Cyrille Bernon – Indoméni – Une enfance dans les camps

Cyrille BernonCyrille BERNON – FRANCE
Cela fait 20 ans que je suis photographe professionnel. Issu d’une formation urbanisme et environnement et passionné de photo, j’ai commencé à travailler pour des collectivités territoriales ( conseil général, CAUE ) et avec l’Observatoire photographique du paysage ( ministère de l’environnement ) pour mettre ma passion au service du patrimoine et de l’environnement. J’ai ensuite travaillé sur des commandes en architecture, puis une année au Conseil régional Languedoc Roussillon comme photographe dela dite région (institutionnel, reportages …) Puis une parenthèse de quelques années pour travailler dans le graphisme, fonder une famille, être instit …. Je suis revenu à mes premiers amours en me spécialisant dans la photo de mariage, que je pratique avec passion depuis bientôt 10 ans.
Depuis quelques années, je développe également une activité de reportage sur l’artisanat, sur les gens passionnés qui font vivre nos territoires … Très engagé dans le milieu associatif et humanitaire je fais également des reportages sur des sujets de société qui me tiennent à cœur. C’est ma façon d’aider, de me sentir utile, de m’engager. Mon dernier reportage sur le camp de réfugiés d’Idomeni a déjà fait l’objet de quelques expositions et projections-débats dans des cinémas. Mes images interpellent, bouleversent, font évoluer les mentalités … c’est là que mon métier prend tout son sens !
Depuis que j’ai fait ce premier reportage sur les réfugiés en Grèce, j’ai participé à certains concours …SIPA / VISA pour l’image  / Les rencontres d’Arles / Festival Présence Photographie / Festival de la photographie de Dax / Les Photographies de l’année / Amnesty international / Concours Sophot / Festival du Cinéma Europeen / La Quinzaine des tiers monde / CIMAD / MRAP

Le festival de la photographie de Dax. Du 2 au 22 juillet 2018. Depuis 2011, la ville de Dax organise et installe les travaux de photographes émergents, dans divers lieux de la ville. Cyrille Bernon y a exposé son reportage sur le camp informel des réfugiés d’Idomeni en 2017.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Idomeni, Europe, 2016 – Une enfance dans les camps

GRÈCE – CAMP INDOMÉNI – MARS 2016

Début mars 2016, j’ai passé 3 semaines en tant que volontaire avec des réfugiés dans le camp d’Idoméni au nord de la Grècela Macédoine venait juste de fermer sa frontière.

Ils arrivaient chaque jour plus nombreux, en famille, épuisés après un long et dangereux voyage. Mais ils étaient heureux parce que persuadés qu’ils allaient pouvoir continuer leur route vers la terre promise, le nord de l’Europe.
Routes migratoires vers L'Europe du nord

Mais depuis peu, Idoméni, n’était plus qu’un cul-de-sac synonyme de désespoir et de misère où végètent des milliers de familles. Je les ai vus jour après jour se transformer, perdre la raison, être avalés par ce camp inhumain. Mais comment pourrait-il en être autrement quand on a tout perdu, parfois même sa famille et que l’on a plus d’espoir, plus de but à atteindre ?

Mais le 08 mars 2016, en officialisant la fermeture de la route des Balkans, l’Europe a mis fin à tout espoir.

L’Europe avait rendez-vous avec l’histoire ! Elle a raté ce rendez-vous. Lorsqu’une civilisation se referme sur elle-même, qu’elle construit des murs plutôt que des ponts, elle s’appauvrit, et finit par s’éteindre !

J’ai ramené des photos à travers lesquelles  j’ai souhaité rendre compte de leur quotidien, de leur histoire, de leurs espoirs, et surtout de leur désespoir. Mon reportage s’est naturellement orienté vers les enfants et la famille. Peut être parce que j’ai moi même deux petites filles et que je ne pouvais m’empêcher de penser à elles en voyant tous ces enfants. Probablement me rappelaient ils aussi à moi père de famille, à quel point ces hommes et ces femmes étaient courageux.

Le camp d’Idomeni a été évacué fin mai 2016. Ces photos n’en sont que plus importantes. Elles témoignent de ce qu’ont vécu ces familles, chez nous, en Europe en 2016.

