Michel Lamothe – Prix St Benoit – La main… des mains pour dire

Michel Lamothe habite dans la Vienne et pratique la photo amateur depuis quarante ans, longtemps en argentique, puis numérique. Pas de sujet préféré, mais des photos liées aux émotions.

michel.lamothe@free.fr

Michel Lamothe a reçu le 2e prix du Grand Prix d’Auteur festival photographique de Saint-Benoit 2015

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : La main… des mains pour dire

La rencontre avec les personnes sourdes aveugles au début des années 70 m’engagera dans la vie professionnelle, et bien plus ! La communication par le corps, le toucher est très riche et peut tellement dire. Elle fait de vous un être de parole singulier.

La main...des mains pour le dire -1 La main...des mains pour le dire -2 La main...desmains pour le direImaginez-vous sourd et aveugle : vous tendriez les mains pour toucher, pour découvrir l’environnement et rencontrer les autres. Né sourd et devenu aveugle vous possédez généralement la langue des signes, né aveugle et devenu sourd vous possédez peut-être le braille et la parole.
Né sourd et aveugle vous chercherez la rencontre, auprès de vos parents ou de vos éducateurs, pour être et pour être avec l’autre. Vous tendrez les mains et découvrirez laborieusement la communication, quelques signes qui vous invite à penser. Mais si cette possibilité est trop tardive ou si elle ne fait pas sens, si vous avez attendu en vain la main de l’autre, si vous n’êtes pas encore, être de parole, la main sera toujours là, l’instrument pour apprivoiser l’autre, l’espace.
Ces quelques photos sont extraites d’une plus grande série réalisée, à leur demande, dans les institutions spécialisées de Poitiers et de Saint- Benoit (Vienne).
L’accueil bienveillant et la liberté de prise de vue m’ont permis d’être très près et avec. Je pense que cela se ressent sur les photos, et elles invitent donc comme le thème du festival Arc’Image à un regard, une rencontre humaniste.

 

Francis Chancerel – Prix St Benoit – Le rêve de Cendrillon

Portrait de Francis ChancerelSes débuts photographiques commencèrent à 18 ans avec un Yashica offert par son père. Rapidement son apprentissage argentique se développera dans les labos étudiants à Rouen puis à Rennes, où il terminera ses études d’ingénieur agronome. Arrivé à Poitiers en 1972, il pratique et expose dans le cadre associatif pendant quelques années. Après un arrêt de plus de vingt ans, il reprend la prise de vues, aux beaux-arts d’abord, où il découvre les techniques du studio et la photo de nu, puis au XV du Poitou pendant quelques temps. Demeurant maintenant en Charente-maritime il reste fidèle au groupe « espace de l’instant », association de photographes poitevin, tout en étant membre du Groupe Photo du Pays royannais. Site internet

Francis Chancerel à reçu le 1e prix du Grand Prix d’Auteur festival photographique de Saint-Benoit 2015

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Le rêve de Cendrillon

Cette série est construite sur la base de prises de vues en lumière naturelle et pose longue (1 à 5 secondes) avec des voiles opaques qui, tirés rapidement, donnent des surimpressions, tirés régulièrement, conduisent à des effets de filé enveloppants ou vaporeux. S’il y a peu d’interventions informatiques à posteriori le numérique reste très utile à la prise de vue pour visualiser immédiatement les effets et ainsi orienter les éclairages et la manière de tirer les voiles. Au domaine des illusions, des ambitions et des jalousies, la belle Cendrillon s’imagine une vie meilleure la conduisant ainsi dans le monde des rêves, entre songes délicieux et sombres cauchemars.Le rêve de Cendrillon-1

Le rêve de Cendrillon -2

Frédéric Gras – La Piste aux étoiles

Frédéric Gras est photographe à Élancourt dans les Yvelines à trente minutes de Paris,
photographe portraitiste essentiellement, mais pas que. En couple depuis dix-neuf ans, et marié depuis 2014 à Patricia, papa d’Amélie, une grande fille de dix ans.
Ancien professeur d’EPS en collège et lycée, il a toujours à plus ou moins haute dose pratiqué le sport. Depuis trois ans en plus de pratiquer le golf avec sa fille, il photographie les pistards sur le vélodrome national de Saint-Quentin-en Yvelines. Primé en France, en Europe et aux États-unis, la photographie lui permet de continuer à se mesurer aux autres afin de toujours tenter de s’améliorer, et de fait, essayer de proposer des images différentes de ce sport.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : La Piste aux étoiles

