Christian Bellavia – Sivens, ou le barrage impossible

Christian Bellavia est photoreporter depuis longtemps, avec toujours la même intention, raconter l’instant, et transmettre autant d’informations que d’émotions dans mes images. En exerçant ce métier, j’ai perpétuellement été partagé entre expression journalistique et expression artistique. Mon parcours passe par des agences de presse, puis agence de photographes avec le désir d’aborder d’une façon différente les relations entre la presse et la photographie.
Être collaborateur du journal Libération m’a permis de pratiquer au quotidien une approche de la photographie qui me tient à cœur, raconter une histoire à l’aide de photographies ouvertes, ces images qui permettent au lecteur d’entrer dans l’image avec ses propres codes, de se faire sa propre opinion.
C’est ce que j’ai fait pour cette histoire de Sivens, des mois de travail sur place, dans des conditions rendues parfois très difficiles, autant de la part des forces de l’ordreque du coté des zadistes. Je m’efforce de mettre en pratique tous les jours cette réflexion du photographe Don McCullin : la photographie c’est d’abord ressentir avant de photographier. Si vous n’avez pas d’émotions, vos lecteurs ne pourront pas en avoir.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Sivens, ou le barrage impossible

Durant plusieurs mois, jusqu’en Mars 2015, des opposants à un projet de construction de barrage sur le Tescou dans le département du Tarn se sont affrontés aux forces de l’ordre pour empêcher la destruction d’une zone humide.
Débuté comme un simple rassemblement d’idéalistes, au fil des jours, ce site est devenu une ZAD, zone à défendre, une des plus importantes en France, et un symbole des luttes pour défendre la nature et un mode de vie alternatif. Chaque matin, des heurts avaient lieu avec les gendarmes qui occupaient le terrain afin de protéger les ouvriers venus défricher la zone et ils duraient jusqu’au soir en laissant, de nouveau, le terrain aux zadistes.

Sivens, ou le barrage impossible

Site de Sivens, ZAD, TarnMarche silencieuse en hommage à Rémi Fraisse décédé sur la ZADReplantage d’arbres

Jusqu’à cette nuit d’octobre 2015 où le jeune Rémi Fraisse, militant écologiste, a été tué par une grenade lancée par un gendarme. Ce drame a mis fin aux travaux, suivi par l’évacuation de la zone. Depuis, la justice a annulé la déclaration d’intérêt public, l’autorisation de défrichement et la dérogation à la loi sur les espèces protégées en donnant tort à l’État.
Mais cela ne rendra pas la vie à ce jeune écologiste amoureux de la nature.

Michæl Bunel – Voies sans issue

Après avoir couvert les émeutes de 2013 de la place Taksim, en Turquie, Michæl Bunel s’est rendu en Ukraine pour suivre de l’intérieur l’insurrection armée des séparatistes entre Donetsk et Slaviansk, deux villes qui ont abrité des bastions pro-russes en mai 2014. À l’automne 2015, il commence à suivre de près les trajectoires des migrants à travers l’Europe Centrale. Il vient d’achever un travail au long cours de huit mois en Seine-Saint-Denis qui a abouti à un livre, Croire dans le 9.3. Le travail présenté aujourd’hui s’inscrit dans son travail au long cours sur les phénomènes migratoires.

« Voies sans issu » Coup de cœur du jury de la session #1 du Prix Mentor 2017, prix Roger Pic de la SCAM 2015, nominé pour « The Watchem » (Ukraine)

www.michælbunel.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Voies sans issue

La Hongrie et la Croatie ont fermé leurs frontières et n’hésitent pas à repousser les migrants qui passent. De fait, bien involontairement, la Serbie se retrouve le nouveau barrage de l’Europe sur la route des Balkans.

Plusieurs migrants attendent de monter dans le bus affrété par le gouvernement Serbe, pour les réfugiés de moins de 18 ans. ceux ci vont être emmenés vers l’un des nouveau camp officiel. Une cinquantaine de jeune en bénéficieront aujourd’ hui. 2017/01/16. Belgrade. Serbie.

