Justine Byra _ Une longueur d’avance

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Une longueur d’avance

Sa silhouette d’athlète se dessine dans le bassin, elle effleure l’eau de ses petites mains, avec puissance, elle se déplace et trace son chemin. La longueur est finie, elle me sourit .

Le quotidien de cette jeune femme de 23 ans en ferait pâlir certains. Levée aux aurores, petit déjeuner riche en protéines, traitements en tout genre, le tout avant de rejoindre le grand bain et d’enchaîner les kilomètres.

Une vie intense et exigeante, celle de Carla atteinte de trisomie 21 et championne d’Europe de natation catégorie – sport adapté.

Ce rythme elle l’a choisi il y a 5 ans et il a tout chamboulé.

Avec une fille multi-médaillée aux quatre coins du monde, Nadine et Jean-Marie ont dû s’adapter. Un emploi du temps millimétré et équilibré où chaque intervenant prend la place de confident.

Le papa est devenu chauffeur, la maman agente et manager à plein temps. Elle a fondé l’association  » Une ligne avec Carla  » afin de récolter fonds et sponsors.

Une implication familiale sans failles où le bien-être de Carla est primordial.

L’eau est son royaume, son exutoire, sa liberté.

Un milieu où la différence est effacée, où l’importance n’est que dans la performance.

Petite championne deviendra grande. Sa résilience la devance.

BIOGRAPHIE

Il y a des rencontres que l’on ne peut oublier. Un regard et le cours d’une vie peut changer.
La mienne a basculé le jour où je l’ai rencontrée.

Tapie dans l’ombre depuis ma plus tendre enfance, je ne lui ai vraiment accordé d’importance que le jour où elle est venue me chercher. Elle m’a tendu la main et une histoire est née.

J’ai durant ma scolarité cherché cette étincelle que j’avais dans le regard étant petite lorsque tout n’était qu’émerveillement. Grâce à elle je l’ai retrouvée et le monde me paraît de jour en jour étonnement fascinant.

Discrètement et timidement elle s’est initiée dans ma vie.

Mon année à la faculté Art du spectacle et audiovisuel de Metz m’aura enrichie et confortée dans mon choix de me consacrer pleinement à elle. Je veux la connaître dans les moindres détails, je veux la vivre comme elle-même peut vivre, je veux la comprendre et l’appréhender.

Cependant, cela ne suffisait pas à mes yeux…Mes deux années de BTS Photographie au Lycée Jean Rostand , m’auront révélée.
J’ai compris que mon avenir se jouerait ici, qu’elle ferait partie intégrante de ma vie. Les stages au sein du Journal L’Union et aux côtés de la photographe Françoise Huguier n’auront été qu’une confirmation de ma passion pour le reportage.

Il est temps pour moi aujourd’hui de prendre mon envol à ses côtés.

À nous deux maintenant chère photographie…

Charia Dazi _ Le Derby (de Moldavie)


République de Moldavie / Transnistrie / Ternovka / Mars 2016 / Des supporters du FC Zimbru Chisinau chantent pour leur équipe sur les terrasses du stade FC Dinamo Auto, situé sur la rive gauche du Dniestr. Pour se rendre au match, les supporters doivent passer un contrôle aux frontières et recevoir un visa de 10 heures pour le territoire de la Transnistrie.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Le Derby (de Moldavie)

La République de Moldavie est un petit pays européen, inconnu de la plupart des gens, et si on en parle dans la presse, c’est pour faire état de sa pauvreté extrême et des problèmes de corruption. Avant, la Moldavie faisait partie de l’Union soviétique. Aujourd’hui, c’est un pays indépendant. A l’est, la région autoproclamée, pro-russe, de la Transnistrie ; au sud, la province autonome turcophone de Gagaouzie. Au nord, la frontière avec l’Ukraine, à l’ouest la Moldavie touche la Roumanie, et donc l’Union européenne.

Si le stade est l’endroit où les identités se révèlent tout en reflétant la société, le foot est un miroir fidèle des multiples contrastes dont la Moldavie est riche. Sur un terrain de foot, ces différentes collectivités se trouvent renforcées, mais en même temps ce sport fournit un lieu unique d’échange et de communication. Les clubs des différentes régions franchissent leurs frontières tous les dimanche pour jouer sur un terrain commun. Ils s’efforcent de marquer des buts pour gagner, oui, mais ils construisent aussi un dialogue d’avenir.

