Christian Bellavia – Sivens, ou le barrage impossible

Christian Bellavia est photoreporter depuis longtemps, avec toujours la même intention, raconter l’instant, et transmettre autant d’informations que d’émotions dans mes images. En exerçant ce métier, j’ai perpétuellement été partagé entre expression journalistique et expression artistique. Mon parcours passe par des agences de presse, puis agence de photographes avec le désir d’aborder d’une façon différente les relations entre la presse et la photographie.
Être collaborateur du journal Libération m’a permis de pratiquer au quotidien une approche de la photographie qui me tient à cœur, raconter une histoire à l’aide de photographies ouvertes, ces images qui permettent au lecteur d’entrer dans l’image avec ses propres codes, de se faire sa propre opinion.
C’est ce que j’ai fait pour cette histoire de Sivens, des mois de travail sur place, dans des conditions rendues parfois très difficiles, autant de la part des forces de l’ordre que du coté des zadistes. Je m’efforce de mettre en pratique tous les jours cette réflexion du photographe Don McCullin : la photographie c’est d’abord ressentir avant de photographier. Si vous n’avez pas d’émotions, vos lecteurs ne pourront pas en avoir.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Sivens, ou le barrage impossible

Durant plusieurs mois, jusqu’en Mars 2015, des opposants à un projet de construction de barrage sur le Tescou dans le département du Tarn se sont affrontés aux forces de l’ordre pour empêcher la destruction d’une zone humide.
Débuté comme un simple rassemblement d’idéalistes, au fil des jours, ce site est devenu une ZAD, zone à défendre, une des plus importantes en France, et un symbole des luttes pour défendre la nature et un mode de vie alternatif. Chaque matin, des heurts avaient lieu avec les gendarmes qui occupaient le terrain afin de protéger les ouvriers venus défricher la zone et ils duraient jusqu’au soir en laissant, de nouveau, le terrain aux zadistes.

Sivens, ou le barrage impossible

Site de Sivens, ZAD, Tarn- Marche silencieuse en hommage à Rémi Fraisse décédé sur la ZAD Replantage d’arbres

Jusqu’à cette nuit d’octobre 2015 où le jeune Rémi Fraisse, militant écologiste, a été tué par une grenade lancée par un gendarme. Ce drame a mis fin aux travaux, suivi par l’évacuation de la zone. Depuis, la justice a annulé la déclaration d’intérêt public, l’autorisation de défrichement et la dérogation à la loi sur les espèces protégées en donnant tort à l’État.
Mais cela ne rendra pas la vie à ce jeune écologiste amoureux de la nature.

Christophe Guery – Ailleurs

Ma démarche photo : Regarder le paysage tel qu’il est, là où je suis, souvent à travers la panoramique 6×17 utilisée à main levée, surexposer ma pellicule pour adoucir le rendu. Explorer les territoires, librement, en pensant toujours à la place de l’homme dans ces lieux. Aborder mes sujets avec empathie, permettre au regardeur de prendre position ou pas. L’architecture, l’eau, les territoires sont mes sujets.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Ailleurs

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Regarder le paysage tel qu’il est, là où je suis. C’est l’histoire d’une industrie qu’on n’aime pas voir, installée au bord de mer, et reliée à la planète par des milliers de bateaux. C’est l’histoire d’une plage blonde, ses coquillages et ses palmiers, et les tankers toujours présents sur la ligne d’horizon, comme des fantômes. C’est une histoire de raffinerie qui nourrit notre quotidien à tous. Nous sommes à Fos-sur-Mer avec ses sites Seveso et ses emplois, ses habitants et ses touristes.

Arnaud Roiné – Les coulisses du « Palais »

Arnaud Roiné est photographe militaire depuis plus de 20 ans. D’abord photographe officiel du président de la République pendant plus de 6 ans, il est maintenant photoreporter à l’ECPAD *. Sa mission première consiste à témoigner des engagements de l’armée française partout dans le monde, de l’Afghanistan à la Centrafrique, en passant par le Mali ou la Guinée par exemple.

Portrait de Arnaud Roiné

C’est pendant son passage à l’Élysée qu’il décide de s’intéresser aux petits métiers, aux savoirs-faire des hommes et des femmes qui oeuvrent en coulisse. Il passera presque 3 ans à observer ce qui se passe derrière le grand bal diplomatique qui se joue chaque jour dans les salons de l’Élysée.

