Gilles Vautier – Myself, un portrait avant tout…

Myself - Mais encore ? 2

Autoportrait-Vautier

Parcours unique, riche et varié : c’est le chemin de Gilles Vautier. Né en 1962, il se retrouve très vite confronté au monde de l’écriture et de la politique, son père, Patrice, étant journaliste au Canard Enchaîné. Quand d’autres gamins connaissent une enfance normale, bercée par Zorro et Flipper le Dauphin, celle de Gilles sera légèrement différente : l’affaire des micros du Canard, le scandale des Diamants de Valery Giscard d’Estaing, dévoilée par son père (aussi), font partie d’une succession d’histoires qui émailleront le quotidien du garçon.
Pour faire plaisir à ses parents, Gilles fera des études américaines avant de s’engager dans la voie brillante de la finance internationale. Avant de se laisser séduire par les sirènes du spectacle par le biais de l’Humour.
D’abord sociétaire du Carré Blanc, où il va rencontrer des personnalités naissantes comme Bruno Salomone, Dani Boon ou Jean Dujardin, Gilles va entrer dans le monde extravagant de la télévision. Pendant près de huit ans, il sera la voix et l’humour de l’extra-terrestre Bill, du BigDil. L’inconnu le plus célèbre de France, disait-on alors.
Toutes bonnes choses ayant une fin, Gilles Vautier arrêtera sa collaboration artistique d’alors avec Jean-Luc Reichmann pour se consacrer pleinement à sa passion de toujours la photographie.

Pour Getty Images, il suivra la campagne présidentielle de 2012 de très près. Il apprendra en deux ans ce que certains photographes apprenant en cinq ans : Photographier vite, bien et raconter une histoire immédiatement.

En 2011, Gilles Vautier créera sa nouvelle forme de portrait : les Myself. Mélange décalé et fun, toujours esthétique et beau, les Myself se veulent une version inédite de sa propre notion de cette discipline exigeante de la photo. Il y a souvent plusieurs lectures, rendues obligatoires non seulement par la personnalité du photographié mais aussi par le foisonnement de détails et de codes que l’artiste cache dans les Myself.

http://www.monsieurmyself.com/Myself / Gilles Vautier

Bientôt, pour notre plus grand plaisir, vous découvrirez la série des Myself.

So, Be Myself, people will love you.

Myself / Gilles Vautier

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Myself, un portrait avant tout…

La photographie et l’écriture sont les deux arts les plus complémentaires pour raconter une histoire. Y a-t il meilleur mariage pour illustrer et souligner un visage, un paysage, un sentiment, un moment important ?
Pour la série des Myself, Gilles Vautier conjugue non seulement plusieurs histoires en une seule mais aussi, redéfinit la base même du portrait.
Celui-ci, souvent statique et d’allure officielle, ne reflète pas forcément la richesse complexe et chaleureuse de son sujet.
Myself, c’est une autre vision de soi, un regard décalé mais toujours esthétique, sur sa propre image. Myself, c’est vous, c’est nous. C’est le choix de se mettre en scène, de choisir son cadre idéal. En choisissant de représenter plusieurs fois le même sujet, c’est un portrait à multiples facettes qui est proposé. Toutes les envies et les rêves, les fantasmes et autres décalages de la réalité sont abordées – et abordables – sur une seule photo. Tout est donc envisageable. Il n’y a pratiquement pas de limites. Plusieurs personnalités derrière un seul et même visage, n’est-ce pas là l’essence même de la psychologie humaine ?
Après vingt années passées au sein de la télévision, en écrivant des sketchs et en interprétant des personnages loufoques, Gilles Vautier tourne la page sur un métier pour en commencer un autre : la photographie.
Passionné par la vision figée du quotidien, il commence sur les chapeaux de roues en collaborant avec Getty Images d’abord et Abaca France ensuite, couvrant de très près la campagne présidentielle. Malgré des parutions régulières dans la presse nationale, il comprend que sa créativité ne se conjugue pas trop avec le sérieux de la classe politique française.
Depuis, Gilles Vautier réalise la série des Myself.
Pour vous. Même si ça commence par lui.

Myself oblige.
Mail

Marion Billou – Comme deux gouttes d’eau

Agée de 20 ans, Marion Billou vit et travaille au Mans et prépare actuellement une formation Brevet Technique des Métiers à la Faculté des métiers de Rennes, en Autoportraitalternance. Tout commence lorsque son grand-père lui offre son premier appareil photo, il y a 5 ans. Au début, seules sa soeur et son amie lui servent de modèles. Mais apparaît rapidement l’envie de photographier d’autres visages, d’autres regards.

Le portrait devient une évidence.

