Brennan O’Connor – Prix Lucas Dolega – Paix et développement

Brennan O’ Connor  a travaillé pour les grands médias de son pays avant de se consacrer aux événements négligés par la presse. C’est en 2010 qu’il est parti dans le sud-est de l’Asie, poursuivant ses travaux sur les ethnies minoritaires de la Birmanie. Voyageant ainsi dans toute la région, il a photographié rebelles, migrants et réfugiés aux marges de cette société. N’acceptant que rarement des commissions, il s’autofinance et se concentre sur ce projet.
Son travail a été vu aux festivals photo d’Angkor et de Yangon, et inclus dans les journées photographiques Fotograf Vakfı en 2016. Ses photos des marges birmanes feront l’objet d’une publication en livre.
Il a reçu le Prix Lucas Dolega 2017

www.brennanoconnor.photoshelter.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Paix et développement

Paix et développement -1

Les enfants soldats qui ont quitté l’armée de Birmanie sont détenus à Laiza, siège de l’Armée de l’Indépendance de Kachin (KIA) situé près de la frontière chinoise. Le KIA s’est battu avec le gouvernement depuis son licenciement de dix-sept ans en 2011, la même année, des réformes ont été introduites.

Le combat que depuis plus de soixante ans l’armée de Birmanie mène contre les ethnies minoritaires a fracturé ce pays. Les réformes tentées par le régime quasi-civil qui a remplacé la dictature militaire n’ont pas abouti à une paix durable. Le nombre de réfugiés qui fuient devant les combats, se poursuivant en grande partie dans le nord du pays, crée une situation grave, situation qui n’a pas vu d’amélioration depuis l’accession au pouvoir du gouvernement NLD sous la tutelle d’Aung San Suu Ky.

Ce projet trace le processus de réforme depuis ses débuts en Birmanie, et montre une image saisissante des efforts vers la paix dans ce pays troublé. Des lignes de démarcation entre les groupes armés, dont certains ont cessé le feu, d’autres non, qui se battent contre l’armée et quelquefois entre eux, jusqu’aux camps où des milliers de villageois déplacés et oubliés contemplent un avenir incertain, privé des subventions des agences de l’ONU.
Là où un cessez-le-feu a ouvert la voie aux finances internationales, ces photos montrent les effets que, sous le nom de développement, ces projets miniers ou énergétiques pourront avoir sur les minorités ethniques.

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Un soldat de l’armée de l’indépendance de Kachin détient des mines terrestres qu’il a faites dans un camp de l’armée de première ligne. Deux semaines plus tard, il a été tué après avoir explosé en la plantant dans la jungle.

Prix Lucas Dolega

Le Prix Lucas Dolega

Le Prix Lucas Dolega est destiné à soutenir les photographes qui exercent leur activité dans des conditions souvent difficiles et sur des zones pouvant comporter des risques pour assurer la diffusion d’une information libre et indépendante. Il a pour essence de récompenser un photographe qui par son engagement personnel, son implication sur le terrain, ses prises de position et la qualité de son travail, aura su témoigner de son attachement à la liberté de l’information.

Les participants devront présenter un reportage photographique traitant d’une situation de conflit (guerres civiles ou militaires, émeutes, attentats ou manifestations publiques), d’une catastrophe naturelle ou sanitaire, de leurs conséquences pour les populations civiles.

Organisé en partenariat avec la Mairie de Paris, le magazine Polka et avec le soutien de Reporters sans frontières ; le Prix Lucas Dolega récompensera chaque année un photographe d’une dotation Nikon d’une valeur de 10.000 euros, d’une exposition à Paris et d’une parution dans l’album de RSF. Par ailleurs, le lauréat verra tout ou un partie de son reportage publié dans un numéro de Polka magazine et se verra offrir par Polka la production d’un autre reportage.

L’association Lucas Dolega

Après la disparition de Lucas, le 17 janvier 2011 à Tunis pendant qu’il couvrait la « Révolution du Jasmin », Nathalie, sa compagne, et nous, ses parents, ses amis et collègues, avons décidé de lui rendre hommage par la création d’une association.

