Club Photo – Atelier Focale 16 – Boxe in Soyaux

Atelier Focale 16 est une association Loi 1901 fondée en 1953. Les photographes remercient chaleureusement les boxeurs et tout particulièrement l’entraineur fondateur Rachid Ahnouzi.

Photographes ayant participé à ce reportage boxe :
– Suzanne Barry www.suzannebarryphotography.com enquiries@suzannebarryphotography.com
– Christian Belloteau bebelchr@yahoo.fr
– Alexandra Chollet coxi.noir@gmail.com
– Virginie Claude virginieclaude@sfr.frClub de boxe -Soyaux
– Marc Forestier marc.forestier@wanadoo.fr
– Patrice Friedel patrice.friedel@free.fr
– Maxime Gorski maximegorski@yahoo.fr
– David Jorat www.jorat-david.com
joratorsac@hotmail.com
– Jean-Claude Mallet jclaudemallet@gmail.com
– Frédéric Pluviaud www.grainsdefolie.net
fred@grainsdefolie.net
– Jean-Claude Robidas robidas@free.fr
– Gérard Viel viel.ge@wanadoo.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Boxe in Soyaux

Club de boxe -Soyaux
Cette exposition d’Atelier Focale 16 d’Angoulême est le résultat du travail des photographes ayant participé à un atelier au sein du Boxing Club Ahnouzi, actuellement rebaptisé Grand Angoulême Boxing Club 16.
L’atelier avait pour objectif l’entraînement au photoreportage. Les conditions de travail ont été volontairement restreintes pour permettre à chaque photographe de connaître les contraintes en termes d’efficacité, de patience, de placement, de recherche du fameux instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson.
Évidemment sans se comparer aux maîtres du reportage, douze photographes du club se sont prêtés à ce jeu : réaliser une série de 36 vues maximum chacun, en moins d’une heure, un soir d’entraînement au club. D’autres contraintes techniques fortes ont été imposées afin que chacun puisse s’immerger dans le travail d’un photoreporter. On décèle la technicité de ce sport et l’investissement physique et psychologique qu’il nécessite. Bien souvent les photographes sont passés quasiment inaperçus tant la concentration des sportifs était à son paroxysme, quoiqu’en entraînement.
Club de boxe -Soyaux

 

Frédéric Gras – La Piste aux étoiles

Frédéric Gras est photographe à Élancourt dans les Yvelines à trente minutes de Paris,
photographe portraitiste essentiellement, mais pas que. En couple depuis dix-neuf ans, et marié depuis 2014 à Patricia, papa d’Amélie, une grande fille de dix ans.
Ancien professeur d’EPS en collège et lycée, il a toujours à plus ou moins haute dose pratiqué le sport. Depuis trois ans en plus de pratiquer le golf avec sa fille, il photographie les pistards sur le vélodrome national de Saint-Quentin-en Yvelines. Primé en France, en Europe et aux États-unis, la photographie lui permet de continuer à se mesurer aux autres afin de toujours tenter de s’améliorer, et de fait, essayer de proposer des images différentes de ce sport.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : La Piste aux étoiles

Je vous propose aujourd’hui de découvrir mon œil photographique en vous proposant mes images sur cette discipline sportive qu’est le cyclisme sur piste. Les images proposées ont été réalisées lors des championnats du monde 2015, de la Coupe Fenioux en 2016, et lors des Championnats d’Europe 2016 organisés aux Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Ancien sportif et enseignant en Éducation physique et sportive, reconverti depuis 2007 en photographe professionnel je suis toujours resté connecté au monde sportif. Quand en 2013 le Vélodrome National
est sorti de terre à quelques kilomètres de mon studio c’est tout naturellement que je me suis tourné vers eux pour essayer de montrer une autre image de ce sport médiatisé essentiellement sur le temps des Jeux Olympiques. Dans ma famille tout le monde fait ou a fait du cyclisme en compétition, sauf moi. Du coup, à ma manière, je contribue moi aussi à partager cette passion familiale. Plus de la moitié des images que je vous présente ont été primées depuis 2015, soit aux États-unis, soit en Italie.