En général, mes modèles sont des inconnus mais les rencontrer derrière l’objectif me plaît beaucoup. Je choisis moi-même les visages que je souhaite immortaliser. Le seul critère : ils doivent m’inspirer. Les yeux sont importants, mystérieux, on dit qu’ils sont le reflet de l’âme, donnant naissance à l’émotion. Je suis assez d’accord et j’adore me noyer dans chacun de ces regards. Je crée des choses que je souhaite voir, que je souhaite toucher et approcher. 01Je plonge mes modèles dans des lieux et des univers que je veux respirer et qui me font rêver. Parfois je crée des images reflétant le réel, d’autres avec quelques divagations ou tout simplement par curiosité. Mais toujours avec une touche de mystère. »

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Comme deux gouttes d’eau

Dans le banquet, Platon raconte qu’à l’origine l’être avait deux têtes, deux bras et quatre jambes mais qu’il était si puissant que Dieu les scinda en deux les condamnant à passer le reste de leur existence à rechercher la part manquante. Nous sommes tous à la recherche de la personne avec qui nous traversons la vie, et dans le lien gémellaire, elle est là, dès la naissance.

«  Ma vie me paraît plus simple que les autres. Je n’ai jamais connu la solitude, jamais ! « 

Tout a commencé lorsque j’ai photographié Pauline et Camille pour une autre série. Leur ressemblance et leur complicité ont éveillé davantage cette fascination que je porte aux multiples. Cette série est nourrie de ma curiosité. Je reste au cours de sa réalisation, étonnée à chaque rencontre. Dans la rue quand on croise des jumeaux, on ne peut pas se permettre de trop les dévisager voire de les interroger. La photographie a été pour moi un moyen de me rapprocher d’eux.

Depuis toujours les jumeaux provoquent une grande fascination sociale. Nous sommes tous surpris et émerveillés par ce phénomène et par leur ressemblance parfois si troublante pouvant entrainer de certaines inquiétudes. C’est pourquoi nous cherchons à les dissocier.

Depuis toujours les jumeaux provoquent une grande fascination sociale. Nous sommes tous surpris et émerveillés par ce phénomène et par leur ressemblance parfois si troublante pouvant entrainer de certaines inquiétudes. C’est pourquoi nous cherchons à les dissocier.

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 » Au début, on s’était dit que l’on s’amuserait de temps à autre à les habiller de la même façon. Mais on ne le fait pas, j’ai du mal à les différencier, surtout de dos, ça me perturbe ! « 

 » Les garçons sont des triplés monochoriaux triamniotiques, ce qui veut dire même ADN, limite clone. Ce qui m’a fait peur à la grossesse. « 

La gémellité ne laisse pas indifférent. Elle interroge sur le caractère unique de l’être humain et nous font rêver à 15cet autre qui serait un peu soi. Mais, il n’est pas simple d’être deux et un à la fois.

 » On s’est construite à deux et c’est difficile de trouver un équilibre entre vie de couple et relation fusionnelle. Pour ma part, ça a été le plus dur de me détacher de ma soeur. Elle me manquait plus que mon petit ami. C’est d’ailleurs pour ça que je l’ai quitté. Je n’étais pas prête à lui consacrer du temps. « 

Que pouvous-nous ressentir quand une personne qui physiquement et parfois mentalement nous ressemble trait pour trait ? Comment percevons-nous la vie, nos relations, nos faits et gestes, nos choix personnels et professionnels ?

Isabel Corthier – Ayethikar, une nonne Bouddhiste à Myanmar

Isabel Corthier est une photographe freelance. Elle travaille en Belgique et dans le monde entier pour faire des reportages photographiques et des portraits.
Avec son mari, elle va dans le tiers monde où elle travaille en tant que photographe ainsi que comme logisticienne pour Médecins sans Frontières. Pendant son travail sur le terrain elle fait des photos des gens qu’elle rencontre.
Entre les missions, Isabel fait des reportages photographiques pour les ONG comme MSF, Caritas, Trias, Vredeseilanden (VECO), Louvain Coopération et Entrepreneurs pour Entrepreneurs. Ses photos étaient montrées dans des expositions en Chine, Inde, Belgique et quelques images ont remporté des prix.
Dans sa photographie son but est de montrer l’humanité dans la vie de chacun.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Ayethikar, une nonne Bouddhiste à Myanmar

Agée de 21 ans, Ayethikar était très malade, et les gens du village lui avaient recommandé de se retirer dans le monastère, ça apporte le bonheur.
C’est ce qu’elle a fait et depuis elle habite dans le couvent Agayar Tawya à Yangon.
Elle a maintenant 32 ans. Néamoins , après quelques années, elle a été infectée  par l’ hépatite C à cause d’un traitement non hygiénique chez le dentiste.

