Isabel Corthier _ Brotherhood Social Club

Isabel CORTHIER née en 1977 en Belgique est une photographe documentaire indépendante qui travaille à l’international pour des organisations humanitaires telles que Caritas, Trias, Médecins sans Frontières

Je suis fascinée par la force et la résistance des humains pour faire face à des situations difficiles. Dans mon travail, j’aime souligner le pouvoir que les humains peuvent montrer pour survivre et leur créativité lorsque les options sont limitées. En raison de cette vision, mon approche est souvent positive, même dans les situations les plus extrêmes.

Son travail est publié dans National Geographic NL, BBC, El Pais, De Volkskrant, … Elle a remporté plusieurs prix (PX3, SIPA, ND, IPA).
Depuis 2015, Isabel est ambassadrice pour Fujifilm en Belgique.

Expositions Barrobjectif

https://www.isabelcorthier.com/

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2021 : Brotherhood Social Club –  Se comporter comme un gentleman.. 

D’une manière originale — et très à la mode — le Brotherhood Social Club lutte contre la criminalité dans sa communauté.

Avec des chaussures cirées, les membres de la Fraternité attendent le début d’une visite de la communauté dans le township de Vrygrond au Cap. Les chaussures, ainsi que leurs vêtements, sont de marques de haute qualité. « Quand vous vous habillez comme un gentleman, vous vous comportez comme tel », telle est la devise. Township Vrygrond, Le Cap, Afrique du Sud © Isabel Corthier

L’Afrique du Sud compte plus de 50 meurtres par jour.
En 2019, le nombre élevé de violences basées sur le genre a été déclaré une crise nationale.

Habillés, de tenues de mode exquises, faisant référence au bon vieux temps — où le respect était une valeur élevée chez les Sud-Africains noirs — les membres du Brotherhood Social Club défilent dans leurs cantons pour repousser l’attitude du crime et réintroduire les bonnes manières.

Pendant les ‘promenades communautaires’ ils abordent leurs frères et sœurs en faisant preuve d’empathie et de camaraderie. Se faire remarquer par leur style vestimentaire exquis et leur énergie positive fait partie de la stratégie du Club: les gens s’intéressent à les rencontrer et à les écouter. Le respect et l’acceptation dans la communauté sont essentiels pour se connecter plus tard avec des individus qui se sont égarés ou qui vivent dans une pauvreté extrême. Étant donné que tous les membres vivent dans des cantons, ils approchent les problèmes de l’intérieur avec une compréhension approfondie de la situation.

Se faire remarquer par leur style vestimentaire exquis et leur énergie positive fait partie de la stratégie du Club : les gens s’intéressent à les rencontrer et à les écouter. Le respect et l’acceptation dans la communauté sont des éléments clés pour se rapprocher plus tard des personnes qui ont pris le mauvais chemin. Tous les membres du Club vivent eux-mêmes dans des townships, ce qui leur permet de s’attaquer aux problèmes en ayant une compréhension approfondie de la situation. Township Vrygrond, Le Cap, Afrique du Sud
Lors d’une des marches communautaires dans le township de Samora Machel au Cap, les membres du Brotherhood Social Club attirent l’attention et la sympathie grâce à leur étonnant style de danse Pantsula. – Fujifilm X-100F© Isabel Corthier

L’idée du groupe est née du désir de revenir au style et au (self-) respect des noirs avant 1994. Le style vestimentaire se réfère au style Pantsula. Il s’agit d’un style de mode et de danse né à l’époque de l’apartheid.

Le Club est un mélange de jeunes et de vieux membres. Bien que les hommes plus âgés obtiennent plus de respect, ils doivent également s’identifier à la jeune génération. Le Club a une page facebook où ils mettent des photos et des vidéos et une chaîne youtube. FB: Brotherhood Social Club National. Beaucoup de jeunes, les prennent comme modèles.

Le 9 novembre 2019, le Club a organisé une grande marche à travers le canton de Weltevreden Valley North au Cap pour l’inauguration officielle du Club et la nomination du président. Le Club compte actuellement plus de 100 membres répartis dans 7 branches à travers l’Afrique du Sud. Ils prévoient de s’étendre au Botswana en 2020.

Avec l’utilisation des médias sociaux, leur présence physique dans la communauté fait d’eux, d’après Isabel Corthier, les véritables influenceurs de l’Afrique du Sud d’aujourd’hui!

Reportage réalisé lors de plusieurs visites entre avril 2019-décembre 2019 dans le canton de Vrygrond et le canton de Weltevreden Valley North au Cap. (Canton = township)

Marine Lecamp _ Annaé

..COUP DE POUCE DU FESTIVAL.. 

Marine LECAMP, jeune photographe française, née à St Michel près d’Angoulême, est une passionnée de l’image, des gens et des rencontres.