Jérémy Lempin – De sang et d’or

Après un bac professionnel photographie à Orthez, je me suis engagé dans la Marine Nationale en tant que photographe. Au cours des dix années passées au sein du ministère de la Défense, j’ai passé quatre ans sur le porte-avions Charles-de-Gaulle et cinq ans au sein de l’ECPAD (Etablissement de Communication et Production Audiovisuelle de la Défense). Cette carrière militaire m’a mené vers différents théâtres d’opérations comme l’Afghanistan, le Mali et la Centrafrique. Mon travail lors de ces opérations sera, entre autres, publié dans Le Figaro, Washington Post, Times, 20 minutes et sera repris par différentes agences.

En 2015, j’ai été décoré des mains du Président de la République de la médaille militaire. Mais après dix ans passés au service de la Marine Nationale, j’ai posé ma casquette de sous-officier pour me réorienter vers le photojournalisme. Depuis je collabore régulièrement pour l’agence de presse Européan Pressphoto Agency (EPA) et pour différents magazines : VSD, Le Nouvel Observateur, Le Parisien, Rendez-Vous Photos…

Jérémy Lempin

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : De sang et d’or

Que serait un match de football sans sifflet, sans gronde, sans chant qui soulèvent les cœurs parfois et qui accablent d’autre fois les moindres faux pas des joueurs.

Pendant 90 minutes, il en est de ceux qui, sans cesse, chantent, sifflent et parfois fustigent leurs couleurs et leurs dirigeants.

22/07/2016 Anthony dit Frappard discute avec le Président du groupe Pessimiste (à gauche) avant d’embarquer dans le bus qui les conduira en Angleterre pour disputer un tournoi de football inter-supporters à Preston. Ils représenteront la seule équipe française admise dans ce tournoi.

En plein cœur du Pas-de-Calais trône une arène où les gladiateurs ne s’affrontent pas sur le sable, mais dans les tribunes. Cette arène, c’est le stade Bollaert qui tremble et gronde à chaque rencontre, mais la tanière de la bête humaine est la Marek : la tribune des Red Tigers 94, les Ultras du Racing Club de Lens. Ne les traitez pas d’hooligans,  ils ne saccagent pas les stades. Ne les appelez pas supporters, car ils sont beaucoup plus que çà.

Ils et elles sont 400 à chanter, crier, éructer hymnes et slogans à la gloire de leur club à domicile et en déplacement. Mais au-delà de l’image sulfureuse de ces hommes et femmes, drogués à leur club et à leur région, il est des moments où la tempête se calme. Des moments où, après un week-end noyé dans le groupe aux couleurs sang et or, l’individu reprend sa place dans son quartier, dans sa maison seul ou en couple. En attendant le prochain match.

21/09/2015 « Valenciennes on les déteste pas autant que Lille mais quand même.. « 
Pour les humilier et montrer sa suprématie sur le département Pas de Calais, les Ultras « Red Tigers » du Racing club de Lens ont défilé dans le centre ville de Valenciennes, à la gloire des sang et or qui remporteront le Derby.

19/10/2015  » Tu vois moi j’ai passé mes premières vacances, trouvé ma femme et mon boulot grâce aux ultras et au Racing club de Lens. Je lui dois tout à ce club » Anthony dit Croquefer (à droite) est membre des ultras « Red Tigers » du Racing Club de Lens depuis 7 ans. Ici sur le perchoir du stade « Félix Bollaert Dellelis » accompagné de Florent dit « Wesh » .

