Thomas Roy – Fragments d’Angola

Thomas Roy est en 1974 à la Rochelle, vit et travaille à Paris.

C’est pendant ses études de Sciences Humaines qu’il commence à photographier. Très vite il passe plus de temps aux cours de photographie des Beaux Arts de Poitiers que sur les bancs de l’Université. Il abandonne finalement ses études d’Histoire et de Géographie pour se consacrer à la photographie et aux voyages.

De 2001 à 2004 il effectue plusieurs séjours en Angola. Ces photographies accompagnées de textes de son frère sont publiées aux éditions Actes Sud : Fragments d’Angola paraît en 2006 et est encore un des rares ouvrages francophones sur ce pays. Il est traduit en langue portugaise aux éditions Teorema.

Depuis il a entrepris un long travail sur les paysages urbains du monde entier de Delhi à Hanoi, de Porto à Reykjavik et anime des ateliers photo auprès du jeune public.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : FRAGMENTS D’ANGOLA

C’est en 2001 que je pars pour la première fois en Angola. Ce pays d’Afrique australe alors en proie à une guerre civile n’intéresse plus les médias internationaux, lassés par un conflit interminable. Le pays est gangréné par les intérêts politiques et économiques et la corruption. La population, malgré les richesses importantes du pays (minerais précieux et hydrocarbures) se trouve dans une extrême pauvreté : réfugiée dans des villes en ruine elle n’a souvent connu que la guerre, l’exode et la famine.fragments-angola-6

C’est pour rendre compte de cette situation que j’entreprends mon premier séjour angolais. Il est difficile, alors que le pays est encore en guerre, de sortir de la capitale, Luanda, ou se concentre une part importante de la population. Les routes sont impraticables, détruites, minées ou aux mains de bandits. Je ne peux voyager dans les villes de province qu’avec l’aide du plan alimentaire mondial et des organisations non gouvernementales qui viennent en aide aux populations déplacées. Leur aide logistique sera précieuse au cours de mes différents séjours pour mener à bien ce que je sais déjà être plus un travail documentaire qu’un reportage d’actualité.

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En février 2002, de retour de mon deuxième séjour angolais et sur la route pour Genève, où je me rends pour un autre projet photographique, j’apprends la mort de Jonas Savimbi, chef emblématique de l’UNITA, organisation opposée au pouvoir en place en Angola. Avec la mort du général nationaliste, c’est une des pages les plus sanglantes de l’histoire angolaise qui se tourne : 27 ans de guerre civile, des centaines de milliers de morts, des millions de déplacés et des milliers de mutilés.

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Les scènes de vie recueillies dans Fragments d’Angola, publié en 2006 par les éditions Actes Sud, témoignent de la furie meurtrière de ces dizaines d’années de guerre civile : les villes en partie détruites, les murs criblés de balles comme si on avait voulu en plus de tuer l’adversaire, tuer les villes, les populations déplacées, mutilées.

Durant ces quatre séjours j’ai vu le chaos, la détresse, la malnutrition, la souffrance mais pas seulement. J’ai été impressionné par la force, la fierté de cette population, sa capacité à faire front et se redresser, son enclin à la fête et à la dérision, le sourire et la joie de ses enfants.

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Corentin Fohlen – Une vie de réfugié

REFUGEES FROM CAR LIVE FROM SEVERAL MONTHS ALONG THE UBANGUI RIVER, IN NORTH CONGO DRC.

Né en France en 1981, je découvre la photographie durant mes études de Bandes Dessinées à Bruxelles et change de passion au cours de la dernière année. Après m’être installé à Paris en 2003, je découvre l’univers de l’actualité, l’excitation des manifestations, le défi du journalisme et entre dans une petite agence photo, Wostok Press. Après être passé par les agences Gamma puis Abaca, je deviens totalement indépendant et diffuse à l’association Fédéphoto, devenu depuis Divergence.

© Didier Leplat - Corentin Folhen portrait

Portrait de Corentin Folhen © Didier Leplat

Jusqu’en 2011 j’ai couvert l’actualité française et internationale : élection présidentielle française en 2007, conflit au Nord-Kivu, Afghanistan, révolution en Ukraine et à Bangkok, émeutes en banlieue parisienne et à Athènes, séisme en Haïti, révolution arabes en Egypte et Libye, premières élections libres en Tunisie, famine dans la Corne de l’Afrique… avant de prendre du recul, du temps et orienter mon travail vers des histoires plus longues et une réflexion plus documentaire.
Commandes institutionnelles: Handicap International, la Fondation Raoul Follereau…

Depuis 2012 je me suis lancé dans un travail au long cours en Haïti : une réflexion sur les conséquences de la mainmise internationale sur le pays.