Son amour pour la photographie débute pendant son adolescence, trouvant ainsi derrière son appareil une échappatoire aux soucis du quotidien. Après avoir passé son bac dans le domaine de l’art, Marine décide de faire des études supérieures de photographie au sein de l’ETPA. Elle en sortira; BTS et licence en main trois ans après.

L’été, Marine est animatrice de colonies pour enfants en situation de handicap. N’oubliant jamais cette expérience, elle veut en apprendre plus sur le handicap; tout d’abord en y mêlant la photo, c’est là qu’elle fait la rencontre d’Annaé; puis en travaillant auprès de jeunes et de moins jeunes en situation de handicap.

Le social ne la quittera plus. Elle entreprend alors des études d’éducatrice technique spécialisée pour mêler photographie et handicap. Deux milieux opposés qu’elle souhaite entrelacer afin de permettre à tous d’accéder à la photographie et dans une utopie qu’il lui appartient : permettre au monde d’ouvrir son regard sur le handicap.

Toujours partante pour faire de nouvelles rencontres, elle porte un réel intérêt aux personnes et à leur histoire. Ses rencontres et ses expériences ont fait d’elle une jeune femme pleine de vie et déterminée, investie avec tout son cœur dans son travail de photographe vraiment sociale.

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2021 : Annaé..

Annaé © Marine Lecamp

J’ai rencontré Annaé et ses mamans un mardi de novembre.
Annaé est polyhandicapée. Je découvre le quotidien éreintant de ses deux mamans et, à travers elles, celui de familles dont les vies basculent du jour au lendemain.
Leurs proches s’éloignent, les médecins sont souvent démunis. L’omniprésence du médical, la répétition des gestes, rendent les journées interminables et épuisantes.

Malgré les nombreux intervenants extérieurs : kiné respiratoire, orthophoniste, médecins, techniciens … Annaé et ses mamans sont seules.

C’est ce huis clos étouffant et néanmoins heureux que j’ai voulu montrer.

Kasia Strȩk _ Prix Camille Lepage 2018 _ Le prix du choix

Environ 40 000 personnes ont parcouru les rues de Dublin pour participer à la 6e édition de la Marche pour le choix, la plus importante à ce jour. Les organisations féministes et pro-choix espèrent que ce fut aussi la dernière marche alors que le pays se prépare pour un référendum sur l’accès à l’avortement qui est prévu pour le premier semestre 2018. Les participants sont venus à Dublin de toute l’Irlande pour l’événement annuel qui a commencé en 2012, l’année de la mort de Savita Halappanavar. Au cours des discours qui ont suivi la marche, de nombreuses personnes ont pleuré en écoutant les témoignages émouvants de ceux qui ont été victimes de la loi dans l’ordre. Septembre 2017, Dublin, Irlande

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Le prix du choix

L’intégrité corporelle, entendue comme l’autonomie personnelle et l’autodétermination des êtres humains sur leur propre corps, est l’un des droits humains fondamentaux. Pourtant, les femmes du monde entier sont privées de ces droits en se voyant refuser l’accès aux contraceptifs et à un avortement sans risque. Dans les pays où les traditions et la religion définissent les règles de vie, ces droits sont parmi les plus stigmatisés socialement et les plus difficiles à défendre. L’accès à l’avortement est fortement politisé et reste une question de pouvoir sur qui a le droit de décider de la fertilité des femmes.

Bien qu’il existe des moyens sûrs d’interrompre la grossesse, environ 164 femmes meurent chaque jour des suites d’avortements dangereux, illégaux et clandestins, selon l’Organisation mondiale de la santé. Près de 90 % de ces décès surviennent dans les pays en développement. Chaque année, plus de 25 millions d’avortements dans le monde, soit près de la moitié de toutes les procédures de ce type, sont considérés comme dangereux.

Privées de services de conseil et d’avortement, souvent sans accès facile aux méthodes contraceptives modernes et avec peu de connaissance de leur sexualité, les femmes sont forcées de mener des grossesses non désirées ou mettant leur vie en danger ou de chercher des solutions dangereuses.
Beaucoup d’entre elles sont mineures ou victimes de viol. Beaucoup ont des problèmes de santé. Les restrictions à l’accès à un avortement sans risque créent des inégalités à l’intérieur des pays et entre les pays. Diverses études ont montré que les lois restrictives sur l’avortement n’empêchent pas la procédure elle-même, mais empêchent plutôt l’accès à des mesures de sécurité et mettent particulièrement en danger les femmes pauvres et sans instruction, qui sont déjà extrêmement vulnérables. Ces lois sont également associées à une mortalité maternelle plus élevée, qui est en moyenne trois fois plus élevée dans les pays où la législation sur l’avortement est plus restrictive. En 2019, la procédure d’avortement est toujours interdite ou extrêmement restreinte dans 123 pays du monde.

