Anaël Boulay – A quoi pense t-il ?

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : À quoi pense t-il ?

« À quoi pense-t-il ?» est une réflexion photographique sur notre environnement que ce soit au détour d’une rue, dans un bistro, en ville, à la campagne. Ne vous êtes-vous jamais demandé « A quoi pense- t-il ? » en observant les personnes qui vous entourent, avec l’envie irrésistible de vous projeter dans leur tête, d’imaginer leurs joies, leur mal-être, leurs interrogations ?

En réalité, c’est souvent pour trouver une réponse à nos propres questions que nous partons instinctivement à la conquête du regard de l’autre.

portrait Anael Boulay

Autoportrait de Anaël Boulay

La série de photographies est réalisée (avec un Rolleiflex 2,8 f Planar et de la pellicule tri-X400) au gré de ma vie quotidienne, spontanément, en me laissant seulement guider par les scènes se déroulant devant mes yeux.


A.J Cassaigne – La part de l’obscur

A.Cassaigne-18 A.Cassaigne-l'obscur10Lors de la réalisation de cette démarche photographique, Josyane et Alain Cassaigne étaient photographes professionnels free-lance depuis quelques années. Ils ont collaboré sous une même signature à plusieurs revues et en se passionnaient pour des thématiques d’auteurs sur le long terme pour leurs propres ouvrages.
Ils ont à leur actif de nombreuses expositions noir et blanc et couleur, dans divers domaines tels que le voyage, le social et l’humain. Ils sont également les auteurs d’une dizaine de livres sur diverses thématiques dont les châteaux pour la plus récente. Curieux des rencontres pétries par le hasard et leurs errances, recherchant constamment cet attachement à la sensibilité humaine, à l’écriture de la lumière, ils fonctionnent par coups de coeur, voire défis, pour vivre l’intime interprétation de leurs émotions et de leur vécu.Auteur A.J.CASSAIGNE Habitants la région d’Argenton sur Creuse, ce travail issu de leur collaboration et présenté aujourd’hui est salué unanimement comme un travail inspiré, à la fois intime et impressionnant d’engagement. Josyane et Alain Cassaigne sont à présent séparés et travaillent indépendamment. Alain Cassaigne continu un travail d’auteur, toujours en photographie et sous le label artistique indépendant.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : La part de l’obscur

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Ce travail photographique en milieu psychiatrique n’est pas un reportage, ce n’est pas non plus une recherche thématique ou esthétisante… C’est une plongée en eau profonde, une plongée avec un appareil photo, un peu comme on voyage avec un vieil ami sans se préoccuper du retour. C’est un voyage au pays des peurs et des angoisses, un pays où l’autre est roi et ami… Cette démarche n’est qu’une recherche de la profondeur humaine dans ses aspects les plus complexes, un voyage au fil du temps où les hommes restent dans la quête d’eux-mêmes. Une errance dans un univers de gestes et de regards, dans un lieu où tout a un sens, même le plus anodin des murmures, et où, tout se vivant, rien n’a besoin d’être expliqué… La douleur d’être soi ne se raconte pas. Les photographies présentées sont autant de miroirs où la dignité et la souffrance se mêlent.
Regards, portraits serrés, émotions vivantes dans un constant mélange de lumière : mosaïque du soleil de la vie et de son incoercible « Part de l’Obscur ».

