Le 17 avril, BarroPhoto réunira un jury composé de cinq personnalités issues d’univers photographiques et artistiques complémentaires : photojournalisme, documentaire, photographie environnementale, écriture artistique sensible et direction de programmation. Leur diversité de regards — entre exigence narrative, engagement humain, sensibilité artistique et expérience de sélection — permettra une lecture riche et plurielle des candidatures reçues.
Ensemble, ils auront pour mission de sélectionner 20 photographes dont les travaux seront présentés lors du festival du 12 au 20 septembre 2026, aux côtés de l’invitée d’honneur Nathalya Saprunova.
Alain KELER

Photojournaliste et photographe documentaire
Membre de l’agence MYOP, ancien de Sygma et Gamma, cofondateur d’Odyssey Images, Alain Keler est une grande figure du photojournalisme. Depuis les années 1980, il couvre les grands conflits mondiaux (Liban, Tchétchénie, Israël-Palestine, Iran, Salvador) et mène des travaux profonds sur les minorités et les questions de mémoire. Lauréat du Prix W. Eugene Smith, du World Press Photo et d’un Visa d’Or d’Honneur, il développe une œuvre mêlant histoire intime et Histoire collective, entre document, transmission et humanité.
Son regard de juré : Son exigence narrative et sa connaissance du terrain apporteront une lecture attentive à la dimension humaine, à la profondeur documentaire et à l’engagement des séries présentées.
Leslie SOBAGA

Artiste Photographe
Issue d’un parcours artistique commencé par la sculpture sur pierre, Leslie Sobaga explore une photographie sensible, entre réalisme et poésie. Son travail, nourri par des démarches collectives et des engagements associatifs, interroge notre rapport au monde, à l’intime et à l’invisible. Exposée à Bièvres, Paris Photo Off et en galerie, elle développe une écriture visuelle tournée vers la quête intérieure et l’émotion subtile.
Son regard de juré : Son esprit artistique et sa sensibilité à l’invisible lui permettent d’apporter un regard singulier sur la composition, l’émotion et la force poétique des images.
Jean-Daniel GUILLOU

Photographe
Né en 1963 à Dakar (Sénégal), Jean-Daniel Guillou vit aujourd’hui en Charente. Photographe freelance, il appartient à la lignée des photojournalistes au long cours, ceux qui s’inscrivent dans le temps pour comprendre, approcher et raconter. Son travail a été publié dans la presse nationale et internationale et présenté dans plusieurs festivals, dont Visa pour l’Image.
Auteur du livre « 18, Appels d’urgence » (éditions Arléa), consacré aux sapeurs-pompiers, il a mené pour ce projet un reportage de deux années, au plus près du réel et de l’humain. Pour Géo, il signe un témoignage marquant sur les derniers Tziganes vivant encore en roulotte dans le Limousin. Passionné par l’Afrique, il réalise également un reportage d’enquête sur l’association de l’Arche de Zoé ; emprisonné deux semaines au Tchad, il se retrouve alors au cœur de l’actualité internationale.
Observateur patient du quotidien, Jean-Daniel Guillou aime se fondre dans le paysage, se faire oublier pour capter la sincérité de l’autre et l’intimité des instants partagés. Qu’il travaille pour la presse, l’édition, les entreprises ou les institutions, il conserve la même exigence : restituer avec justesse les émotions, la dignité des personnes photographiées et la richesse des rencontres.
Son regard de juré : « En tant que membre du jury de sélection du festival Barrojectif, j’aborde ce rôle avec un profond respect pour le travail des photographes et pour l’engagement que représente le photojournalisme. Au-delà de la maîtrise technique, je serai particulièrement attentif à la cohérence d’un projet, à sa capacité à raconter une histoire et à questionner le réel. »
J-D Guillou
Patrick FORGET

Photographe
Photographe depuis plus de trente ans, Patrick Forget explore le fragile équilibre entre l’humain et la nature. Originaire de Normandie, il développe un regard à la fois curieux, sensible et profondément engagé sur la beauté comme sur la complexité du monde. Spécialiste des questions environnementales, de la sécurité civile et de la vie des terroirs, il parcourt la planète à la rencontre de celles et ceux qui façonnent les paysages et vivent au plus près des territoires.
Son travail interroge nos relations souvent paradoxales avec notre environnement, entre exploitation, attachement et responsabilité. Convaincu de la force de l’image comme outil de sensibilisation, il crée Terre Fragile, un projet artistique et poétique invitant à réfléchir à l’héritage laissé aux générations futures. Fondateur du collectif SagaPhoto en 2007, il est publié en France et à l’international. Ses images ont été exposées dans des lieux majeurs et festivals reconnus, dont Visa pour l’Image, le Carrousel du Louvre et Lascaux IV.
Son regard de juré : Son expérience du terrain et des enjeux environnementaux l’amènera à être attentif aux projets ancrés dans le réel et porteurs de sens. Il sera très certainement sensible à la sincérité de la démarche, au respect du sujet et à la cohérence d’une série.
Dominique HUGUES

Direction artistique
Dominique Hugues, 66 ans, a construit un parcours riche et humain, entre commerce, secteur médical (auxiliaire de vie) et animation, avant de s’engager dans la vie publique comme conseillère municipale à Saint-Aulaye-Puymangou. Profondément attachée à l’accès à la culture en milieu rural, elle fonde en 2021 l’association FOCUS et crée un salon de la photographie qui connaît un développement régulier, avec une quatrième édition prévue en 2027.
Investie dans la programmation, elle lance des appels à candidature, mène un important travail de recherche et échange avec des photographes afin de découvrir un grand nombre d’œuvres. Son approche repose avant tout sur le ressenti et l’émotion. Elle défend la diversité des écritures photographiques, veille à ne pas proposer de doublons et réserve aussi une place aux photographes amateurs, souvent porteurs de regards surprenants.
Son regard de juré : Son expérience de programmation et de sélection l’amène à porter un regard ouvert à toutes les formes de photographie. Très attachée à la diversité des styles, des techniques et des sujets, elle sera attentive à l’émotion dégagée par une image et à la singularité d’un regard.