Parmi ces pays situés sur différents continents, pour « Le Prix du Choix » j’ai choisi les lieux selon les critères du contexte culturel, religieux, social, économique et politique. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai travaillé en Pologne, aux Philippines, en Irlande, en Égypte et au Salvador pour finaliser le travail que j’ai l’intention de faire aux États-Unis d’Amérique et en République démocratique du Congo.

EXPOSITION PARTENAIRE : Prix Camille Lepage

L’association Camille Lepage – On est ensemble décerne depuis 2015 un prix aux photographes engagé(e)s dans un projet au long cours. Ce prix doté de 8OOO€ est remis durant le festival  » Visa pour l’image « . Depuis 3 ans la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF) s’engage aux côtés de l’Association Camille Lepage – On est ensemble pour financer le prix.

Kasia Stręk à remporté le Prix Camille Lepage 2018

BIOGRAPHIE

Kasia Stręk est une photographe polonaise basée entre Paris et Varsovie. Passionnée par les questions sociales et la littérature, elle a étudié la langue française et l’anthropologie à l’Université Jagellon de Cracovie, avant de découvrir la photographie à l’Académie des Beaux-Arts de Lodz en Pologne. Elle a ensuite étudié la photographie documentaire en Pologne, en France et en Australie.
Sa pratique photographique se concentre sur des sujets liés aux inégalités sociales, aux droits des femmes et aux questions environnementales. Depuis 2017, elle est membre du collectif français ITEM. Elle a été sélectionnée comme l’une des 30 femmes photographes de moins de 30 ans pour 2018. En 2018, elle a reçu le prix Camille Lepage  » On est Ensemble  » au festival Visa pour Image pour son travail sur l’accès à l’avortement dans les pays où cette pratique est illégale. Elle a également gagné la bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère, et a remporté le prix de Journalisme Tomasz Mazowiecki, catégorie multimédia pour son travail sur l’industrie minière en Pologne.

Sabrina Mariez _ Solange

BIOGRAPHIE

Sabrina MARIEZ est une photographe française autodidacte née en région Centre en 1976, je vis et travaille aujourd’hui aux alentours de Paris. Elle est représentée par le studio Hans Lucas.

De père ouvrier et de mère au foyer, j’endosse mon personnage de petite fille modèle et ne le quitte plus jusqu’à la fin de mes études supérieures en chimie. L’existence me semble banale et sans fantaisie. Ce qui compte à mes yeux, c’est ma vie intérieure, celle qui fourmille de personnages aux destins singuliers.

De père ouvrier et de mère au foyer, j’endosse mon personnage de petite fille modèle et ne le quitte plus jusqu’à la fin de mes études supérieures en chimie. L’existence me semble banale et sans fantaisie. Ce qui compte à mes yeux, c’est ma vie intérieure, celle qui fourmille de personnages aux destins singuliers.

Arrivée dans la capitale, je me lance à la recherche de ces personnages, de ces artistes ; ces poètes ; ces hommes ces femmes aux destins différents : souvent des marginaux et des délaissés. Je consacre alors mon temps à les photographier chez eux dans leur environnement, ou dans des mises en scène. Je porte également une attention toute particulière aux appareils photographiques que j’utilise. Je travaille en argentique et moyen format afin d’augmenter la proximité et l’intimité avec mon sujet.

Peu de temps après, je remporte le premier prix du concours Hensel (2013) du magazine Réponse photo. C’est alors que poussée par Sylvie Hugues, je présente ma série « L’homme est une femme comme les autres » à différents festivals photographiques. Celui-ci a été présélectionné aux festivals MAP et les Boutographies (2014), mes portraits d’enfants aussi ont été primés et exposés au festival MAP(2015), d’autres ont été édités aux Éditions Xavier Barral, dans le beau livre photo Estée Lauder Pink Ribbon Photo Awards (2017). Ces prix sont prolongés par diverses publications en tant que portraitiste dans différents journaux et magazines dont Libération, L’œil de la photographie, Réponse Photo, Fisheye…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Solange

J’ai rencontré Solange en bas de chez moi, dans son camion, sur le périphérique. Elle, parmi tant d’autres femmes ayant pratiquement vécu la même histoire.

Nées en Algérie dans les années 60-70, mariées toutes très jeunes, sans aucune éducation scolaire, elles ont fui leur pays, leurs vies, leurs maris.

En France, leurs conditions de vie ne se sont guère améliorées.

Mères de famille et femmes battues, elles se sont tournées vers la prostitution pour quitter leurs nouveaux époux et élever leurs enfants. Gagner de l’argent, le plus possible et le plus vite possible.

Elles mènent une double vie et sont effrayées à l’idée que l’on puisse les identifier. Elles vivent souvent dans des quartiers sensibles et craignent d’être violentées par les habitants s’ils venaient à apprendre leur métier : la prostitution.

