Isabel Corthier _ Brotherhood Social Club

Isabel CORTHIER née en 1977 en Belgique est une photographe documentaire indépendante qui travaille à l’international pour des organisations humanitaires telles que Caritas, Trias, Médecins sans Frontières

Je suis fascinée par la force et la résistance des humains pour faire face à des situations difficiles. Dans mon travail, j’aime souligner le pouvoir que les humains peuvent montrer pour survivre et leur créativité lorsque les options sont limitées. En raison de cette vision, mon approche est souvent positive, même dans les situations les plus extrêmes.

Son travail est publié dans National Geographic NL, BBC, El Pais, De Volkskrant, … Elle a remporté plusieurs prix (PX3, SIPA, ND, IPA).
Depuis 2015, Isabel est ambassadrice pour Fujifilm en Belgique.

Expositions Barrobjectif

https://www.isabelcorthier.com/

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2021 : Brotherhood Social Club –  Se comporter comme un gentleman.. 

D’une manière originale — et très à la mode — le Brotherhood Social Club lutte contre la criminalité dans sa communauté.

Avec des chaussures cirées, les membres de la Fraternité attendent le début d’une visite de la communauté dans le township de Vrygrond au Cap. Les chaussures, ainsi que leurs vêtements, sont de marques de haute qualité. « Quand vous vous habillez comme un gentleman, vous vous comportez comme tel », telle est la devise. Township Vrygrond, Le Cap, Afrique du Sud © Isabel Corthier

L’Afrique du Sud compte plus de 50 meurtres par jour.
En 2019, le nombre élevé de violences basées sur le genre a été déclaré une crise nationale.

Habillés, de tenues de mode exquises, faisant référence au bon vieux temps — où le respect était une valeur élevée chez les Sud-Africains noirs — les membres du Brotherhood Social Club défilent dans leurs cantons pour repousser l’attitude du crime et réintroduire les bonnes manières.

Pendant les ‘promenades communautaires’ ils abordent leurs frères et sœurs en faisant preuve d’empathie et de camaraderie. Se faire remarquer par leur style vestimentaire exquis et leur énergie positive fait partie de la stratégie du Club: les gens s’intéressent à les rencontrer et à les écouter. Le respect et l’acceptation dans la communauté sont essentiels pour se connecter plus tard avec des individus qui se sont égarés ou qui vivent dans une pauvreté extrême. Étant donné que tous les membres vivent dans des cantons, ils approchent les problèmes de l’intérieur avec une compréhension approfondie de la situation.

Se faire remarquer par leur style vestimentaire exquis et leur énergie positive fait partie de la stratégie du Club : les gens s’intéressent à les rencontrer et à les écouter. Le respect et l’acceptation dans la communauté sont des éléments clés pour se rapprocher plus tard des personnes qui ont pris le mauvais chemin. Tous les membres du Club vivent eux-mêmes dans des townships, ce qui leur permet de s’attaquer aux problèmes en ayant une compréhension approfondie de la situation. Township Vrygrond, Le Cap, Afrique du Sud
Lors d’une des marches communautaires dans le township de Samora Machel au Cap, les membres du Brotherhood Social Club attirent l’attention et la sympathie grâce à leur étonnant style de danse Pantsula. – Fujifilm X-100F© Isabel Corthier

L’idée du groupe est née du désir de revenir au style et au (self-) respect des noirs avant 1994. Le style vestimentaire se réfère au style Pantsula. Il s’agit d’un style de mode et de danse né à l’époque de l’apartheid.

Le Club est un mélange de jeunes et de vieux membres. Bien que les hommes plus âgés obtiennent plus de respect, ils doivent également s’identifier à la jeune génération. Le Club a une page facebook où ils mettent des photos et des vidéos et une chaîne youtube. FB: Brotherhood Social Club National. Beaucoup de jeunes, les prennent comme modèles.

Le 9 novembre 2019, le Club a organisé une grande marche à travers le canton de Weltevreden Valley North au Cap pour l’inauguration officielle du Club et la nomination du président. Le Club compte actuellement plus de 100 membres répartis dans 7 branches à travers l’Afrique du Sud. Ils prévoient de s’étendre au Botswana en 2020.

