Les photographies de l’année – Les lauréats 2017

Depuis 2009, l’A3PF et ses partenaires récompensent les plus belles photographies prises par des professionnels pendant l’année écoulée.

Le samedi 18 mars dernier, à Bellême dans le Perche, la 9ème édition des Photographies de l’année a consacré les plus belles photographies réalisées par des photographes professionnels.
Ce concours unique est devenu un rendez-vous important pour tous les photographes professionnels, de toutes catégories confondues. Le palmarès, témoin d’une photographie vivante, récompense le savoir-faire, la créativité, l’originalité et la sensibilité d’auteurs photographes.

Premier prix Photographies de l’année dans la catégorie Architecture 2017 – La Grande Motte © Éric Forey

Les trophées des photographies de l’année ont été décernés à :

  • Éric FOREY (architecture)
  • Cécile TERRASSE (animalier)
  • Rémy HAMEL (création numérique)
  • Dominique DROUET (culinaire)
  • Claude TRAVERS (humaniste)
  • Stephan AMALINCK (mariage)
  • Guillaume RUOPPOLO (nature et environnement )
  • Vincent CHAMBON (nu)
  • Gaetan LECIRE (mode)
  • Nicolas ORILLARD-DEMAIRE (paysage)
  • Laurent BELET (portrait)
  • Cyril ZEKSER (publicité)
  • Cyrille BERNON (reportage)

Jean-François Mutzig – Des éléphants et des hommes

©Aline Weiss

Sa vocation commence à Lille où il est né en 1962. Il a 14 ans lorsque son oncle l’initie au travail du laboratoire de développement : mystère des secrets de manipulations dans l’obscurité, magie de l’apparition de l’image, moment incomparable où l’artiste se fait artisan. Le goût de ce travail ne le quittera plus, même lorsqu’il passera naturellement à la photographie numérique.

Placé sous de tels auspices, il entre apprendre le métier à l’École de Photographie de Lille en 1980, formation suivie de trois années d’activité en laboratoire professionnel de développement noir et blanc. En 1984, il va à la lumière et s’installe à Manosque dans les Alpes de Haute Provence.

Depuis 1990, Jean-François Mutzig mène de front une activité de journaliste dans la presse régionale et un travail de reporter free-lance qui l’amène à publier ses images.

Jean-François Mutzig porte un regard ébloui sur sa région d’adoption. Ses photographies ont fait l’objet de plusieurs livres et publications dans des magazines. Il a partagé pendant un an au gré du vent le quotidien des pilotes de la société France Montgolfières, aventure dont il a tiré la matière de l’album «La Provence en ballon».

En tant que reporter, Jean-François Mutzig s’intéresse à l’évolution du monde actuel et ses conséquences culturelles ou environnementales. Il pose un œil bienveillant sur l’humanité sous toutes les latitudes : des images prises dans un grand respect du sujet, qui en font ressortir toute la dignité et qui mettent en avant des liens de confiance entre le photographe et la personne photographiée.

Son projet au long cours sur le thème «Des éléphants et des hommes» synthétise l’esprit de sa démarche de photographe. Pendant douze ans, Jean-François Mutzig a sillonné l’Asie pour portraiturer l’animal dans sa relation ancestrale avec l’homme. Ce travail lui a valu le Prix Spécial du Jury au prestigieux «Days Japan» International Photojournalism Awards 2017 pour son reportage sur le débardage des bois précieux en Birmanie.

En ces moments de mondialisation effrénée et d’uniformisation des modes de vie, il va à la découverte de comportements humains authentiques. Ses images s’attachent à montrer l’homme dans son activité quotidienne et à débusquer comme des valeurs rares mais sûres, l’harmonie et la paix qu’il entretient avec ses congénères et son environnement.

Jean-François Mutzig s’est vu décerner en 2015 la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres par la ministre Fleur Pellerin.

Georges Rinaudo

Deuxième prix au concours « Les photographies de l’année » édition 2017, dans la catégorie paysage.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Des éléphants et des hommes

La main sur la trompe Laos (2013)

Ma première rencontre avec l’éléphant remonte à 1999 au zoo d’Hanoï où je terminais mon reportage sur les mineurs du Fleuve Rouge. Je m’apprêtais à photographier une éléphante lorsque celle-ci a fouillé de sa trompe mon sac photo sous les yeux des enfants rieurs, médusés par la scène qui venait de se jouer devant eux.

Sur les bords du Gange Inde (2015)

Ce fut un contact déterminant, car je réalisais alors qu’il existait entre l’homme et cet animal mythique, omniprésent dans la culture asiatique, une relation très forte établie par des siècles de cohabitation et de collaboration. Mais je constatais aussi, malheureusement, que l’éléphant courait à l’extinction.

Mon travail photographique privilégie ce lien entre l’éléphant et l’homme. Du Sri Lanka au Vietnam, en passant par le Laos, la Thaïlande, le Cambodge, la Birmanie l’Inde et le Népal, je me suis attaché à saisir les gestes attentionnés des cornacs et les réactions de l’animal. Plus généralement, j’ai photographié l’éléphant au milieu des populations locales pour caractériser cette relation ancestrale, faite d’affection et de domination.