Élodie Rivereaud – L’aviation dans tout ses états

Élodie Rivereaud est passionnée depuis son enfance par ces gigantesques oiseaux de fer, étudiante en sciences de l’industrie, en vue de préparer un BTS aéronautique, et par la suite souhaite réaliser un rêve, devenir photographe aéronautique au sein de l’Armée de l’Air. Son loisir est d’être au bord d’une piste à photographier petits et gros aéronefs. Elle a obtenu son Brevet d’Initiation à l’Aéronautique, et depuis janvier 2015, elle côtoie les nuages tout en réalisant des prises de vues d’aéronefs ou encore de paysages. A dix-sept ans seulement, elle parcourt déjà les shows aériens dans la France entière à la recherche de la prise de vue parfaite.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’aviation dans tout ses états

Le monde du show aérien Coup de cœur AdoFextival Barrobjectifest un art où le vol est souvent poussé à ses limites.

À travers cette série, je souhaite vous faire partager les plus belles illusions que les pilotes peuvent nous faire paraître, avec ou non la présence d’agréments tels que le fumigène, l’artifice ou encore l’eau.
Ces prises de vues ont été réalisées pour la plupart lors de shows aériens en 2015 et 2016 dans la France entière.

 

Club Photo de Ruelle – Mainfonds 2015

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 :  Mainfonds 2015

19ème Coupe d’Europe de Montgolfières
24ème Coupe du Monde des Dames

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En 2015 dans la spécialité « Montgolfières », seules 7 compétitions au Monde ont reçu l’agrément de la Fédération Aéronautique Internationale. Parmi elles, la Coupe d’Europe organisée par le Foyer Rural de Mainfonds-Aubeville est devenue depuis 1993 et au fil des ans un événement incontournable dans le ciel d’été Charentais.
Grâce au partenariat avec l’organisation, quelques adhérents du Club Photo de Ruelle sur Touvre ont été intégrés au coeur de l’édition 2015.
En témoins privilégiés de l’événement (au sol, en vol et parmi le public), ils vous proposent une sélection d’images afin de découvrir quelques-uns des aspects techniques de cette discipline de loisir et de compétition.

Photographies

Didier ARDOUIN, Pascal DULAC, Martine GUYOT, Christian LERME, Loïc PETITEAU, Danièle RAINAUD, Sébastien TOURRETTE

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Les enveloppes sont en nylon ou en polyester, leur volume en compétition est limité à 3000 m3. Elles sont munies à leur sommet d’une soupape permettant d’évacuer l’air chaud en vol ou de se dégonfler très rapidement à l’atterrissage.Jusqu’au moment du décollage, la nacelle est amarrée au véhicule de l’équipe au sol positionné à proximité.

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Si on est habitué aux couleurs bigarrées des enveloppes, d’autres formes d’art liées à la montgolfière sont représentées. Une montgolfière s’élance, une acrobate amarrée à la nacelle…

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Les vols ont lieu au lever et au coucher du soleil, afin de bénéficier de meilleurs conditions de stabilité de l’air.C’est également à ces moments que la campagne charentaise autour de Mainfonds se dévoile de la plus belle manière.

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Le vent est à la fois l’un des principaux ennemis de la montgolfière et son seul moyen de se déplacer. Au delà de 20 km/h il peut interdire le décollage mais s’il n’est pas assez présent, le vol sera court. Comme les aéronefs, les montgolfières sont immatriculées par la Direction Générale de l’Aviation Civile.

Club Photo de Ruelle
http://www.club-photo-ruelle.com
club.photo.ruelle@gmail.com
06 73 28 49 79

Romain Perrocheau – Un an de piges pour des journaux sportifs

Romain-Perrocheau-rudbyRomain Perrocheau est photographe professionnel depuis 2003 suite à l’obtention de mon Baccalauréat professionnel, je débute en 2004 comme pigiste à Charente Libre et obtiens ma carte de Presse en 2005. Afin de poursuivre ma progression, je collabore également avec L’Agence France Presse et Icon Sport jusqu’en 2010. En parallèle de la Presse Quotidienne Régionale, j’ai effectué des sujets plus « magazines ». En Suisse, j’ai photographié le quotidien des cuisines d’un palace Genevois (l’Hôtel d’Angleterre) ; en Roumanie, j’ai partagé la vie de villageois Tziganes et en Charente, j’ai suivi les missions d’une aide à domicile auprès des personnes âgées. Lauréat de la catégorie Portrait lors de la 3ème édition du concours Sportfolio (2016) je collabore avec le groupe L’Equipe (depuis 2010), Getty Images (depuis 2015) et comptabilise la couverture de plus de 500 matchs de haut niveau.Romain-Perrocheau-borrobjectif-2016-1