Je vous propose aujourd’hui de découvrir mon œil photographique en vous proposant mes images sur cette discipline sportive qu’est le cyclisme sur piste. Les images proposées ont été réalisées lors des championnats du monde 2015, de la Coupe Fenioux en 2016, et lors des Championnats d’Europe 2016 organisés aux Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Ancien sportif et enseignant en Éducation physique et sportive, reconverti depuis 2007 en photographe professionnel je suis toujours resté connecté au monde sportif. Quand en 2013 le Vélodrome National
est sorti de terre à quelques kilomètres de mon studio c’est tout naturellement que je me suis tourné vers eux pour essayer de montrer une autre image de ce sport médiatisé essentiellement sur le temps des Jeux Olympiques. Dans ma famille tout le monde fait ou a fait du cyclisme en compétition, sauf moi. Du coup, à ma manière, je contribue moi aussi à partager cette passion familiale. Plus de la moitié des images que je vous présente ont été primées depuis 2015, soit aux États-unis, soit en Italie.

Jean-Daniel Guillou – L’Ukuli : un rite millénaire

Portrait de Jean-Daniel GuillouNé en 1963 à Dakar, Jean-Daniel Guillou vit en Charente. Photographe freelance il est l’auteur du livre 18, Appels d’urgence (éditions Arléa) sur les sapeurs-pompiers, qui a nécessité deux ans de travail. Il a notamment réalisé pour Géo un témoignage photographique sur les derniers Tziganes vivants en roulotte dans le Limousin. Passionné de l’Afrique, où il a réalisé un reportage sur l’Association de l’arche de Zoé, et emprisonné au Tchad pendant 2 semaines, Jean-Daniel s’est retrouvé au coeur de l’actualité. Curieux des univers les plus variés, il est un observateur patient du quotidien, photojournaliste au long cours, qui réalise des sujets complexes, ou nécessitant une approche précautionneuse.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’Ukuli, un rite millénaire

La vallée de l’Omo, encore peu accessible, est l’un des berceaux de l’humanité. Plus de vingt ethnies se partagent cette vallée : Karo, Musi, Ari, Hamar, Dorzé, ethnies qui ont longtemps vécu en marge de l’histoire éthiopienne. J’ai passé une journée avec l’ethnie des Hamar, qui sont des pasteurs nomades, vivant de l’élevage, et de la culture du sorgho.

Les Hamar amorcent des danses et des chants traditionnels. Ils sautent en joignant les deux pieds. Leurs cris se mêlent aux coup de trompettes qui raisonnent.

Les rites traditionnels structurent l’existence des Hamar. Le plus connu est l’Ukuli : il symbolise l’entrée du jeune homme dans l’âge adulte. Chez les Hamar, ce rite initiatique pour passer du statut de garçon à celui d’homme prêt à se marier est immuable depuis des siècles. Le futur initié (l’aïké) est désigné par son chef de clan, puis se prépare longuement.

Des jeunes Maz déjà initiés, ils accompagnent le jeune novice (l’aïké) tout au long de la cérémonie.

La dernière étape de ce rite de passage prend la forme d’une cérémonie, chants, danses, flagellations, et enfin le saut de vache pour devenir un homme. Dans ce reportage, le jeune initié passe la plus grande épreuve de sa vie, celle qui lui permettra de devenir un adulte. S’il réussit, il pourra se marier, posséder un troupeau, participer au conseil des anciens, et enfin, porter une Kalachnikov et partir à la guerre contre les tribus ennemies, surtout les Mursi, qui leur volent femmes et bétail.

Elle fait face au jeune Maz, pour lui montrer son courage, elle secoue ses tresses enduites de glaise et l’insulte.

Quelques images peuvent choquer, les jeunes femmes soutiennent le jeune initié à leur façon, elles s’apprêtent à subir volontairement des flagellations. Les femmes dansent, hurlent dans leur trompette, boivent de la bière de sorgho qu’elles se passent de bouche en bouche pour vaincre la peur mais aussi la douleur.