Avec l’utilisation des médias sociaux, leur présence physique dans la communauté fait d’eux, d’après Isabel Corthier, les véritables influenceurs de l’Afrique du Sud d’aujourd’hui!

Reportage réalisé lors de plusieurs visites entre avril 2019-décembre 2019 dans le canton de Vrygrond et le canton de Weltevreden Valley North au Cap. (Canton = township)

Mathias Dubrana _ Perspective(s)

Mathias DUBRANA a découvert la photographie argentique lorsque qu’il avait 18 ans dans un club amateur au fin fond du Gers. Il a rapidement délaissé cette pratique pour se tourner vers le dessin. Après des études d’histoire de l’art et d’arts plastiques à l’université, il s’est orienté vers l’enseignement. Une partie de sa carrière s’est passée à l’étranger, notamment à Madagascar où il a redécouvert la photographie à l’aide d’un vieux Nikon et d’un compact numérique.

Depuis, entre deux cours, je fais de la photo. Pas forcément comme un photographe, mais plutôt comme un bidouilleur compulsif. Mon plaisir, c’est d’explorer des pratiques variées, mais qui, comme chez Gaston Lagaffe, échouent plus souvent qu’elles ne réussissent.

  • 2020 – 2e prix des Rencontres Arles

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2021 : Perspective(s)..

Pour une jeune personne, le passage au collège est le moment où l’on sort de l’enfance pour rentrer dans l’adolescence. C’est le moment transitoire par excellence. Le corps, le cerveau, les goûts, les points d’intérêt, le langage, les vêtements, la coupe de cheveux changent. L’imaginaire et la naïveté de l’enfance laissent place au blase de l’adolescent.

Le collège, c’est donc ça : le changement, la mort de l’enfant, la violence, la solitude, mais aussi la découverte, la compréhension, la renaissance. C’est le temps où on crée des perspectives et on en efface d’autres.

Perspective(s)

En temps qu’enseignant je me suis intéressé à la vie du collège où je travaille. Comment raconter ce qui s’y passe, ce qui change et se transforme ? Qui sont les personnes qui y travaillent ?

Perspective(s) est une série de 7 panneaux. Eux-mêmes étant constitués de 72 photographies permettant de recomposer cet espace où les identités se construisent.

Jérémie Jung _ Le Daghestan sur le fil

Jérémie JUNG photographe français né en 1980. Il est diplômé de l’université des beaux-arts de Strasbourg en 2001 et a été formé en photojournaliste à l’EMI-CFD en 2011. Jérémie Jung est représenté par l’agence Signatures (France). Il est membre de la coopérative Inland.
© Karina Mesárošová

Jérémie Jung s’intéressant à la région baltique et par extension aux marges de la Russie. Depuis 2013, il travaille notamment sur les identités estoniennes. Son travail a été publié par plusieurs médias tels que National Géographic, Géo, The Washington Post et exposé dans des musées et festivals tels que Les Rencontres d’Arles et le Musée d’Orsay. Il a reçu le prix ANI-PixTrakk en 2017 à Visa pour l’image.

https://www.jeremie.eu/

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2021 : Le Daghestan sur le fil.. 

Un jour Ali appela son voisin de l’autre côté de la vallée : « Eh ! Ahmed, viens donc nous rendre visite. Tu n’as qu’à jeter une corde pour traverser ! »

Au sud de la Russie en république du Daghestan le funambulisme est une pratique courante. On y affirme que cet art aujourd’hui circassien y aurait même vu le jour et était d’abord un moyen de se frayer chemins par delà les reliefs.

Funanbuliste
Magomed Alibegove, funanbuliste autodidacte de l’éthnie Avars et vivant dans le petit village de Kharakhi (1000 habitants) © Jérémie Jung

Il est difficile de trouver des documents attestant de l’origine effective de cet art au Daghestan. Cependant, selon un historien local – Sergey Manyshev – la pratique serait apparue au 19e siècle et était un moyen pour les chefs de guerre de prendre l’avantage sur l’occupant russe peu entrainé à ce relief caucasien.