Lauréat de plusieurs prix photographiques dont un WORLD PRESS Photo, un VISA d’OR du Jeune Reporter, le Prix du SCOOP d’Anger, Photographie de l’Année…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Une vie de réfugié

Sur les rives du fleuve Oubangi, qui sépare la République centrafricaine de la République Démocratique du Congo,  sont installées des familles centrafricaines fuyant les combats qui font toujours rage dans leur pays. Victimes des règlements de compte entre l’ex- Séléka et les anti-Balakas, ces populations n’ont d’autre solution que d’entrer en territoire congolais.

REFUGEES FROM CAR LIVE FROM SEVERAL MONTHS ALONG THE UBANGUI RIVER, IN NORTH CONGO DRC.REFUGEES FROM CAR JUST ARRIVED IN THE UNHCR BILI CAMP, IN NORTH CONGO DRC.

REFUGEES FROM CAR JUST ARRIVED IN THE UNHCR BILI CAMP, IN NORTH CONGO DRC.

Isolées, affamées, encore menacées par des tentatives de traversées du fleuve de la part des combattants des ex-Séléka,  le Haut Commissariat aux Réfugiés (UNHCR) tente de leur venir en aide en organisant des camps de réfugiés. Le camp de Bili, à deux heures de route du fleuve en camion,  vient d’ouvrir pour accueillir ces familles. Une prise en charge sanitaire, alimentaire et un éloignement  du danger permet à ces familles de souffler un peu. Certaines ont quitté à pieds leur village depuis plus de 6 mois et vivent la guerre depuis l’entrée en conflit des différentes factions centrafricaines en 2013.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Le tourisme humanitaire à Haïti

Julien Ermine – Un toit c’est un droit

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Julien Ermine est un photographe âgé de 33 ans. Son activité se concentre essentiellement sur la photographie d’actualité et de reportage.

Photographe dans l’Ouest de la France, il couvre l’essentiel de l’actualité nationale de cette région.

Ses reportages s’orientent quant à eux, principalement sur des thématiques liées aux inégalités sociales à travers le monde.

En 2013, il est nominé à trois reprises aux concours des Photographies de l’année. Il remporte le prix de la Photographie de l’année dans la catégorie « Humaniste » ainsi que le prix du meilleur Jeune talent photographique. En avril 2014, Il reçoit le prix du Reportage de l’année pour un sujet traitant de la révolte des bonnets rouges.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Un toit c’est un droit.

La petite ville de Pacé, situé en banlieue rennaise, abritait avant l’expulsion décidée par les autorités françaises, à la fin du mois de novembre 2012, le plus grand squat de sans-papiers d’Europe.
Quelques centaines de personnes (autour de 250), parmi lesquelles des dizaines d’enfants, habitaient ce bâtiment.
Irréguliers, demandeurs d’asile, clandestins, avaient été relogés, temporairement.
Plusieurs d’entre eux dans des maisons en campagne, loin de l’agglomération de Rennes, loin de ses services de transport… et loin du regard de la ville.
Cette masse de personnes indifférenciées, englobées sous le terme « immigrés », ont leur propre histoire, toutes différentes les unes des autres. Que sont-ils devenus? Où vivent-ils ?  Pourquoi sont ils en France ? Comment subsistent-ils ?
Loin du cliché trop habituellement véhiculé sur la situation des sans papiers, ce reportage part à la rencontre d’hommes et de femmes dignes, aux situations de vies souvent plus complexes qu’elles n’y paraissent.
Ils sont originaires d’Afrique, d’Europe de l’est ou encore d’Asie et sont venues en France tenter une nouvelle vie. Ils ont l’ambition d’un avenir meilleur au vue des situations qu’étaient les leurs dans leur pays d’origine et espère que la France ou d’autres pays d’Europe leur permettront d’entrevoir la vie sous un jour plus radieux. Ils ne demandent certainement pas la Lune.
Les Sans papiers expulsés du squat de Pacé sont accompagnés dans leur démarche par une association « Un toit, c’est un droit » spécialisée dans le soutien aux personnes sans papiers. Elle les connait, sait où ils vivent.