Si son métier de photographe militaire pousse son objectif vers des impératifs de communication opérationnelle, voire institutionnelle, Arnaud Roiné s’attèle à ne jamais dérober son regard de la réalité des faits et des parcours de vie qu’il est amené à photographier. Ainsi, au-delà des images de conflit ou d’aide humanitaire qu’il effectue pour la communication, il s’attache également à capter des instantanés de vie au profit des archives nationales de la Défense, l’affranchissant de la vision « du parti ».

Son envie « d’aller voir » le pousse notamment à retourner en Guinée Conakry avec ses propres deniers pour terminer l’histoire qu’il avait commencée en retrouvant, en 2016, des survivants du virus Ebola sauvés par le service français de santé des armées. Observateur attentif et pugnace, il s’attache à être présent où les autres ne sont pas. C’est dans ce sens qu’il a voulu traiter Ébola et c’est avec cette même volonté qu’il entend traiter ce sujet sur les lycéens en bac professionnel. Convaincu qu’il faut du temps pour raconter l’histoire des gens qu’il rencontre, cela fait près de deux ans qu’Arnaud participe aux cours et passe ses week-end avec « ses lycéens ». Ce sujet, tout comme celui sur Ébola, marque le début d’une transition vers une nouvelle vie qu’il ne conçoit que dans le photojournalisme.

*Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Les coulisses du « Palais »

« Le Palais ». C’est comme ça qu’ils en parlent. Avec beaucoup de respect, d’affection et une pointe de fierté. Ils, ce sont les 800 personnes qui font de ce navire un ambassadeur du savoir-faire à la française. Ce navire qui peut faire figure de croiseur imprenable est un lieu des plus, mais connu de tous. Les gens qui le composent servent la République et le plus haut personnage de l’État : le président de la République.

Palais de l'Élysée -1

Coup de feu dans les cuisines du Palais. Après trois jours de préparation, c’est le moment où tout se joue. Les plats doivent être envoyés le plus parfaitement possible.

Jacques Lanzmann décrivait l’Élysée du temps de François Mitterrand comme «  une maison au-dessus de toutes les autres, plus haute que les plus perchés de nos châteaux forts, plus inaccessible que l’ultime refuge du Mont-blanc. S’y succèdent les hommes au sommet de l’État : ceux qui y vivent et ceux qui y travaillent le temps d’un septennat. Symbole du pouvoir suprême, l’Élysée, nichée au cœur de paris, est tout à la fois le Palais des puissants et des plus obscurs en fait une petite France en microcosme. Bien des métiers s’y exercent, bien des corporations y sont représentées. De l’homme de ménage au Président, du lustrier au général, près de mille personnes travaillent au rayonnement de la France, chacun à sa place, chacun selon ses moyens. »

Palais de l'Élysée -2

Dans le salon Murat du palais de l’Élysée. À la veille du conseil des ministres, les garçons de vestibule prennent un soin tout particulier à la mise en place de l’horloge du conseil. Cette horloge à la particularité d’être lisible des 2 cotés. Une face pour le président, une face pour le premier ministre.

J’ai, moi aussi, servi le président de la République de 1998 à 2008, à ma manière, en tant que photographe. Et, au cours de cette décennie, j’ai arpenté les coursives de ce grand navire, de la cale à la passerelle de commandement. J’y ai jeté mon œil indiscret par les sabords et exercé mon regard dans les bordées, pour tenter de mettre en lumière, avec authenticité, les hommes et les femmes qui font que chaque jour cette institution montre le meilleur d’elle-même.

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Les cavaliers de la garde républicaine font une pause café dans les sous-sols du Palais après avoir rendu les honneurs à un invité de marque du Président.

Le 55, rue du Faubourg Saint-Honoré est le palais de tout un peuple où une poignée perpétue des traditions centenaires. Traditions qui, paradoxalement, cohabitent en harmonie avec l’avancée inexorable du temps. Et ce, grâce aux employés de l’Élysée qui, plus que suivre leurs vies, suivent la marche de la France et du monde. Et, à leur manière, avec leurs compétences et expertises, ils participent au rayonnement de la France et maintiennent en vie, par leur créativité, les plus beaux savoir-faire de l’art et de l’artisanat. Argentiers, lustriers, tapissiers, horlogers ou encore lingères, grâce à eux, l’Élysée est une vitrine internationale unique du savoir-faire et du savoir-vivre à la Française.