Photographe Isabel Corthier miroir voiture

Isabel Corthier

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Cependant elle n’est pas fâchée. Le bouddhisme lui apprend à faire face à ces problèmes. Elle est reconnaissante de n’avoir encourru que l’hépatite C et rien d’autre.
Elle ne doute jamais de son choix et est prête à servir dans le couvent jusqu’à la fin.

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Au total, 30 religieuses vivent dans ce couvent.
La plus jeune est âgée de 7 ans.
Les nonnes se lèvent à 4 heures pour la première méditation.
Elles font les travaux domestiques ensembles, pendant lesquels chaque personne a sa propre tâche.
Beaucoup d’enfants se sentent appelés par le noviciat.

Au M, il est commun pour un  bouddhiste de servir au moins une fois dans sa vie  une période dans un monastère.
Ceci apporte le bonheur dans la famille.corthier_ayethikar19

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Rencontres dans le sud Soudan

Sandrine Elberg – Ma chère Russie, tu me manques

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 – Ma chère Russie, tu me manques…

Depuis 2004, Sandrine Elberg a régulièrement voyagé en Russie, sur le territoire de ces ancêtres, les russes blancs.
Il y a onze ans, l’artiste a découvert une partie de l’histoire de son nom patronymique. Désormais, elle place son travail photographique de portraitiste dans la perspective d’une identité russe qu’elle ne veut oublier, et qui lui fait assumer autant ses thèmes de travail que leur expression plastique.
Pour l’artiste, l’histoire de ce pays est complexe et recèle une multitude de sentiments et de contradictions ; de l’étrangeté et de la révolte. Pour l’artiste, cet état est tout aussi enivrant qu’inclassable.
Sandrine Elberg place ses rencontres, ses personnages (en majorité des femmes), ses décors, entre illustration et évocation picturale.
Immobiles ou prises sur le vif, ces photographies sont une vision d’auteur : l’âme du peuple russe d’aujourd’hui.
Le temps dans ses photographies est immédiatement suspendu, la vie de ces personnages n’est plus que symbolique.
Chaque environnement qui au départ est bien réel devient intemporel, théâtral et in fine irréel.

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Formation

2004 Post-Diplôme – Ensb-a – Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris
2003 DNSAP – Ensb-a – Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris (depuis 1997)
2002 Séminaire Introduction à l’exposition de Christian Bernard, Directeur Mamco de Genève
1997 DEUG Arts Plastiques – UFR d’Arts Plastiques & Sciences de l’Art – Paris1

Expositions personnelles

2012 Paris Burlesque – Mois de la Photo 2012* – Galerie Benj, Paris
2010 Je suis Russe, moi aussi – Galerie Popy Arvani, Paris
Expositions collectives

2015 Biennale d’Issy – Curateur Chantal Mennesson, Musée la Carte à Jouer, Issy-les-Moulineaux
Rites de passage – Curateur Sandrine Elberg – Plateforme, Paris
2014 Héroïnes – Curateur Marie Deparis-Yafil & Agence PopSpirit – Salle polyvalente, Guyancourt
2013 Phot’Aix – Marseille-Provence 2013, Musée des Tapisseries, Aix-en-Provence
Exils – Curateur Laurent Quénéhen – Les Salaisons, Romainville
A nos pères – Curateurs Marie Deparis-Yafil & Brankica Zilovic – Galerie 213 PM, Paris
2012 Projet X, Musée la Carte à Jouer, Issy-les-Moulineaux
Itinéraires Photographiques en Limousin – Pavillon du Verdurier, Limoges
2011 11ème Boutographies* – Festival Photographique Européen – Montpellier
2010 A toutes jambes* – Curateur Catherine Gobet-Lalanne – Galerie d’En Face – Paris
Paris/Moscou/Photographies* – Curateur Olga Sviblova, Cité internationale des arts, Paris
Répertoires de femmes – Curateur Eve Frison, Centre d’Art Aponia, Villiers-sur-Marne
Moscou dans la valise – Curateur Céline Berger – Les Salaisons , Romainville
8e Moscow Photobiennale* – Curateur Olga Sviblova, Musée d’Art Moderne de Moscou
2009 8e Biennale d’Issy – Curateur Chantal Mennesson, Musée la Carte à Jouer, Issy-les-Moulineaux
Jeonju-photofestival 2009* , Culture et urbanité – Jeonju, Corée
2008 Les apparences sont trompeuses – Curateur Laurent Quénéhen – Les Salaisons, Romainville
2006 Contrôle d’identité – Mois off de la photographie – Galerie Jeune Création, Paris
16 ans !* Curateur Hélène Agofroy, Centre d’Art Contemporain Le Quartier, Quimper
2005 Bon Voyage – Curateur Dominique Abensour, Centre d’Art Contemporain Le Quartier, Quimper
Jeune Création 2005 – La Bellevilloise, Paris
Silver Camera Award – Curateur Olga Sviblova, Maison de la Photo Moscou, Russie
ManifestO* – Festival d’images – Toulouse
2004 Nature/Artificiel, Nuit Blanche 2004 – Bercy Village, Paris
Mon manège à moi – Commissaire Laurent Quénéhen – Galerie EOF, Paris
2003 Rococo & Co*, Curateur Emmanuelle Brugerolles – Ensb-a, Paris
Singles, Curateur Christian Bernard (Mamco) Galerie Pitch, Paris
Chambre d’hôtelProjet RATP, Ligne14 – Métro Gare de Lyon, Paris