Romain Perrocheau a exposé au festival du photo-reportage de Barro en 2005, 2006, 2010.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : un an de piges pour des journaux sportifs

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Photoreporter, Romain travaille pour plusieurs journaux sportifs et peut être amené à couvrir tous les sports… même si il reste plus attaché au rugby du Sud-Ouest.

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Eddy Rivière et Michel Cathelineau – Le Grand Prix de la Meule Bleue

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Au printemps 2014, 15 chefs d’entreprise Vendéens  imaginent « le Grand Prix de la Meule Bleue ».Leur challenge est de réunir 150 entreprises, représentées par leurs dirigeants et 10 collaborateurs pour un parcours bucolique de 40 kilomètres sur la mythique Mobylette Bleue le long des routes de Vendée.

Eddy Rivière et Michel Cathelineau, photographes, sont missionnés pour couvrir ce challenge des préparatifs au jour J. Cet évènement hors du commun qu’ils vivront de l’intérieur leur donne l’idée de la réalisation d’un livre.Les deux auteurs

Le 27 septembre 2014, 154 meules bleues, chevauchées par leurs pilotes capés de  bleu et casqués de rose, précédés par une caravane publicitaire composée de 300 véhicules et déployée sur  plusieurs kilomètres, prennent le départ sur la Place Napoléon à la Roche sur Yon. Des milliers de spectateurs assistent au départ et se retrouvent massés tout au long du parcours jusqu’à l’arrivée dans la petite commune de La Rabatelière où une immense fête les attends.
Un souvenir inoubliable pour les participants et les spectateurs, immortalisé dans le livre «  Grand Prix de la Meule Bleue : j’y étais ! »

Page Facebook Eddy Rivière

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Pierre Delaunay – Jour de gloire

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Pierre Delaunay photographe professionnel à Ruffec depuis 32 ans la ville ou il est né en 1962, comme Obelix, il est tombé tout petit dans la potion nommée  » révélateur  »  (parents photographes).

Photographe humaniste et social, à travers sa sensibilité il traduit dans ses images l’émotion qui se dégage des personnages et c’est ainsi qu’il fixe sur la pellicule des instants parfois étonnants.

De nombreuses fois primé comme portraitiste, il expose ses œuvres en France et aussi à l’étranger.
En 2003, il a reçu un QEP (Qualified European Photographer) en Mariage et, en 2005, est devenu le premier MQEP français (Master Qualified European Photographer) c’est à Bruxelles en juin 2012 que lui est décerné son deuxième MQEP.

Formateur et maître de conférences internationales, il est un des fondateurs/organisateurs du festival de photo-reportage (Barrobjectif).

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Jour de la victoire

Présenter un Master QEP à Derby est un sacré challenge surtout non loin de la ville de Rugby ou est né cette discipline  .

Le rugby est le plus beau, le plus grand, le plus noble des sports. Le cyclisme, la boxe, la voile s’en approchent. Ils exigent, eux aussi, d’aller au paroxysme de la douleur. Mais ces disciplines se pratiquent en solitaire.Le rugby, seul sport de combat collectif, va plus loin. Il réclame l’absolu : se sacrifier pour son coéquipier, son frère d’armes.

Cela exige de l’humilité et de la générosité, de la bravoure et de la confiance. Il n’y a pas plus forte, plus belle offrande que ce don de soi, cette souffrance consentie pour en préserver le coéquipier.

Qui n’a pas vécu ces moments de totale fraternité dans un vestiaire de rugby ne peut comprendre.