Depuis le début de l’hiver un peu plus de deux mille réfugiés, en très grande majorité afghans et pakistanais, s’entassent dans les anciens entrepôts désaffectés et insalubres de la gare ferroviaire de
Belgrade.
Deux mille personnes pour un unique tuyau d’eau potable, qui vivent sans toilettes et sans douches. Deux mille personnes qui attendent de continuer leur route ou que des places se libèrent ou se créent dans des centres d’accueil officiels. Les quinze centres du pays en compteraient déjà plus de 7000. De plus, entre 400 et 700 migrants arriveraient chaque mois dans le pays. Une nouvelle « jungle » de Calais est en train de naître selon le responsable MSF à Belgrade.
Sur place les ONG sont interdites par le gouvernement qui craint de créer ainsi un appel d’air.

Fabrication d’un poêle avec des tuyaux et des bidons récupérés. 2017/01/15. Belgrade. Serbie.

Celui-ci n’a toujours pas répondu aux demandes pressentes d’associations d’installer des toilettes. MSF à néanmoins mis à la disposition des migrants des poêles qui permettent d’augmenter la température de dix degrés dans les entrepôts ; malgré cela les températures restent négatives la nuit. Aussi, une association est tolérée pour distribuer de la nourriture, seul repas chaud de la journée. Par des températures extrêmes, les réfugiés brûlent les anciens rails en bois : ils baignent en permanence dans des fumées toxiques. Sans oublier le manque d’hygiène, terrain propice aux épidémies de gale ou de poux.

Brice Le Gall – Contre la « loi Travail » et son monde

Né à Paris en 1981, Brice Le Gall est spécialisé initialement dans la photographie nature.

Depuis quelques années, il oriente son activité vers la photographie sociale et humaniste. Tout en enseignant et poursuivant ses recherches en sociologie, il a couvert de nombreuses mobilisations sociales en France.
Il travaille régulièrement pour la presse associative et militante, notamment pour l’association Attac (Association pour la taxation des transactions financières et l’aide aux citoyens).

Son site internet : http://www.bricelegall.com/

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Contre la « loi Travail » et son monde

Cette banderole portée par des « autonomes » symbolise l’espoir d’amplifier le mouvement. Elle témoigne aussi de la réflexivité de certains manifestants quand à l’absence relative des classes populaires dans les cortèges parisiens.
À proximité de la place de la République, Paris, 26 mai 2016.

En février 2016 débute en France une longue et intense mobilisation en réaction à un projet de loi qui vise à réformer en profondeur le code du travail. Pendant plus de six mois, les manifestations se succèdent et prennent une ampleur particulière lorsque le gouvernement socialiste au pouvoir décide d’adopter son texte sans le soumettre au vote des députés (article « 49-3 »).

Manifestants pris en nasse par les policiers. Alors que la panique gagne la foule et que des personnes suffoquent , il implore le policier de laisser avancer le cortège.
Boulevard des Invalides, Paris, 14 juin 2016.

Ce mouvement social est remarquable à plusieurs titres : d’abord, parce qu’il émerge dans une conjoncture improbable. La France est en effet en « état d’urgence » suite aux attentats du 13 novembre 2015 et les formes traditionnelles de mobilisation collective semblent en déclin depuis 2011, date du dernier mouvement de grande ampleur contre la réforme des retraites. Ensuite, parce que la contestation des manifestants s’élargit rapidement et agrège des revendications beaucoup plus larges que celles relatives à la précarisation du travail. Si le cœur du mouvement est constitué des syndicats, il attire aussi de jeunes lycéens ou étudiants, des retraités, des cadres, des professions intermédiaires, des artisans… Les messages portés par ces différents groupes sont ainsi très variés. Ils prennent parfois une tonalité écologiste, féministe, anti raciste, mais c’est la tonalité anticapitaliste qui l’emporte dans les cortèges parisiens sous l’effet notamment de l’arrivée d’éléments « autonomes » français et étrangers dont la culture politique sert de lien entre les classes populaires et les classes moyennes du secteur public traditionnellement mobilisées sur ces questions.