Anthony Micallef – Iran : les caravanes de lumière

Anthony MicallefAnthony MICALLEF – FRANCE Photoreporter, membre de l’agence HAYTHAM PICTURES. Il aime s’immerger dans des communautés durant plusieurs mois, pour les raconter de l’intérieur. Il a notamment travaillé sur les jeunes militants du FN, sur un sosie d’Elvis Presley, sur les Urgences, sur le siège des Nations-Unies et sur les Beaux-Arts de Paris.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Iran – les caravanes de lumière

caravanes de lumière-Iran

Des pancartes en carton representant des photos d’archive de la guerre jalonnent le parcours. Pelerinage de Rahian-e Noor sur le memorial de Talaieh en Iran.

En Iran, chaque année lors du printemps, des milliers de familles prennent la route pour se rendre sur les lieux de bataille de la guerre Iran-Irak (1980-1988). Ces pèlerinages, appelés “Royan-e Noor” en persan (les caravanes de lumière), sont motivés par l’attachement personnel des pèlerins à leurs proches morts au combat, ce conflit ayant fait plus d’un demi-million de morts côté iranien. Mais il est également porté et organisé par le régime, qui y voit l’occasion de diffuser sa doctrine de manière très efficace : la vingtaine de lieux de mémoires répartis à la frontière irakienne sont en effet tenus par les Gardiens de la Révolution, l’organisation paramilitaire créée par Khomeyni en 1979 pour assoir son pouvoir et surveiller la population de l’intérieur. Sur place, c’est tout le pouvoir iranien qui mobilise habilement le passé pour assoir son emprise sur la population actuelle, notamment les jeunes iraniens. Reportage sur les mémoriaux de Shalamcheh, de Talaieh et d’Arwandkenar lors de la période de Nowrouz, le Nouvel An iranien.

Des centaines de cars sont affrétés depuis Téhéran et les principales villes du pays pour transporter les familles jusqu’aux mémoriaux. Sur place, les visiteurs parcourent des lieux d’affrontement réels, mais également largement mis en scène (reproduction récente de bunkers, positionnement précis de carcasses de tanks, cheminement au milieu de barbelés et de fausses mines…). L’émotion des pèlerins est surtout amplifiée par trois éléments très maitrisés : d’abord par l’emplacement même sur la ligne de front et ainsi la proximité extrême avec l’ex-ennemi irakien, la frontière n’étant parfois qu’a cinquante mètres des visiteurs. Ensuite par l’omniprésence des photos des Iraniens tués sur le front, toujours désignés comme « martyrs ». Enfin par l’intervention sur place de vétérans de la guerre, qui racontent aux pèlerins rassemblés l’ampleur des atrocités commises par les soldats de Saddam Hussein, en usant d’anecdotes morbides répétées quotidiennement, mais qui insistent aussi sur l’héroïsme des Iraniens, tant de ses militaires professionnels que via les afflux de jeunes bassidjis, dont la réalité historique a surtout été l’utilisation massive comme chair à canon, en les envoyant au front par vagues aussi nombreuses qu’inexpérimentées.

Sur place, le devoir de mémoire et l’hommage légitime masquent difficilement un endoctrinement puissant : le régime assimile en effet toutes les victimes iraniennes à la figure du martyr (chahid), et leur combat sur le front a la notion de djihad. Ces deux notions coraniques, sacrées pour l’Islam et particulièrement centrales chez les chiites iraniens (compte tenu de leur histoire et du martyre de l’Imam Hossein, référence absolue en Iran), mêlent et superposent ainsi les dimensions militaires et religieuses. Cette guerre n’a d’ailleurs jamais été présentée à la population comme un conflit militaire entre deux états, mais comme une « Défense sacrée ».

Ces pèlerinages, en réactualisant la douleur d’une guerre achevée depuis 30 ans, servent des enjeux très actuels. La théâtralisation des lieux et la dimension religieuse omniprésente n’ont qu’un objectif : mobiliser la population, notamment les jeunes Iraniens, et s’assurer de leur soutien indéfectible contre ceux qui seraient désignés comme les nouveaux ennemis du régime.

Brice Le Gall – Contre la « Loi Travail » et son monde

Né à Paris en 1981, Brice Le Gall est spécialisé initialement dans la photographie nature.