Sandrine ELBERG

Portrait de Sandrine Elberg

Projections Photographiques

2012 Paris Burlesque – 4 à 8 Edition #2, Aix en Provence
2006 Art Force – Curateur Pierre Courtin, Galerija 10m2 – Sarajevo, Bosnie
2004 Festival Voies Off des Rencontres de la Photographie – Curateur Christophe Laloi, Arles * Edition d’un Catalogue

Agence Photographique

2013 Photographe – Muzeoweb – www.muzeoweb.fr
2012 Photographe – Agence Plain Picture – www.plainpicture.com

Résidences d’artistes

2012/13 Rurart – Drac et région Poitou-Charentes / Lycée Rompsay / Collège Eglantines, La Rochelle
2012 Plus tard, je serai… Ecole Jean Jaurès CP – DRAC & Aponia, Villiers s/ Marne
2010 La Générale en Manufacture, Sèvres
2004 Lauréate Résidence AFAA/Ville de Paris/Maison de la Photographie de Moscou, Russie

Prix Photographiques

2013 Finaliste Prix HSBC pour la Photographie par Emmanuelle de l’Ecotais
2012 Finaliste Prix Photographique Fondation Les Treilles par Agnès Gouvion Saint-Cyr
2011 Finaliste Prix PICTO de la Jeune Photographie de Mode
2011 Finaliste Prix Photographique Scam Roger Pic
2011 Prix ARTE Actions Culturelles – 11ème Boutographies
2010 Lauréate – Mission Jeunes Artistes 2010 (MJA) Les Abattoirs – Toulouse
2009 Lauréate Nationale, « Plus que des images, des histoires » Canon & Le Monde de l’Image
2008 Lauréate Nationale, Concours Fnac et Nikon
2001 Bourse Colin-Lefranc – Digital & Media Art, Emily Carr Institute of Art, Vancouver, Canada

Evènementiels / Foires d’arts / Ventes aux enchères

2011 Salon de la photo, Leçons de photographie New Burlesque avec Images Magazine
2011 Drouot – Ventes aux enchères / Catherine Charbonneaux, Collection Arcime, Paris
2010 Chic Art Fair – Galerie Quénéhen – Cité de la mode & du design, Paris
2005 FIAC – Atelier Cardenas Bellanger, Hall 5.1 Future Quake, Paris

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Stéphane Monserant – Ces métiers oubliés

J’ai découvert la photographie en 2002 à l’âge de 25 ans avec l’acquisition d’un premier appareil. Depuis toujours intéressé par l’image, je me suis rapidement inscrit à une association photo à Bordeaux qui m’a appris les bases de la composition ainsi que le développement argentique.

Dès lors, une passion est née et l’idée de vivre de la photo devenait de plus en plus précise. J’ai alors quitté mon métier initial de caviste afin d’intégrer une formation professionnalisante à l’école EFET (Paris 13) en 2009-2010.

Un an après la formation, je suis revenu vivre à Bordeaux avec toujours cette idée en tête de réaliser des reportages à proposer à la presse ou à des concours. Je travaille en tant que photographe indépendant pour des collectivités et des châteaux viticoles.

Stéphane Monserant 

 
Site internet
Exposition – Prix

Finaliste du Grand prix Photo Reportage Etudiant Paris Match 2010 pour le sujet Tibet : Tradition malgré répression

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Ces métiers oubliés

L’artisanat en France, c’est plus de 250 métiers répartis sur quatre secteurs d’activités : l’alimentation, le bâtiment, la production et le service. Présent sur l’ensemble du territoire, c’est un acteur de la vie locale. Par son activité, il dynamise l’économie, l’emploi et joue un rôle essentiel en faveur du service de proximité. Si l’on connaît la grande majorité des métiers, certaines activités sont inconnues du grand public et sont devenues très rares dans l’hexagone. L’absence d’école enseignant certains métiers, les coûts de production moins élevés dans les pays émergents, le désintérêt de la jeunesse pour les travaux manuels ou, tout simplement, le manque de connaissance du grand public, sont autant de raisons qui font la rareté de ces activités. Travaillant la plupart du temps seul, ou en équipe réduite, ces hommes et femmes ont fait de leur plaisir leur activité professionnelle. Qu’ils soient horloger, héraldiste, bottier ou noteur, tous sont des passionnés qui ne changeraient pour rien au monde de situation. C’est grâce à eux, toujours prêts à enseigner leur savoir-faire à autrui, que ces métiers oubliés ne deviennent pas des métiers disparus.