Le kit du manifestant. Image prise juste après un départ de manifestation sauvage contrôlée à l’aide des gaz lacrymogènes.
Paris, 26 mai 2016.

La vingtaine de photographies présentées ici est tirée d’une longue série d’images prises à Paris entre les mois de février et septembre 2016. Le parti pris a consisté à sélectionner les photos qui me semblaient les plus intéressantes d’un point de vue documentaire afin de renseigner un mouvement beaucoup plus large et riche que la représentation qu’on en a parfois donné. Si certaines de ces images rappellent la violence de la mobilisation, elles entendent aussi faire une place à l’humour, aux références culturelles, à la réflexivité, à l’auto-défense et finalement à « l’intelligence collective » d’un mouvement qui est parvenu à contrôler ses tensions internes et qui a affiché une rare détermination. Une façon pour moi de témoigner que derrière des formes de contestation parfois radicales se jouait surtout le rêve d’une profonde transformation du monde social. Bien qu’il n’ait pas été à la hauteur de toutes les espérances, on peut dire que ce mouvement a représenté un réveil : celui d’un esprit de révolte et de résistance porté par des idéaux indispensables à la construction d’un autre monde.

Collectif 8 mars – Angoulême…sur le chemin de l’égalité

Logo Collectif 8 marsPréparation de l’exposition : Laurenn Lecroc
Textes et légendes : Maryvonne Lacoeuille et Claudy Vouhé

Fred-Martial Boutsindi Mbemba, vit à Angoulême, militant au C’CAB (Comité Charente Angoulême Basseau) qui lutte contre les discriminations et à l’association Au Fil des Femmes. Il est photographe amateur, originaire du Congo (Brazzaville) où il a essentiellement travaillé dans l’aide aux personnes porteuses du VIH Sida.

Lhoussine Chinkhir est natif de Khénifra dans le Moyen Atlas marocain et charentais depuis plus d’une dizaine d’années. Amateur de photographie, il a intégré plusieurs clubs photos. Militant associatif, il fait partie du Collectif du 8 mars.

Marion Gravellier  travaille pour l’ASPROS, Association Soljadicienne de Promotion de la santé où elle coordonne, entre autre, le Réseau charentais de prévention des mutilations sexuelles féminines et des mariages forcés (RMF16). ASProS est membre du Collectif 8 mars.

Laurenn Lecroc, vit à Angoulême, graphiste elle utilise les multimédias et réseaux sociaux pour développer de nouvelles formes de diffusion.

Lanah Shaï est une artiste polymorphe, auteure photographe depuis 2004. Elle s’est ouverte à d’autres modes d’expressions artistiques tel que la vidéo, la performance, les installations depuis 2013. Après avoir fait du journalisme, de la photo pour documents publicitaires et de la photo de nature, elle a eu le désir de parler du corps, et tout spécialement celui des femmes.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : ANGOULÊME … SUR LE CHEMIN DE L’ÉGALITE !

8 MARS, JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES 2017

Affiches du Collectif 8 mars- Angoulême

Sur le territoire du Grand Angoulême, le Collectif 8 mars fédère des associations et des personnes autour de l’égalité de genre. Actif depuis presque 10 ans, son but est de contribuer à l’égalité femmes-hommes pour les citoyens et les citoyennes du territoire, quel que soit leur âge, origine, statut social, handicap, ou leur identité de genre ou sexuelle. Toute l’année, le Collectif 8 mars propose des actions de sensibilisation et de formation pour des publics divers et exerce une vigilance citoyenne sur les politiques publiques

Le Collectif est constitué principalement d’associations et de personnes individuelles engagées dans la lutte contre les discriminations basées sur le genre hors et/ou dans le cadre de leur travail. Ce n’est pas une association. La liste des membres n’est pas figée, elle se (re)compose autour des actions en fonction des intérêts et disponibilités de chacun.e. Au fil des ans, à travers le Collectif, des associations, des centres sociaux, des groupes scolaires, des services de l’état et des collectivités ont travaillé ensemble.