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A la Hâte, celle ci les a en partie relogés. Avec de faible moyen et un gros cœur, l’association leur retrouve un toit pour quelques jours, quelques semaines ou quelques mois. Les bénévoles les accueillent, les aident dans leurs démarches administratives, ou leur rendent visite au centre de rétention. Pour ainsi dire, l’association tente son possible pour aider et entraider ses familles dignes dans le besoin.

Le squat des familles originaires d’Europe de l’est se situe en périphérie de Rennes, à Saint jacques de la Lande. Cinq familles ont trouvé refuge dans une maison simple et entretenue à raison d’une famille par chambre. La décoration est sommaire mais la maison est confortable et entretenue, une façon comme une autre de se sentir « normal ».

Ce squat a été investie quelques semaines auparavant et les enfants ont déjà été re-scolarisés, les parents eux s’inquiètent de pouvoir travailler, de retrouver une situation de vie convenable malgré l’épée de Damoclès qui pèse sur leur quotidien : une nouvelle expulsion.

Toutes ces familles raconte la même histoire : Elles viennent toutes du Caucase, Ils sont Géorgiens, Ossètes et  Tchétchènes. Tous racontent la même histoire. Ils sont entrés entrés en Europe par la Pologne, par l’aéroport de Terespol. Mais dans cette ville polonaise, à la frontière avec la Biélorussie, il n’y a aucun aéroport. Une voiture privée, qu’ils appellent « taxi », a pris le relai depuis Terespol pour traverser la Pologne, l’Allemagne et ensuite la France. Destination : Rennes. Trois jours sur la route, 1800 € environ pour y arriver.

L’une de ces familles est venues en France pour raison médicale. Ils habitaient Tbilisi en Géorgie, étaient considérés comme aisés. Le cadet de la famille souffre d’une grave maladie rénale et ont vendus leur deux maisons « au pays » dans l’espoir d’une opération chirurgicale qui le sauvera. La Complexité de la France se résume au travers de leur situation : Ils ont obtenu un titre de séjours pour raisons médicales, mais ne possèdent ni droit au logement, ni permis de permis de travail. En clair, ils peuvent séjourner en France, sans toit,  et sans pouvoir officiellement leur permettre de pouvoir subvenir à leur besoin. Un non-sens.

Lorsque le squat fera l’objet d’une expulsion, il faudra en chercher un autre. Les enfants scolarisés devront changer d’école et le processus d’intégration, qui passe par l’éducation, sera brisé une fois encore. Tout est forcement temporaire. Tout recommencera. Les autres familles ont aussi leur particularité, leur histoire. Certains ont fui l’enfer, l’oppression partisane ou encore la guerre.

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Il n’est pas facile de suivre la soi-disante « communauté des sans papiers ». On se rend compte que tous les sans papiers n’étaient pas logé dans « le plus grand squat d’Europe ». L’odyssée des expulsés de Pacé n’est pas la seule. Certaines situations sont plus complexes. Les migrants arrivent continuellement et les expulsions des squats se succèdent.

Le plus grand squat est dorénavant l’ancienne église Saint Marc dans le quartier de Villejean où logent 80 sans papiers. Là aussi, le squat est propre, une atmosphère en perpétuelle recherche de normalité domine malgré les difficiles conditions de vies : l’intimité n’existe pas, l’électricité ne fonctionnent pas ou peu, certains dorment dans de grande salles aménagées en dortoir de fortune.

Certaines familles ont « échouées » en Bretagne, abandonné par leurs passeurs, alors qu’il se croyait …en Grande Bretagne. D’autres, mineurs, ont fait l objet de trafic en tout genre, ou d’usurpation de leur identité. Ils se retrouvent complètement seul à des milliers de kilomètres du lieu qui les a vue naître. Bringuebalé entre les squats et le centre de rétention à 15 ans n’est pas une vie. Certains de ses sans papiers ont toutes les peines du monde à comprendre ce qui leur arrive. Les Situations leur échappent quasi quotidiennement.

C’est ainsi que l’association tente par tous les moyens de leur venir en aide. Elle pare au plus urgent avec les moyens du bord ; cours de langue Française, de cuisine, de couture, accompagnement aux audiences des tribunaux, accueil des nouveaux arrivants, etc.

