoyés le plus parfaitement possible.

Jacques Lanzmann décrivait l’Élysée du temps de François Mitterrand comme «  une maison au-dessus de toutes les autres, plus haute que les plus perchés de nos châteaux forts, plus inaccessible que l’ultime refuge du Mont-blanc. S’y succèdent les hommes au sommet de l’État : ceux qui y vivent et ceux qui y travaillent le temps d’un septennat. Symbole du pouvoir suprême, l’Élysée, nichée au cœur de paris, est tout à la fois le Palais des puissants et des plus obscurs en fait une petite France en microcosme. Bien des métiers s’y exercent, bien des corporations y sont représentées. De l’homme de ménage au Président, du lustrier au général, près de mille personnes travaillent au rayonnement de la France, chacun à sa place, chacun selon ses moyens. »

Palais de l'Élysée -2

Dans le salon Murat du palais de l’Élysée. À la veille du conseil des ministres, les garçons de vestibule prennent un soin tout particulier à la mise en place de l’horloge du conseil. Cette horloge à la particularité d’être lisible des 2 cotés. Une face pour le président, une face pour le premier ministre.

J’ai, moi aussi, servi le président de la République de 1998 à 2008, à ma manière, en tant que photographe. Et, au cours de cette décennie, j’ai arpenté les coursives de ce grand navire, de la cale à la passerelle de commandement. J’y ai jeté mon œil indiscret par les sabords et exercé mon regard dans les bordées, pour tenter de mettre en lumière, avec authenticité, les hommes et les femmes qui font que chaque jour cette institution montre le meilleur d’elle-même.

Palais de l'Élysée -3

Les cavaliers de la garde républicaine font une pause café dans les sous-sols du Palais après avoir rendu les honneurs à un invité de marque du Président.

Le 55, rue du Faubourg Saint-Honoré est le palais de tout un peuple où une poignée perpétue des traditions centenaires. Traditions qui, paradoxalement, cohabitent en harmonie avec l’avancée inexorable du temps. Et ce, grâce aux employés de l’Élysée qui, plus que suivre leurs vies, suivent la marche de la France et du monde. Et, à leur manière, avec leurs compétences et expertises, ils participent au rayonnement de la France et maintiennent en vie, par leur créativité, les plus beaux savoir-faire de l’art et de l’artisanat. Argentiers, lustriers, tapissiers, horlogers ou encore lingères, grâce à eux, l’Élysée est une vitrine internationale unique du savoir-faire et du savoir-vivre à la Française.

Cette série noir et blanc a fait l’objet d’un ouvrage aux éditions Télémaque, en collaboration avec Patrick Kovarik, photographe de l’Agence France Presse (AFP).

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : J’ai vu Ébola

Élodie Rivereaud – L’aviation dans tout ses états

Élodie Rivereaud est passionnée depuis son enfance par ces gigantesques oiseaux de fer, étudiante en sciences de l’industrie, en vue de préparer un BTS aéronautique, et par la suite souhaite réaliser un rêve, devenir photographe aéronautique au sein de l’Armée de l’Air. Son loisir est d’être au bord d’une piste à photographier petits et gros aéronefs. Elle a obtenu son Brevet d’Initiation à l’Aéronautique, et depuis janvier 2015, elle côtoie les nuages tout en réalisant des prises de vues d’aéronefs ou encore de paysages. A dix-sept ans seulement, elle parcourt déjà les shows aériens dans la France entière à la recherche de la prise de vue parfaite.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’aviation dans tout ses états

Le monde du show aérien Coup de cœur AdoFextival Barrobjectifest un art où le vol est souvent poussé à ses limites.

À travers cette série, je souhaite vous faire partager les plus belles illusions que les pilotes peuvent nous faire paraître, avec ou non la présence d’agréments tels que le fumigène, l’artifice ou encore l’eau.
Ces prises de vues ont été réalisées pour la plupart lors de shows aériens en 2015 et 2016 dans la France entière.