Cette série noir et blanc a fait l’objet d’un ouvrage aux éditions Télémaque, en collaboration avec Patrick Kovarik, photographe de l’Agence France Presse (AFP).

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : J’ai vu Ébola

Jeanne Taris – Gitans de Perpignan : et demain …

Elle aurait aimé être… correspondante de guerre. Son premier déclic ? Un voyage en Espagne.

Jeanne Taris n’a alors que 17 ans. Depuis ce jour, son appareil en bandoulière elle parcourt le monde et nourrit son goût sans limite pour « l’aventure » aux quatre coins de planète. Globetrotteuse insatiable, elle trouvera très vite en Leica son meilleur allié.
Celui qui lui fournira ce « piqué » et cette « empreinte » si particuliers pour ses premières séries en noir&blanc abordant les thèmes notamment des « Pêcheurs » ou des « Funérailles » en Afrique de l’Ouest. Sa relation à l’appareil mythique débutera – pour l’anecdote – par l’achat d’une housse en cuir nue ( pour «cette beauté unique de l’objet » confie-t-elle ) avant qu’elle ne se tourne en 2013 vers un premier compact d’occasion puis, deux ans plus tard vers un nouveau boîtier.

Ses travaux photographiques célèbrent toujours « au plus près » l’échange avec les sujets dans une approche flirtant avec l’immersion totale. Si le cliché pour l’artiste n’est pas une fin en soi, il évoque toujours « sur le vif » des tranches de vie sous la forme d’instantanés, de portraits intimistes puissants ou encore des scènes de vie fragiles ne laissant place à aucun voyeurisme ni paternalisme. Un regard libre au service de cultures parfois reculées et inaccessibles pour le commun des mortels (en l’occurence sa série confidentielle sur les rites funéraires en Côte d’Ivoire) tout en s’appuyant sur une demarche quasi sociologique.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Les Gitans de Saint-Jacques

Ils sont six mille, peut-être sept mille, gitans à vivre dans le quartier Saint-Jacques, au cœur historique de Perpignan. Dans cet entrelacs de ruelles, les maisons sont délabrées, insalubres parfois, les enfants sont dehors jusque tard dans la nuit, peu vont à l’école. Les femmes, assises sur des chaises pliantes, sur le pas de leur porte les regardent jouer tandis que les hommes, souvent absents, font la sieste ou se retrouvent sur les places du quartier.
Depuis des années, la drogue ronge la jeunesse. Les églises évangéliques, aussi actives que conservatrices, tentent de sauver les brebis du quartier. À Saint Jacques, peu de gens
travaillent, beaucoup vivent des allocations. Le tableau est noir. Les clichés ont la vie dure. Et beaucoup disent que le futur ne s’annonce pas meilleur.
Et pourtant, Jeanne Taris s’est prise d’affection pour ces familles qui l’ont accueillie, elle, la « payo » qui est entrée dans leur quartier un jour de septembre 2016, qui a passé de longues heures assises à leurs côtés sur les trottoirs, les a photographiés les jours
de fête et les matins quotidiens.
En arrivant à Saint-Jacques désormais, elle ne manque jamais d’aller saluer Jeanne, Marceline, Joseph, Ange, Monique, Pacheco, Chatou, Désiré, Thierry, Antoine, Pitchuro,  Ismaël… Jeanne s’est rendue à plusieurs reprises dans ce quartier, que certains n’hésitent pas à appeler ghetto et où les Perpignanais ne vont quasi jamais. Elle a passé des journées, des nuits, une fête de Noël et un jour de l’an avec les Gitans de Saint Jacques. En cherchant la lueur d’espoir, la joie, la convivialité qui malgré tout transparaît.Jeanne Taris 2016 – Gitanos de le ciudad sin Ley

Isabelle Serro – Crise humanitaire, crise d’humanité

Les enfants de l'exode


Février 2016, chaque jour, chaque nuit en dépit des conditions maritimes très mauvaises dues à l’hiver, après avoir traversé la mer Egée au péril de leur vie, des milliers de personnes s’échouent sur la petite ile de Lesbos. Majoritairement en provenance de Syrie , d’Irak, d’Afghanistan , du Kurdistan tous éprouvent un profond soulagement lorsqu’ils s’extraient de leur embarcation de fortune.