J’ai dû composer ce travail en faisant face à de nombreux aléas. D’abord des rendez-vous manqués, puis la sensation d’importuner ces femmes sur leur lieu de travail (rivalité, peur de perdre des clients…), et enfin j’ai dû endurer le regard des hommes porté sur moi et même, parfois, leur violence verbale à mon égard.

Pour mener à bien ce projet, j’ai régulièrement rendu visite à Solange pendant plusieurs mois. Je montais à l’arrière de sa camionnette quand il n’y avait pas de client et je restais là, avec elle, à discuter de tout et de rien. Lorsqu’un client arrivait, Solange me donnait un tabouret et je m’asseyais dehors en attendant la fin de la passe.

Sans fard et parfois crûment, Solange me parle de son travail et des clients, de sa famille. Elle m’a aussi invitée chez elle, une fois, unique. Je l’ai retrouvée dans son appartement où elle vit avec ses proches, un matin à cinq heures, avant qu’elle ne parte au travail. J’ai pu constater sa générosité. Tous ses enfants, petits-enfants et belles-filles vivaient chez elle. Ils dormaient à même le sol, ou entassés sur des lits. Certains étaient sans-papiers, d’autres sans-travail. Solange pouvait être fière, elle faisait vivre toute sa famille, seule, « grâce, me dit-elle, à la prostitution. » Chez elle, elle était reine, autonome et revendiquait l’absence de tout contrôle masculin.

Voici ces instantanés d’une vie entre intimité, et précarité. Ils vous interrogeront, sans doute. Le débat est connu. Faut-il condamner la prostitution ? Faut-il priver ces femmes de leurs clients ? Ou au contraire faut-il leur permettre de travailler dans la dignité ? Je ne prétends pas ici apporter une réponse. J’espère seulement, apporter un regard sans jugement. Un regard humain. À hauteur de femme.

Gigacircus – Hospitalité en actionS : re-sculpter le monde

Routes Transhumaines

Routes Transhumaines.

GIGACIRCUS FRANCE
L’oeuvre artistique menée par Sylvie Marchand avec Gigacircus est au coeur des questions anthropologiques, éthiques et esthétiques que posent la mutation des formes de mobilités humaines dans le monde d’aujourd’hui.

Artistes polymorphes dont le champ d’expérimentation se situe aux points de contacts entre groupes humains, Gigacircus nourrit une « écologie des relations », ‘branchant’ des connections, renforçant des liens, créant des dialogues.

Environnements multisensoriels et laboratoire, interface et lieu de vie, leurs dispositifs artistiques reflètent la complexité des enjeux aigus qui traversent le monde contemporain, et l’étendue des possibilités esthétiques qu’autorisent les technologies mobiles en réseau appliquées aux scénographies interactives implantées dans l’espace public.

http://gigacircus.net/fr/creations/

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Hospitalité en actionS – Re-sculpter le monde

Ils sont arrivés d’Afghanistan, d’Érythrée et du Soudan avec leur culture, avec leurs langues, leurs musiques, leur corps, et avec la volonté farouche de survivre ; ils embellissent nos esprits de nouvelles images, de couleurs, de saveurs. Ensemble nous envisageons la vision d’un autre monde, capable de faire surgir la beauté et le renouvellement de la perception des frontières.

« Re-sculpter le monde » présente une mosaïque d’images réalisées d’avril 2017 à juin 2018 pour ‘Hospitalité en Actions’.

La substance artistique qui cimente cette création ‘relationnelle’ est le fruit d’ « Hospitalité en ActionS« , un projet de rencontres entre habitants et réfugiés mené par Sylvie Marchand, Lionel Camburet et le réseau d’artistes Gigacircus.

Cette œuvre artistique est une invitation au dialogue, à la conversation, elle active un désir de langage, elle met à l’épreuve la communication entre les êtres, l’obligation envers l’Autre.

Chaque semaine, nous invitons anciens et nouveaux habitants à marcher ensemble à la découverte des paysages et patrimoines locaux. Les jeunes collectent des images avec caméra et appareils photos. Ils nous livrent leur regard sur nos paysages.
Ces ballades sont suivies d’ateliers de création musique, vidéo, peinture et performance.
Parallèlement nous nous réunissons autour d’un programme de films, spectacles, expositions et conférences afin de convoquer un dialogue transculturel fertile autour des notions d’humanité, d’art et de migration.
Enfin en Juillet dernier la Fête de l’Hospitalité nous a tous réunis sur la place publique autour d’un bal, de musiques, de lectures, de jeux et d’un banquet somptueux !

Le Jeudi 20 septembre à 20h30, une projection-rencontre à la salle des fêtes de Barro. Venez dialoguer avec les jeunes artistes afghans, érythréens et soudanais du réseau Gigacircus.