Pour le garder avec nous, il fallait retracer son parcours, raconter son histoire, montrer ses photos. Nous devions garder une trace de son énergie et de la passion qu’il avait pour ce travail. Sa curiosité pour les autres impliquait aussi de regarder devant : de là est née l’envie d’ouvrir une plate-forme d’échange et d’information dédiée aux photojournalistes. Il s’agit de les soutenir dans la préparation de leurs reportages, dans leurs démarches sur le terrain, et de les aider à diffuser leurs travaux.

Enfin, parce que Lucas est mort en Tunisie, aux premiers moments de la Révolution du Jasmin, il fallait rappeler que pour rapporter ces images du monde que, chaque jour, nous avons tous sous les yeux, des femmes et des hommes prennent des risques. C’est à ces objectifs de mémoire, de soutien aux photographes indépendants et de sensibilisation de l’opinion que l’association Lucas Dolega veut se consacrer.

http://www.lucasdolega.com/

Prix Lucas Dolega 2012 : Emilio Morenatti

Prix Lucas Dolega 2013 : Alezio Romenzi

Prix Lucas Dolega 2014 : Majid Saeedi

Prix Lucas Dolega 2015 : Sébastien Van Malleghem

Prix Lucas Dolega 2016 : Hashem Shakeri

Hashem Shakeri – Prix Lucas Dolega 2016


Hashem Shakeri est né à Téhéran en 1988. Parallèlement à ses études d’architecture en Australie, il suit un cours de photographie dans la même université. Il débute sa carrière de photographe documentaire en 2010. Il travaille depuis comme freelance sur des projets en Iran, Turquie, Corée, Malaisie.


Son but principal est d’explorer les relations humaines et la justice sociale. A travers ses photographes, il essaie de décrire l’identité perdue de l’homme et de la femme modernes.
Hashem Shakeri a travaillé pour plusieurs agences de presse et journaux iraniens depuis 2008. Son travail a reçu de nombreuses récompenses et a été publié à travers le monde. Il est membre de la Société des Photographes Iraniens depuis 2010.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Iran, une identité multiple

 

Hashem Shakeri à recu le PRIX LUCA DOLEGA 2016

Le Prix Lucas Dolega est destiné à tous les photographes
freelance qui prennent des risques pour informer.

http://www.lucasdolega.com/

Sébastien Van Malleghem – Prix Lucas Dolega 2015

Van Malleghem.

© Nanna Dis 2014Sébastien Van Malleghem
Est un photographe indépendant né en Belgique en 1986. Il a étudié la photographie à Bruxelles de 2006 à 2009.
Ses projets à long terme mettent l’accent sur l’idée de justice dans l’Europe contemporaine.
Pendant quatre ans, il a suivi le travail quotidien des policiers et de leur interaction avec le public. Il est en train de documenter les prisons belges.
En 2008, Sébastien a fait un stage d’un mois avec le photographe Tomas Van Houtryve (VII) à Cuba. Il a travaillé comme son assistant personnel en 2010 et a été sélectionné pour l’Atelier Eddie Adams aux Etats-Unis.
Sébastien est allé en Libye en 2012 pour travailler sur « les ruines » après la mort de Kadhafi. Couvert par un reportage la vie quotidienne des personnes vivant dans les rues de Berlin pendant cinq mois en 2013.
Il a réalisé un reportage sur les prisons belges qui a débuté en 2011.

Son travail a été publié en ligne à temps, le Blog de New York Temps Lens et dans les journaux et les magazines Le Soir (be), Le Monde, Le Vif L’Express, La Croix, Le Temps), De Standaard, Polka Magazine, Photographe, De Morgen, l’Oeil de la photographie.
Exposée en Grèce, Canada, Belgique, France, Hollande, Géorgie, Norvège, Argentine, Allemagne.
Sa première monographie livre « POLICE » a été publié en Janvier 2013 par Yellow Now édition.