 

Des lois pour changer oui! Mais surtout! Changeons les regards

En 2017, pour célébrer le 8 mars, Journée Internationale des Droits des Femmes, le Collectif a organisé un programme festif et participatif avec du théâtre, des expositions, un concert rock féministe. Au cœur du projet, le « Chemin de l’Égalité » a été installé sur la Place St Martial d’Angoulême, conçu à partir de boites en carton porteuses de messages (slogans, revendications, témoignages, chiffres, photos etc.) préparés par des groupes de femmes et d’hommes, jeunes et adultes lors d’ateliers. Le 8 mars, malgré la grisaille, des artistes, des élu.e.s, des citoyen.n.es, des regards, des paroles et des chansons se sont croisé.e.s sur le « Chemin de l’Égalité » … Un moment d’échanges, de réflexions, de questionnements, de prise de conscience … et nous l’espérons, d’engagement.

Le corps des femmes, pornographié, frappé, voilé de force, mutilé, « forcé en mariage », violé, vitriolé, enfermé ou mis en vente … STOP!

Elles et ils ont contribué au Chemin de l’Égalité, 8 mars 2017 : Association d’Entraide des femmes Franco-Africaines, Amnesty International, ASProS et ses bénévoles, Baobab, le CHRS, le Collectif LGBT d’Angoulême, le Collège de Montemboeuf, l’Être Égale, Femmes Solidaires, Genre en Action, Groupes Arc-en-Ciel et Tour du monde du maternage de mère en fille, HardPork, la MPP, le Planning Familial 16, CSCS MJC Sillac Grande Garenne Frégeneuil, le groupe des femmes du Comité Charente Angoulême Basseau, RMF16 (Réseau 16 de prévention des Mutilations Sexuelles Féminines et des Mariages Forcés), Seniores Filles du basket club de Puymoyen, Sisyphe vidéo … des artistes citoyens : Pitres Charentais, Marthe Felten, Daniel Crumb, Chanteurs en Goguette, Freinésie, Pause-Théâtre, Lkill et Tibia, et des tas d’autres personnes … avec le soutien de la Mairie d’Angoulême, du Conseil Départemental 16 et du Conseil Régional Nouvelle Aquitaine et du restaurant À la Cantonnaise. Merci !

Collectif 8mars – photo©Quentin Petit

collectif8mars16@gmail.com

Gilles Mercier – Zona de Alb

Autodidacte, Gilles Mercier, s’installe à Paris à la fin des années 90 afin de parfaire ses connaissances techniques (Centre Iris).
Photoreporter collaborant avec des fondations de type Raoul Follereau, ou encore avec des  collectifs tels Lumen et SynchroX, Gilles Mercier participera à différentes expositions collectives (Espace Confluences…)

 

Se perfectionnant dans un même temps aux techniques de laboratoires argentiques, il assurera des missions d’assistants techniques auprès de AC Barbier. Suite à différents travaux, dont le premier Opus de « Zona de Alb », Gilles Mercier décide de s’investir pleinement dans le champ de l’action sociale. Aujourd’hui Directeur de résidences sociales, il réinvestit le médium photographique.

2017

Membre de la Fondation Taylor
– Zona de Alb / Photographe du mois / Social Documentary Network
– Zona de Alb /  Exposition La Maison de l’image / Namur
– Zona de Alb /   Shortlist aux Boutographies
– Zona de Alb /   Sélection RDVi Strasbourg
Terrain de JE / Exposition « Regards » / Alençon
Terrain de JE / Exposition Galerie SOphot,  http://www.sophot.com

2016

DAM’ / Exposition la Passerelle, MK2 STore, L’Oeuf Galerie, Galerie Artd’Amand, Résidence

www.gillesmercier.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Zona de Alb

Gilles Mercier PDF à télécharger (5 téléchargements)