La Marche sur corde raide
La marche sur corde raide © Jérémie Jung

Puis petit à petit, le funambulisme est devenu un moyen de gagner sa croute dans des endroits reculés où parfois rien ne pousse. Des troupes se sont montées et ont loué leurs spectacles de village en village, célébrations en célébrations. Très rentable, la discipline devint attractive auprès des jeunes. Face à la concurrence, les artistes devinrent très bons ! Les cirques soviétiques vinrent ainsi recruter leurs funambules au Daghestan. Il est même des villages comme Tsovkra Piervaya où l’on affirme que tous les habitants pouvaient tenir sur le câble. Mais aujourd’hui à Tsovkra, la moitié du village est en ruine et on y trouve surtout de la nostalgie chez les vieux, l’envie de déguerpir chez les jeunes, des vaches et une mosquée flambant neuve.

Effectivement aujourd’hui tout a bien changé, beaucoup de ces villages trop reculés subissent un exode rural massif. Le funambulisme n’intéresse plus et ne rapporte plus. La jeune génération rêve de la capitale, Makhatchkala. D’autres, plus crédules, ont été recrutés et sont partis combattre en Syrie. Mais face à cet appauvrissement certains résistent encore et pratiquent tant bien que mal, d’autres s’évertuent à transmettre et ont ouvert des écoles où tous peuvent apprendre.

C’est ainsi qu’Askhabali Gasanov, ancien funambule enseignant aujourd’hui l’art du câble à de jeunes étudiants dans un vieux théâtre abandonné de Makhatchkala, explique la naissance du funambulisme au Daghestan.

Seif Kousmate _ La jeunesse rwandaise, 25 ans après le génocide

BIOGRAPHIE

Seif KOUSMATE est un photojournaliste autodidacte spécialisé dans les questions sociales, né en 1988 à Essaouira, Maroc. Il est représenté par le studio Hans Lucas.

Depuis 2016, Seif travaille sur différente thématique en Afrique, la migration, la jeunesse, l’esclavage… il a vécu plusieurs semaines dans le Mont Gourougou afin de reporter la vie des migrants subsahariens attendant de passer la frontière terrestre entre l’Europe et l’Afrique. En mars 2018, il a commencé à travailler sur l’esclavage traditionnel en Mauritanie une question taboue et censurée.
Pour lui, la photographie est sa contribution à changer le monde qui l’entoure et à développer les mentalités. En 2017, il a été sélectionné pour participer à l’atelier NOOR-Nikon lors des Rencontres du Prix Bayeux-Calvados et du festival des correspondants de guerre. En 2018, il a été nominé pour le Joop Swart Masterclass et le 6X6 Africa Global Talent Program par World Press Photo. Fin 2018, il a eu une bourse de National Geographic Society pour continuer son travail au long cours sur la migration terrestre en Afrique du Nord. Son travail a été reconnu et publié dans plusieurs magazines et journaux internationaux (Newsweek, The Guardian, El pais, NZZ, Libération, Le point, Le Vif…)

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : La jeunesse rwandaise, 25 ans après le génocide

Une sélection de jeunes s’entraînant à marcher dans un centre de formation Itorero à Kigali. 04/01/2019 Kigali-Rwanda. Chaque année, le gouvernement rwandais organise un cours de plusieurs jours pour tous les jeunes à la fin de leurs études secondaires afin d’apprendre les valeurs de la nation, l’histoire du pays, les valeurs de l’unité et le rôle important que les jeunes doivent jouer pour contribuer à leur communauté et au développement du pays.
© Seif Kousmate/ Hans Lucas

25 ans après le dernier génocide du XXème siècle, le Rwanda commence à rayonner à l’échelle africaine et internationale. Le pardon et la réconciliation sont les bases de ce développement. Un énorme travail d’accompagnement a été réalisé auprès de la population pour aller au-delà des traumatismes des événements de 1994 et cohabiter ensemble dans le Rwanda d’aujourd’hui. 

La jeunesse du pays fait aussi partie des chantiers prioritaires, car 60% de la population a moins de 25ans. Ils sont enfants d’exilés, enfants de génocidaires, enfants de rescapés, jeunes nés suite aux viols et porteurs du VIH, ou encore orphelins du génocide, ils cohabitent malgré leurs histoires personnelles. En plus de cet héritage lourd qu’ils portent sur les épaules, ils doivent trouver des solutions face au chômage, la pauvreté, et les études trop chères… Après avoir passé plus de deux mois auprès de la jeunesse Rwandaise, je vous livre le portrait d’une jeunesse optimiste sur son avenir, consciente de l’effort qu’elle doit fournir pour le développement du pays, mais n’assume pas souvent son passé, malgré les efforts du gouvernement pour l’unité.