Nathalie Hamm – In the shadow of the giants

Nathalie Hamm, jeune quadra, née à Lyon, mariée, deux enfants. Active à temps
complet (comptabilité). Je suis très attirée par l’art sous toutes ses formes (photographie, peinture, dessin) depuis toujours. J’ai débuté avec un réflex argentique, que je possède encore, à l’âge de vingt ans. Ensuite passage obligé au numérique. Mes enfants ont grandi : ayant un peu plus de temps devant moi, j’ai décidé de développer ma passion et ma curiosité. Portrait de Nathalie Hamm
Hyperactive et introvertie, j’ai trouvé dans la photographie, la possibilité d’écarter les pensées négatives. Un véritable exutoire qui m’a permis de développer naturellement des contacts. Cette passion, au risque de me répéter, se révèle être un vrai moment de partage et d’échange. Elle permet de faire ressentir mes découvertes, mes émotions, mes rencontres au monde qui m’entoure. La passion, l’observation, notre environnement, tous ces éléments concourent à faire évoluer notre œuvre. Le travail et la régularité dans l’effort consolident cette progression malgré des périodes de doutes. Ne jamais lâcher, donner de soi, s’ouvrir aux autres afin de partager, toutes ces raisons relancent l’inspiration.

EXPOSITION BARROBJECTIF : In the shadow of the giantscontact-6intersection-3Étant fan d’architecture et d’urbanisme, je me retrouve souvent la tête en l’air à photographier des bâtiments, des lignes, et des courbes.
Dans mon angle de vue, certains « Géants » ont su s’imposer au fil de
mes découvertes !
Ils sont tout simplement majestueux, graphiques, élégants, et se marient agréablement avec leur environnement.
Sur cette série, ce sont eux qui vous raconteront leur histoire, car moi je serai dans l’ombre.

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Brice Le Gall – Contre la « Loi Travail » et son monde

Né à Paris en 1981, Brice Le Gall est spécialisé initialement dans la photographie nature.

Depuis quelques années, il oriente son activité vers la photographie sociale et humaniste. Tout en enseignant et poursuivant ses recherches en sociologie, il a couvert de nombreuses mobilisations sociales en France.
Il travaille régulièrement pour la presse associative et militante, notamment pour l’association Attac (Association pour la taxation des transactions financières et l’aide aux citoyens).

Son site internet : http://www.bricelegall.com/

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Contre la Loi Travail et son monde

Cette banderole portée par des « autonomes » symbolise l’espoir d’amplifier le mouvement. Elle témoigne aussi de la réflexivité de certains manifestants quand à l’absence relative des classes populaires dans les cortèges parisiens.
À proximité de la place de la République, Paris, 26 mai 2016.

En février 2016 débute en France une longue et intense mobilisation en réaction à un projet de loi qui vise à réformer en profondeur le code du travail. Pendant plus de six mois, les manifestations se succèdent et prennent une ampleur particulière lorsque le gouvernement socialiste au pouvoir décide d’adopter son texte sans le soumettre au vote des députés (article « 49-3 »).

Manifestants pris en nasse par les policiers. Alors que la panique gagne la foule et que des personnes suffoquent , il implore le policier de laisser avancer le cortège.
Boulevard des Invalides, Paris, 14 juin 2016.

Ce mouvement social est remarquable à plusieurs titres : d’abord, parce qu’il émerge dans une conjoncture improbable. La France est en effet en « état d’urgence » suite aux attentats du 13 novembre 2015 et les formes traditionnelles de mobilisation collective semblent en déclin depuis 2011, date du dernier mouvement de grande ampleur contre la réforme des retraites. Ensuite, parce que la contestation des manifestants s’élargit rapidement et agrège des revendications beaucoup plus larges que celles relatives à la précarisation du travail. Si le cœur du mouvement est constitué des syndicats, il attire aussi de jeunes lycéens ou étudiants, des retraités, des cadres, des professions intermédiaires, des artisans… Les messages portés par ces différents groupes sont ainsi très variés. Ils prennent parfois une tonalité écologiste, féministe, anti raciste, mais c’est la tonalité anticapitaliste qui l’emporte dans les cortèges parisiens sous l’effet notamment de l’arrivée d’éléments « autonomes » français et étrangers dont la culture politique sert de lien entre les classes populaires et les classes moyennes du secteur public traditionnellement mobilisées sur ces questions.

Le kit du manifestant. Image prise juste après un départ de manifestation sauvage contrôlée à l’aide des gaz lacrymogènes.
Paris, 26 mai 2016.