Reporter photographe basée en France, Isabelle Serro, réalise ses travaux en différents endroits de la planète avec un esprit humaniste. Cette démarche l’a emmenée jusqu’en Amazonie en 2009 auprès des indiens Yanomami avec qui elle a vécu plusieurs mois. A son retour, elle enchaine différents reportages ethniques, de société, d’actualité toujours avec cette même quête de la découverte et du partage. Elle contribue par ses Photo Reportages à la diffusion de sujets au sein de l’Agence Sipa. Ses travaux sont publiés dans Le Figaro Magazine , Le Point , Carnet d’art ,la revue EPIC, Droit de Vivre , le magazine XSemanal ou le journal ABC en Espagne ou encore la Revue Ñ du groupe Clarin en Argentine.

Elle est Lauréate du prix Leica dans la catégorie Humaniste et son reportage sur les femmes réfugiées est primé par l’agence des Photographes Professionnels en mars 2016.
S’appuyant sur une expérience professionnelle de 15 années sur des sites géographiques dits sensibles à travers le monde , c’est le plus souvent en dehors de sa zone de confort qu’elle ira chercher la profondeur de ses travaux.Ses capacités rapides d’adaptation et sa curiosité font qu’elle cherchera très souvent en évitant toute forme de voyeurisme à mettre en lumière les aspects positifs et enrichissants des situations parfois les plus complexes

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Crise humanitaire, crise d’humanité


Les parents de Niha, ont fait le choix malgré les dangers et les difficultés de faire le voyage avec leur fille handicapée physique et mentale depuis l’Iran, et ce afin de lui donner une chance de rester en vie.

Janvier 2015, deux jeunes enfants d’origine syriennes se dirigent vers la frontière de la République Macédonienne dans l’espoir de rejoindre l ‘Allemagne.
L’agence de coordination policière Europol a déclaré que ce serait plus de 10.000 enfants migrants non accompagnés qui auraient disparus en Europe sur les 18 à 24 derniers mois, craignant également que nombre d’entre eux soient exploités, notamment sexuellement, par le crime organisé.

En septembre 2015, des millions de personnes exprimaient leur désarroi, leur tristesse à la vue de ce petit garçon en short bleu et polo rouge….son prénom, Aylan, a traversé les ondes des radios, des TV et des océans pour s’échouer finalement dans les mémoires.

Puis  les petits Aylan suivants sont devenus avec leurs pères et leurs mères de simples chiffres que l’on a rangé dans des statistiques, des conférences, des tractations, des accords !
Face à ce déni d’humanité qui prends une ampleur chaque jour plus grande, je me suis attachée à suivre des personnes exilées depuis les portes de l’Europe, sur les routes des Balkans, puis en transitant par la « Jungle » de Calais pour atteindre la terre tant convoitée, le Royaume uni. J’ai souhaité avant tout par mon travail photographique me focaliser sur le ressenti, les émotions, l’âme de ces personnes afin de redonner un visage humain à ce drame humanitaire qui touche notre siècle de plein fouet.


Deux jeune enfants syriens de 5 et 7 ans viennent de monter à bord d’un train dans le camps de transit macédonien qui devrait les emmener vers la prochaine étape, la frontière Serbe.


Dans l’abri qui sert de cuisine commune dans une des communautés soudanaises de la « Jungle » de Calais, on vient se réchauffer, manger, partager, parler du pays …..mais aussi conjurer le sort contre l’ennui, le désespoir.

Philippe Belle-Croix – Calais cent suites

Calais01©Belle-Croix. Philippe

Né en 1973 à Bordeaux (Gironde). Photographe autodidacte, c’est en 1993 qu’il découvre la photographie et le développement noir & blanc dans le club photo de son lycée. Un parcours aéronautique de plus de 10 ans débuté au Canada le conduit à mettre de côté cette passion au profit d’une activité professionnelle dense et enrichissante. photo de Philippe Belle-CroixEn 2005, pilote de photographie aérienne, il publie en autoédition un ouvrage sur les rives charentaises, et développe un regard riche de poésie pour les choses d’en bas. Depuis 2012, mettant un terme à sa vie de pilote, c’est désormais du sol qu’il compte raconter son histoire, des histoires, à qui voudra bien les voir.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Calais cent suites

« On parle de jungle, on parle de migrants, on parle de terroristes parfois, d’étrangers toujours.