Passionnée de foot, après les championnats de 2015–2016, j’ai entrepris de sillonner le pays, pour découvrir une situation plus compliquée encore. Les joueurs et leurs supporters doivent se soumettre à un contrôle des passeports pour se rendre à Tiraspol, mais on ne rencontre aucun obstacle en allant vers la région autonome de la Gagaouzie, où pourtant on parle une langue différente. De plus, les fans d’un même club se partagent selon leur préférence linguistique, pour le russe ou le roumain.

Les paradoxes de la Moldavie sont faits de cette hétérogénéité de langues et de cultures, à quoi s’ajoutent les différences entre leurs terrains de foot, et les complications financières des clubs. Pourtant, la langue internationale du foot a un pouvoir unifiant.

BIOGRAPHIE

Chiara Dazi s’intéresse aux questions européennes et à l’idée d’appartenance. Elle aborde ses sujets avec empathie, comme une anthropologue se plongerait dans leur intimité, tout en cherchant dans le quotidien la beauté.

Chiara est née en Italie. Elle a travaillé à Paris pour l’Agence VU’, avant de gagner son diplôme à Berlin avec « Wandertage », reportage sur la tradition séculaire de la Wanderschaft, vagabondage des compagnons et compagnonnes des métiers.
Fascinée par les sports et les coutumes, elle travaille actuellement à un projet qui couvre les pays de l’ex-Union soviétique.

Camilo León-Quijano – Les Rugbywomen : plaquer les stéréotypes

Camilo LEÓN-QUIJANO – COLOMBIE – Né Camilo León -Quijanoen 1991 à Bogotá. Il est titulaire de deux Masters en sociologie et vit en France depuis 2012. Photographe autodidacte, il explore les liens entre photographie et recherche en sciences sociales au sein d’un doctorat en sociologie visuelle à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales depuis 2015. En 2017 il a été lauréat du Prix du Diaporama Sonore (Libération et Fisheye Magazine). Cette même année il a été sélectionné pour la Nikon-NOOR Academy à Paris et a reçu le Prix Robert Lemelson de la Society for Visual Anthropology (American Anthropological Association). En 2018, il a été lauréat (1st Prize) du Rachel Tanur Prize for Visual Sociology, finaliste du LUMIX Festival for Young Photojournalism et du Days Japan International Photojournalism Awards.

EXPOSITION BARROBJECTIF2018 : Les Rugbywomen – plaquer les stéréotypesSport féminin à Sarcelles

Sarcelles est une ville de banlieue située à 15 kilomètres au nord de Paris. Cette ville nouvelle est à présent une ville marquée par une forte stigmatisation socio-spatiale. La ville compte environ 60 000 habitants, une population jeune (presque 50 % a moins de 29 ans), un taux de chômage supérieur à 23 % et un revenu moyen de 16 891 € annuel. 35 % de la population est non diplômée et 50,7 % vit dans des HLM (INSEE, 2015). Le décompte de la population immigré-e-s est d’environ 18 000 individus, la plupart venue de l’Afrique du Nord, de l’Afrique Sub-saharienne et de la Turquie.

J’ai voulu explorer la ville sous l’angle du sport et de la jeunesse. De ce fait, en 2017 j’ai photographié le quotidien d’un groupe de jeunes joueuses de rugby inscrites à l’UNSS du Collège Chantereine de Sarcelles, l’un des centres éducatifs le plus stigmatisés de la ville. En photographiant leur quotidien, j’ai découvert la manière dont elles vivaient et interagissaient dans la ville.

En me plongeant dans leur vie personnelle et collective, j’ai appris l’importance de ce sport dans leur vie quotidienne : le rugby est un moyen de « plaquer » certains stéréotypes sociaux (filles de banlieue) mais aussi de genre (un « sport de garçons »).