Ouvert dans les années 30, Tichilesti, petit village roumain proche du Delta du Danube, est un lieu d’exil pour les personnes atteintes de la lèpre. Les résidents ont retrouvé leur liberté de circulation depuis les années 90 et ont reconstruit leur vie sociale extérieure avec difficulté. Tichilesti demeure à l’heure actuelle la terre d’accueil de ces personnes frappées par la vengeance divine, déracinées, « effacées » et oubliées de toute mémoire familiale et collective pendant des décennies.
« En 1999, j’arpente un chemin de terre m’éloignant de l’axe routier principal longeant le Delta du Danube.
Passant le portillon, je m’engage alors dans un ensemble de bâtiments anachroniques, en raison l’énergie qui s’en dégage…
Les premières rencontres répondent également à cette étrange sensation d’intemporalité que connaissent ces hommes et femmes « frappés de la vengeance divine » .
La plupart des 40 résidents sont ici depuis plusieurs décennies même si la maladie a été contenue, même si elle a été dépistée et soignée suffisamment tôt …
Aujourd’hui stabilisés, mais marqués dans leur chair, les patients ont su reconstruire une vie sociale et affective en quasi-autarcie matérielle, vivant dans des habitats de 10m2 pour la plupart, s tout en respectant l’intimité de chacun.
Et malgré le déracinement subi, ils font tous preuve d’une humanité incroyable.
Cette même humanité qui après mon premier séjour parmi eux m’a incité séjourner à nouveau chez eux.
En 2016, de retour parmi eux, je constate qu’avancées scientifiques et avancées sociales n’ont pas eu le même cheminement … Soins, décès et inactivité meublent leur quotidien, mais l’équipe médicale et technique sur site, au minima soit elle à ce jour, constitue le liant de leur vie sociale.
Pacha, Imma, Grisha...ne différencient espoir, désillusions, satisfaction de cette situation qui s’affiche pourtant fièrement dans divers médias nationaux comme « en voix d’extinction ». Chacun a banalisé cet itinéraire forcé, des souvenirs violents de désocialisation qui se conjuguent à une vie extérieure autorisée.
Certains connaissent les joies de vie familiale reconstruite grâce à des naissances intra-muros, annonciatrices d’ouverture hors murs.
Nombreux gardent un lien de part les visiteurs bénévoles, ou encore les rares fermiers des terres mitoyennes ayant acceptés leur présence, leur existence.
Les 14 derniers résidents sont intimement attachés à ce village qu’ils ont érigé et aucun ne se résout à abandonner ces terres à l’avenir incertain du fait de restrictions budgétaires et de la disparition de ces malades frappés de la vengeance divine. »

Un devoir de mémoire, hymne à la dignité de ces personnes qui, silencieuses, demeurent des martyrs contemporains.

 

Florence Brochoire – Génération Tournesols

Florence Brochoire réalise ses premiers reportages photographiques en parallèle de ses études de montage puis de réalisation documentaire.
Photographe indépendante depuis 2001, elle travaille pour la presse nationale et les institutions.  L’humain dans ses fragilités et ses capacités à résister est au cœur de ses projets personnels. Elle est membre de la maison de photographes depuis 2007.GENERATION TOURNESOLS - JEUNESSE MILITANTE À TAIWAN