Ils ne sont pas si étranges que ça. Jetés sur les routes par la force du désespoir, attirés par le Nord et ses fausses idoles. Abusés par les leurs dans des épopées qui ne seront jamais écrites, accueillis par les nôtres entre jets de pierre, insultes et dénigrements souvent, la Jungle est leur refuge, leur hôtel sans suites, leur bout du chemin diplomatique. Calais33©Belle-Croix. Philippe

Aller à Calais, c’était comme aller en Ukraine. Un peu pour aller voir, non par voyeurisme mais pour l’imprégnation que procure ces immersions. A chaque fois des décisions soudaines, nécessaires sinon vitales.
Se confronter au monde, nier la simplification médiatique et aller dans l’humain.
La photo en excuse, presque en pardon !
Faible dans mes narrations, je vous propose mon oeil et vous partage ces clichés. »

Calais19©Belle-Croix. Philippe-Les migrants

La LGV – Un évènement dans le paysage

La LGV : Un évènement dans le paysage – Campagnes photographiques 2011, 2013, 2014, 2015

20 communes du Pays Ruffécois sont traversées par la LGV : Cellettes, Charmé, Coulonges, Courcôme, Juillé, La Chèvrerie, La Faye, Londigny, Luxé, Montignac, Montjean, Raix, Saint Amant de Boixe, Saint-Martin-du-Clocher, Vervant, Villefagnan, Villiers le Roux, Villognon, Vouharte et Xambes.

Les paysages du territoire vont donc être profondément modifiés sur de larges superficies. Les élus, conscients de l’attachement de la population à son cadre de vie quotidien ont décidé de mettre en œuvre un observatoire photographique pour garder une mémoire des paysages du Ruffécois et en observer les évolutions.

Cette exposition va présenter les quatre premières campagnes photographiques réalisées en 2011, 2013, 2014 et 2015  sur les paysages les plus emblématiques et les plus impactés du territoire.

Elle est le fruit d’un partenariat entre le Pays du Ruffécois, initiateur du projet ; le Conseil Régional de Poitou-Charentes ; dont le Service Général de l’Inventaire a assuré le suivi photographique ; LISEA qui finance l’exposition et l’association Barrophoto qui l’accueille.

Nathalie Gealageas et Fred Pluviaud – Manifestation pro-Charlie

05-F-PluviaudNathalie, 37 ans, enseignante, nouvellement photographe, je commence à appréhender cet art il y a 4 ans. Multipliant les sujets, je me suis vite rendue à l’évidence : je veux photographier l’humain. Le portrait étant délicat pour un « jeune » photographe, je me centre sur les personnes et leur environnement, le reportage. Les voyages étant mes premières amours, j’essaie de concilier ces deux passions et transmettre autant d’émotion  que j’y ai pris de plaisir.

Site internet de Nathalie Ge
gealageasnath@gmail.com

nath_et_fredFred, 42 ans, ingénieur météo. Je pratique la photographie depuis plus de 15 ans, d’abord autour de la nature et de l’environnement, puis je me focalise rapidement sur la photo de scène : La Nef, Musiques Métisses… Particulièrement intéressé par le photo-reportage, car il permet de concilier vision personnelle et artistique avec instantanéité (un challenge temporel), j’aime aussi m’attarder sur le portrait, les rencontres, tout ce qui touche à l’humain…

Même si de plus en plus, je m’éloigne des contraintes liées au matériel, en démystifiant tel ou tel attrait pour une technique par rapport à une autre, je travaille essentiellement avec un Leica M et un 35mm.

Site internet de collectif
fred@grainsdefolie.net

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Manifestation pro-Charlie – Angoulême, 11 janvier 2015

7 janvier 2015, les attentats de Charlie Hebdo ont suscité un émoi collectif, une prise de conscience nationale que les fondamentaux de notre République sont le cœur même de notre identité. Que malgré la crise, malgré nos différences de points de vue, politiques, idéologiques, religieux, le peuple sait se retrouver pour défendre ces valeurs communes.