Regarder la ville en chaussant les lunettes de ces jeunes joueuses a été l’occasion de photographier la banlieue autrement. Bien que des problématiques sociales persistent, le sport est un moyen de s’émanciper et de retrouver une dignité très souvent reniée par les institutions et les médias.
À la fin du projet et en vue mettre en valeur l’engagement sportif des jeunes rugbywomen du collège Chantereine, nous avons réalisé une exposition photographique «  éphémère » dans leur collège : 22 images en grand format ont été collées sur les murs de l’établissement pour mettre en valeur cette expérience.

Élodie Rivereaud – L’aviation dans tout ses états

Élodie Rivereaud est passionnée depuis son enfance par ces gigantesques oiseaux de fer, étudiante en sciences de l’industrie, en vue de préparer un BTS aéronautique, et par la suite souhaite réaliser un rêve, devenir photographe aéronautique au sein de l’Armée de l’Air. Son loisir est d’être au bord d’une piste à photographier petits et gros aéronefs. Elle a obtenu son Brevet d’Initiation à l’Aéronautique, et depuis janvier 2015, elle côtoie les nuages tout en réalisant des prises de vues d’aéronefs ou encore de paysages. A dix-sept ans seulement, elle parcourt déjà les shows aériens dans la France entière à la recherche de la prise de vue parfaite.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’aviation dans tout ses états

Le monde du show aérien Coup de cœur AdoFextival Barrobjectifest un art où le vol est souvent poussé à ses limites.

À travers cette série, je souhaite vous faire partager les plus belles illusions que les pilotes peuvent nous faire paraître, avec ou non la présence d’agréments tels que le fumigène, l’artifice ou encore l’eau.
Ces prises de vues ont été réalisées pour la plupart lors de shows aériens en 2015 et 2016 dans la France entière.

 

Jérémy Lempin – De sang et d’or

Après un bac professionnel photographie à Orthez, je me suis engagé dans la Marine Nationale en tant que photographe. Au cours des dix années passées au sein du ministère de la Défense, j’ai passé quatre ans sur le porte-avions Charles-de-Gaulle et cinq ans au sein de l’ECPAD (Etablissement de Communication et Production Audiovisuelle de la Défense). Cette carrière militaire m’a mené vers différents théâtres d’opérations comme l’Afghanistan, le Mali et la Centrafrique. Mon travail lors de ces opérations sera, entre autres, publié dans Le Figaro, Washington Post, Times, 20 minutes et sera repris par différentes agences.

En 2015, j’ai été décoré des mains du Président de la République de la médaille militaire. Mais après dix ans passés au service de la Marine Nationale, j’ai posé ma casquette de sous-officier pour me réorienter vers le photojournalisme. Depuis je collabore régulièrement pour l’agence de presse Européan Pressphoto Agency (EPA) et pour différents magazines : VSD, Le Nouvel Observateur, Le Parisien, Rendez-Vous Photos…

Jérémy Lempin

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : De sang et d’or

Que serait un match de football sans sifflet, sans gronde, sans chant qui soulèvent les cœurs parfois et qui accablent d’autre fois les moindres faux pas des joueurs.

Pendant 90 minutes, il en est de ceux qui, sans cesse, chantent, sifflent et parfois fustigent leurs couleurs et leurs dirigeants.

22/07/2016 Anthony dit Frappard discute avec le Président du groupe Pessimiste (à gauche) avant d’embarquer dans le bus qui les conduira en Angleterre pour disputer un tournoi de football inter-supporters à Preston. Ils représenteront la seule équipe française admise dans ce tournoi.

En plein cœur du Pas-de-Calais trône une arène où les gladiateurs ne s’affrontent pas sur le sable, mais dans les tribunes. Cette arène, c’est le stade Bollaert qui tremble et gronde à chaque rencontre, mais la tanière de la bête humaine est la Marek : la tribune des Red Tigers 94, les Ultras du Racing Club de Lens. Ne les traitez pas d’hooligans,  ils ne saccagent pas les stades. Ne les appelez pas supporters, car ils sont beaucoup plus que çà.

Ils et elles sont 400 à chanter, crier, éructer hymnes et slogans à la gloire de leur club à domicile et en déplacement. Mais au-delà de l’image sulfureuse de ces hommes et femmes, drogués à leur club et à leur région, il est des moments où la tempête se calme. Des moments où, après un week-end noyé dans le groupe aux couleurs sang et or, l’individu reprend sa place dans son quartier, dans sa maison seul ou en couple. En attendant le prochain match.