Marie Claude Steger

Marie-Claude Steger, réparatrice de phonographes. Passionnée de mécanique et de phonographe, Marie-Claude a ouvert sa boutique il y a 40 ans, dans une ancienne boucherie de Saint-Ouen. Etant pratiquement seule à exercer cette activité, elle restaure et répare les phonographes pour le plus grand bonheur des amateurs de 78 tours

Pierre Corthay

Pierre Corthay, bottier. Depuis toujours passionné de cuir, c’est à l’âge de 16 ans que Pierre décide de s’engager dans les Compagnons du Devoir. Aujourd’hui mondialement connu, il fait parti d’un des derniers bottiers de France à travailler entièrement à la main.

Reinhardt Von Nagel

Reinhard von Nagel, facteur de clavecins. Après avoir crée l’atelier von Nagel en 1963, Reinhard eut un premier contact avec le monde du clavecin en 1969. Depuis, il fabrique ces instruments rares avec passion dans son atelier du 11ème arrondissement

Philippe Martial

Philippe Martial, gainier. Ce métier consiste à habiller une boite ou un livre avec du cuir. Philippe est artisan depuis 1971 et son activité est complétée par la dorure sur cuir et la reliure.

 

Christian Arnaise – Et après

Christian Arnaise a été photographe professionnel, reporter de guerre pendant de longues années. Depuis 13 ans, il parcourt la France avec son cheval et sa roulotte.

C-Arnaise-portrait

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Et après

Assis au bord de l’eau, on porte un brin d’herbe à sa bouche, mais la motte, les racines et même un bloc de ciel tchéchène sont venus avec. Ombre de la photo, sommeil de rocket et de plomb.
L’empreinte du temps sur l’image, comme la marque de l’avion dans notre vide nocturne. Les torches de Grozny, bûcher embrasé tout là-bas, par quelque naufrageur, trouée rougeâtre jaunissant au pourtour. L’orée d’un autre monde, la photographie m’a renvoyé dans mon « pays d’origine », mais son origine n’a pas de pays.
Pourtant, il y a les astres qui se balancent. A l’idée qu’au sein de cette splendeur on s’adonne à tant de violence.. dévêtu de mon âme, le temps va sans ardeur…
Vivre des jours et des jours de quiétude infinie, des jours à perte de vue. Voyage au bord du monde, un rien de lune au cœur.
Le ruban de déroule où, quand et comme il veut. Sa trajectoire peut varier à tout instant. Ma roulotte est une île.

La roulotte de Christian Arnaise

Françoise Barbaras – L’incertitude

Je m’intéresse depuis quelques années à la dimension poétique des images photographiques – que j’essaie de définir, par ailleurs, dans un essai que je suis en train de rédiger sur ce sujet.

Cela signifie, entre autres choses, que je me tiens à l’écart de tout effet réaliste ou naturel des scènes que je photographie. Je privilégie la mise en scène délibérée, le caractère un tant soit peu artificiel, ou quelquefois plus  délibérément construit, de la pose des personnages.

Le caractère non absolument explicitable du sens de l’image, son décalage perceptible vis à vis de la lisibilité directe, le côté un peu énigmatique de la scène, constituent les dimensions essentielles que j’explore dans mes images.

Il peut s’agir de faire sentir une mélancolie, un mystère ; ou bien un effet de basculement et de saisissement qui laisse le spectateur un peu interdit.

De façon plus générale, je cherche à ce que l’image ouvre vers un espace mental et un sens qui ne sont pas entièrement maîtrisables. C’est pourquoi je joue de tous les aspects de la prise de vue qui permettent ces effets : la composition et le cadrage, bien entendu, mais aussi les accessoires que portent les personnages, quand il y en a. Je joue de la théâtralité de leur pose, et du type de regard que je leur demande d’adopter, impassible et sans expressivité.

C’est aussi le traitement en noir et blanc que je choisis la plupart du temps, car il donne toute sa dimension théâtrale aux images que je construis.