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Pour faire gagner la réflexion, la culture, contre l’obscurantisme, à Angoulême comme partout en France, une manifestation a vu le jour ; ce petit reportage n’a pas d’autre prétention que de rappeler cet élan local comme une goutte d’eau parmi le flot qui submergea la France ce jour-là… goutte d’eau angoumoisine, qui avait pourtant, une saveur particulière dans la ville de la BD.

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Olivier Touron – Les anges gardiens de la Nature en Poitou-Charentes et Pays-de-Loire

Bretagne préservée

Olivier Touron
 est né en 1969, France, suit un cursus universitaire le destinant à enseigner les mathématiques, quand il décide de changer de voie et de faire de sa passion son métier. En 1999, il intègre donc l’EMI-CFD et devient photojournaliste indépendant. Aujourd’hui basé dans le nord de la France, près de Lille, il multiplie les collaborations avec la presse magazine française et internationale (Géo, Libération, L’Humanité, Le Monde, Le Monde Diplomatique, L’Express, VSD, Pèlerin, La Vie, Marianne, Marie-Claire, STERN, De Morgen, Financial Times, Newsweek Japan…) Ses travaux personnels, notamment sur la révolution tunisienne, les mineurs et la justice, les Kurdes, ou encore Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, sont diffusés au travers d’expositions et de livres. Son moteur principal : donner à voir celles et ceux qui n’acceptent pas la fatalité, refusent de se résigner, s’indignent et se battent… restent debout, envers et contre tout.
Portrait-Crozon-Olivier Touron Animé par le désir de transmettre sa passion, il encadre des ateliers liés au rôle de l’image dans la société auprès de publics de tous âges et de tous horizons, et milite au travers d’associations comme Freelens.
Depuis 2008, l’Institut Catholique de Lille lui a demandé de créer, d’animer et de développer, en tant que chargé d’enseignement, un cours auprès des étudiants en master Journalisme de la Faculté Libre des Sciences Humaines. En réflexion constante et très concerné par les bouleversements que traversent les médias et le photojournalisme en particulier, il veille à se former régulièrement aux nouvelles pratiques de son métier : WebDocumentaire (EMI-CFD 2011), son pour le web (EMI-CFD, 2009).

Pour lui permettre de financer en partie ses recherches, il lui arrive par ailleurs de répondre à des commandes corporate (portraits, reportages), en direct avec les entreprises ou institutions, ou par le biais d’agences.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les anges gardiens de la Nature en Poitou-Charentes et Pays-de-Loire

Pendant toute l’année 2015, le magazine GEO arpente la France Nature.

Belle, spectaculaire, poétique et secrète, cette France-là bruisse de mille babillages d’oiseaux, bourdonne, stridule, ulule ou croasse. Cette France est jungle, marais, vasière, désert, falaise, estran, plage, îlot, glacier, prairie, forêt, friche industrielle, vignoble ou champ bien ordonné. Ici, elle résonne des sonnailles de la transhumance. Là, elle suspend son souffle à l’approche des récoltes. Ailleurs, elle titille les narines du promeneur insouciant avec un bouquet aromatique qui dit à lui seul toute la douceur d’une contrée. Ce n’est pas un monde perdu. C’est une France du XXIe siècle, consciente de son patrimoine naturel exceptionnel et de la terrible fragilité des équilibres. Un pays composé de multiples petits pays. Une terre qui a parfois besoin d’être réparée et qu’il faudra léguer dans sa diversité aux générations futures. Il faut le rappeler, l’Hexagone a été sacrement gâté par Dame Nature. Il y aura beaucoup à léguer… Si l’on sait préserver cet héritage.

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GEO est donc allé à la rencontre de ceux qui travaillent à la préservation de cette France Nature. Des anges gardiens souvent anonymes, toujours passionnés, encore optimistes, jamais à court de convictions quand il s’agit d’expliquer ce qu’ils font au quotidien. Ces hommes et ces femmes sont éco-gardes, ornithologues, entomologistes, éleveurs, jardiniers, viticulteurs, apiculteurs, ostréiculteurs, mytiliculteurs, marins, enseignants, chercheurs. Parfois, ce sont de simples citoyens. Tous racontent à quel point l’écologie de terrain constitue une richesse et une véritable source de développement économique. Un investissement utile. Un cercle vertueux. Une manne, en somme, dont on ne soupçonne pas l’étendue.