21/09/2015 « Valenciennes on les déteste pas autant que Lille mais quand même.. « 
Pour les humilier et montrer sa suprématie sur le département Pas de Calais, les Ultras « Red Tigers » du Racing club de Lens ont défilé dans le centre ville de Valenciennes, à la gloire des sang et or qui remporteront le Derby.

19/10/2015  » Tu vois moi j’ai passé mes premières vacances, trouvé ma femme et mon boulot grâce aux ultras et au Racing club de Lens. Je lui dois tout à ce club » Anthony dit Croquefer (à droite) est membre des ultras « Red Tigers » du Racing Club de Lens depuis 7 ans. Ici sur le perchoir du stade « Félix Bollaert Dellelis » accompagné de Florent dit « Wesh » .

Frédéric Gras – La Piste aux étoiles

Frédéric Gras est photographe à Élancourt dans les Yvelines à trente minutes de Paris,
photographe portraitiste essentiellement, mais pas que. En couple depuis dix-neuf ans, et marié depuis 2014 à Patricia, papa d’Amélie, une grande fille de dix ans.
Ancien professeur d’EPS en collège et lycée, il a toujours à plus ou moins haute dose pratiqué le sport. Depuis trois ans en plus de pratiquer le golf avec sa fille, il photographie les pistards sur le vélodrome national de Saint-Quentin-en Yvelines. Primé en France, en Europe et aux États-unis, la photographie lui permet de continuer à se mesurer aux autres afin de toujours tenter de s’améliorer, et de fait, essayer de proposer des images différentes de ce sport.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : La Piste aux étoiles

Je vous propose aujourd’hui de découvrir mon œil photographique en vous proposant mes images sur cette discipline sportive qu’est le cyclisme sur piste. Les images proposées ont été réalisées lors des championnats du monde 2015, de la Coupe Fenioux en 2016, et lors des Championnats d’Europe 2016 organisés aux Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Ancien sportif et enseignant en Éducation physique et sportive, reconverti depuis 2007 en photographe professionnel je suis toujours resté connecté au monde sportif. Quand en 2013 le Vélodrome National
est sorti de terre à quelques kilomètres de mon studio c’est tout naturellement que je me suis tourné vers eux pour essayer de montrer une autre image de ce sport médiatisé essentiellement sur le temps des Jeux Olympiques. Dans ma famille tout le monde fait ou a fait du cyclisme en compétition, sauf moi. Du coup, à ma manière, je contribue moi aussi à partager cette passion familiale. Plus de la moitié des images que je vous présente ont été primées depuis 2015, soit aux États-unis, soit en Italie.

Club Photo – Atelier Focale 16 – Boxe in Soyaux

Atelier Focale 16 est une association Loi 1901 fondée en 1953. Les photographes remercient chaleureusement les boxeurs et tout particulièrement l’entraineur fondateur Rachid Ahnouzi.

Photographes ayant participé à ce reportage boxe :
– Suzanne Barry www.suzannebarryphotography.com enquiries@suzannebarryphotography.com
– Christian Belloteau bebelchr@yahoo.fr
– Alexandra Chollet coxi.noir@gmail.com
– Virginie Claude virginieclaude@sfr.frClub de boxe -Soyaux
– Marc Forestier marc.forestier@wanadoo.fr
– Patrice Friedel patrice.friedel@free.fr
– Maxime Gorski maximegorski@yahoo.fr
– David Jorat www.jorat-david.com
joratorsac@hotmail.com
– Jean-Claude Mallet jclaudemallet@gmail.com
– Frédéric Pluviaud www.grainsdefolie.net
fred@grainsdefolie.net
– Jean-Claude Robidas robidas@free.fr
– Gérard Viel viel.ge@wanadoo.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Boxe in Soyaux