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Il y a des visages, des figures, des visages défigurés, des figures dévisagées. Des mains qui vibrent pour un langage qui ne vient plus. Il y a des douleurs et des cris de joie, des regards qui fuient l’angoisse et des pieds qui, au fil d’un couloir monotone, recomptent l’addition misérable de leurs pas inutiles. C’est avant tout une rencontre, un hymne à la différence et un lieu où dérivent les hommes dans l’indifférence d’une société. Un retour initiatique dans les limbes où enfantent des mondes extraordinaires et torturés. Une errance dans un univers de gestes et de regards, dans un lieu où tout a un sens, même le plus anodin des murmures, et où, se télescopent tous les paradoxes…
Josyane et Alain Cassaigne ont su, avec le temps, se faire accepter. Devenir les amis, les confidents, avant même de réaliser la première photographie. A l’opposé de toute notion de rentabilité, de retour financier ou d’utilisation d’image, cette volonté (pour ne pas dire démarche) est le fruit d’une rencontre entre l’homme et lui-même, pour le goût de l’autre et de l’échange, avec toujours ce choix de ne pas rester dans une logique de reportage, ne pas travailler le fond et la forme, le contexte ou le social, n’être plus rien, si ce n’est l’outil d’un transfert thérapeutique en attention flottante.

Benoit Cassegrain et Hélène Legay – SideWays

Benoit Cassegrain : voyageur au long cours, avec sa caméra en main, il a parcouru l’Asie entre 2007 et 2010 pour réaliser une série documentaire dans des villages de différents pays. En 2011, son film « Goudou Goudou, les voix ignorées de la reconstruction » obtient différentes récompenses (Festival du journalisme de Pérouse, WebProgram festival). Lassé du fonctionnement classique des productions audiovisuelles, il prend la route en 2013 et débute SideWays.
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Hélène Legay : passionné de photographie depuis le lycée, elle a réalisé son premier travail photographique au Nicaragua en 2009, présenté au cours d’une vingtaine d’exposition (dont à BarrOjectif 2010) et un livre de textes et photographies. Après deux années en entreprise, elle a choisi de cesser de suivre la route qui était tracée pour elle afin de vivre ses rêves. Elle rejoint Benoit dans le projet SideWays en mai 2013.

EXPOSITION BARROBJECTIF  2015 : SideWays

Des personnes et projets inspirants pour un monde plus solidaire. Depuis plus de deux ans, Hélène, photographe, et Benoit, réalisateur, parcourent les routes d’Europe « en quête d’un autre monde ». D’Allemagne à l’Espagne en passant par la Belgique et la France, ils découvrent des centaines d’initiatives. Parfois, ils s’arrêtent le temps d’une semaine approfondir un sujet particulièrement marquant qu’il communiquent avec leurs moyens d’expression : la photo et la vidéo. Entre deux tournages, ils s’arrêtent dans les villes et villages pour présenter ces projets et entamer la discussion avec ceux qui le souhaitent.
Huit épisodes multimédias sont nés depuis 2013, sur des thématiques variées que vous découvrirez au fils des images.
Pour en savoir plus et pour découvrir les épisodes complets : www.side-ways.net (pas forcément pour publication, mais pour votre information)

SideWays « Enquête d’un autre monde » est une websérie documentaire sur les personnes et projets inspirants. Les bénévoles à temps plein vivent et travaillent sur la route avec le camion SideWays.

Le financement est basé sur l’économie du don et de contribution. Chacun est invité à participer à la série que ce soit avec ses compétences ou avec de l’argent. Tous les contenus sont sous licence Creative Commons, librement réutilisables et téléchargeables.
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Pour découvrir les épisodes : www.side-ways.net/les-episodes/

Pour participer : www.side-ways.net/participez

Pour proposer une projection : http://side-ways.net/vous-souhaitez-que-le-camion-tiers-lieu-passe-pres-de-chez-vous/

Pierre Delaunay – Moins on possède, moins on désire

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Photo © Pierre Delaunay

Pierre Delaunay photographe professionnel à Ruffec depuis 32 ans la ville ou il est né en 1962, comme Obelix il est tombé tout petit dans la potion nommée «  révélateur «  (parents photographes).
Photographe humaniste et social, à travers sa sensibilité il traduit dans ses images l’émotion qui se dégage des personnages et c’est ainsi qu’il fixe sur la pellicule des instants parfois étonnants.
De nombreuses fois primé comme portraitiste, il expose ses œuvres en France et aussi à l’étranger..
En 2003, il a reçu un QEP (Qualified European Photographer) en Mariage et, en 2005, Il est devenu le premier MQEP français (Master Qualified European Photographer) c’est à Bruxelles en juin 2012 que lui est décerné son deuxième MQEP.