Simon Vansteenwinckel – Nosotros

Simon Vansteenwinckel

Simon VANSTEENWINCKEL – BELGIQUE Né en 1978 à Bruxelles. Photographe indépendant, amoureux du grain de film, graphiste à ses heures de labeur, amateur de reportage au long cours et autre documentaire au grand air, ouvert à l’Aventure, fermé le week-end et jours fériés. Simon est membre du comité de rédaction de la revue Halogénure depuis 2016 et membre du studio Hans Lucas.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Nosotros

28 août 2014

Carolina, mon épouse, est née à Valdivia, au Chili. Je suis Belge. Et nous avons eu ensemble trois magnifiques petites filles, Anna, Clara, et Élena. Voyage en famille au Chili

Le 2 septembre 2014

Nous partons tous les cinq pour un voyage d’un an au-delà des Andes, pour rencontrer la famille de Carolina, restée sur place, pour montrer à nos filles le Chili, leur demi-pays, pour découvrir ces gens qu’elles ne connaissent que par les récits, pour voir et regarder cette contrée lovée entre Pacifique et Cordillère, parsemée de volcans, de lagunes, tiraillée entre déserts et glaciers, nourrie par les histoires de leur mère et de leurs grands-parents.

Carolina nous raconte souvent que, à chaque fois qu’elle y retourne et qu’elle survole la Cordillère avant de plonger vers Santiago, elle ne peut retenir ses larmes et ce sentiment tellement fort qu’une partie de son être appartient encore à ce pays. Peut-être nos enfants ressentiront-elles la même chose envers ce lieu inconnu.

En attendant, les préparatifs du voyage nous accaparent, et les filles trépignent en regardant passer cet été qui ne finit pas.

Nous sommes à quatre jours du départ et plus grand-chose ne nous retient de partir.

2018 , 176 pages 17 x 24 cm

Camilo León-Quijano – Les Rugbywomen : plaquer les stéréotypes

Camilo LEÓN-QUIJANO – COLOMBIE – Né Camilo León -Quijanoen 1991 à Bogotá. Il est titulaire de deux Masters en sociologie et vit en France depuis 2012. Photographe autodidacte, il explore les liens entre photographie et recherche en sciences sociales au sein d’un doctorat en sociologie visuelle à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales depuis 2015. En 2017 il a été lauréat du Prix du Diaporama Sonore (Libération et Fisheye Magazine). Cette même année il a été sélectionné pour la Nikon-NOOR Academy à Paris et a reçu le Prix Robert Lemelson de la Society for Visual Anthropology (American Anthropological Association). En 2018, il a été lauréat (1st Prize) du Rachel Tanur Prize for Visual Sociology, finaliste du LUMIX Festival for Young Photojournalism et du Days Japan International Photojournalism Awards.

EXPOSITION BARROBJECTIF2018 : Les Rugbywomen – plaquer les stéréotypesSport féminin à Sarcelles

Sarcelles est une ville de banlieue située à 15 kilomètres au nord de Paris. Cette ville nouvelle est à présent une ville marquée par une forte stigmatisation socio-spatiale. La ville compte environ 60 000 habitants, une population jeune (presque 50 % a moins de 29 ans), un taux de chômage supérieur à 23 % et un revenu moyen de 16 891 € annuel. 35 % de la population est non diplômée et 50,7 % vit dans des HLM (INSEE, 2015). Le décompte de la population immigré-e-s est d’environ 18 000 individus, la plupart venue de l’Afrique du Nord, de l’Afrique Sub-saharienne et de la Turquie.

J’ai voulu explorer la ville sous l’angle du sport et de la jeunesse. De ce fait, en 2017 j’ai photographié le quotidien d’un groupe de jeunes joueuses de rugby inscrites à l’UNSS du Collège Chantereine de Sarcelles, l’un des centres éducatifs le plus stigmatisés de la ville. En photographiant leur quotidien, j’ai découvert la manière dont elles vivaient et interagissaient dans la ville.