PORTRAIT DE FLORENCE BROCHOIREDistinctions, expositions et publications :
1992
(à l’âge de 16 ans) – Lauréate de la bourse de reportage des Rencontres Photographiques de Normandie. Reportage en Inde grâce à cette bourse.
1999 – Lauréate d’une bourse Défi-jeunes pour partir au Niger réaliser un travail photographique et sonore sur les communautés expatriées.
2004 – Finaliste de la Bourse du talent de Photographie.com n°25 pour « Emotion panique ». Travail documentaire sur le sida au Cambodge.
2005 Exposition à la Maison Européenne de la Photographie d’un extrait du travail sur le sida au Cambodge « Emotion panique ».
2007 – Exposition au Centre Européen du Résistant Déporté, le Struthof, de mon travail sur les femmes résistantes et déportées « Sorties de l’ombre ».
2008 – Début de la résidence en milieu psychiatrique à l’hôpital de Navarre – Evreux
2009 – Coup de cœur Bourse du talent n°38 pour la série « Etre singuliers » réalisée dans des structures psychiatriques.
2010 – Exposition de « Etre singuliers » à la maison des Arts d’Evreux puis au CHU de Rouen.
2008 – Résidence dans le cadre des 15ème Rencontres Internationales de la Photographie à Niort. Travail sur la transmission de la culture mère/fille.
2008 à 2014 – Résidences à la maison de retraite d’Harcourt puis dans deux foyers de vie pour adultes handicapés.
2013 – Résidence à Niort pour réaliser un travail de portraits autour de la mémoire ouvrière « Douze femmes ouvrières ».
2013 – Exposition lors de l’inauguration de la Villa Pérochon, Centre d’Art de la Photographie Contemporaine, du travail sur les femmes ouvrières (exposition conjointe à celle de Denis Dailleux) à Niort et édition du livre « Douze femmes ouvrent hier »
2015 Prix du diaporama sonore pour le portrait de Yahia Belkacémi, chibani. Ce court-métrage a également été sélectionné par Les Nuits Photographiques et projeté en octobre 2015 au Pavillon Carré de Baudouin à Paris.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Génération tournesols – Portrait de la jeunesse militante à Taïwan.

GENERATION TOURNESOLS - JEUNESSE MILITANTE À TAIWAN GENERATION TOURNESOLS - JEUNESSE MILITANTE À TAIWAN

On les a longtemps appelés, avec condescendance, la « génération fraises ». A l’image de ces fruits de luxe, la jeunesse taïwanaise était perçue comme élevée sous cloche. Mais au printemps 2014, ces enfants gâtés ont surpris le pays en lançant une spectaculaire contestation, baptisée « mouvement des tournesols », contre un énième accord commercial avec Pékin que le gouvernement taïwanais entendait imposer à une société de plus en plus alarmée par la mainmise chinoise. Après avoir occupé le Parlement pendant trois semaines et galvanisé des centaines de milliers de manifestants, les jeunes, désormais baptisés « génération tournesols », ont fini par faire plier le pouvoir. Depuis, l’atmosphère à Taïwan n’est plus la même. Après des années de fatalisme, pendant lesquelles l’île s’est laissée glisser doucement dans le giron chinois, le sursaut de la jeunesse et des classes moyennes vient de se traduire par une énorme gifle électorale infligée au camp du président sortant, perçu comme inféodé à Pékin. 8% des électeurs votaient pour la première fois et ils ont à coup sûr contribué à la victoire triomphale de Tsai Ing-Wen, la candidate du parti progressiste (DPP), qui s’était entourée de conseillers issus de la révolte des tournesols. Cinq jeunes leaders du mouvement ont même fait leur entrée au Parlement sous l’étiquette du Parti du Nouveau Pouvoir qu’ils ont créé il y a à peine un an. Les « fraises » ont désormais une voix qui ni Taïwan, ni la Chine ne peuvent se permettre d’ignorer.GENERATION TOURNESOLS - JEUNESSE MILITANTE À TAIWAN

Antonio Gibotta – le voyage d’un pélerin

Antonio Gibotta est né à Avellino au mois d’août 1988, sa passion pour la photo se développe aux côtés de son père, lui-même photographe professionnel de distinction.

Diplômé en 2006, il transforme sa passion en profession, accumulant les expériences et les reportages. Il se forge une identité photographique, reflet de sa personnalité.Antonio Gibotta

Au cœur de son œuvre, notre commune humanité et les questions sociales. Il est primé à de nombreux concours internationaux.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Le voyage d’un pélerin

C’était ma deuxième expérience dans ce train lors d’un pèlerinage organisé par UNITALSI. C’est assez étrange, les patients considèrent ce voyage comme une fête. Ils y retrouvent de vieux amis rencontrés lors de voyages précédents, ils sourient ensemble, partagent leurs émotions. Ce reportage, c’est l’histoire d’Enzo, atteint de spasticité. Il est le pèlerin le plus âgé, un homme d’une grande gentillesse qui partage sont expérience avec tendresse et simplicité. Jour après jour, sa solitude le rend triste. Sa foi l’aide à se sentir aimé et elle lui permet de ne pas se sentir seul.