Distinctions et récompenses
• Prix: deuxième place versez «Prisons», Jours de portefeuille, Centre national de l’audiovisuel, le Luxembourg, Février 2014.
• Mention honorable pour «Prisons», prix XXI / France Info Jeune Reporter
• Prix national, pour le festival vidéo «Police» 5/5, concours de court-métrage documentaire, Belgique, Octobre 2013.
• Troisième prix lors de l’examen Mois Européen de la Photographie de folio, Berlin, Allemagne, Novembre 2012
• résidence d’artiste au AirBerlinAlexanderPlatz, Berlin, Allemagne, Octobre – Novembre 2012
• résidence d’artiste au Halsnøy Kloster, Norvège, Août 2012
• Prix national de «Jeune artiste plasticien» pour la police Collection Rtbf / Canvas Collectie, Belgique, mai 2012

Site internet

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Prisons

Ce travail découle d’un rapport d’auto-financé sur les prisons qui a débuté en 2011, au cours de laquelle je me suis rendu pas moins de dix prisons. Cela fait suite à une étude de plusieurs années au long de la police belge et ses actions dans le domaine.
Prisons vise à ouvrir les yeux sur les détenus; mettant en lumière les défaillances d’un système judiciaire et pénal obsolète, qui reste à ce jour inscrits dans le pays qui m’a enseigné les idéaux de justice et d’humanité.

Le Livre « Prisons«  sera en vente sur le festival Barrobjectif. 

PRISONS
SÉBASTIEN VAN MALLEGHEM
Textes et photographies : Sébastien Van Malleghem
208 pages, format 21 x 25,8 cm
couverture rigide
95 images en bichromie
langue : bilingue, français/anglais
ISBN : 979-10-92265-31-6
avec le soutien d’Eubelius

prix : 39,50 €

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Pourquoi fermons nous les yeux sur ces vies brisées ? Sur ceux dont les vies sont ruinés ?
Ces images montrent les fissures et, dans cette optique, révèle le lacher prise par un modèle de société qui porte sur la tension et l’agressivité, l’amplification de l’échec, l’excès et la folie, la foi et la passion, de la pauvreté. Ils exposent la façon dont il est difficile de gérer ce qui sort de la ligne, à une époque où cette ligne est de plus en plus définie par les couleurs retouchées de la normalisation, de la web et la télé-réalité. Toujours plus loin de la vie, de notre vie: enfermé dans le cadre idyllique, encore confiné, l’espace de nos écrans de télévision et d’ordinateur.

Pourtant, ce qui est en question ici est pas la nécessité de mettre de côté et de garder un œil sur les criminels. Mes photos signifient pour condamner la clôture archaïque et opaque construit autour de ces hommes et femmes sur le côté, ce mur érodant leur humanité, sous le prétexte de crime, ou de folie.VanMalleghem_Sebastien04 Cette déclaration signifie de montrer la misère résultant de la privation de liberté et des relations humaines, de se cantonner dans les cellules dignes de romans gothiques ou les films d’horreur, de l’échec aussi. A défaut d’une véritable évasion seulement pour échapper à la drogue et les relations malsaines. Ce funeste, visages hagards, la victime et le miroir des passions nées dans nos théâtres urbains, sont de notre côté sombre. Effrayant. Rassurant aussi, dans le vide laissé par un exil permettant l’oubli, l’ignorance et l’auto-satisfaction.

Parce que le principe de réalité ne respecte pas l’oubli ni le déni. Derrière les portes closes des prisons, il s’impose par des cris de haine, de rage ou de désespoir. Cris qui se mêlent avec les portes en acier claquant sur des cellules surpeuplées. Il donne naissance à des enfants dans des cages sales, dans des enceintes surmontées de barbelés. Il favorise la violence psychologique, l’abus de pouvoir, la contrebande, la corruption et cède la place, probablement plus d’acuité que sur l’extérieur, à la puissance de l’argent.
En prison, les principes de la privation et de punition sont mis en évidence: aucun contact avec les membres de la famille, pas de soutien moral ou affectif, pas de cour, l’isolement extrême dans six mètres carrés « trous » puant de matières fécales, d’imprégnation murs aveugles …