Sur les deux weekends du Festival, « le Café de l’Hospitalité » vous accueille au cœur de Barrobjectif !

Pierre Faure – France périphérique

Portrait Pierre FaurePierre FAURE – FRANCE
Né en 1972 et vit en France, il a étudié les sciences économiques.
De 2012 à 2014 il aborde les thèmes de la grande précarité et de l’exclusion. Il passe une année sur un bidonville « Tziganes », en 2012 et deux années en centre d’hébergement d’urgence et centre d’hébergement et de réinsertion sociale « Les Gisants », 2013, « Le Bateau », 2014. Devenu membre du studio Hans Lucas en 2013, il documente la montée de la pauvreté en France, en parcourant l’ensemble du pays depuis 2015.
Prix Roger Pic, 2016 I Prix I shot it, 2017 I Prix Albert Kahn, 2018 I Prix Fidal, 2018

Association Camille LeapgePierre Faure à reçu le prix Camille Lepage en 2017

L’association Camille Lepage – On est ensemble décerne depuis 2015 un prix aux photographes engagé(e)s dans un projet au long cours. Ce prix doté de 8OOO€ est remis durant le festival  » Visa pour l’image « . Depuis 2 ans la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF) s’engage aux côtés de l’Association Camille Lepage – On est ensemble pour financer le prix .

EXPOSITION PARTENAIRE : France périphérique

Montée de la pauvreté en France, témoignage photographique.

Depuis 2015, je documente la montée de la pauvreté en France en privilégiant les zones rurales et péri-urbaines. Ce travail a pour but de rendre visibles et concrètes les conditions de vie d’une partie de nos compatriotes.

Le titre « France Périphérique » est emprunté à l’ouvrage éponyme du géographe Christophe Guilluy qui aborde les problématiques politiques, sociales et culturelles de la France contemporaine par le prisme du territoire. Il s’intéresse à l’émergence d’une « France périphérique » qui s’étend des marges périurbaines les plus fragiles des grandes villes jusqu’aux espaces ruraux en passant par les petites villes et villes moyennes. Il souligne que désormais 60 % de la population — et les trois quarts des nouvelles classes populaires — vit dans cette « France périphérique », à l’écart des villes mondialisées.

La France compte 8,8 millions de pauvres (INSEE, 2016) et 2,3 millions de personnes vivent au mieux individuellement avec 672 euros par mois. Comble pour l’un des premiers producteurs agricoles mondiaux, pour manger, près de deux millions de personnes auraient eu recours à l’aide alimentaire en 2015 (Observatoire des inégalités).

Économiste de formation, je m’intéresse aux évolutions qui modifient la société française en profondeur, sur le long terme. La pauvreté a baissé à partir des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990. Elle est ensuite restée plutôt stable jusqu’au début des années 2000 avant d’augmenter.

Depuis 2004, le nombre de personnes pauvres a progressé de 1,2 million (+ 30 %). Ce mouvement de hausse constitue un tournant dans l’histoire sociale de notre pays. La dégradation économique enregistrée depuis 2008 pèse tout particulièrement sur les moins favorisés (source : L’Observatoire des inégalités).

Mon objectif est donc de réaliser un témoignage photographique de la hausse structurelle de la pauvreté dans l’hexagone.
Montée de la pauvreté en France

Au-delà des statistiques, le phénomène est peu visible. Pourquoi  ? Les analyses de Pierre Bourdieu et Michel Legros peuvent nous éclairer. Selon le premier, l’invisibilité sociale est un effet de la domination. L’espace social est un espace clivé, divisé entre dominants et dominés. Dans la conception la plus large, l’invisibilité concerne tous ceux que les dominants estiment ne pas relever d’une vie normale et accomplie.
Pour Michel Legros (Observatoire de la pauvreté et de l’exclusion sociale), l’invisibilité peut constituer un mode de régulation de la pauvreté. Il s’agit alors de rendre les pauvres invisibles. Les politiques urbaines visent notamment à « nettoyer » l’espace public en évitant que les pauvres ne l’occupent trop massivement pour ne pas déranger le reste de la population. La rénovation urbaine a pu conduire à repousser les pauvres toujours plus loin en périphérie, et la politique de mixité sociale passe en réalité par l’expulsion plus ou moins directe et négociée de catégories que l’on ne souhaite plus voir dans les espaces rénovés. (ONPES).
Je souhaite que ce témoignage rende visibles et concrètes les conditions de vie d’une partie de nos compatriotes. Que des visages se substituent aux statistiques afin d’apporter au public des éléments de sensibilisation et de compréhension.
Car le regard des Français sur les pauvres se fait plus dur. Selon une enquête du Crédoc (1) portant sur un échantillon représentatif de 2 000 personnes, effectuée de décembre 2013 à janvier 2014, et publiée le 12 septembre 2014, 37 % des Français pensent que les personnes qui vivent dans la pauvreté n’ont pas fait d’efforts pour s’en sortir alors qu’ils n’étaient que 25 % en 2009, au déclenchement de la crise.