En Poitou-Charentes, les modèles à suivre pullulent. Le photographe Olivier Touron a passé plusieurs semaines en compagnie de ceux qui s’impliquent pour que la région reste ce qu’elle est.Touron-009

Il y eut, par exemple, cette nuit blanche les pieds dans l’eau en compagnie des « bagueurs » de la Réserve naturelle de Moëze-Oleron : 6700 hectares entre mer et polders où font escale chevaliers, barges, bécasseaux et autres migrateurs au long cours. L’opération de baguage sert à mieux comprendre les itinéraires, et donc les besoins, de ces incroyables routiers du ciel capables de voler sur plus de 6000 km de distance – de la Scandinavie à l’Afrique de l’Ouest- pour décrocher une place au soleil.

Instantanées également d’une partie de pêche à pied en compagnie des éco-gardes de l’Ile de Ré. De quoi découvrir à quoi sert le péage à l’entrée du pont qui mène jusqu’à ce paradis : précisément à financer la protection de ce paradis insulaire.

Il y eut aussi l’inspection des bouchots en compagnie des producteurs de moules de la baie de l’Aiguillon. Les photos sont prises au printemps dernier, au moment le plus délicat, celui de la reproduction, celui où l’on peut tout perdre, comme ce fut le cas il y a un an. Preuve que la préservation d’un milieu marin exceptionnel garantit aussi la protection d’une activité artisanale, d’une activité qui fait vivre soixante familles, d’un savoir-faire mytilicole que l’on perfectionne ici depuis le Moyen-Age (depuis 1235, très exactement).

Touron004Site internet d’Olivier Touron

Stéphane Dubromel – Front ouest

Stéphane Dubromel est né en 1980, en Picardie. Après des études de théâtre, il devient journaliste rédacteur en presse quotidienne et hebdomadaire, avant de se consacrer au photojournalisme. Ses sujets de prédilection traitent du social, du travail et de l’évolution de la société française.
Lauréat d’un Grand Prix du club de la presse Nord – Pas-de-Calais, il a été nominé aux prix AJIS (association des journalistes de l’information sociale) et au Scoop Grand Lille (festival européen de journalisme).
Ces photos sont publiées en presse régionale et nationale dans des titres comme M le magazine du Monde, le Vif/l’Express, la Croix, les titres du groupe Milan (Pyrénées magazine, Alpes magazine, Géo ado), la Nouvelle Vie Ouvrière, Pays du Nord, En Bourgogne, etc. Il est également collaborateur régulier du site web Dailynord.fr

_Dubromel

Contact 
tel : 06.99.06.50.81
stephane.dubromel@hotmail.fr
Site web de Stéphane Dubromel

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Front ouest

700 kilomètres se déployant de la mer du Nord en Belgique, jusqu’en Alsace, où s’affrontèrent les protagonistes de la Première Guerre Mondiale. Suivre cette petite ligne de la Grande Guerre, c’est écrire un récit avec la lumière, l’ambiance, les ombres et silhouettes, faire ressortir les bruits de la terre. C’est une histoire de fantômes, de présences. Ici, la nature a emmagasiné et synthétisé les stigmates et traumatismes de celle que l’on appelait « la der des der ».

Ce parcours sur les traces de la guerre est un road-trip itinérant avec sa part de hasard et de spontanéité. Y aller, rester un peu mais pas trop, que cela reste un reportage avec la prédominance du moment pas toujours choisi, rester dans le témoignage. On ne rencontre pas grand-monde sur ces lieux de guerre. Des touristes parfois, des animaux un peu, des passionnés souvent. Et du vide, du vide, du vide. On y trouve un certain paysage français.

Je suis parti en automne 2013 photographier les traces de ce champ de bataille. Qu’y voit-on ? Y’a-t-il de la vie ? Qui vient sur ces lieux de mémoire ? Quelle est la topographie du terrain cent ans après ?

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Somme. Beaumont-Hamel est une terre canadienne également

 

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Lorraine. Sur le paysage lunaire du Verdun d’après guerre, les arbres ont poussé. Cette zone reste néanmoins polluée par les munitions encore enfouies et dangereuses.

 

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Pas-de-Calais. Notre-Dame-de-Lorette est la plus grande nécropole d’Europe, située sur les collines de l’Artois, lieu de trois grandes batailles. Les gardes d’honneur sont chargés de surveiller les lieux et sont reconnaissables à leur brassard.