Reportage video sur le pélérinage d ‘Enzo

Reportage photo sur le pélérinage d’Enzo

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 de Antonio Gibotta : La Crémation en Inde

Jean Daniel Guillou – Sara la kali

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Né en 1963 à Dakar (Sénégal), il vit en Charente. Photographe freelance, il est l’auteur du livre 18, Appels d’urgence (éditions Arléa) sur les sapeurs-pompiers, un reportage qui a nécessité deux ans de travail. Il a notamment réalisé pour Géo un exceptionnel témoignage photographique sur les derniers Tziganes vivants en roulotte dans le Limousin.

Jean-Daniel Guillou est un passionné de l’Afrique où il a réalisé un reportage sur l’association de L’Arche de Zoé. Emprisonné au Tchad pendant deux semaines, il s’est retrouvé au cœur de l’actualité.
Curieux des univers les plus variés, il est un observateur patient du quotidien et de ses semblables. Il appartient à la famille des photojournalistes au long cours et réalise des sujets complexes ou nécessitant une approche précautionneuse. Jean-Daniel Guillou aime se fondre dans le paysage, se glisser dans la peau d’un anonyme jusqu’à se faire oublier pour capter la sincérité de l’autre dans l’intimité de son quotidien. C’est ainsi qu’il met également son expérience acquise au fil de ses reportages au service des entreprises et des institutions. Quel que soit le sujet, il conduit son travail avec la même exigence : partager la richesse de ses rencontres, restituer les émotions et les instants qui lui sont offerts.
Jean-Daniel Guillou aborde la photographie comme une façon de vivre avant même de l’envisager comme profession.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Sara la kali

C’est au mois de mai que les gens du voyage se rassemblent, face à la mer, aux Saintes Maries. Ils viennent par milliers vénérer Sainte Sara (Sara la kali ou Sara la noire) dont la statue se trouve dans la crypte de l’église fortifiée de notre dame de la mer.

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Jean Daniel Guillou

Sara la Kali, Sara la noire, serait la servante de Marie Jacobé et Marie Salomé chassée de Jérusalem après la mort du Christ dans une barque sans voile ni rames qui échoua en Camargue.

Avertie miraculeusement de l’arrivée de Marie Jacobé et de Marie Salomé, Sara la noire les conduisit au temple païen, le temple « Ra » à l’emplacement même ou  fut édifié l’église fortifiée de Notre Dame de La Mer. Très vite après la mort des Saintes, un culte se répandit avant que la construction de l’église forteresse au XIIe siècle ne le confirme.

Au XIV siècle le pèlerinage est déjà très populaire. Il prendra une tout autre ampleur après 1448, quand les fouilles entreprises par le roi René sous l’autel de l’église découvrent les reliques des saintes femmes.Guillou_9607

Elles furent mises dans des châsses (coffre, cercueil ou reliquaire) et transportées dans la chapelle haute de l’église. L’émotion est à son comble lors de la descente des châsses contenant les reliques descendues de la chapelle haute qui s’ouvre sur la nef de l’église par une fenêtre située au dessus de l’arc du clocher. Un treuil de cordages de marine fleuries descend au milieu des chants et des acclamations. Peut après, c’est le tour de la statue de quitter l’église Notre dame de la Mer, elle est portée par les gitans et escortée jusqu’à la mer par des milliers de fidèles sous la conduite des gardians à chevaux.Guillou_6952 Guillou-1449EXPOSITION BARROBJECTIF 2014

Nathalie Gealageas et Fred Pluviaud – Manifestation pro-Charlie

05-F-PluviaudNathalie, 37 ans, enseignante, nouvellement photographe, je commence à appréhender cet art il y a 4 ans. Multipliant les sujets, je me suis vite rendue à l’évidence : je veux photographier l’humain. Le portrait étant délicat pour un « jeune » photographe, je me centre sur les personnes et leur environnement, le reportage. Les voyages étant mes premières amours, j’essaie de concilier ces deux passions et transmettre autant d’émotion  que j’y ai pris de plaisir.