Formateur et maître de conférences internationale, il est un des fondateur/organisateurs du festival de photo-reportage (Barrobjectif).

pierrot portrait ChivaWEB

Contact
Site web de Pierre Delaunay

Prix, récompences et Conférences

1981 :   C.A.P  photographie
1995 :   Portraitiste de France  ( 5 titres )
1996 :   Grand Prix  Noir et Blanc AGFA
1999 :   Prix Du jury Noir et Blanc  ILFORD
2002 :   Objectif d’or Trophée Reportage
2003 :   Qualified European Photographer
2004 :   Objectif de Rubis (3 eme a l’été des Portraits Bourbon –Lancy )
2004 :   Conférencier aux congrès international d’Orvieto (Italie) et Anvers (Belqique)
2005:    2 mentions special Award Orvieto (Italie)
2005 :   Master Qualified European Photographer  (1er  Français à recevoir le titre)
2006 :   3 ème cat. Reportage au concours Professional Fotografia Awards Orvieto (Italie)
2006 :   Conférencier au congrès international d’Avilés  (Espagne)
2007 :   3 éme  prix Créativité concours photo de Mariage Fuji
2008 :   5 Awards de bronze Orviéto fotografia (Italie)
2009 :   1 Awards de bronze Orviéto fotografia (Italie)
2009 :   Objectif d’Argent  Congrès National de  Montpellier
2009 :   1 Prix Arterre «  concours d’art »
2009 :   Conférencier «  Vive la France » en Belgique
2010 :   Conférencier au congrès international de Naples (Italie)
2010 :   Trophée 3 ème Age  « été des portraits » Bourbon-Lancy
2011 :   Conférencier  au 2 ème Congrès Européen de la FEP (Lyon)
2011 :   Conférencier au Congrès international du Portugal
2011 :   1 Awards d’argent et 2 bronze Orviéto fotografia (Italie)
2011 :    Workshop  en Hollande (juillet)
2011 :    Mention Honneur Prix PX3 Prix de la Photographie Paris
2011:     2 Awards d’argent FEP European Professional Photographer of the Year 2011
2012 :    4eme au Silken Awards 2012 à Bruxelles (Belgique)
2012:     1 Award d’or 9 Awards d’argent et 6 bronze Orviéto fotografia (Italie)
2012:     finaliste au FEP European Fine Art Photograph of the Year 2012
2012:     2 Nominations au Black & White Spider Awards
2012 :    2eme Master Qualified European Photographer ( juin 2012)
2012:     Workshop «  Make a Memory »  en Hollande (octobre)
2012:     Conférencier au Congrès international de la Belgique ( Malle)
2012 :    Médaille d’argent au Médaille Photographie Professionnel Française 2012
2012      3eme au Silken Awards 2013 à Bruxelles (Belgique)
2013 :    3eme prix au concours photo Canon « Le Monde de l’image »
2013:     Conférencier au Congrès des maitres Photographes Québécois  (Canada)       2013:     Conférencier et workshop au Congrès de la FIOF  à Bareletta (Italie)
2013 :    1 Awards d’argent et 6 bronze 3 eme en Portrait Orviéto fotogr
2013 :    3 me Prix du Master Chef de la photographie Professionnelle 2013 (Tours)
2013:     Conférencier au Congrès the InspirationCamp event organized by DFF  (Copenhague  DK )
2013 :    FEP Facebook cover  picture of the month – juillet
2013:     2 nominations  au Black & White Spider Awards
2013 :    3 Médailles de bronze au Médaille Photographie Professionnel Française  2012
2013 :   désigné comme le Juge Français de la 1er Coupe du Monde de Photographie WPC ( 15 juges au Monde )
2014 :    2me du concours de couverture du magazine Sortir Label Charente
2014 :    3me du concours des Photographies de l’année 2014 en Catégorie « humaniste »
2014 :    Conférencier et workshop au 2me Congrès IPMGA  à Kolkata (Inde)
2014 :    1 Awards de bronze et finaliste au concours One Eyeland Awards
2014 :    finaliste au FEP European Professional Photographer of the Year Awards
2014 :    1 Award d’or 4 Awards d’argent et 11 bronze Orviéto fotografia (Italie) vainqueur de la categorie Portrait.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014Moins on possède, moins on désire