Club de boxe -Soyaux
Cette exposition d’Atelier Focale 16 d’Angoulême est le résultat du travail des photographes ayant participé à un atelier au sein du Boxing Club Ahnouzi, actuellement rebaptisé Grand Angoulême Boxing Club 16.
L’atelier avait pour objectif l’entraînement au photoreportage. Les conditions de travail ont été volontairement restreintes pour permettre à chaque photographe de connaître les contraintes en termes d’efficacité, de patience, de placement, de recherche du fameux instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson.
Évidemment sans se comparer aux maîtres du reportage, douze photographes du club se sont prêtés à ce jeu : réaliser une série de 36 vues maximum chacun, en moins d’une heure, un soir d’entraînement au club. D’autres contraintes techniques fortes ont été imposées afin que chacun puisse s’immerger dans le travail d’un photoreporter. On décèle la technicité de ce sport et l’investissement physique et psychologique qu’il nécessite. Bien souvent les photographes sont passés quasiment inaperçus tant la concentration des sportifs était à son paroxysme, quoiqu’en entraînement.
Club de boxe -Soyaux

 

Romain Perrocheau – Un an de piges pour des journaux sportifs

Romain-Perrocheau-rudbyRomain Perrocheau est photographe professionnel depuis 2003 suite à l’obtention de mon Baccalauréat professionnel, je débute en 2004 comme pigiste à Charente Libre et obtiens ma carte de Presse en 2005. Afin de poursuivre ma progression, je collabore également avec L’Agence France Presse et Icon Sport jusqu’en 2010. En parallèle de la Presse Quotidienne Régionale, j’ai effectué des sujets plus « magazines ». En Suisse, j’ai photographié le quotidien des cuisines d’un palace Genevois (l’Hôtel d’Angleterre) ; en Roumanie, j’ai partagé la vie de villageois Tziganes et en Charente, j’ai suivi les missions d’une aide à domicile auprès des personnes âgées. Lauréat de la catégorie Portrait lors de la 3ème édition du concours Sportfolio (2016) je collabore avec le groupe L’Equipe (depuis 2010), Getty Images (depuis 2015) et comptabilise la couverture de plus de 500 matchs de haut niveau.Romain-Perrocheau-borrobjectif-2016-1

Romain Perrocheau a exposé au festival du photo-reportage de Barro en 2005, 2006, 2010.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : un an de piges pour des journaux sportifs

Romain -Perrocheau-rudby

 

Photoreporter, Romain travaille pour plusieurs journaux sportifs et peut être amené à couvrir tous les sports… même si il reste plus attaché au rugby du Sud-Ouest.

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Club Photo de Ruelle – Mainfonds 2015

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 :  Mainfonds 2015

19ème Coupe d’Europe de Montgolfières
24ème Coupe du Monde des Dames

affiche

En 2015 dans la spécialité « Montgolfières », seules 7 compétitions au Monde ont reçu l’agrément de la Fédération Aéronautique Internationale. Parmi elles, la Coupe d’Europe organisée par le Foyer Rural de Mainfonds-Aubeville est devenue depuis 1993 et au fil des ans un événement incontournable dans le ciel d’été Charentais.
Grâce au partenariat avec l’organisation, quelques adhérents du Club Photo de Ruelle sur Touvre ont été intégrés au coeur de l’édition 2015.
En témoins privilégiés de l’événement (au sol, en vol et parmi le public), ils vous proposent une sélection d’images afin de découvrir quelques-uns des aspects techniques de cette discipline de loisir et de compétition.

Photographies

Didier ARDOUIN, Pascal DULAC, Martine GUYOT, Christian LERME, Loïc PETITEAU, Danièle RAINAUD, Sébastien TOURRETTE

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Les enveloppes sont en nylon ou en polyester, leur volume en compétition est limité à 3000 m3. Elles sont munies à leur sommet d’une soupape permettant d’évacuer l’air chaud en vol ou de se dégonfler très rapidement à l’atterrissage.Jusqu’au moment du décollage, la nacelle est amarrée au véhicule de l’équipe au sol positionné à proximité.

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Si on est habitué aux couleurs bigarrées des enveloppes, d’autres formes d’art liées à la montgolfière sont représentées. Une montgolfière s’élance, une acrobate amarrée à la nacelle…

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Les vols ont lieu au lever et au coucher du soleil, afin de bénéficier de meilleurs conditions de stabilité de l’air.C’est également à ces moments que la campagne charentaise autour de Mainfonds se dévoile de la plus belle manière.