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 EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : L’incertitude

Cette série met en scène l’énigme que constitue pour une jeune fille l’individu qui émerge en elle au sortir de l’enfance. Cette jeune fille se nomme Clara.
Clara a perdu la complicité qui la reliait aux choses ; elle est en train de quitter l’insouciance. Elle interroge ce que peut être sa prochaine identité. Elle est tournée vers un avenir qu’elle sait être celui d’une femme, mais sans en comprendre la teneur.
Le regard qu’elle porte vers nous est comme interloqué, chargé de l’expérience de basculement qui lui arrive. Il comporte une interrogation sur la nature de la féminité.

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La série se compose de deux types d’images, en noir et blanc, légèrement colorisées par endroits :

– 10 portraits de Clara, de format A3 .
– 11 plus petits formats (A4) accompagnant les portraits et reprenant un objet – ou un objet apparenté – figurant sur les portraits eux-mêmes.
– La disposition de l’ensemble donne des diptyques ou des triptyques, chaque fois centrés sur un portrait accompagné de ses objets latéraux.

Le rythme de la séquence est construit pour donner le sentiment d’une fugue musicale, le thème se rebrodant dans les appogiatures que semblent être les petits formats côtoyant les grands portraits.

Maud Bernos – Blue Eyes

Photographe free-lance, autodidacte, sans amarres, sans cesse en voyage et en mouvement, Maud est sur tout attachée à la liberté. Après une enfance passée entre Avignon, Dakar, Alger, Lyon et Barcelone, elle pose son sac à Paris en 2006. Formée à l’IUT Métiers du Livre, elle évolue d’abord dans le milieu du livre et se lance plus tard dans la photo en devenant l’assistante de différents photographes.
Des librairies au Festival de Cannes, du monde de la nuit aux portraits de personnalités,
son parcours se construit dans la diversité.

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Site web de Maud Bernos

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Blue Eyes

La série BLUE EYES est née en novembre 2012 à l’occasion du départ du dernier Vendée Globe. Tour du monde à la voile, en solitaire, sans assistance et sans escale, cette course est une véritable odyssée. Durant trois mois, des hommes traversent les Océans et reviennent inévitablement transformés par ce long voyage.

Au fur et à mesure des arrivées, la photographe immortalise les visages marqués par l’effort et la détermination. Fascinée par l’humain et plus particulièrement par sa force de vie elle souhaite retranscrire à travers de portraits sans artifice et sans décor l’intensité et l’énergie qui habitent ces navigateurs, véritables héros des temps modernes.

Bernard Stamm, Série BLUE EYES

© Maud Bernos

Tous les marins ont les yeux bleus. Ils ont beau avoir les iris noires, vertes, gris d’orage ou caramel doré, ils ont les yeux bleus, c’est une loi de la nature, une loi du genre humain – du genre marin.

On se dit que leurs yeux ont pris la couleur de ce qu’ils traversent, de ce qu’ils sondent paupière plissée ou de ce qu’ils scrutent les globes basculés hors des orbites : le ciel et la mer, le ciel en haute mer, la mer sous le ciel, le ciel dans la mer. On suppose que leurs yeux se sont oxydés peu à peu au cyan, au cobalt, sont devenus vitraux, filtrant la peur derrière le cristallin, ciblant le plaisir jusque dans la pupille, et l’on se souvient qu’il y a huit mille ans, une mutation du gène OCA2, porté par le chromosome 15, a créé la couleur bleue des yeux – sans doute exprès pour eux.

Tous les marins ont les yeux bleus. Ce bleu est autre chose qu’une couleur : un espace et un temps, la matière du vertige, la texture d’un songe, le vent dans la bouche, l’horizon en coupole, la vitesse qui grise et la solitude qui cogne pour quelques semaines, la mémoired’une trajectoire. L’outremer et l’azur dans un même regard.

Maylis de Kerangal

François Gabart; Série BLUE EYES

© Maud Bernos

Tanguy De Lamotte; Série BLUE EYES

© Maud Bernos

 

Pierre Delaunay – Moins on possède, moins on désire

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Photo © Pierre Delaunay

Pierre Delaunay photographe professionnel à Ruffec depuis 32 ans la ville ou il est né en 1962, comme Obelix il est tombé tout petit dans la potion nommée «  révélateur «  (parents photographes).
Photographe humaniste et social, à travers sa sensibilité il traduit dans ses images l’émotion qui se dégage des personnages et c’est ainsi qu’il fixe sur la pellicule des instants parfois étonnants.
De nombreuses fois primé comme portraitiste, il expose ses œuvres en France et aussi à l’étranger..
En 2003, il a reçu un QEP (Qualified European Photographer) en Mariage et, en 2005, Il est devenu le premier MQEP français (Master Qualified European Photographer) c’est à Bruxelles en juin 2012 que lui est décerné son deuxième MQEP.