« Moins on possède, moins on désire » Gandhi
 » La technique n’est pas ma priorité dans le portrait , je la connais et la domine mais je préfère me  consacrer à la plus importante source de réussite photographique : la relation humaine.

Plus je vais me rapprocher du sujet, plus il va avoir confiance et plus je vais communiquer. Si la personne est réticente, je n’insiste pas. : j’ai pu ainsi remarquer que lorsque je suis très près de mon sujet, l’appareil disparaît (le paradoxe de la proximité).A ce moment-là, vous n’êtes plus un voyeur mais un proche ».

Ces Images ont été réalisées à Calcutta , Bénarès et dans les Sundarbans (delta du Gange) en février 2014.

Pierre Delaunay

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Photo © Pierre Delaunay

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Photo © Pierre Delaunay

 » Notre vie est une longue et pénible quête de Vérité  » Gandhi

Serge Simon – Pélérinage des hassidim à Lelow

Photographe professionnel depuis 1976, j’ai travaillé pour la presse, l’édition et la publicité. Je suis également l’auteur de nombreux ouvrages, en collaboration avec Dominique Simon, mon épouse, pour les textes.
En 2004, je m’oriente vers une photographie humaniste en N&B et reste fidèle à l’argentique.
A partir de cette date, mon travail est réservé aux expositions. Ces dernières années, je me suis surtout interessé aux nomades, de Mongolie et du Sahel.
En janvier 2014, j’ai pu réaliser ce reportage sur le pélérinage des juifs orthodoxes en Pologne, grâce à la complicité d’une amie polonaise, Barbara, qui a tout mis en oeuvre pour que je sois présent le jour J. Afin de conserver l’ambiance des scènes prises à l’intérieur et demeurer discret, je n’ai pas utilisé de flash. Aussi, ces images sont réalisées avec des films très sensibles.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Pélérinage des hassidim à Lelow – Pologne

Le petit village de Lelow (moins de 2000 habitants) en Silésie est à 80 kms environ au nord de Katowice. Dés le XVI ème siècle, Lelow voit sa communauté juive prospérer et devient  au XVIII ème un centre très important de l’Hassidisme. En 1939, la plupart des juifs de Lelow sont déportés vers le camp de Treblinka. Ce village est aujourd’hui un haut lieu de pélérinage des hassidim (juifs orthodoxes) du monde entier qui viennent se recueillir sur le tombeau  du tsadik David Biderman (1746 –1814), un de leurs maîtres spirituels.
En janvier 2014, année du bicentenaire de la mort de David Biderman, un grand nombre de pélerins venus de tous horizons, se sont retrouvés à Lelow. La journée du 8 janvier s ‘est écoulée au rythme des prières, entrecoupées de chants et de danses; pour les hassidim la communion avec Dieu doit être joyeuse.

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Serge Simon – Les Toubous du Sahara

Photographe animalier professionnel depuis 1976, j’ai travaillé pour la presse, la publicité et l’édition. Je suis également auteur de nombreux ouvrages, en collaboration avec Dominique Simon, mon épouse, pour les textes.