(1) CREDOC : Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie.

Cyrille Bernon – Indoméni – Une enfance dans les camps

Cyrille BernonCyrille BERNON – FRANCE
Cela fait 20 ans que je suis photographe professionnel. Issu d’une formation urbanisme et environnement et passionné de photo, j’ai commencé à travailler pour des collectivités territoriales ( conseil général, CAUE ) et avec l’Observatoire photographique du paysage ( ministère de l’environnement ) pour mettre ma passion au service du patrimoine et de l’environnement. J’ai ensuite travaillé sur des commandes en architecture, puis une année au Conseil régional Languedoc Roussillon comme photographe dela dite région (institutionnel, reportages …) Puis une parenthèse de quelques années pour travailler dans le graphisme, fonder une famille, être instit …. Je suis revenu à mes premiers amours en me spécialisant dans la photo de mariage, que je pratique avec passion depuis bientôt 10 ans.
Depuis quelques années, je développe également une activité de reportage sur l’artisanat, sur les gens passionnés qui font vivre nos territoires … Très engagé dans le milieu associatif et humanitaire je fais également des reportages sur des sujets de société qui me tiennent à cœur. C’est ma façon d’aider, de me sentir utile, de m’engager. Mon dernier reportage sur le camp de réfugiés d’Idomeni a déjà fait l’objet de quelques expositions et projections-débats dans des cinémas. Mes images interpellent, bouleversent, font évoluer les mentalités … c’est là que mon métier prend tout son sens !
Depuis que j’ai fait ce premier reportage sur les réfugiés en Grèce, j’ai participé à certains concours …SIPA / VISA pour l’image  / Les rencontres d’Arles / Festival Présence Photographie / Festival de la photographie de Dax / Les Photographies de l’année / Amnesty international / Concours Sophot / Festival du Cinéma Europeen / La Quinzaine des tiers monde / CIMAD / MRAP

Le festival de la photographie de Dax. Du 2 au 22 juillet 2018. Depuis 2011, la ville de Dax organise et installe les travaux de photographes émergents, dans divers lieux de la ville. Cyrille Bernon y a exposé son reportage sur le camp informel des réfugiés d’Idomeni en 2017.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Idomeni, Europe, 2016 – Une enfance dans les camps

GRÈCE – CAMP INDOMÉNI – MARS 2016

Début mars 2016, j’ai passé 3 semaines en tant que volontaire avec des réfugiés dans le camp d’Idoméni au nord de la Grècela Macédoine venait juste de fermer sa frontière.

Ils arrivaient chaque jour plus nombreux, en famille, épuisés après un long et dangereux voyage. Mais ils étaient heureux parce que persuadés qu’ils allaient pouvoir continuer leur route vers la terre promise, le nord de l’Europe.
Routes migratoires vers L'Europe du nord

Mais depuis peu, Idoméni, n’était plus qu’un cul-de-sac synonyme de désespoir et de misère où végètent des milliers de familles. Je les ai vus jour après jour se transformer, perdre la raison, être avalés par ce camp inhumain. Mais comment pourrait-il en être autrement quand on a tout perdu, parfois même sa famille et que l’on a plus d’espoir, plus de but à atteindre ?

Mais le 08 mars 2016, en officialisant la fermeture de la route des Balkans, l’Europe a mis fin à tout espoir.

L’Europe avait rendez-vous avec l’histoire ! Elle a raté ce rendez-vous. Lorsqu’une civilisation se referme sur elle-même, qu’elle construit des murs plutôt que des ponts, elle s’appauvrit, et finit par s’éteindre !

J’ai ramené des photos à travers lesquelles  j’ai souhaité rendre compte de leur quotidien, de leur histoire, de leurs espoirs, et surtout de leur désespoir. Mon reportage s’est naturellement orienté vers les enfants et la famille. Peut être parce que j’ai moi même deux petites filles et que je ne pouvais m’empêcher de penser à elles en voyant tous ces enfants. Probablement me rappelaient ils aussi à moi père de famille, à quel point ces hommes et ces femmes étaient courageux.

Le camp d’Idomeni a été évacué fin mai 2016. Ces photos n’en sont que plus importantes. Elles témoignent de ce qu’ont vécu ces familles, chez nous, en Europe en 2016.