Depuis quelques années, il oriente son activité vers la photographie sociale et humaniste. Tout en enseignant et poursuivant ses recherches en sociologie, il a couvert de nombreuses mobilisations sociales en France.
Il travaille régulièrement pour la presse associative et militante, notamment pour l’association Attac (Association pour la taxation des transactions financières et l’aide aux citoyens).

Son site internet : http://www.bricelegall.com/

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Contre la Loi Travail et son monde

Cette banderole portée par des « autonomes » symbolise l’espoir d’amplifier le mouvement. Elle témoigne aussi de la réflexivité de certains manifestants quand à l’absence relative des classes populaires dans les cortèges parisiens.
À proximité de la place de la République, Paris, 26 mai 2016.

En février 2016 débute en France une longue et intense mobilisation en réaction à un projet de loi qui vise à réformer en profondeur le code du travail. Pendant plus de six mois, les manifestations se succèdent et prennent une ampleur particulière lorsque le gouvernement socialiste au pouvoir décide d’adopter son texte sans le soumettre au vote des députés (article « 49-3 »).

Manifestants pris en nasse par les policiers. Alors que la panique gagne la foule et que des personnes suffoquent , il implore le policier de laisser avancer le cortège.
Boulevard des Invalides, Paris, 14 juin 2016.

Ce mouvement social est remarquable à plusieurs titres : d’abord, parce qu’il émerge dans une conjoncture improbable. La France est en effet en « état d’urgence » suite aux attentats du 13 novembre 2015 et les formes traditionnelles de mobilisation collective semblent en déclin depuis 2011, date du dernier mouvement de grande ampleur contre la réforme des retraites. Ensuite, parce que la contestation des manifestants s’élargit rapidement et agrège des revendications beaucoup plus larges que celles relatives à la précarisation du travail. Si le cœur du mouvement est constitué des syndicats, il attire aussi de jeunes lycéens ou étudiants, des retraités, des cadres, des professions intermédiaires, des artisans… Les messages portés par ces différents groupes sont ainsi très variés. Ils prennent parfois une tonalité écologiste, féministe, anti raciste, mais c’est la tonalité anticapitaliste qui l’emporte dans les cortèges parisiens sous l’effet notamment de l’arrivée d’éléments « autonomes » français et étrangers dont la culture politique sert de lien entre les classes populaires et les classes moyennes du secteur public traditionnellement mobilisées sur ces questions.

Le kit du manifestant. Image prise juste après un départ de manifestation sauvage contrôlée à l’aide des gaz lacrymogènes.
Paris, 26 mai 2016.

La vingtaine de photographies présentées ici est tirée d’une longue série d’images prises à Paris entre les mois de février et septembre 2016. Le parti pris a consisté à sélectionner les photos qui me semblaient les plus intéressantes d’un point de vue documentaire afin de renseigner un mouvement beaucoup plus large et riche que la représentation qu’on en a parfois donné. Si certaines de ces images rappellent la violence de la mobilisation, elles entendent aussi faire une place à l’humour, aux références culturelles, à la réflexivité, à l’auto-défense et finalement à « l’intelligence collective » d’un mouvement qui est parvenu à contrôler ses tensions internes et qui a affiché une rare détermination. Une façon pour moi de témoigner que derrière des formes de contestation parfois radicales se jouait surtout le rêve d’une profonde transformation du monde social. Bien qu’il n’ait pas été à la hauteur de toutes les espérances, on peut dire que ce mouvement a représenté un réveil : celui d’un esprit de révolte et de résistance porté par des idéaux indispensables à la construction d’un autre monde.

Michæl Bunel – Voies sans issue

Après avoir couvert les émeutes de 2013 de la place Taksim, en Turquie, Michæl Bunel s’est rendu en Ukraine pour suivre de l’intérieur l’insurrection armée des séparatistes entre Donetsk et Slaviansk, deux villes qui ont abrité des bastions pro-russes en mai 2014. À l’automne 2015, il commence à suivre de près les trajectoires des migrants à travers l’Europe Centrale. Il vient d’achever un travail au long cours de huit mois en Seine-Saint-Denis qui a abouti à un livre, « Croire dans le 9.3 ». Le travail présenté aujourd’hui s’inscrit dans son travail au long cours sur les phénomènes migratoires.