La Toilette de l’éléphant Sri Lanka 2006

À l’état sauvage, les éléphants peuplaient autrefois les forêts du Sud-est asiatique. La démographie galopante des pays d’Asie a réduit drastiquement leur espace naturel de vie. Ils ne sont plus que quarante mille aujourd’hui et la pyramide des âges n’inspire pas un grand optimisme quant à la perpétuation de l’espèce.

Très largement utilisés pour le débardage dans les forêts, c’est encore le cas au Myanmar, les éléphants domestiques sont concurrencés par la machine. Ils ne sont plus rentables. De nos jours, ils sont destinés aux attractions touristiques, une basse besogne qui leur confère néanmoins un nouveau statut de travailleur. Le Laos, pays du million d’éléphants n’en compte plus qu’un millier et demi.

Pour parfaire son malheur, il est pourchassé, car la contrebande de son ivoire alimente un juteux commerce.
La survie de l’éléphant dépend donc d’initiatives particulières, mais surtout de décisions politiques radicales que certains états commencent à mettre en œuvre. La protection de l’animal relève de mesure d’urgence.
À ma manière et avec mes moyens, j’entends sensibiliser le public à la sauvegarde de l’animal pour enrailler la dynamique infernale qui le conduit à sa perte.
Un travail qui au fil de mes reportages publiés et présentés sous forme d’exposition participe à ce mouvement de prise de conscience. Ainsi s’amorce une synergie porteuse de l’espoir qu’un jour renaisse dans le monde l’harmonie entre l’éléphant et l’homme.

Les Photographies de l’année – Les lauréats 2016

Depuis 2009, l’A3PF et ses partenaires récompensent les plus belles photographies prises par des professionnels pendant l’année écoulée.
Le 20 mars dernier, la soirée de remise des trophées de la septième édition a consacré Didier Mayhew, dans le cadre prestigieux de l’abbaye de l’Épau au Mans, dans la Sarthe.

Lors de la cérémonie de remise des trophées, les nominés et la centaine d’invités ont été séduits par la majesté des lieux et par la convivialité de l’accueil. Ils n’ont pas oublié de le dire sur les réseaux sociaux notamment. « Grâce à un partenariat fort avec le Conseil général de la Sarthe et le centre culturel de la Sarthe, la soirée de remise des trophées a eu lieu pour la troisième année consécutive à l’abbaye de l’épau et a été une grande réussite. » explique Pascal Quittemelle, créateur du concours des Photographies de l’année.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Les lauréats 2016

    • Sophie BOURGEIX (lauréate catégorie portrait)
    • Nicolas BOUTRUCHE (lauréat catégorie création numérique)
    • Didier CHARRE (lauréat catégorie nature et environnement)
    • Martin ITTY (lauréat catégorie publicité et entreprise)
    • William LAMBELET (lauréat catégorie mariage)
    • Hervé LE RESTE (lauréat catégorie nu)
    • Sylvie LÉZIER (lauréate catégorie mode et beauté)
    • Nicolas ORILLARD-DEMAIRE (lauréat catégorie animalière et catégorie paysage)
    • Jacques PION (lauréat catégorie reportage)
    • Michel RIEHL (lauréat catégorie architecture)
    • Isabelle SERRO (lauréate catégorie humaniste)
    • Cyril ZEKSER (lauréat catégorie culinaire)

Voir les photographies des lauréats sur le site www.photographiesdelannee.com

Les Photographies de l’année – Les lauréats 2015

Depuis 2009, l’A3PF et ses partenaires récompensent les plus belles photographies prises par des professionnels pendant l’année écoulée. Le 20 mars dernier, la soirée de remise des trophées de la septième édition a consacré Didier Mayhew, dans le cadre prestigieux de l’abbaye de l’Épau au Mans, dans la Sarthe.

Lors de la cérémonie de remise des trophées, les nominés et la centaine d’invités ont été séduits par la majesté des lieux et par la convivialité de l’accueil. Ils n’ont pas oublié de le dire sur les réseaux sociaux notamment. « Grâce à un partenariat fort avec le Conseil général de la Sarthe et le centre culturel de la Sarthe, la soirée de remise des trophées a eu lieu pour la troisième année consécutive à l’abbaye de l’épau et a été une grande réussite. » explique Pascal Quittemelle, créateur du concours des Photographies de l’année.

Autre sujet de satisfaction, les nombreux partenaires de l’événement. Notamment Déclic Éditions qui a fourni l’exposition des 15 lauréats, l’imprimerie Escourbiac ou encore Jingoo. Côté partenaires média, Chasseur d’images, plus gros tirage de la presse photo en Europe confirme son soutien aux photographes professionnels et a publié 5 pages sur le concours dans son numéro de juin 2015 et douze pages sur le lauréat 2015 Didier Mayhew.