Je m’oriente en 2004 vers le photographie humaniste en noir et blanc, et reste fidèle à l’argentique. Passionné par les peuples au mode de vie différent du nôtre, j’aime en particulier les nomades : Mongols, Peuls, Touaregs, et Toubous au Sahel. Mes photos sont en quelque sorte un témoignage modeste de la vie de ces hommes d’un autre âge. Je ne cherche pas l’image choc qui provoque l’horreur ou la pitié ; au contraire je recherche plutôt le sourire ou la tendresse qui évoque la sérénité, sinon le bonheur, dans l’art de vivre de ces peuples. le photographe serge simon

EXPOSITION BARROBEJECTIF 2013 : Les Toubous du Sahara

Les Toubous, voisins orientaux des Touaregs, occupent un domaine géographique important (1 300 000Km2). Leur territoire, principalement tchadien, déborde sur la Libye au nord, le Niger à l’ouest et le Soudan à l’est. Les événements de ces quarante dernières années dans le nord du Tchad les ont fait mieux connaître aux Occidentaux.

Peuple nomade, les Toubous sont essentiellement éleveurs de dromadaires. Ces hommes, d’une endurance exceptionnelle, résistants à la faim comme à la soif, peuvent survivre dans les dures conditions d’existence du désert.
La majorité des photos sont faites dans le nord du Tchad, en novembre 2011 et février 2012.Barro 7Barro 16

Alessio Romenzi – Prix Lucas Dolega 2013

Alessio RomenziNé en 1974, Alessio Romenzi est basé au Moyen-Orient. Il a couvert extensivement le Printemps Arabe depuis le début, avec une attention particulière pour l’Égypte et la Libye. Il a ensuite couvert la Syrie, et a été l’un des premiers photographes a rentrer dans le pays clandestinement, alors que le régime de Bachar Al-Assad commençait à utiliser des armes lourdes contre l’opposition et à interdire l’accès aux journalistes.

Ses photos ont été régulièrement publiées dans le monde entier, ainsi que pour des publications d’ONG : Amnesty International, FAO, Unicef, la Croix Rouge, Save the Children, Terres des Hommes, War Child International, parmi d’autres. Quand on lui demande ce qui le motive, il n’a rien de définitif à dire. Il pense simplement qu’un appareil photo est le meilleur moyen qu’il a de ne pas oublier ce qui se passe ailleurs.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Survivre en Syrie

Les troubles qui agitent la République Arabe Syrienne depuis mars 2011 continuent d’affecter les populations civiles, en particulier dans les catégories les plus vulnérables de la population. La situation se détériore dans les villages et villes du pays, laissant les habitants sans protection, abri, nourriture ni eau. Beaucoup de civils ont été tués tandis que les autres survivent dans la peur quotidienne. Bien qu’ils soient nombreux à s’être enfuis et réfugiés dans les pays voisins, ceux qui n’ont pas pu quitter le pays sont constamment exposés à la violence du conflit.
 Je me suis intéressé à la Syrie depuis le début du soulèvement dans le monde arabe, et la guerre civile qui s’est déclenchée a accaparé mon attention. Mais trouver des accès et pouvoir rentrer dans le pays a été très difficile : avec l’accélération des violences et l’instabilité de la situation, ça a été quasi impossible pour les journalistes de savoir quand et comment accéder aux points chauds du conflit. À un moment crucial pour moi, j’ai décidé d’aller au Liban et d’attendre le bon moment pour entrer en Syrie. Cela m’a pris beaucoup de temps de trouver un moyen et ça n’a pas été sans risques. Une fois à l’intérieur, j’ai eu la chance d’être au cœur du conflit et de partager avec les populations civiles leur tragique expérience. J’ai passé plus de deux mois avec des familles syriennes, ainsi qu’avec des membres de l’Armée Syrienne Libre, en essayant de comprendre ce qu’ils pensaient, ressentaient et souffraient. C’est ainsi que j’ai été invité à capter leur vie dans des moments très intimes. Le but de ce travail est de continuer à faire prendre conscience de ce qui se passe en Syrie, et de faire réfléchir sur la destruction et les souffrances que la guerre amène dans la vie des personnes.