Le joueur de rugby ne peut succomber au culte de soi. Car il sait qu’il n’est rien sans les autres.Vraiment. Il a VRAIMENT besoin des autres. De tous les autres. Du petit gros, du grand costaud, du vif malin, du rapide talentueux. C’est avec eux, en unissant leurs forces disparates, qu’il pourra espérer vaincre.

Par ailleurs, appréhender ce mélange unique de brutalité et de finesse réclame une véritable réflexion. Se passer le ballon en arrière pour avancer. La tête et les jambes. Le cœur et les poings.. A l’intérieur, dans ses tripes, le rugbyman lutte contre sa peur. Il sait qu’il doit la dompter, non pour lui, mais pour être à la hauteur du sacrifice à venir de ses quatorze partenaires.

« Jour de gloire »  le 27 avril 2014  à Ruffec  le club local de Rugby jouait la finale du championnat régional de Rugby , je suis rentré dans les vestiaires et en me rapprochant des sportifs pour disparaitre et surtout faire partie de l’équipe «  paradoxe de la proximité  » plus proche j’ai vécu les émotions comme ci je faisais partie de l’équipe,le 16e homme .

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014
Lauréat de la photographe 2015 catégorie Humaniste

Frederic Riolon – Paddock

Contemplant l’enfilade des colonnes de la salle des chevaliers de l’Abbaye du Mont Saint-Michel, l’oeil pragmatique de l’architecte refera les calculs de charges effectués par ses prédécesseurs alors qu’ils concevaient l’édifice. Dans la simplicité rustique et le silence de ce même lieu, un moine entendra un lointain appel à la prière, car pour lui tout y symbolise la présence du divin. Arpentant l’endroit, le sculpteur retrouvera pour sa part, dans ces piles et dans ces murs de pierres, les gestes et les difficultés connus par ses pairs alors qu’ils avaient à maîtriser la matière. Que l’on soit architecte, moine ou sculpteur notre regard diffère fondamentalement car il est comme lesté par nos préoccupations, notre histoire, nos pratiques, nos aspirations. Henri Bergson nous en avait averti :  nos perceptions du réel sont orientées par ce que nous voulons en faire.
F-Riolon-Paddock-19Jamais, assurément, je n’aurais été attentif à ces lignes de fuite qui se coupent dans un infini imaginaire, jamais je n’aurais été saisi par la lumière de l’aube ou celle du crépuscule lorsqu’elles allongent les ombres portées au sol, jamais mon regard n’aurait été arrêté par les aspérités granuleuses d’un mur usé par le temps avant de faire de la photographie. Quand je pars avec mon appareil mes perceptions ne sont justement plus asservies. Ma vision devient désintéressée et par là même libérée. L’esthétique chasse l’utile. Tout se passe comme si je regardais enfin, et vraiment, les choses pour elles mêmes, pour ce qu’elles sont, comme si j’accueillais le réel et que se dévoilait ainsi son étonnante richesse. L’expérience est sans nul doute fort banale pour le photographe aguerri, pour moi qui pratique l’exercice depuis 2012, c’est une immense découverte doublée d’une source de joie renouvelée.

Fred Riolon

C’est un heureux hasard qui m’a mené sur de pareils chemins, un cadeau offert à mon épouse, une optique pour son réflex qu’elle n’aura finalement guère le loisir d’utiliser car j’ai très vite annexé l’objet. Avant cela, la photographie n’était qu’une belle étrangère. Elle a depuis bouleversé mon temps libre, mes rêveries, mon regard – dès qu’il peut échapper à l’empire d’un métier envahissant – et mes fréquentations virtuelles. Je vais en effet chaque fois que possible admirer le génie des maîtres : Salgado, Maier, Koudelka, Cartier Bresson, Capa, Smith, Erwitt et d’autres encore. J’apprends à regarder. J’apprends aussi l’humilité, à laquelle nous ramènent ces mots de Constantine Manos : « Faire une belle photo est facile. Faire de très belles images est difficile. Produire des images fantastiques est presque impossible « .