La vingtaine de photographies présentées ici est tirée d’une longue série d’images prises à Paris entre les mois de février et septembre 2016. Le parti pris a consisté à sélectionner les photos qui me semblaient les plus intéressantes d’un point de vue documentaire afin de renseigner un mouvement beaucoup plus large et riche que la représentation qu’on en a parfois donné. Si certaines de ces images rappellent la violence de la mobilisation, elles entendent aussi faire une place à l’humour, aux références culturelles, à la réflexivité, à l’auto-défense et finalement à « l’intelligence collective » d’un mouvement qui est parvenu à contrôler ses tensions internes et qui a affiché une rare détermination. Une façon pour moi de témoigner que derrière des formes de contestation parfois radicales se jouait surtout le rêve d’une profonde transformation du monde social. Bien qu’il n’ait pas été à la hauteur de toutes les espérances, on peut dire que ce mouvement a représenté un réveil : celui d’un esprit de révolte et de résistance porté par des idéaux indispensables à la construction d’un autre monde.

Étienne Mariaud – Crazy stripes

Étienne Mariaud, 34 ans, originaire d’Angoulême.

Passionné par la photographie depuis très jeune et depuis 5 ans, c’est en autodidacte que j’aime immortaliser certains moments de vie.
J’aime tout particulièrement la street photographie, mais j’ai un faible pour l’exercice de l’autoportrait.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Crazy stripes

Cette idée de série d’autoportraits a commencé en 2014 après une simple première photo prise un peu pour des essais et qui m’a tout de suite donné l’idée de continuer chaque semaine avec un nouvel autoportrait, en jouant avec des trompe l’œil , puis par la suite de ces photos, jouer avec les lignes de cette marinière, en essayant tout simplement de faire vivre cette marinière et lui donner sa propre histoire .


J’ai fait cette série pour le fun, j’ai toujours voulu rester décalé et dans une certaine forme d’humour !

Gilles Mercier – Zona de Alb

Autodidacte, Gilles Mercier, s’installe à Paris à la fin des années 90 afin de parfaire ses connaissances techniques (Centre Iris).
Photoreporter collaborant avec des fondations de type Raoul Follereau, ou encore avec des  collectifs tels Lumen et SynchroX, Gilles Mercier participera à différentes expositions collectives (Espace Confluences…)

 

Se perfectionnant dans un même temps aux techniques de laboratoires argentiques, il assurera des missions d’assistants techniques auprès de AC Barbier. Suite à différents travaux, dont le premier Opus de « Zona de Alb », Gilles Mercier décide de s’investir pleinement dans le champ de l’action sociale. Aujourd’hui Directeur de résidences sociales, il réinvestit le médium photographique.

2017

Membre de la Fondation Taylor
– Zona de Alb / Photographe du mois / Social Documentary Network
– Zona de Alb /  Exposition La Maison de l’image / Namur
– Zona de Alb /   Shortlist aux Boutographies
– Zona de Alb /   Sélection RDVi Strasbourg
Terrain de JE / Exposition « Regards » / Alençon
Terrain de JE / Exposition Galerie SOphot,  http://www.sophot.com

2016

DAM’ / Exposition la Passerelle, MK2 STore, L’Oeuf Galerie, Galerie Artd’Amand, Résidence

www.gillesmercier.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Zona de Alb (1999-2016)

Gilles Mercier PDF à télécharger (22 téléchargements)