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Théo-Synchro X – Les cœurs impatients

Depuis plus de 15 ans, Théo Pinganaud couvre l’actualité nationale et internationale pour la presse magazine française et étrangère (Irak, Pakistan, Algérie, Kosovo, Bosnie, conflit israélo-palestinien). Ses photographies sont publiées dans de nombreux journaux (GEO, Stern, Paris Match, Elle, Marie-Claire, Figaro Magazine).

Il est le co-fondateur de l’agence Synchro-X et du festival de photoreportage BarrObjectif.

Son travail a été plusieurs fois projeté au festival Visa Pour l’Image de Perpignan. Il est par ailleurs photographe de plateau et a travaillé avec de nombreux metteurs en scène (Chabrol, Kassovitz, Delépine). Il donne également des cours de photojournalisme dans plusieurs écoles.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages photographiques

15, SAMU, paru en 2005 aux Éditions Arléa

24h au théâtre, paru en 2006, autoédition

Louise Michel, paru en mai 2008 aux Éditions Danger Public

VA SAVOIR ! chroniques photographiques d’une année au lycée, paru en 2012

De Groland au grand soir, paru en mai 2012 aux Éditions Capricci

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Les cœurs impatients

Ce reportage présente les derniers jours d’activité d’un médecin de campagne en Charente. Le docteur Dugas exerce à la Rochefoucauld depuis plus de 30 ans, il a cessé son activité en juin de cette année. Contrairement à la plupart de ces collègues qui prennent leur retraite, il a pu trouver un remplaçant. Le docteur Dugas part l’esprit tranquille, ses patients ne seront pas livré à eux-mêmes dans un désert médical. Cette histoire fait partie d’une série de reportages sur la médecine de campagne qui donnera lieu à la publication d’un livre en 2014.

Julien Ermine – Conditions de vie des enfants pauvres en Inde

Il propose, au travers d’une sélection de vingt-cinq images, un regard singulier et digne sur les craintes et espérances de tout un peuple. Ce reportage a été nominé pour le prix du reportage de l’année 2013. Julien Ermine a d’ailleurs obtenu le Prix de la Photographie Humaniste de l’année, ainsi que le prix du Meilleur jeune talent Photographique de l’Année.julien ermine

Exposition Barrobjectif 2013 : 1/5 Conditions de vie des enfants pauvres en Inde

1/5 : quel drôle de titre ! Le photographe s’est rendu pendant quatorze mois en Inde, pays où un enfant sur cinq est considéré comme « pauvre » selon les Nations Unies, et de fait vit en dessous du seuil de pauvreté. Dans ce pays aux mille contrastes, aux mille coutumes et aux mille tumultes, là où l’économie est pourtant florissante, bon nombre de lacunes inquiètent et s’accumulent dans une Inde surpeuplée.

Ce pays pourtant à l’aube de temps nouveaux, affiche nombre de facteurs d’inquiétude sur des questions pourtant fondamentales : accès au développement pour tous, à la santé, à la scolarisation, disparité dans l’accès aux richesses, précarité, insalubrité, notion aléatoire des droits de l’homme parfois. Derrière les façades des taux de croissances et autres indices de développement économique présentés de manière satisfaisante mais parcellaire se cache d’autres réalités, sociales celles-là. L’Inde possède plus de 360 millions de « pauvres ». À titre de comparaison, cela représente autant de personnes que le nombre d’habitants dans l’ensemble des pays d’Europe.