Site internet de Nathalie Ge
gealageasnath@gmail.com

nath_et_fredFred, 42 ans, ingénieur météo. Je pratique la photographie depuis plus de 15 ans, d’abord autour de la nature et de l’environnement, puis je me focalise rapidement sur la photo de scène : La Nef, Musiques Métisses… Particulièrement intéressé par le photo-reportage, car il permet de concilier vision personnelle et artistique avec instantanéité (un challenge temporel), j’aime aussi m’attarder sur le portrait, les rencontres, tout ce qui touche à l’humain…

Même si de plus en plus, je m’éloigne des contraintes liées au matériel, en démystifiant tel ou tel attrait pour une technique par rapport à une autre, je travaille essentiellement avec un Leica M et un 35mm.

Site internet de collectif
fred@grainsdefolie.net

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Manifestation pro-Charlie – Angoulême, 11 janvier 2015

7 janvier 2015, les attentats de Charlie Hebdo ont suscité un émoi collectif, une prise de conscience nationale que les fondamentaux de notre République sont le cœur même de notre identité. Que malgré la crise, malgré nos différences de points de vue, politiques, idéologiques, religieux, le peuple sait se retrouver pour défendre ces valeurs communes.

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Pour faire gagner la réflexion, la culture, contre l’obscurantisme, à Angoulême comme partout en France, une manifestation a vu le jour ; ce petit reportage n’a pas d’autre prétention que de rappeler cet élan local comme une goutte d’eau parmi le flot qui submergea la France ce jour-là… goutte d’eau angoumoisine, qui avait pourtant, une saveur particulière dans la ville de la BD.

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Collectif Regards Croisés – Où est passé Charlie?

Présentation du Collectif

Le Collectif Regards Croisés est une association entre plusieurs photographes ayant chacun son propre regard, sa propre émotion, sa propre vision.

Partageant des points communs, une esthétique photographique, un certain regard sur le monde, une sensibilité humaniste et souhaitant confronter leurs différentes écritures photographiques, nous avons décidé de nous rencontrer,  travailler sur des projets collectifs, organiser et/ou participer à des évènements susceptibles de promouvoir et valoriser l’art photographique.

Les Photographes du Collectif

ABAD Cyril – BEGOU Hervé – BLAYO Philippe – CHAR Elizabeth – GIUDICE Francis – JARRON Marcel – LANGE Gilles – MACAIRE Olivier – MAURICE Elisabeth – VIL James.

photographe Elizabeth Char photographe Francis Giudice photographe Gilles Lange-2 photographe James Vil

 

 

photographeElisabeth MauriceEXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Où est passé Charlie?

RegardCroisée-07

«Où est passé Charlie?» n’est pas née d’une volonté de faire une expo sur la marche du 11 janvier 2015. Il n’y a pas eu d’actions préparées, comme on le fait en reportage. Pas de repérage. Ces lieux sont nos terres de prédilection de photographes de rue. Certains d’entre nous habitent là. Ce bitume, nous l’arpentons régulièrement…

Nous y étions dans cette marche. A différents endroits. Sans nous concerter. Parce que c’était «Charlie».

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Nous n’écrivons pas. Nous ne dessinons pas. Nous photographions. Notre liberté d’expression a été assassinée dans les locaux  de «Charlie hebdo» ce 07 janvier 2015.

Et nous avons photographié le 11 janvier. Cette foule. Ces visages. Ces pancartes. Ces crayons brandis…

Nous avons photographié la tristesse. Le silence. L’émotion. Et la volonté de ne pas plier. De résister à l’obscurantisme.

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Puis le lendemain nous sommes redescendus dans la rue. Sur cette place. Celle de la République. Sous le bras de Marianne. Et nous avons encore photographié les traces de cette marche. Les inscriptions. Les témoins. Les autels éphémères qui auraient bien fait rire la bande à Charlie.

 

 

 

 

Aujourd’hui, où est passé Charlie?

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