Ouvert dans les années 30, Tichilesti, petit village roumain proche du Delta du Danube, est un lieu d’exil pour les personnes atteintes de la lèpre. Les résidents ont retrouvé leur liberté de circulation depuis les années 90 et ont reconstruit leur vie sociale extérieure avec difficulté. Tichilesti demeure à l’heure actuelle la terre d’accueil de ces personnes frappées par la vengeance divine, déracinées, « effacées » et oubliées de toute mémoire familiale et collective pendant des décennies.
« En 1999, j’arpente un chemin de terre m’éloignant de l’axe routier principal longeant le Delta du Danube.
Passant le portillon, je m’engage alors dans un ensemble de bâtiments anachroniques, en raison l’énergie qui s’en dégage…
Les premières rencontres répondent également à cette étrange sensation d’intemporalité que connaissent ces hommes et femmes « frappés de la vengeance divine » .
La plupart des 40 résidents sont ici depuis plusieurs décennies même si la maladie a été contenue, même si elle a été dépistée et soignée suffisamment tôt …
Aujourd’hui stabilisés, mais marqués dans leur chair, les patients ont su reconstruire une vie sociale et affective en quasi-autarcie matérielle, vivant dans des habitats de 10m2 pour la plupart, s tout en respectant l’intimité de chacun.
Et malgré le déracinement subi, ils font tous preuve d’une humanité incroyable.
Cette même humanité qui après mon premier séjour parmi eux m’a incité séjourner à nouveau chez eux.
En 2016, de retour parmi eux, je constate qu’avancées scientifiques et avancées sociales n’ont pas eu le même cheminement … Soins, décès et inactivité meublent leur quotidien, mais l’équipe médicale et technique sur site, au minima soit elle à ce jour, constitue le liant de leur vie sociale.
Pacha, Imma, Grisha...ne différencient espoir, désillusions, satisfaction de cette situation qui s’affiche pourtant fièrement dans divers médias nationaux comme « en voix d’extinction ». Chacun a banalisé cet itinéraire forcé, des souvenirs violents de désocialisation qui se conjuguent à une vie extérieure autorisée.
Certains connaissent les joies de vie familiale reconstruite grâce à des naissances intra-muros, annonciatrices d’ouverture hors murs.
Nombreux gardent un lien de part les visiteurs bénévoles, ou encore les rares fermiers des terres mitoyennes ayant acceptés leur présence, leur existence.
Les 14 derniers résidents sont intimement attachés à ce village qu’ils ont érigé et aucun ne se résout à abandonner ces terres à l’avenir incertain du fait de restrictions budgétaires et de la disparition de ces malades frappés de la vengeance divine. »

Un devoir de mémoire, hymne à la dignité de ces personnes qui, silencieuses, demeurent des martyrs contemporains.

 

Mila Plum’s – Speed dating

Mila Plum’s est photographe-amateur. Sa série s’est construite sur 2 ans au Centre Pompidou de Metz.
Elle a posé mon regard sur les différentes expositions mais également sur l’architecture du lieu en y incluant toujours un homme.

Pourquoi  » Speed dating  » ?
Parce que tout est éphémère,
l’exposition comme la visite de l’homme dans ce musée, un monde en perpétuelle mutation esthétique.
Elle a voulu montrer qu’il peut exister une symbiose sentimentale, aussi furtive soit elle, entre l’homme et l’œuvre d’art ou le lieu. depuis un peu plus de 3 années, elle reste autodidacte dans l’âme.
Mila Plum’s est littéralement passionnée par le noir et blanc avec une attirance particulière pour les scènes de rue, l’homme restant son sujet de prédilection.
Elle attache beaucoup d’importance à ses compositions, tout doit être bien en place afin de pouvoir conter une histoire. Chaque image doit avoir du sens et ne pas se limiter à une simple prise de vue.
Au fil du temps, elle s’est suis dirigée vers le graphisme urbain et l’architecture. Elle passe de nombreuses heures à arpenter les musées et parcours de nombreux kilomètres pour trouver des lieux particuliers avec toujours comme axe de recherche des lignes, une présence humaine et surtout de belles lumières.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Speed dating

Ma série s’est construite sur 2 ans au Centre Pompidou de Metz.
J’ai posé mon regard sur les différentes expositions mais également sur l’architecture du lieu en y incluant toujours un homme.
Pourquoi  » Speed dating  » ?
Parce que tout est éphémère, l’exposition comme la visite de l’homme dans ce musée, un monde en perpétuelle mutation esthétique.J’ai voulu montrer qu’il peut exister une symbiose sentimentale, aussi furtive soit elle, entre l’homme et l’œuvre d’art ou le lieu.

Jean-François Mutzig – Des éléphants et des hommes

©Aline Weiss

Sa vocation commence à Lille où il est né en 1962. Il a 14 ans lorsque son oncle l’initie au travail du laboratoire de développement : mystère des secrets de manipulations dans l’obscurité, magie de l’apparition de l’image, moment incomparable où l’artiste se fait artisan. Le goût de ce travail ne le quittera plus, même lorsqu’il passera naturellement à la photographie numérique.

Placé sous de tels auspices, il entre apprendre le métier à l’École de Photographie de Lille en 1980, formation suivie de trois années d’activité en laboratoire professionnel de développement noir et blanc. En 1984, il va à la lumière et s’installe à Manosque dans les Alpes de Haute Provence.

Depuis 1990, Jean-François Mutzig mène de front une activité de journaliste dans la presse régionale et un travail de reporter free-lance qui l’amène à publier ses images.