L’inquiétude que le photographe a souhaité mettre en relief porte sur l’avenir de ces millions de laissés-pour compte. L’Inde peut-elle relever le défi de sortir de la misère tous ces déshérités lorsque l’on sait que le sous-continent est foulé par un milliard deux cent millions d’âmes ? Comment seront-ils intégrés à ce monde en pleine mutation ? Ce monde qui, justement, développe un modèle économique fondé en partie grâce à ces millions d’hommes et enfants que l’on peut payer trois fois rien, « la main-d’œuvre à bas coût », comme on se plaît à la nommer en occident. Ces enfants cassés ou abandonnés à leur sort ou à celui de leur condition de misère sont au nombre de 80 millions en 2012. Un enfant sur neuf est au travail, c’est le record mondial. Douze millions travaillent chaque jour dans des emplois dits « à risques ». Mal nourri, mal soigné, le quotidien des plus pauvres est fait de petits travaux, de débrouille pour la survie, d’ennui, de précarité. Dans la majorité des cas, il n y a pas de porte de sortie, pas de solution liée à l’amélioration de leur condition humaine, pas de système permettant de les sortir de leur situation de misérable, et ce même à moyen ou à long terme. Ils sont souvent livrés à la rue dès l’enfance, parfois contraints, parfois mutilés. La multitude des facettes des conditions subies semble désolante : travail infantile, conditions de vie sociale, d’habitat, le rapport aux maladies, à la sous-alimentation, aux conditions de mendicité, et pourtant, la force des choses, les efforts consentis imposent là aussi le respect. Le regard ici est parfois inquiétant, parfois fascinant sur ces laissés pour compte, sur les joies et les tristesses partagées par ces 80 millions d’enfants auxquels la vie n’a pas accordé une bonne étoile, ou une bonne situation liée au cycle des réincarnations pour être plus en phase avec la philosophie indienne.

Jasmine Debels – Lorsque la SLA se glisse dans votre vie

Qualified European Photographer.
Jasmine Debels (1971) Qualified European Photographer.

Jasmine Debels

Dans les images de Jasmine, l’individu est constamment en vue. A la recherche de la beauté et de l’équilibre, avec respect : c’est une constante qui en dit plus que des mots.

La Photographie signifie littéralement «écrire avec la lumière ». Pour Jasmine la photographie signifie «écrire sans mots et placer l’être humain dans la lumière’.

La caméra est l’instrument de sa conscience. Quand il y a du dramatique présent dans ses images, il a seulement un sens révélateur.

En 1994, Jasmine part pour le Sri Lanka et pour la première fois elle prend des photos. Une exposition suit.

Grâce à l’appareil photo numérique, Jasmine reprend en 2004 un appareil photo. Depuis la photo ne la quitte. En 2007, elle devient photographe indépendant et exerce le métier de photographe, en professionnel. En 2012, elle arrête son activité professionnelle : le circuit pro n’est pas pour elle et ne répond pas à ses aspirations. Jasmine poursuit la photographie mais autrement, sur les sujets qui la touchent. Sa photographie  est aujourd’hui socialement engagée, au service des autres, de ceux qui ont besoin d’aide.

Le travail photographique de Jasmine est caractérisé par une intense richesse d’images. La langue dans sa photographie se trouve dans les régions de la magie innommable, rayonne de la complexité est à la fois intrigante et simples. Son travail nous permet de rencontrer un état ​​d’individualité, d’une réunion avec les personnes vulnérables, le fort, l’essence intrinsèque de l’autre.

Avec le livre «Not Alone ‘elle nous fait voir l’effet destructeur du SIDA en Afrique et dans’ Aymuray » elle nous guide dans la pauvreté des paysans en Bolivie. Elle enregistre parfaitement les différentes couches de l’impact et l’affect, la douleur et la joie, la perte et l’espoir, toujours avec humilité et un profond respect. Ce qui touche son âme, fixe son objectif. Ses images ne sont jamais gratuites et invitent le spectateur à se joindre à l’esprit et le vrai qu’elle a peut rencontrer chez l’autre… cela nous amène à l’un des plus grands talents de Jasmine: dans le monde des ‘spectateurs’, elle est une ‘voyant’. Ronny d’Hulster.