La seul idée directrice étant basée sur une idée toute simple, résumée par la présidente de l’association : « Ce sont des hommes et des femmes, ont tous, comme nous, un cœur qui bat et l’entraide doit passer avant tout. Réduire les inégalités et prodiguer un traitement humain à autrui est la base de la relation envers autrui. »Julien_Ermine_03

En attendant de futures expulsions, il me revient à l’esprit une phrase d’un sans papier géorgien détenteur d’un bac+5 « J’aimerais bien m’inscrire à l’Université ici. Mais je n’ai pas l’autorisation légale de travailler, ni de pouvoir payer mes études. C’est interdit pour moi. Je ne veux pas vivre en France uniquement avec des Georgiens, ni comme un Georgien. Je suis en France maintenant. Je veux vivre avec des français, comme les français, en tant que Géorgien, c’est une nuance incomprise de vos autorités ».

Site internet de julien Hermine

Murat Yazar – Réfugiés syriens : la vie en dehors des camps

Né à Urfa en 1978. Après des études de tourisme et management à l’Université d’Harran, Urfa, j’ai suivi une formation en photographie à Fototrek Photograph Center, à Istanbul. Photographe indépendant depuis 2005, j’ai participé à de nombreux “workshops” dans différentes villes de Turquie. Mes projets Karacadag et The Alevis ont été exposés à l’Institut Kurde de Paris en 2008 et 2009, The Saturdays Mothers à Diyarbakir en 2010, The Faces of Mezopotamia à Berlin, Urfa et Antep en 2011, et 100 Reflections of Islam en exposition collective en Hongrie.

Mes photos ont été publiées dans IZ Magazine en 2012. Je suis le président de l’association de photographie et de cinéma, MEFSAD, basée à Urfa, à travers laquelle je donne des cours de photo et organise régulièrement des “workshops”.       Murat Yazar

m.niviskar@gmail.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Réfugiés syriens : la vie en dehors des camps

Quand la guerre civile a éclaté en Syrie, ce conflit semblait loin de nous, habitants du sud-est de la Turquie, proche de la frontière syrienne. Mais, rapidement, de nombreux Syriens ont quitté leur pays. Le gouvernement turc a installé et organisé le long de la frontière des camps faits de containers pour accueillir le flux massif et continu de Syriens fuyant les bombes. Dans la province d’Urfa, beaucoup de Syriens se sont installés dans ces camps fermés, encadrés par l’armée et interdits aux journalistes et photographes, mais certains Syriens ont décidé de s’installer dans des campements de fortune, sous des tentes, autour des grandes villes.

J’ai commencé à photographier les campements sauvages de réfugiés au début de l’année 2013 dans ma ville d’Urfa : j’ai visité régulièrement différents campements situés sur les collines qui entourent la ville. La plupart des Syriens que j’ai rencontrés m’ont dit être des Tsiganes, des Karaçi, comme on les appelle ici, population semi-nomade. Ils m’ont dit qu’après avoir fui la guerre en Syrie, ils ne voulaient pas être enfermés dans des camps, ne voulant pas de vie en captivité, entassés les uns sur les autres, sans l’autorisation d’en sortir à leur guise. Cependant, certains de ces Syriens ont quitté ces campements de fortune (à cause de la faim et du froid) pour aller dans le camp fermé d’Akçakale (à 50 kilomètres d’Urfa). Les autorités turques ont d’abord refusé l’accès au camp à ces Syriens qui ont dormi plusieurs jours dehors : je suis allé les rencontrer ces jours-là pour prendre des photos. Un jour que j’allais à nouveau dans un autre campement de réfugiés, les dizaines de tentes qui s’étalaient auparavant sur la colline avaient disparu. La police et l’armée avaient forcés ces réfugiés à quitter leur campement pour les emmener dans des camps fermés. Si certains d’entre eux ont réussi à échapper à la police turque, leurs tentes ont été brûlées. çadìr-6

Renaud Joubert – Ségou

D’Angoulême, 36 ans, reporter-photographe pour le quotidien charentais, Charente Libre. Passionné par mon métier, curieux, je sais regarder et anticiper les évènements.