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Le vent est à la fois l’un des principaux ennemis de la montgolfière et son seul moyen de se déplacer. Au delà de 20 km/h il peut interdire le décollage mais s’il n’est pas assez présent, le vol sera court. Comme les aéronefs, les montgolfières sont immatriculées par la Direction Générale de l’Aviation Civile.

Club Photo de Ruelle
http://www.club-photo-ruelle.com
club.photo.ruelle@gmail.com
06 73 28 49 79

Frederic Riolon – Paddock

Contemplant l’enfilade des colonnes de la salle des chevaliers de l’Abbaye du Mont Saint-Michel, l’oeil pragmatique de l’architecte refera les calculs de charges effectués par ses prédécesseurs alors qu’ils concevaient l’édifice. Dans la simplicité rustique et le silence de ce même lieu, un moine entendra un lointain appel à la prière, car pour lui tout y symbolise la présence du divin. Arpentant l’endroit, le sculpteur retrouvera pour sa part, dans ces piles et dans ces murs de pierres, les gestes et les difficultés connus par ses pairs alors qu’ils avaient à maîtriser la matière. Que l’on soit architecte, moine ou sculpteur notre regard diffère fondamentalement car il est comme lesté par nos préoccupations, notre histoire, nos pratiques, nos aspirations. Henri Bergson nous en avait averti :  nos perceptions du réel sont orientées par ce que nous voulons en faire.
F-Riolon-Paddock-19Jamais, assurément, je n’aurais été attentif à ces lignes de fuite qui se coupent dans un infini imaginaire, jamais je n’aurais été saisi par la lumière de l’aube ou celle du crépuscule lorsqu’elles allongent les ombres portées au sol, jamais mon regard n’aurait été arrêté par les aspérités granuleuses d’un mur usé par le temps avant de faire de la photographie. Quand je pars avec mon appareil mes perceptions ne sont justement plus asservies. Ma vision devient désintéressée et par là même libérée. L’esthétique chasse l’utile. Tout se passe comme si je regardais enfin, et vraiment, les choses pour elles mêmes, pour ce qu’elles sont, comme si j’accueillais le réel et que se dévoilait ainsi son étonnante richesse. L’expérience est sans nul doute fort banale pour le photographe aguerri, pour moi qui pratique l’exercice depuis 2012, c’est une immense découverte doublée d’une source de joie renouvelée.

Fred Riolon

C’est un heureux hasard qui m’a mené sur de pareils chemins, un cadeau offert à mon épouse, une optique pour son réflex qu’elle n’aura finalement guère le loisir d’utiliser car j’ai très vite annexé l’objet. Avant cela, la photographie n’était qu’une belle étrangère. Elle a depuis bouleversé mon temps libre, mes rêveries, mon regard – dès qu’il peut échapper à l’empire d’un métier envahissant – et mes fréquentations virtuelles. Je vais en effet chaque fois que possible admirer le génie des maîtres : Salgado, Maier, Koudelka, Cartier Bresson, Capa, Smith, Erwitt et d’autres encore. J’apprends à regarder. J’apprends aussi l’humilité, à laquelle nous ramènent ces mots de Constantine Manos : « Faire une belle photo est facile. Faire de très belles images est difficile. Produire des images fantastiques est presque impossible « .

EXPOSITION BARRO 2015 : Paddock

Quoique mes préférences aillent à la photo de rue et au portrait, c’est une série-reportage réalisée sur le circuit des remparts en 2014 que j’ai le plaisir de présenter. Mon intention était de célébrer cette étrange alchimie faite d’élégance rétro et de mécanique brutale, de rivalité et de confraternité façon « aviateur des fifty’s », de retrouvailles festives au paddock et de tension palpable à l’abord du circuit, de charme « so british » et d’esthétique virile. Une lumière de fin d’été faisant pressentir octobre se mêle au charme rare d’une compétition automobile intra-muros ; l’atmosphère y est véritablement singulière, il s’agissait d’essayer de la faire vivre en images.F-Riolon-Paddock-6F-Riolon-Paddock-4