Gilles Mercier – Zona de Alb

Autodidacte, Gilles Mercier, s’installe à Paris à la fin des années 90 afin de parfaire ses connaissances techniques (Centre Iris).
Photoreporter collaborant avec des fondations de type Raoul Follereau, ou encore avec des  collectifs tels Lumen et SynchroX, Gilles Mercier participera à différentes expositions collectives (Espace Confluences…)

 

Se perfectionnant dans un même temps aux techniques de laboratoires argentiques, il assurera des missions d’assistants techniques auprès de AC Barbier. Suite à différents travaux, dont le premier Opus de « Zona de Alb », Gilles Mercier décide de s’investir pleinement dans le champ de l’action sociale. Aujourd’hui Directeur de résidences sociales, il réinvestit le médium photographique.

2017

Membre de la Fondation Taylor
– Zona de Alb / Photographe du mois / Social Documentary Network
– Zona de Alb /  Exposition La Maison de l’image / Namur
– Zona de Alb /   Shortlist aux Boutographies
– Zona de Alb /   Sélection RDVi Strasbourg
Terrain de JE / Exposition « Regards » / Alençon
Terrain de JE / Exposition Galerie SOphot,  http://www.sophot.com

2016

DAM’ / Exposition la Passerelle, MK2 STore, L’Oeuf Galerie, Galerie Artd’Amand, Résidence

www.gillesmercier.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Zona de Alb (1999-2016)

Gilles Mercier PDF à télécharger (262 téléchargements)

Ouvert dans les années 30, Tichilesti, petit village roumain proche du Delta du Danube, est un lieu d’exil pour les personnes atteintes de la lèpre. Les résidents ont retrouvé leur liberté de circulation depuis les années 90 et ont reconstruit leur vie sociale extérieure avec difficulté. Tichilesti demeure à l’heure actuelle la terre d’accueil de ces personnes frappées par la vengeance divine, déracinées, « effacées » et oubliées de toute mémoire familiale et collective pendant des décennies.
« En 1999, j’arpente un chemin de terre m’éloignant de l’axe routier principal longeant le Delta du Danube.
Passant le portillon, je m’engage alors dans un ensemble de bâtiments anachroniques, en raison l’énergie qui s’en dégage…
Les premières rencontres répondent également à cette étrange sensation d’intemporalité que connaissent ces hommes et femmes « frappés de la vengeance divine » .
La plupart des 40 résidents sont ici depuis plusieurs décennies même si la maladie a été contenue, même si elle a été dépistée et soignée suffisamment tôt …
Aujourd’hui stabilisés, mais marqués dans leur chair, les patients ont su reconstruire une vie sociale et affective en quasi-autarcie matérielle, vivant dans des habitats de 10m2 pour la plupart, s tout en respectant l’intimité de chacun.
Et malgré le déracinement subi, ils font tous preuve d’une humanité incroyable.
Cette même humanité qui après mon premier séjour parmi eux m’a incité à séjourner à nouveau chez eux.
En 2016, de retour parmi eux, je constate qu’avancées scientifiques et avancées sociales n’ont pas eu le même cheminement … Soins, décès et inactivité meublent leur quotidien, mais l’équipe médicale et technique sur site, au minima soit elle à ce jour, constitue le liant de leur vie sociale.
Pacha, Imma, Grisha...ne différencient espoir, désillusions, satisfaction de cette situation qui s’affiche pourtant fièrement dans divers médias nationaux comme « en voix d’extinction ». Chacun a banalisé cet itinéraire forcé, des souvenirs violents de désocialisation qui se conjuguent à une vie extérieure autorisée.
Certains connaissent les joies de vie familiale reconstruite grâce à des naissances intra-muros, annonciatrices d’ouverture hors murs.
Nombreux gardent un lien de part les visiteurs bénévoles, ou encore les rares fermiers des terres mitoyennes ayant acceptés leur présence, leur existence.
Les 14 derniers résidents sont intimement attachés à ce village qu’ils ont érigé et aucun ne se résout à abandonner ces terres à l’avenir incertain du fait de restrictions budgétaires et de la disparition de ces malades frappés de la vengeance divine. »

Un devoir de mémoire, hymne à la dignité de ces personnes qui, silencieuses, demeurent des martyrs contemporains.

 

Brice Le Gall – Contre la « Loi Travail » et son monde

Né à Paris en 1981, Brice Le Gall est spécialisé initialement dans la photographie nature.

Depuis quelques années, il oriente son activité vers la photographie sociale et humaniste. Tout en enseignant et poursuivant ses recherches en sociologie, il a couvert de nombreuses mobilisations sociales en France.
Il travaille régulièrement pour la presse associative et militante, notamment pour l’association Attac (Association pour la taxation des transactions financières et l’aide aux citoyens).

Son site internet : http://www.bricelegall.com/

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Contre la Loi Travail et son monde

Cette banderole portée par des « autonomes » symbolise l’espoir d’amplifier le mouvement. Elle témoigne aussi de la réflexivité de certains manifestants quand à l’absence relative des classes populaires dans les cortèges parisiens.
À proximité de la place de la République, Paris, 26 mai 2016.