 

Laurent Pouget – La maison de famille

Petit je rêvais d’être astronaute, je passais mon temps, le nez pointé en l’air à observer la beauté du ciel et de la nature. Aujourd’hui, je revendique ce côté contemplatif, mais mon regard s’est porté vers d’autres étoiles…

Mon travail photographique, initié de façon «sérieuse» en 2000, s’inscrit principalement dans l’humain, sa position dans la société ou l’influence de celle-ci sur son comportement, son âme.

Co-fondateur de l’association Ethnovision, j’ai longtemps travaillé aux côtés d’une ethnologue. Passionné par la nature humaine, j’aime montrer à travers mes images les gens tels que je les ressens, tels qu’ils me touchent. Je donne à lire des lieux de vie des empreintes de passage.

Techniquement, je suis photographe autodidacte. Je préside le photo-club Salaisien depuis 15 ans. Je pratique aussi bien la photographie argentique que numérique ; sans appareil ou du sténopé au photophone. Pour moi, l’appareil est un outil pour exprimer ce que je ressens… reste à trouver le bon outil !

www.laurentpouget.fr

Laurent Pouget

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : La maison de famille

Comme un souffle qui vous traverse et pour un instant vous interpelle. Puis, vous plonge dans ce qu’on porte en soi, que l’on croyait oublié, mais qui enfoui bien profond, rejailli avec force à la surface et vous rend fort.

Un voyage dans un lieu familier, sans bouger, sans partir. Un voyage qui vous façonne, qui vous fait ou vous défait.
Une maison de vacances vouée à disparaître à court terme de l’univers familial et un retour avant qu’il ne soit trop tard sur les lieux de l’enfance. Un reportage, une empreinte de vie figée dans le temps, dans les murs de basalte noir, dans le patrimoine personnel vivant…

Retour sur des instants intimes, des souvenirs, des rires d’enfants, des émotions, des images, des sons voire des odeurs… sans mise en scène.

Loïc Petiteau – Berlin d’Est en Ouest

Loïc Petiteau est originaire du Loroux-Bottereau en Loire-Atlantique , il débute la photographie à 12 ans. Marié avec deux enfants, il intègre la Charente en 1990 pour exercer son métier de sapeur-pompier ; en retraite depuis le 1er mai 2017. Il Pratique la photo au sein du club photo de Ruelle, a collaboré à différentes revues et maisons d’éditions ; expose au Festival International de diaporama en 1996 à Ruelle.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Berlin d’Est en Ouest

Juxtaposition de photos prises à Berlin en 1978 et 2015, où deux régimes, deux époques, deux mondes, ont vécu l’un à coté de l’autre, en Europe, seulement séparés par un mur.

1878 – Le plan du métro ou figure l’emplacement du mur et les stations fermées ne sont plus, aujourd’hui, que souvenir – 2015

En 1978, je découvre l’ambiance de ce fameux bloc soviétique où la paranoïa de la
surveillance est à son comble. Découvrir Berlin Est et ses interdits devient alors le passe temps de la journée, car, hanté par l’oeil de Moscou, la pratique photographique
devient tout un art mais aussi un jeu. Il faut dissocier la photo autorisée de celle qui ne l’est pas mais souvent bien plus excitante à réaliser.
Berlin-Est est une autre planète avec tout ce qui l’oppose à la société de consommation, une autre monnaie, un autre état d’esprit où attendre et faire la queue devant un magasin est quotidien dans une ville triste et sans couleur.

1878 – Dans une circulation fluide, la marque de voiture Trabant va connaître une carrière mythique, elle est devenue à nos jours un culte.

J’ai souvenir d’une flamme qui brûlait en permanence à Berlin-Ouest dans un square où il était inscrit sur une plaque que « cette flamme s’éteindra le jour de la réunification des deux Allemagnes ». Le 9 novembre 1989, il est impensable et inimaginable que la chute du mur soit aussi rapide, la volonté de la rue et d’un peuple aux abois, assoiffé de
liberté a eu raison d’un système et a gagné. En 2015, la plus grande difficulté fut de retrouver les lieux que j’avais croisés en 1978 tellement l’Est était devenu identique à l’Ouest. Une ville abandonnée pendant de longues années sous l’emprise communiste était devenue un immense chantier où la profusion des constructions a changé à jamais la physionomie de Berlin et de la Potsdamer Platz. De la volonté allemande, une page s’est rapidement tournée. Le passé n’est pas pour autant oublié mais Berlin est redevenu aujourd’hui la grande métropole d’avant guerre, une capitale incontournable en Europe.