EXPOSITION BARRO 2015 : Paddock

Quoique mes préférences aillent à la photo de rue et au portrait, c’est une série-reportage réalisée sur le circuit des remparts en 2014 que j’ai le plaisir de présenter. Mon intention était de célébrer cette étrange alchimie faite d’élégance rétro et de mécanique brutale, de rivalité et de confraternité façon « aviateur des fifty’s », de retrouvailles festives au paddock et de tension palpable à l’abord du circuit, de charme « so british » et d’esthétique virile. Une lumière de fin d’été faisant pressentir octobre se mêle au charme rare d’une compétition automobile intra-muros ; l’atmosphère y est véritablement singulière, il s’agissait d’essayer de la faire vivre en images.F-Riolon-Paddock-6F-Riolon-Paddock-4

Maya Angelsen – Mise aux poings

Née le 02 décembre 1969 à Paris

Serbe et norvégienne d’origines, directrice de production dans une agence de voyages spécialisée dans le grand nord durant 18 ans, Maya Angelsen est avant tout une femme de l' »ailleurs ». Un quai de gare encombré, un port balayé par le vent, une salle d’embarquement bruyante et une lueur de bonheur illumine son regard. De son ADN métissé et de ses nombreux voyages, elle a développé un goût de l’autre, un tropisme de la rencontre. L’altérité comme carburant de la vie.

Et si elle emporte toujours avec elle son appareil photos, c’est qu’elle a un besoin viscéral de témoigner. Une inclinaison mâtinée d’un sens artistique, un goût pour le détail invisible, un instinct de l’harmonie, un amour du beau.

Alors, lorsqu’elle décide en 2012 de changer d’orientation professionnelle, la photographie n’est pas un choix. C’est une évidence !

Autodidacte, instinctive, sensible, Maya Angelsen est avant tout une photographe de l’humain. La rencontre, le lien, le moment présent sont les ferments de son travail. La technique s’efface devant l’intention de restituer l’émotion de l’instant. Ajoutez une bonne dose de bienveillance et vous obtiendrez le socle de tout l’univers photographique de Maya Angelsen.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Mise aux poings

C’est un hasard heureux qui m’a guidée jusqu’à la boxe. Ce n’était pas une démarche volontaire au départ. Les combats de boxe, j’en avais horreur. Comment accepter un sport où tout me semblait violence ? Et puis, il y a eu la rencontre fortuite avec l’un des anciens entraîneurs du boxeur Jean-Marc Mormeck, M. Lucien Dauphin. Il m’a ouvert les portes d’une salle d’entraînement, un soir en banlieue parisienne. Je pénétrais dans cet univers masculin sur la pointe des pieds, timide et mal à l’aise à la fois. Il y avait quelque chose de fascinant dans l’intensité de leurs efforts. Ils se défiaient du regard, leur corps s’affrontant avec une étonnante maitrise et un profond respect. Je m’installais dans un coin de la salle pour observer. Mes a priori sur la boxe et les boxeurs venaient de tomber.

Un mois plus tard, j’assistais au championnat de France de boxe à Fontenay sous Bois. J’allais réaliser mes premières photos, tout près du ring, aux  côtés de photographes avertis. Sentiment d’un ultime privilège : dans les coulisses des vestiaires, je suivais les préparatifs du boxeur au combat. La minutieuse séance du bandage des mains, les passages du médecin et de l’arbitre, les conseils chuchotés, l’échauffement : la néophyte que j’étais ne perdait rien de ce qui fait de l’avant combat, un véritable rituel.

Sortie des vestiaires pour rejoindre la salle, je passais de l’ombre à la lumière, du calme au brouhaha, de l’intime à la foule. Grisée par l’ambiance générale, je laissais mes émotions guider mon regard. Je faisais la « mise au poing ». Je déclenchais…

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