Jean-François Mutzig porte un regard ébloui sur sa région d’adoption. Ses photographies ont fait l’objet de plusieurs livres et publications dans des magazines. Il a partagé pendant un an au gré du vent le quotidien des pilotes de la société France Montgolfières, aventure dont il a tiré la matière de l’album «La Provence en ballon».

En tant que reporter, Jean-François Mutzig s’intéresse à l’évolution du monde actuel et ses conséquences culturelles ou environnementales. Il pose un œil bienveillant sur l’humanité sous toutes les latitudes : des images prises dans un grand respect du sujet, qui en font ressortir toute la dignité et qui mettent en avant des liens de confiance entre le photographe et la personne photographiée.

Son projet au long cours sur le thème «Des éléphants et des hommes» synthétise l’esprit de sa démarche de photographe. Pendant douze ans, Jean-François Mutzig a sillonné l’Asie pour portraiturer l’animal dans sa relation ancestrale avec l’homme. Ce travail lui a valu le Prix Spécial du Jury au prestigieux «Days Japan» International Photojournalism Awards 2017 pour son reportage sur le débardage des bois précieux en Birmanie.

En ces moments de mondialisation effrénée et d’uniformisation des modes de vie, il va à la découverte de comportements humains authentiques. Ses images s’attachent à montrer l’homme dans son activité quotidienne et à débusquer comme des valeurs rares mais sûres, l’harmonie et la paix qu’il entretient avec ses congénères et son environnement.

Jean-François Mutzig s’est vu décerner en 2015 la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres par la ministre Fleur Pellerin.

Georges Rinaudo

Deuxième prix au concours « Les photographies de l’année » édition 2017, dans la catégorie paysage.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Des éléphants et des hommes

La main sur la trompe Laos (2013)

Ma première rencontre avec l’éléphant remonte à 1999 au zoo d’Hanoï où je terminais mon reportage sur les mineurs du Fleuve Rouge. Je m’apprêtais à photographier une éléphante lorsque celle-ci a fouillé de sa trompe mon sac photo sous les yeux des enfants rieurs, médusés par la scène qui venait de se jouer devant eux.

Sur les bords du Gange Inde (2015)

Ce fut un contact déterminant, car je réalisais alors qu’il existait entre l’homme et cet animal mythique, omniprésent dans la culture asiatique, une relation très forte établie par des siècles de cohabitation et de collaboration. Mais je constatais aussi, malheureusement, que l’éléphant courait à l’extinction.

Mon travail photographique privilégie ce lien entre l’éléphant et l’homme. Du Sri Lanka au Vietnam, en passant par le Laos, la Thaïlande, le Cambodge, la Birmanie l’Inde et le Népal, je me suis attaché à saisir les gestes attentionnés des cornacs et les réactions de l’animal. Plus généralement, j’ai photographié l’éléphant au milieu des populations locales pour caractériser cette relation ancestrale, faite d’affection et de domination.

La Toilette de l’éléphant Sri Lanka 2006

À l’état sauvage, les éléphants peuplaient autrefois les forêts du Sud-est asiatique. La démographie galopante des pays d’Asie a réduit drastiquement leur espace naturel de vie. Ils ne sont plus que quarante mille aujourd’hui et la pyramide des âges n’inspire pas un grand optimisme quant à la perpétuation de l’espèce.

Très largement utilisés pour le débardage dans les forêts, c’est encore le cas au Myanmar, les éléphants domestiques sont concurrencés par la machine. Ils ne sont plus rentables. De nos jours, ils sont destinés aux attractions touristiques, une basse besogne qui leur confère néanmoins un nouveau statut de travailleur. Le Laos, pays du million d’éléphants n’en compte plus qu’un millier et demi.

Pour parfaire son malheur, il est pourchassé, car la contrebande de son ivoire alimente un juteux commerce.
La survie de l’éléphant dépend donc d’initiatives particulières, mais surtout de décisions politiques radicales que certains états commencent à mettre en œuvre. La protection de l’animal relève de mesure d’urgence.
À ma manière et avec mes moyens, j’entends sensibiliser le public à la sauvegarde de l’animal pour enrailler la dynamique infernale qui le conduit à sa perte.
Un travail qui au fil de mes reportages publiés et présentés sous forme d’exposition participe à ce mouvement de prise de conscience. Ainsi s’amorce une synergie porteuse de l’espoir qu’un jour renaisse dans le monde l’harmonie entre l’éléphant et l’homme.