Formateur et maître de conférences internationale, il est un des fondateur/organisateurs du festival de photo-reportage (Barrobjectif).

pierrot portrait ChivaWEB

Contact
Site web de Pierre Delaunay

Prix, récompences et Conférences

1981 :   C.A.P  photographie
1995 :   Portraitiste de France  ( 5 titres )
1996 :   Grand Prix  Noir et Blanc AGFA
1999 :   Prix Du jury Noir et Blanc  ILFORD
2002 :   Objectif d’or Trophée Reportage
2003 :   Qualified European Photographer
2004 :   Objectif de Rubis (3 eme a l’été des Portraits Bourbon –Lancy )
2004 :   Conférencier aux congrès international d’Orvieto (Italie) et Anvers (Belqique)
2005:    2 mentions special Award Orvieto (Italie)
2005 :   Master Qualified European Photographer  (1er  Français à recevoir le titre)
2006 :   3 ème cat. Reportage au concours Professional Fotografia Awards Orvieto (Italie)
2006 :   Conférencier au congrès international d’Avilés  (Espagne)
2007 :   3 éme  prix Créativité concours photo de Mariage Fuji
2008 :   5 Awards de bronze Orviéto fotografia (Italie)
2009 :   1 Awards de bronze Orviéto fotografia (Italie)
2009 :   Objectif d’Argent  Congrès National de  Montpellier
2009 :   1 Prix Arterre «  concours d’art »
2009 :   Conférencier «  Vive la France » en Belgique
2010 :   Conférencier au congrès international de Naples (Italie)
2010 :   Trophée 3 ème Age  « été des portraits » Bourbon-Lancy
2011 :   Conférencier  au 2 ème Congrès Européen de la FEP (Lyon)
2011 :   Conférencier au Congrès international du Portugal
2011 :   1 Awards d’argent et 2 bronze Orviéto fotografia (Italie)
2011 :    Workshop  en Hollande (juillet)
2011 :    Mention Honneur Prix PX3 Prix de la Photographie Paris
2011:     2 Awards d’argent FEP European Professional Photographer of the Year 2011
2012 :    4eme au Silken Awards 2012 à Bruxelles (Belgique)
2012:     1 Award d’or 9 Awards d’argent et 6 bronze Orviéto fotografia (Italie)
2012:     finaliste au FEP European Fine Art Photograph of the Year 2012
2012:     2 Nominations au Black & White Spider Awards
2012 :    2eme Master Qualified European Photographer ( juin 2012)
2012:     Workshop «  Make a Memory »  en Hollande (octobre)
2012:     Conférencier au Congrès international de la Belgique ( Malle)
2012 :    Médaille d’argent au Médaille Photographie Professionnel Française 2012
2012      3eme au Silken Awards 2013 à Bruxelles (Belgique)
2013 :    3eme prix au concours photo Canon « Le Monde de l’image »
2013:     Conférencier au Congrès des maitres Photographes Québécois  (Canada)       2013:     Conférencier et workshop au Congrès de la FIOF  à Bareletta (Italie)
2013 :    1 Awards d’argent et 6 bronze 3 eme en Portrait Orviéto fotogr
2013 :    3 me Prix du Master Chef de la photographie Professionnelle 2013 (Tours)
2013:     Conférencier au Congrès the InspirationCamp event organized by DFF  (Copenhague  DK )
2013 :    FEP Facebook cover  picture of the month – juillet
2013:     2 nominations  au Black & White Spider Awards
2013 :    3 Médailles de bronze au Médaille Photographie Professionnel Française  2012
2013 :   désigné comme le Juge Français de la 1er Coupe du Monde de Photographie WPC ( 15 juges au Monde )
2014 :    2me du concours de couverture du magazine Sortir Label Charente
2014 :    3me du concours des Photographies de l’année 2014 en Catégorie « humaniste »
2014 :    Conférencier et workshop au 2me Congrès IPMGA  à Kolkata (Inde)
2014 :    1 Awards de bronze et finaliste au concours One Eyeland Awards
2014 :    finaliste au FEP European Professional Photographer of the Year Awards
2014 :    1 Award d’or 4 Awards d’argent et 11 bronze Orviéto fotografia (Italie) vainqueur de la categorie Portrait.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014Moins on possède, moins on désire

« Moins on possède, moins on désire » Gandhi
 » La technique n’est pas ma priorité dans le portrait , je la connais et la domine mais je préfère me  consacrer à la plus importante source de réussite photographique : la relation humaine.

Plus je vais me rapprocher du sujet, plus il va avoir confiance et plus je vais communiquer. Si la personne est réticente, je n’insiste pas. : j’ai pu ainsi remarquer que lorsque je suis très près de mon sujet, l’appareil disparaît (le paradoxe de la proximité).A ce moment-là, vous n’êtes plus un voyeur mais un proche ».