En me plongeant dans leur vie personnelle et collective, j’ai appris l’importance de ce sport dans leur vie quotidienne : le rugby est un moyen de « plaquer » certains stéréotypes sociaux (filles de banlieue) mais aussi de genre (un « sport de garçons »).

Regarder la ville en chaussant les lunettes de ces jeunes joueuses a été l’occasion de photographier la banlieue autrement. Bien que des problématiques sociales persistent, le sport est un moyen de s’émanciper et de retrouver une dignité très souvent reniée par les institutions et les médias.
À la fin du projet et en vue mettre en valeur l’engagement sportif des jeunes rugbywomen du collège Chantereine, nous avons réalisé une exposition photographique «  éphémère » dans leur collège : 22 images en grand format ont été collées sur les murs de l’établissement pour mettre en valeur cette expérience.

Mark Tellok – Cognac de A à Z

Mark Tellok est né en France. Diplomé de l’ARBA-ESA (Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles). À vécu en Belgique, en Angleterre et au Canada. Réside actuellement dans le Sud-Ouest de la France, à Cognac. Directeur artistique en agence de publicité, puis illustrateur pour différentes agences internationales, a travaillé pour les quotidiens : Libération, New York Times, Financial Times, Herald Tribune et pour la presse magazine : Harvard Business Review, Rider’s Digest, L’express, IQ, etc.

Il partage son temps, depuis 2012, entre l’organisation d’ateliers dans les collèges et lycées et ses travaux personnels en tant qu’artiste plasticien photographe.Portait de mark tellokJe suis plutôt “faiseur d’images” que photographe, c’est pour cette raison que j’utilise, davantage, mes prises de vue comme une matière première que comme une fin en soi. Un objet, un paysage, ou même, un portrait, peut être le point de départ de l’image que je vais construire. À la manière d’un peintre, par (re)touches successives, je mélange le noir, le blanc et parfois la couleur, afin d’obtenir le point de vue qui est le mien.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Cognac de A à Z

Une déambulation dans les rues de la ville de Cognac à la découverte des vingt-six lettres de l’alphabet, présentes dans l’architecture des maisons charentaises.Lettre E -Cognac Lettre X-Cognac

EXPOSITION BARROBJECTIF 2012 : Point de vue
EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Dialogue
EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : La faille

Jean-Michel Nossant – La classe maternelle d’Élouan

Portrait Jean-Michel NossantJean-Michel Nossant est né le 21 décembre1959 à Angoulême, il a une vaste expérience professionnelle, tant pour les médias que pour les clients corporatifs. Pigiste à différents magazines, il a fait des reportages grand public, et ses photos ont connu une large diffusion dans la presse à l’étranger, aux États-Unis et au Japon.
www.jmnossant-photographe.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : La classe maternelle d’Élouan

Élouan ne va pas à l’ école maternelle, lui sa maternelle c’est participer et s’ épanouir en participant aux activités de ses parents qui sont agriculteurs biologiques.Bioussac, France-2017

Au lieu-dit Oyer, près du village de Bioussac en Charente, Lucie, Jonas et leurs deux enfants, Nouria 10 ans, et Élouan 5 ans, vivent dans la ferme familiale depuis six ans. Élouan ne fréquente pas l’école maternelle, ses parents préfèrent l’école de la vie à la ferme. Ils ont choisi l’instruction en famille : « Élouan ira à l’école quand il sera prêt. » Élouan est épanoui et a plaisir à apprendre avec ses parents les choses de la vie.

Lycée Jean Rostand – Chemins de mémoire, la Grande Guerre, de 14–18 à aujourd’hui

Dans le cadre du projet organisé par Office Franco-québécois, « Chemins de mémoire, la Grande Guerre, de 14–18 à aujourd’hui » à été réalisé par les élèves de Cégep André-Laurendeau, Montréal et du Lycée Jean Rostand, Roubaix.

Dans le cadre des activités qui soulignent le centenaire de la Première Guerre mondiale, l’Office franco-québécois pour la jeunesse a été mandaté par son Conseil d’administration afin d’organiser un évènement capable de souligner la mémoire de ce conflit auprès des jeunes.
L’invitation est arrivée jusqu’au Cégep* André-Laurendeau, et un partenaire sur le territoire français a été identifié, le Lycée Jean-Rostand à Roubaix, pour réaliser avec leurs étudiants en photographie, un projet qui allait se dérouler dans le nord de la France.