Pour contenir cette violence croissante, l’explosion de ces tensions, l’État embauche: l’assurance d’un emploi stable pour un salaire moyen …
Officier de la prison: l’assurance d’un travail fastidieux et méconnu, parfois dangereux et souvent trop loin de la maison; l’assurance d’un salaire mensuel, pour sûr, mais certainement trop faible pour éviter la corruption.
Les enseignants: si le crime exécute dans vos veines, quel espoir y a t-il pour la réhabilitation une fois que vous avez payé votre dette à la société?
Psychologues: l’assurance de se sentir impuissant face d’un système pathogène, une administration en décomposition, les patients provocants, déficients mentaux ou aliénés. L’observation faite par un psychologue qui travaille dans un établissement de protection sociale (prison pour ceux qui ont été jugés mentalement incapable) est édifiante: «Ici, il est le pire, vous ne pouvez pas aller plus bas dans la structure sociale, pour beaucoup, il est la fin de la route « . Bien sûr, il y a toujours des médicaments disponibles, la possibilité de louer des consoles de jeux; la dépendance et de l’irresponsabilité en lieu et place d’assistants pénitentiaires.

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Pour atteindre ces êtres humains, huit mois de recherche ont été nécessaires, huit mois de demandes adressées à une administration assez timide, mais prêt à diffuser des images témoins de la réalité à la place des points de vue et les discours des ministres. Cette réalité est sordide; elle affecte la notion de «être humain», et non pas à travers la question du crime lui-même, mais celle de la réponse donnée par la société et par le système judiciaire, et la façon dont la peine est effectuée.

Majid Saeedi \ Prix Lucas Dolega 2014

Majid Saaedi est un photographe documentaire iranien. Il a photographié le Moyen-Orient en se focalisant sur les problèmes humanitaires depuis 20 ans. A travers ses photos, Majid se concentre aussi sur les histoires peu couvertes des injustices sociales. Majid est né et à grandi à Téhéran.
Il a commencé la photographe à 16 ans, et a 18 ans, il s’est rendu à la frontière Irakienne pour prendre en photo les réfugiés.
Il collabore à présent avec Getty Images, pour qui il couvre l’Afghanistan et l’Iran. Il a dirigé le service photo de différentes agences en Iran et s’est occupé de nombreux projets ces quinze dernières années.
L’un des intérêts de Majid est la photographie de rue et de capturer la vie ordinaire. Quand il n’est pas derrière l’appareil, Majid aime aussi apprendre la photographie à des étudiants et aider des jeunes photographes.

Majid a gagné de nombreuses récompenses. Il a gagné le titre de « Meilleur Photographe d’Iran » huit fois. Ses photos ont été publiées dans Times, Spiegel, New York Times, Washington Post, Washington Times, Time Magazine et dans des journaux au Moyen-Orient. Majid a voyagé dans de nombreux pays du Moyen-Orient et a photographié l’injustice et les atrocités. Ses travaux les plus récents montrent les Afghans affectés par plusieurs décennies de guerres dans leur pays.

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Le jury Lucas Dolega pour cette 3e édition a décerné le Prix Lucas Dolega au photojournaliste iranien Majid Saeedi pour son travail en Afghanistan.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Life in War

L’Afghanistan a été en guerre depuis 50 ans. Parfois quand des pays l’attaques, et parfois lors de guerre civiles. Les Afghans sont un peuple de guerre et de bain de sang. Ils souffrent de traumatismes sérieux qui prennent beaucoup de temps à guérir. La guerre affecte la vie ordinaire des survivants, des enfants perdent leurs parents, des femmes dont les maris meurent et qui doivent prendre en charge leur vie et celle de leurs enfants. Malgré la pauvreté, l’addiction aux drogues, le manque d’éducation, la vie continue en Afghanistan et les Afghans continuent d’espérer de meilleurs lendemains.

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Prix Lucas Dolega

 

Alessio Romenzi – Prix Lucas Dolega 2013

Alessio RomenziNé en 1974, Alessio Romenzi est basé au Moyen-Orient. Il a couvert extensivement le Printemps Arabe depuis le début, avec une attention particulière pour l’Égypte et la Libye. Il a ensuite couvert la Syrie, et a été l’un des premiers photographes a rentrer dans le pays clandestinement, alors que le régime de Bachar Al-Assad commençait à utiliser des armes lourdes contre l’opposition et à interdire l’accès aux journalistes.