Brennan O’Connor – Prix Lucas Dolega – Paix et développement

Brennan O’ Connor  a travaillé pour les grands médias de son pays avant de se consacrer aux événements négligés par la presse. C’est en 2010 qu’il est parti dans le sud-est de l’Asie, poursuivant ses travaux sur les ethnies minoritaires de la Birmanie. Voyageant ainsi dans toute la région, il a photographié rebelles, migrants et réfugiés aux marges de cette société. N’acceptant que rarement des commissions, il s’autofinance et se concentre sur ce projet.
Son travail a été vu aux festivals photo d’Angkor et de Yangon, et inclus dans les journées photographiques Fotograf Vakfı en 2016. Ses photos des marges birmanes feront l’objet d’une publication en livre.
Il a reçu le Prix Lucas Dolega 2017

www.brennanoconnor.photoshelter.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Paix et développement

Paix et développement -1

Les enfants soldats qui ont quitté l’armée de Birmanie sont détenus à Laiza, siège de l’Armée de l’Indépendance de Kachin (KIA) situé près de la frontière chinoise. Le KIA s’est battu avec le gouvernement depuis son licenciement de dix-sept ans en 2011, la même année, des réformes ont été introduites.

Le combat que depuis plus de soixante ans l’armée de Birmanie mène contre les ethnies minoritaires a fracturé ce pays. Les réformes tentées par le régime quasi-civil qui a remplacé la dictature militaire n’ont pas abouti à une paix durable. Le nombre de réfugiés qui fuient devant les combats, se poursuivant en grande partie dans le nord du pays, crée une situation grave, situation qui n’a pas vu d’amélioration depuis l’accession au pouvoir du gouvernement NLD sous la tutelle d’Aung San Suu Ky.

Ce projet trace le processus de réforme depuis ses débuts en Birmanie, et montre une image saisissante des efforts vers la paix dans ce pays troublé. Des lignes de démarcation entre les groupes armés, dont certains ont cessé le feu, d’autres non, qui se battent contre l’armée et quelquefois entre eux, jusqu’aux camps où des milliers de villageois déplacés et oubliés contemplent un avenir incertain, privé des subventions des agences de l’ONU.
Là où un cessez-le-feu a ouvert la voie aux finances internationales, ces photos montrent les effets que, sous le nom de développement, ces projets miniers ou énergétiques pourront avoir sur les minorités ethniques.

Paix et développement-2

Un soldat de l’armée de l’indépendance de Kachin détient des mines terrestres qu’il a faites dans un camp de l’armée de première ligne. Deux semaines plus tard, il a été tué après avoir explosé en la plantant dans la jungle.

Jean-Michel Nossant – La classe maternelle d’Élouan

Portrait Jean-Michel NossantJean-Michel Nossant est né le 21 décembre1959 à Angoulême, il a une vaste expérience professionnelle, tant pour les médias que pour les clients corporatifs. Pigiste à différents magazines, il a fait des reportages grand public, et ses photos ont connu une large diffusion dans la presse à l’étranger, aux États-Unis et au Japon.
www.jmnossant-photographe.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : La classe maternelle d’Élouan

Élouan ne va pas à l’ ecole maternelle, lui sa maternelle c’est participer et s’ épanouir en participant aux activités de ses parents qui sont agriculteurs biologiques.Bioussac, France-2017

Au lieu-dit Oyer, près du village de Bioussac en Charente, Lucie, Jonas et leurs deux enfants, Nouria 10 ans, et Élouan 5 ans, vivent dans la ferme familiale depuis six ans.Élouan ne fréquente pas l’école maternelle, ses parents préfèrent l’école de la vie à la ferme. Ils ont choisi l’instruction en famille : « Élouan ira à l’école quand il sera prêt. » Élouan est épanoui et a plaisir à apprendre avec ses parents les choses de la vie.