Thomas Lebreuvaud _ Pension de Famille – Les Marronniers- Paris 6ième

Troisième prix du Grand prix d’Auteur du festival photographique biennal de Saint Benoit, édition 2011

« C’est à l’occasion de ma formation photo que j’ai découvert – Les marronniers -. Il existe encore à Paris des pensions de famille. Celle-ci est tenue par Marie qui y a grandi. Elle est située dans le 6e arrondissement de Paris, ne possède pas de jardin si ce n’est le jardin du Luxembourg juste en bas de la rue. Le lieu est extraordinaire mais les habitants le son mille fois plus. On y croise des gens de passage, des gens qui restent, des gens qui partent et des gens qui reviennent… beaucoup de gens qui reviennent.

Cette série d’images a été faite avec la complicité des pensionnaires durant le printemps 2010 et faisait l’objet de mon travail de fin de formation. Il reste une place libre sur la dernière image de la série, venez vous asseoir à l’occasion.
http://pension-marronniers.com
contact@images-thomas.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Pension de Famille – Les Marronniers- Paris 6ième

Patrick Mesner – Algérie, le temps suspendu, les années de plomb

Né le 15 septembre 1953 à Alger, membre de la société des Océanistes.

1978, premiers reportages.
Images et textes publiés dans la presse internationale et l’édition – diffusion Agence GAMMA dans 50 pays

1985, Patrick MESNER s’oriente  vers la télévision et l’écriture. (reportages d’actualité, enquêtes de société, magazines et documentaires). Récompensé par un XV d’or TV en 1992.

2012,  Réflexion sur la photographie pour le magazine www.photographie.com
En marge de la télévision, Patrick MESNER poursuit un travail photographique au long cours, les errances. Son travail d’auteur porte sur l’édition de livres, carnets de voyages et expositions.

Principaux travaux:

  • «Il était une fois, Le festival de Lille – 1984» avec Henri Cartier Bresson, Cindy Sherman, Edouard Quin… (travail de groupe)
  • «Les Marseillais – 1988/1992 – Soleil productions» L’errance 1.
  • «New York – 1992» L’errance 2.
  • «Les Princes de juillet -1984/1995» L’errance 3.
  • «L’automne d’or – Arménie – 1993/1995» L’errance 4.
  • «Salam alékoum brother – Algérie – 1990/1994 – La Marseillaise» L’errance 5.
  • “Aubagne en vue 1994” (travail de groupe)
  • « Au pays de Joseph K -1995 Prague» L’errance  6.
  • «Venise2000» L’errance 7.
  • «Chronique du pays Kanak – 2000 – éditions Planète Mémo»
  • «Sydney Street – 2001» L’errance 8.
  • «La Réunion – 2003» L’errance 9.
  • «Algérie, la tombe de ma mère» éditions Le Temps qu’il Fait – 2004» L’errance 10.
  • «mémoires du quotidien, écrits et images du Sud – 2006 – EncragEdition» (travail de groupe)
  • «Kanak-portrait de groupe – 2011 – Nouvelle Calédonie – Idées +» L’errance 11.
  • «Algérie Le temps suspendu – L’esprit du monde – 2012» L’errance 12.
  • «Avec Elle – 1981 – 2011» L’errance 13.
  • «I Love Paris- 1982/2012» L’errance 14.

Son site : www.lescarnetsdusud.com

Exposition BarrObjectif 2012 : Algérie, le temps suspendu – les années de plomb

En 1990 et jusqu’en 1994, je me suis rendu en Algérie afin de couvrir les premières élections libres pour lesquelles tous les partis politiques furent autorisés. Les tensions étaient palpables entre les autorités et la population rêvant de plus de démocratie. Le FIS labourait le champ fertile des sans voix, petit peuple des miséreux, prônant une République Islamiste. Les leaders Abassi Madani et Ali Bel Hadj en tête du scrutin menaçaient de renverser la dictature des généraux.

Le deuxième tour des élections fut annulé, l’année suivante. Furieux, les islamistes radicaux commencèrent leurs exactions…attentats aveugles, enlèvement d’hommes et de femmes qui servaient de putains dans les maquis…viols d’enfants et égorgements. Le pays bascula dans l’horreur…les visas impossibles à obtenir pour la presse étrangère. Le pays était fermé, interdit. J’ai pu obtenir un second visa d’écrivain, en 1993 et me rendre sur place, traversant le territoire algérien avec trois amis. Je me suis rendu dans tous les endroits où les massacres avaient eu lieu, traversant l’Algérie d’est en ouest, de la Kabylie à la frontière marocaine. Je voulais montrer la grande dépression dont souffrait la population vivant dans les campagnes, petits bleds et fermes isolées et n’étant sous aucune protection mais aussi sous la terreur des islamistes… me refusant de photographier cadavres et autres hommes en armes, militaires et “Ninjas”…hommes encagoulés de la sécurité d’état. Le GIA menait des opérations d’une cruauté inouïe.
C’est ce témoignages que je donne à voir dans ce récit où se mélangent photographies et extraits de mes carnets de notes publiés dans deux ouvrages Algérie la tombe de ma mère éditions Le temps qu’il fait et  Algérie, le temps suspendu édition L’esprit du monde.