À travers mes clichés, je m’efforce de rendre accessible au plus grand nombre une vision partagée des faits de société, des événements culturels et sportifs dans lesquels nous baignons, révélant ainsi des images véritables de notre quotidien.

Dans mon travail quotidien, j’ai toujours mis un point d’honneur à raconter la vraie vie des gens par l’image. Qu’ils soient militaires comme pour un précédent reportage en Afghanistan ou comme au Mali pour les réfugiés de Ségou.

Pour ce reportage, je me suis attaché à traduire par l’image les échanges de regards, les tensions ou l’intimité des scènes auxquelles j’ai pu assister. La prise de vue ne dure que quelques secondes, il ne faut pas rater l’instant, photographier la réalité et seulement elle, sans mise en scène. Certaines actions sont pourtant difficiles et douloureuses mais c’est avec respect et sensibilité que j’ai essayé de capter l’essentiel : l’humanitérenaud joubert

Exposition Barrobjectif 2013 : Ségou :
Terre d’Accueil des Réfugiés du Nord-Mali

Ségou n’a pas connu de combats, même si les terroristes étaient à une heure de la ville juste avant l’intervention française, mi-janvier. Depuis un an, la ville jumelle d’Angoulême doit faire face à l’arrivée de nombreux réfugiés du Nord.

25 000 « déplacés » ont fui le nord du Mali et la charia imposée par les islamistes, pour s’installer à Ségou. Dans cette ville d’environ 130 000 habitants, les ONG et les autorités locales tentent de leur venir en aide.

Le Mali a échappé aux camps où s’entassent les réfugiés, comme on a pu en voir de par le monde. Pour se loger en urgence, la plupart d’entre eux ont été accueillis par leurs familles ou ont bénéficié de logements mis à disposition. Privés de tout revenu et partis en abandonnant tous leurs biens derrière eux, ces familles doivent faire face à une grande détresse sociale, financière. Les écoles ont dû accueillir ces élèves dans des classes déjà surchargées.

Les distributions de vivres pour les plus démunis ont rapidement été mises en place par les ONG urgentistes. Mais malgré la gravité du moment, la plupart de ces déplacés vivent cela avec un certain fatalisme et résignation.

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Emilio Morenatti – Prix Lucas Dolega 2012

Emilio Morenatti a commencé sa carrière de photojournaliste dans un journal local, à Jerez de la Frontera en Espagne.
En 1992, il rejoint l’agence EFE, la principale agence de news espagnole et s’installe à Séville. De là, il couvre de nombreux événements nationaux et internationaux, dont plusieurs Jeux Olympiques et la guerre d’Irak en 2002.
Fin 2003, il part pour l’Afghanistan comme correspondant pour l’agence Associated Press. Basé à Kaboul, il couvre la transition démocratique qui suit la chute du régime Taliban. En 2005, AP l’envoie au Moyen-Orient pour couvrir le conflit entre Gaza et Jérusalem.
En 2006, pendant qu’il couvre le conflit à Gaza City, il est kidnappé par des soldats avant d’être libéré un jour plus tard, indemne.
En 2008, il est nommé Photographe d’Actualité de l’année par Pictures of the Year International.
En 2009, il est l’un des deux journalistes d’AP (ainsi que deux soldats américains) gravement blessé en Afghanistan. Il perd son pied gauche dans l’explosion, et est évacué dans un hôpital à Dubai. Il est maintenant basé à Barcelone.

Les nombreuses récompenses reçues par Emilio Morenatti incluent des prix comme le Fuji Eureopean Press Awards en 1996 et des National Headliner Awards en 2005 et 2006. Il a également gagné le prix du Photographe de l’année en 2010, lors de la compétition du meilleur photojournaliste, sponsorisé par la National Press Photographers Association.

Cette année, il a reçu le prix Lucas Dolega

Exposition BarrObjectif 2012 : Déplacés en Tunisie 

Quand la révolution libyenne a commencé, plus de 250.000 travailleurs émigrés ont fui les combats en Libye vers les pays voisins, principalement en Tunisie et en Égypte.

À la frontière entre la Tunisie et la Libye, des milliers de réfugiés se sont entassés dans les camps pouvant accueillir 20.000 personnes, en attendant leur évacuation. Ceux qui venaient de Libye ont déclaré avoir tenté de fuir, mais ont été retenu par la violence des combats sur la route.

Cette série d’images est une chronique de la vie de ces réfugiés.