Plusieurs nouveautés cette année et quelques (belles) surprises. Tous les finalistes ont reçu un sac Cullmann « Sydney pro maxima 425+ », offert par Kerpix d’une valeur de 100 €.

Tous les finalistes ont reçu un diplôme offert par Jingoo. Tous les finalistes ont reçu un abonnement à Chasseur d’Images d’une valeur de 37 €. Et à Nat’Images d’une valeur de 28 €.

Depuis 5 ans Pixtrakk suit l’utilisation des photos sur plus de mille publications papier. Dans la continuité de ce service, Pixtrakk suit maintenant l’utilisation des photos sur des millions de sites web. Pixtrakk offrira un abonnement d’un an pour 1000 photos d’une valeur de 99 € à tous les finalistes.

Tous les lauréats ont reçu un tirage de leur œuvre réalisé en mini12 + 1 cadre magnétique pour une valeur unitaire de 39 €. Offert par les éditions mini 12.

Tous les lauréats ont reçu une boîte avec les quatorze photos gagnantes plus la photographie de Gérard Vandystadt, offert par Jingoo.

Enfin, il faut également noter le soutiens d’organisations professionnelles telles le GNPP et l’UPP, sans oublier la Saif, la société d’auteur des photographes, qui remet tous les ans le trophée d’honneur, cette année à Gérard Vandystadt .

Pierre Delaunay, lauréat de la catégorie humaniste a reçu un Leica X d’une valeur de près de 2000 euros. Remis par Laurent Pidancet responsable marketing de Leica.

Patrick André, lauréat de la catégorie publicité et entreprise a reçu un kit XT-1 + le zoom XF 18-55 mm offert par Fujifilm et remis par Franck Portelance, responsable des relations extérieures.

Tous les lauréats ont reçu 100 cartes postales de leur photo gagnante, un abonnement d’un an à Profession Photographe.

Un grand merci aussi aux festivals de Dax, Cholet, BarrObjectif, La Loupe, qui accueilleront l’exposition des Photographies de l’année ou qui exposeront des lauréats des Photographies de l’année durant leurs festivals. Sans oublier le conseil général de la Sarthe ou l’exposition a été exposé plusieurs mois et le Salon de la Photo où nous serons du 5 au 9 novembre prochains.

Didier Mayhew a reçu le trophée de la Photographie de l’année grâce à une photo extraite d’un travail intitulé « L’attente des enfants nomades ».

« Entre les vallées de Katmandou et de Pokhara (Népal), un groupe de familles itinérantes, venu des plaines du Terraï, vit sous tente et se déplace d’un lieu à l’autre à la recherche de moyens de subsistance. Chaque jour, les enfants restent seuls au camp pendant que leurs parents parcourent les villes pour récupérer de vieux tissus qu’ils raccommodent et revendent. Ces petits nomades ne sont pas scolarisés et errent sans but, partagés entre les joies et les désenchantements de leur liberté quotidienne. Le camp et ses alentours sont leur terrain de jeu, mais aussi le lieu de leur solitude. Livrés à eux- mêmes mais bougrement débrouillards, ils assurent les tâches quotidiennes et s’épaulent entre eux dans les bons comme dans les mauvais jours. À la nuit tombante, chacun attend fébrilement ses parents et accueille leur retour avec soulagement. »

Didier Mayhew, qui était venu spécialement du Népal pour la cérémonie a donc été le grand gagnant de la septième édition des Photographies de l’année. Cette photo avait remporté la catégorie reportage. Il a également terminé troisième de la catégorie humaniste.

Il repart avec un chèque de 3000 €, offert par Audiens. Un trépied Cullmann « concept one 628 C » d’une valeur de près de 500 € offert par Kerpix, un tirage noir et blanc haut de gamme, sur papier baryté et fine art, en « piezography », offert par Déclic éditions ! Sans oublier que Net-Folio lui offrira un site internet en pack Agence pour une durée de 1 an, au titre de lauréat de la catégorie reportage 2015. A savoir : Un site internet Rubis, avec 80 Go d’espace, nom de domaine offert. 2.000 images sur le réseau PixPalace. Un lot d’une valeur de 2.268 € H.T.!

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les lauréats 2015 des photographies de l’année

  • Michel Rieh (catégorie animalière)
  • Jacques Pion (catégorie architecture)
  • Eulalie Varenne (catégorie création numérique)
  • Pedro Ribeiro (catégorie culinaire)
  • Frédéric Reglain (catégorie mariage)
  • Alain Ernoult (catégorie nature et environnement)
  • Flora Bevilacqua (catégorie paysage)
  • Gaelle Le Berre (catégorie portrait)
  • Patrick André (catégorie publicté et entreprise)
  • Didier Mayhew (catégorie reportage)
  • Bernard Brault (catégorie spectacle)
  • Christophe Bricot (catégorie sport)
  • Gérard Vandystadt (photographe à l’honneur)
  • Pierre Delaunay (catégorie humaniste)
  • Martial Lenoir (catégorie mode et beauté)