Ses photos ont été régulièrement publiées dans le monde entier, ainsi que pour des publications d’ONG : Amnesty International, FAO, Unicef, la Croix Rouge, Save the Children, Terres des Hommes, War Child International, parmi d’autres. Quand on lui demande ce qui le motive, il n’a rien de définitif à dire. Il pense simplement qu’un appareil photo est le meilleur moyen qu’il a de ne pas oublier ce qui se passe ailleurs.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Survivre en Syrie

Les troubles qui agitent la République Arabe Syrienne depuis mars 2011 continuent d’affecter les populations civiles, en particulier dans les catégories les plus vulnérables de la population. La situation se détériore dans les villages et villes du pays, laissant les habitants sans protection, abri, nourriture ni eau. Beaucoup de civils ont été tués tandis que les autres survivent dans la peur quotidienne. Bien qu’ils soient nombreux à s’être enfuis et réfugiés dans les pays voisins, ceux qui n’ont pas pu quitter le pays sont constamment exposés à la violence du conflit.
 Je me suis intéressé à la Syrie depuis le début du soulèvement dans le monde arabe, et la guerre civile qui s’est déclenchée a accaparé mon attention. Mais trouver des accès et pouvoir rentrer dans le pays a été très difficile : avec l’accélération des violences et l’instabilité de la situation, ça a été quasi impossible pour les journalistes de savoir quand et comment accéder aux points chauds du conflit. À un moment crucial pour moi, j’ai décidé d’aller au Liban et d’attendre le bon moment pour entrer en Syrie. Cela m’a pris beaucoup de temps de trouver un moyen et ça n’a pas été sans risques. Une fois à l’intérieur, j’ai eu la chance d’être au cœur du conflit et de partager avec les populations civiles leur tragique expérience. J’ai passé plus de deux mois avec des familles syriennes, ainsi qu’avec des membres de l’Armée Syrienne Libre, en essayant de comprendre ce qu’ils pensaient, ressentaient et souffraient. C’est ainsi que j’ai été invité à capter leur vie dans des moments très intimes. Le but de ce travail est de continuer à faire prendre conscience de ce qui se passe en Syrie, et de faire réfléchir sur la destruction et les souffrances que la guerre amène dans la vie des personnes.

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Émilio Morenatti – Prix Lucas Dolega 2012

Emilio Morenatti a commencé sa carrière de photojournaliste dans un journal local, à Jerez de la Frontera en Espagne.
En 1992, il rejoint l’agence EFE, la principale agence de news espagnole et s’installe à Séville. De là, il couvre de nombreux événements nationaux et internationaux, dont plusieurs Jeux Olympiques et la guerre d’Irak en 2002.
Fin 2003, il part pour l’Afghanistan comme correspondant pour l’agence Associated Press. Basé à Kaboul, il couvre la transition démocratique qui suit la chute du régime Taliban. En 2005, AP l’envoie au Moyen-Orient pour couvrir le conflit entre Gaza et Jérusalem.
En 2006, pendant qu’il couvre le conflit à Gaza City, il est kidnappé par des soldats avant d’être libéré un jour plus tard, indemne.
En 2008, il est nommé Photographe d’Actualité de l’année par Pictures of the Year International.
En 2009, il est l’un des deux journalistes d’AP (ainsi que deux soldats américains) gravement blessé en Afghanistan. Il perd son pied gauche dans l’explosion, et est évacué dans un hôpital à Dubai. Il est maintenant basé à Barcelone.

Les nombreuses récompenses reçues par Emilio Morenatti incluent des prix comme le Fuji Eureopean Press Awards en 1996 et des National Headliner Awards en 2005 et 2006. Il a également gagné le prix du Photographe de l’année en 2010, lors de la compétition du meilleur photojournaliste, sponsorisé par la National Press Photographers Association.

Cette année, il a reçu le prix Lucas Dolega

Exposition BarrObjectif 2012 : Displaced in Tunisia – Déplacés en Tunisie 

Quand la révolution libyenne a commencé, plus de 250.000 travailleurs émigrés ont fui les combats en Libye vers les pays voisins, principalement en Tunisie et en Egypte.

À la frontière entre la Tunisie et la Libye, des milliers de réfugiés se sont entassés dans les camps pouvant accueillir 20.000 personnes, en attendant leur évacuation. Ceux qui venaient de Libye ont déclaré avoir tenté de fuir, mais ont été retenu par la violence des combats sur la route.

Cette série d’images est une chronique de la vie de ces réfugiés.