Pauline Beugnies – Prix Camille Lepage 2016 – Génération Tahir

Pauline Beugnies est née à Charleroi en 1982. Basée au Caire pendant cinq ans, arabophone, elle travaille sur des projets documentaires. Elle a fait ses études de journalisme à l’Ihecs (Institut des hautes études des communications sociales) à Bruxelles. Son premier reportage était consacré aux enfants des rues de Kinshasa, au Congo. Pauline crée le collectif belge Out of Focus en 2007. Elle parcourt ensuite le Bangladesh, l’Albanie et bien sûr la Belgique. Portrait de Pauline BeugniesL’humain, ce qu’il vit, ce qu’il ressent, comment il se défend, est la valeur centrale de son travail.

Aujourd’hui, elle se concentre sur le monde arabe, dans l’idée d’établir des ponts, de déconstruire les stéréotypes. En 2011, Pauline a reçu une bourse du Fond pour le journalisme belge pour commencer un travail sur la jeunesse égyptienne. De ce travail, un livre sur jeunesse égyptienne a été édité. Sa première exposition solo a eu lieu au Brakke Grond à Amsterdam en avril 2012. Elle coréalise le webdocumentaire « Sout al Shabab » (la voix des jeunes), en partenariat avec France Culture, le projet est sélectionné dans plusieurs festivals et gagne le prix du journalisme méditerranéen de la fondation Anna Lindh. Fin 2013, elle reçoit le grand prix du Nikon Press Photo Award pour son sujet « Battir, l’intifada verte ». En parallèle à la réalisation d’un premier film documentaire. Elle collabore notamment avec Le Monde, Libération, Télérama, L’Express, Elle Belgique, De Morgen, Helsingin Sanomat, The New York Times, Colors…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Génération Tahir

Génération Tahir -1

Gehad, une étudiante en sociologie, célèbre son mariage avec Abdullah, jeune journaliste d’Al Jazeera. Elle est vue avec son ami Eman, les deux dissidents des Frères musulmans.

 

En janvier 2011, la jeunesse égyptienne a entraîné le pays dans la révolte, déboulonnant Hosni Moubarak au pouvoir depuis 30 ans. Système éducatif médiocre, chômage, corruption… C’est cette réalité insupportable qui a donné aux jeunes le courage de faire tomber le régime qui paralysait leurs parents.

Cinq ans plus tard, l’État militaire omnipotent est de retour et la répression contre les opposants est meurtrière.

Génération Tahrir dresse pourtant le portrait d’une génération en marche.

Génération Tahir-2

Danse de la jeunesse lors d’un concert Mahragan au Greek Club au centre-ville du Caire. La musique, un mélange de Rap, Electro et le rythme Chaabi traditionnel, sont sortis des quartiers informels du Caire et jouent maintenant dans les clubs. Leurs chansons abordent les problèmes sociaux auxquels sont confrontés les jeunes et les idées de révolution.