AWARD

 – BURGERS IN AKTIE’, Fedactio, Brussels, Finalist, ALS (Amyotrofische Lateraal Sclerose), 2013

– BLACK&WHITE PHOTOGRAPHER OF THE YEAR, ‘Birth in Guinée’  2012 (Selection)

– QUALIFIED EUROPEAN PHOTOGRAPHER cat. reportage, ‘Not Alone’ 2011

– CIIP-CHINA, selection, ‘Not Alone’ 2011

– FEDERATION EUROPEAN PHOTOGRAPHERS, SILVER AWARD cat. reportage, ‘Not Alone’ 2011

– EUROPEAN PHOTOGRAPHER OF THE YEAR AWARDS , ‘Not Alone’ 2010 (Finalist)

– FEDERATION EUROPEAN PHOTOGRAPHERS, GOLD AWARD, cat. portrait, ‘Not Alone’ 2010

– FEDERATION EUROPEAN PHOTOGRAPHERS, SILVER AWARD cat. reportage, ‘Not Alone’ 2010

– FEDERATION EUROPEAN PHOTOGRAPHERS, BRONZE AWARD cat. reportage, Not Alone’ 2010

– FEDERATION EUROPEAN PHOTOGRAPHERS, BRONZE AWARD, Social category, ‘Indian Family’ 2009

– TREK MAGAZINE, travelphotography, France 2009

– THOMAS COOK, the best travel image, 1st prize, Gent Belgium 2009

– CANON- THE CHALLENGE, cat. Macro, European 2008 (Selection)

Exposition Barrobjectif 2013 :

Lorsque la SLA (sclérose latérale amyotrophique ) se glisse dans votre vie.

« Je discutais récemment avec Jasmine encore sur la visualisation de « force ».
C’est facile pour la force physique, pour la force intérieure c’est extrêmement difficile. La perception est souvent différente quand ont connait la personne.
Inconsciemment vous ajoutez cette connaissance lors de la visualisation de l’image, et comme cela vous croyez donc que vous voyez en fait la force.
Ce que me concerne vous n’avez pas besoin de chercher la puissance dans l’image elle-même.
Pour moi, participer à la séance photo, la volonté de partager mes moments intimes, ouvrir la porte de ma vie privée exige beaucoup de ce qu’on peut décrire comme la force.
Toute personne avec de l’empathie peu «voir» cela, no matter what ».

Alain Verspecht

La sclérose latérale amyotrophique (sla), est une maladie neurodégénérative des motoneurones de l’adulte. Elle est caractérisée par une dégénérescence progressive des neurones moteurs de la moelle épinière et du cortex cérébral avec destruction consécutive du faisceau pyramidal et de ceux de la corne antérieure de la moelle épinière avec destruction des unités motrices associées. Elle provoque une paralysie progressive de l’ensemble de la musculature striée des membres, du tronc (y compris les muscles respiratoires), et de l’extrémité céphalique. La maladie est généralement rapide et mortelle. Les patients atteints de sla meurent généralement en raison d’une insuffisance respiratoire. La durée moyenne de la maladie est d’environ trois à cinq ans.

La cause de la sla est inconnue. Elle touche les deux sexes et son incidence augmente avec l’âge à partir de 40 ans. En Belgique il y a 1000 patients. 200 patients meurent chaque année et il y a chaque année 200 nouveaux patients.

Alain Verspecht est né à Saint-Amandsberg (Gand) en 1968. Actif dans le mouvement de la jeunesse locale, il a exercé des sports jusqu’à sa trente-cinquième année de vie (football, tennis, squash, vtt). Il a fait de la moto, profité de la vie, essayé de construire quelque chose, et à raisonnablement bien réussi : gestionnaire dans diverses entreprises. Bref, ce qu’on pourrait appeler une vie stimulante et excitante, ici et là sur des routes pavées. Très heureusement marié avec Katrien (qui jour et nuit prend soin de lui), deux enfants, deux chiens, un cheval, deux chats et des mignons poulets. Une jolie maison dans un endroit calme avec des voisins fantastiques. Et puis, en 2006, les premiers symptômes de ce qui a été plus tard diagnostiqué comme la sla. Aujourd’hui, Alain a fondée une association avec l’intention de se concentrer davantage sur la maladie sla pour aider dans l’avenir d’autres patients.