Ces Images ont été réalisées à Calcutta , Bénarès et dans les Sundarbans (delta du Gange) en février 2014.

Pierre Delaunay

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Photo © Pierre Delaunay

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Photo © Pierre Delaunay

 » Notre vie est une longue et pénible quête de Vérité  » Gandhi

Thierry Laporte – Portrait

Né en 1971, il commence sa carrière de photographe en 2002 après avoir suivi une formation avec Philippe Bachelier. La même année, il travaille avec Dominique Colin, photographe professionnel, au Pôle cirque de Nexon dans le cadre du Festival Images en Scènes. Son intérêt pour la photographie a émergé dès l’enfance. Grâce à son premier polaroïd 1000 qu’il reçut à l’âge de 8 ans, il se lance dans la photographie et saisit ses premiers clichés pendant les vacances familiales à l’île de Ré. Depuis, il poursuit ses expériences en tant que photographe indépendant et réalise des images très variées, dans des styles différents. Il est à la recherche d’une esthétique réinventée, d’une émotion, d’un instant vivant qui s’offre à lui. Il travaille pour la presse en tant que photojournaliste et publie dans la presse régionale et nationale (L’Echo, Le Populaire du Centre, L’Humanité, Le Figaro). Dans cette confrontation au réel, il développe une prise de vue instinctive et contemporaine en s’adaptant à chaque situation. Cette pratique régulière lui permet d’ancrer une approche singulière et spontanée que l’on retrouve dans sa photographie de scène. Entre deux répliques, entre deux regards, il y a ces instants scéniques à immortaliser. Ils suspendent un moment de grâce, une tension, une émotion. Ils gardent trace de cet art de l’éphémère et nous racontent des instants d’humanité. L’humain est un axe récurent dans son travail d’auteur. Dans ses portraits, il s’agit de saisir une intimité, d’attendre l’instant, où le modèle laissera échapper la part belle qu’il en porte en lui. Il s’agit d’une altérité, être à l’écoute de l’autre pour tenter de faire surgir une vérité. Dans le travail de commande, il propose une esthétique inhabituelle. Il capte des moments pris sur le vif par une proximité avec son sujet et contourne ainsi l’évidence. Il retranscrit une réalité sous un angle nouveau. Il rencontre le photographe Guy Delhaye qui l’accompagne dans ses aventures scéniques ainsi que Richard Dumas (Agence Vu) qui le conforte dans son approche humaniste. Les expositions lui permettent de confronter son approche personnelle au regard du public et de faire évoluer sa pensée photographique au cours d’un moment de partage.

Portrait Thierry Laporte (web) © Thierry Laporte

 

Expositions

2014 : exposition au Théâtre de l’Union.
Collaboration avec le Conseil général de la Haute- Vienne.

2013 : exposition avec le photographe Guy Delahaye dans le cadre du Festival Kaolin et Barbotine. Exposition dans les rues et à la médiathèque de Bellac. Exposition au Centre culturel Yves Furet (La Souterraine).

2012 : exposition à l’Opéra-théâtre de Limoges

2011: exposition des photos de scène au Centre Culturel Jean Gagnant

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Portraits

Regarder les passants dans la rue. Capter un regard, entrevoir une gueule et puis aller à la rencontre de cette personne. Se présenter, dire quelques mots sur le travail et imaginer déjà la possibilité d’un portrait. Se donner rendez-°©‐vous dans une boutique de Bellac transformée pour l’occasion en studio photographique et attendre. Un tabouret, des rideaux noirs, quelques flashs, la mise en scène est là. Une lumière sur le visage qui ne triche pas. Elle crée une nudité, elle dévoile le paysage secret d’un visage. Un portrait, c’est la rencontre entre deux personnes, entre deux regards, entre deux désirs. Il s’agit maintenant de saisir cette intimité. Il s’agit en fait d’attendre l’instant où elle ne posera plus. Attendre l’instant, où elle laissera échapper quelque chose de son être. C’est un équilibre fragile. Parfois, c’est le modèle qui résiste au photographe. Parfois, c’est le photographe qui résiste à son modèle. Trois à quatre minutes, sept ou huit clichés, c’est le temps de faire ou de ne pas faire cette photo. Échanger, sentir, éprouver ensemble nos regards, nos énergies pour tenter de faire surgir une vérité entre nous. C’est là. Le modèle ne cherche pas à être plus beau, ou plus ceci ou plus cela. Les traces d’une vie se lisent sur son visage. Elles sentent la suie et la terre d’argile séchée. Les scintillements vécus, les chagrins oubliés, l’espoir des beaux jours à venir s’offrent à nous.

Portraits © Thierry Laporte (3) Portraits © Thierry Laporte (2) Portraits © Thierry Laporte (1)