Chemins de mémoire propose un regard croisé de deux groupes de jeunes photographes en formation. Il s’agit d’un échange entre les étudiants de deux écoles qui offrent des cours de photographie. Le projet comporte deux approches. La première porte sur la mémoire gravée. Dans ce cadre, huit étudiants québécois se sont rendus en France à l’automne 2015, pour rencontrer une vingtaine d’étudiants français dans leur lycée. Ils ont réalisé ensemble un projet de création photographique sur les vestiges et les souvenirs de la Grande Guerre, sur le territoire du Nord-Pas-de- Calais, de la Picardie et en Belgique. Dans le cadre de la seconde approche, une vingtaine d’étudiants français et leurs enseignants sont venus à Montréal pour réaliser des portraits des descendants des soldats canadiens qui ont combattu durant la Grande Guerre.
* Collège d’enseignement général et professionnel, les Cégep constituent le premier niveau de l’enseignement supérieur au Québec

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Chemins de mémoire, la Grande Guerre, de 14–18 à aujourd’hui

Jean-Daniel Guillou – L’Ukuli : un rite millénaire

Portrait de Jean-Daniel GuillouNé en 1963 à Dakar, Jean-Daniel Guillou vit en Charente. Photographe freelance il est l’auteur du livre 18, Appels d’urgence (éditions Arléa) sur les sapeurs-pompiers, qui a nécessité deux ans de travail. Il a notamment réalisé pour Géo un témoignage photographique sur les derniers Tziganes vivants en roulotte dans le Limousin. Passionné de l’Afrique, où il a réalisé un reportage sur l’Association de l’arche de Zoé, et emprisonné au Tchad pendant 2 semaines, Jean-Daniel s’est retrouvé au coeur de l’actualité. Curieux des univers les plus variés, il est un observateur patient du quotidien, photojournaliste au long cours, qui réalise des sujets complexes, ou nécessitant une approche précautionneuse.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’Ukuli, un rite millénaire

La vallée de l’Omo, encore peu accessible, est l’un des berceaux de l’humanité. Plus de vingt ethnies se partagent cette vallée : Karo, Musi, Ari, Hamar, Dorzé, ethnies qui ont longtemps vécu en marge de l’histoire éthiopienne. J’ai passé une journée avec l’ethnie des Hamar, qui sont des pasteurs nomades, vivant de l’élevage, et de la culture du sorgho.

Les Hamar amorcent des danses et des chants traditionnels. Ils sautent en joignant les deux pieds. Leurs cris se mêlent aux coup de trompettes qui raisonnent.

Les rites traditionnels structurent l’existence des Hamar. Le plus connu est l’Ukuli : il symbolise l’entrée du jeune homme dans l’âge adulte. Chez les Hamar, ce rite initiatique pour passer du statut de garçon à celui d’homme prêt à se marier est immuable depuis des siècles. Le futur initié (l’aïké) est désigné par son chef de clan, puis se prépare longuement.

Des jeunes Maz déjà initiés, ils accompagnent le jeune novice (l’aïké) tout au long de la cérémonie.

La dernière étape de ce rite de passage prend la forme d’une cérémonie, chants, danses, flagellations, et enfin le saut de vache pour devenir un homme. Dans ce reportage, le jeune initié passe la plus grande épreuve de sa vie, celle qui lui permettra de devenir un adulte. S’il réussit, il pourra se marier, posséder un troupeau, participer au conseil des anciens, et enfin, porter une Kalachnikov et partir à la guerre contre les tribus ennemies, surtout les Mursi, qui leur volent femmes et bétail.

Elle fait face au jeune Maz, pour lui montrer son courage, elle secoue ses tresses enduites de glaise et l’insulte.

Quelques images peuvent choquer, les jeunes femmes soutiennent le jeune initié à leur façon, elles s’apprêtent à subir volontairement des flagellations. Les femmes dansent, hurlent dans leur trompette, boivent de la bière de sorgho qu’elles se passent de bouche en bouche pour vaincre la peur mais aussi la douleur.