En février 2016 débute en France une longue et intense mobilisation en réaction à un projet de loi qui vise à réformer en profondeur le code du travail. Pendant plus de six mois, les manifestations se succèdent et prennent une ampleur particulière lorsque le gouvernement socialiste au pouvoir décide d’adopter son texte sans le soumettre au vote des députés (article « 49-3 »).

Manifestants pris en nasse par les policiers. Alors que la panique gagne la foule et que des personnes suffoquent , il implore le policier de laisser avancer le cortège.
Boulevard des Invalides, Paris, 14 juin 2016.

Ce mouvement social est remarquable à plusieurs titres : d’abord, parce qu’il émerge dans une conjoncture improbable. La France est en effet en « état d’urgence » suite aux attentats du 13 novembre 2015 et les formes traditionnelles de mobilisation collective semblent en déclin depuis 2011, date du dernier mouvement de grande ampleur contre la réforme des retraites. Ensuite, parce que la contestation des manifestants s’élargit rapidement et agrège des revendications beaucoup plus larges que celles relatives à la précarisation du travail. Si le cœur du mouvement est constitué des syndicats, il attire aussi de jeunes lycéens ou étudiants, des retraités, des cadres, des professions intermédiaires, des artisans… Les messages portés par ces différents groupes sont ainsi très variés. Ils prennent parfois une tonalité écologiste, féministe, anti raciste, mais c’est la tonalité anticapitaliste qui l’emporte dans les cortèges parisiens sous l’effet notamment de l’arrivée d’éléments « autonomes » français et étrangers dont la culture politique sert de lien entre les classes populaires et les classes moyennes du secteur public traditionnellement mobilisées sur ces questions.

Le kit du manifestant. Image prise juste après un départ de manifestation sauvage contrôlée à l’aide des gaz lacrymogènes.
Paris, 26 mai 2016.

La vingtaine de photographies présentées ici est tirée d’une longue série d’images prises à Paris entre les mois de février et septembre 2016. Le parti pris a consisté à sélectionner les photos qui me semblaient les plus intéressantes d’un point de vue documentaire afin de renseigner un mouvement beaucoup plus large et riche que la représentation qu’on en a parfois donné. Si certaines de ces images rappellent la violence de la mobilisation, elles entendent aussi faire une place à l’humour, aux références culturelles, à la réflexivité, à l’auto-défense et finalement à « l’intelligence collective » d’un mouvement qui est parvenu à contrôler ses tensions internes et qui a affiché une rare détermination. Une façon pour moi de témoigner que derrière des formes de contestation parfois radicales se jouait surtout le rêve d’une profonde transformation du monde social. Bien qu’il n’ait pas été à la hauteur de toutes les espérances, on peut dire que ce mouvement a représenté un réveil : celui d’un esprit de révolte et de résistance porté par des idéaux indispensables à la construction d’un autre monde.

Michel Lamothe – Prix St Benoit – La main… des mains pour dire

Michel Lamothe habite dans la Vienne et pratique la photo amateur depuis quarante ans, longtemps en argentique, puis numérique. Pas de sujet préféré, mais des photos liées aux émotions.

michel.lamothe@free.fr

Michel Lamothe a reçu le 2e prix du Grand Prix d’Auteur festival photographique de Saint-Benoit 2015

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : La main… des mains pour dire

La rencontre avec les personnes sourdes aveugles au début des années 70 m’engagera dans la vie professionnelle, et bien plus ! La communication par le corps, le toucher est très riche et peut tellement dire. Elle fait de vous un être de parole singulier.

La main...des mains pour le dire -1 La main...des mains pour le dire -2 La main...desmains pour le direImaginez-vous sourd et aveugle : vous tendriez les mains pour toucher, pour découvrir l’environnement et rencontrer les autres. Né sourd et devenu aveugle vous possédez généralement la langue des signes, né aveugle et devenu sourd vous possédez peut-être le braille et la parole.
Né sourd et aveugle vous chercherez la rencontre, auprès de vos parents ou de vos éducateurs, pour être et pour être avec l’autre. Vous tendrez les mains et découvrirez laborieusement la communication, quelques signes qui vous invite à penser. Mais si cette possibilité est trop tardive ou si elle ne fait pas sens, si vous avez attendu en vain la main de l’autre, si vous n’êtes pas encore, être de parole, la main sera toujours là, l’instrument pour apprivoiser l’autre, l’espace.
Ces quelques photos sont extraites d’une plus grande série réalisée, à leur demande, dans les institutions spécialisées de Poitiers et de Saint- Benoit (Vienne).
L’accueil bienveillant et la liberté de prise de vue m’ont permis d’être très près et avec. Je pense que cela se ressent sur les photos, et elles invitent donc comme le thème du festival Arc’Image à un regard, une rencontre humaniste.