« Voies sans issu » Coup de cœur du jury de la session #1 du Prix Mentor 2017, prix Roger Pic de la SCAM 2015, nominé pour « The Watchem » (Ukraine)

www.michælbunel.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Voies sans issue

La Hongrie et la Croatie ont fermé leurs frontières et n’hésitent pas à repousser les migrants qui passent. De fait, bien involontairement, la Serbie se retrouve le nouveau barrage de l’Europe sur la route des Balkans.

Plusieurs migrants attendent de monter dans le bus affrété par le gouvernement Serbe, pour les réfugiés de moins de 18 ans. ceux ci vont être emmenés vers l’un des nouveaux camps officiels. Une cinquantaine de jeunes en bénéficieront aujourd’ hui. 2017/01/16. Belgrade. Serbie.

Depuis le début de l’hiver un peu plus de deux mille réfugiés, en très grande majorité afghans et pakistanais, s’entassent dans les anciens entrepôts désaffectés et insalubres de la gare ferroviaire de
Belgrade.
Deux mille personnes pour un unique tuyau d’eau potable, qui vivent sans toilettes et sans douches. Deux mille personnes qui attendent de continuer leur route ou que des places se libèrent ou se créent dans des centres d’accueil officiels. Les quinze centres du pays en compteraient déjà plus de 7000. De plus, entre 400 et 700 migrants arriveraient chaque mois dans le pays. Une nouvelle « jungle » de Calais est en train de naître selon le responsable MSF à Belgrade.
Sur place les ONG sont interdites par le gouvernement qui craint de créer ainsi un appel d’air.

Fabrication d’un poêle avec des tuyaux et des bidons récupérés. 2017/01/15. Belgrade. Serbie.

Celui-ci n’a toujours pas répondu aux demandes pressentes d’associations d’installer des toilettes. MSF à néanmoins mis à la disposition des migrants des poêles qui permettent d’augmenter la température de dix degrés dans les entrepôts ; malgré cela les températures restent négatives la nuit. Aussi, une association est tolérée pour distribuer de la nourriture, seul repas chaud de la journée. Par des températures extrêmes, les réfugiés brûlent les anciens rails en bois : ils baignent en permanence dans des fumées toxiques. Sans oublier le manque d’hygiène, terrain propice aux épidémies de gale ou de poux.

Christian Bellavia – Sivens, ou le barrage impossible

Christian Bellavia est photoreporter depuis longtemps, avec toujours la même intention, raconter l’instant, et transmettre autant d’informations que d’émotions dans mes images. En exerçant ce métier, j’ai perpétuellement été partagé entre expression journalistique et expression artistique. Mon parcours passe par des agences de presse, puis agence de photographes avec le désir d’aborder d’une façon différente les relations entre la presse et la photographie.
Être collaborateur du journal Libération m’a permis de pratiquer au quotidien une approche de la photographie qui me tient à cœur, raconter une histoire à l’aide de photographies ouvertes, ces images qui permettent au lecteur d’entrer dans l’image avec ses propres codes, de se faire sa propre opinion.
C’est ce que j’ai fait pour cette histoire de Sivens, des mois de travail sur place, dans des conditions rendues parfois très difficiles, autant de la part des forces de l’ordre que du coté des zadistes. Je m’efforce de mettre en pratique tous les jours cette réflexion du photographe Don McCullin : la photographie c’est d’abord ressentir avant de photographier. Si vous n’avez pas d’émotions, vos lecteurs ne pourront pas en avoir.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Sivens, ou le barrage impossible

Durant plusieurs mois, jusqu’en Mars 2015, des opposants à un projet de construction de barrage sur le Tescou dans le département du Tarn se sont affrontés aux forces de l’ordre pour empêcher la destruction d’une zone humide.
Débuté comme un simple rassemblement d’idéalistes, au fil des jours, ce site est devenu une ZAD, zone à défendre, une des plus importantes en France, et un symbole des luttes pour défendre la nature et un mode de vie alternatif. Chaque matin, des heurts avaient lieu avec les gendarmes qui occupaient le terrain afin de protéger les ouvriers venus défricher la zone et ils duraient jusqu’au soir en laissant, de nouveau, le terrain aux zadistes.

Sivens, ou le barrage impossible

Site de Sivens, ZAD, Tarn- Marche silencieuse en hommage à Rémi Fraisse décédé sur la ZAD Replantage d’arbres

Jusqu’à cette nuit d’octobre 2015 où le jeune Rémi Fraisse, militant écologiste, a été tué par une grenade lancée par un gendarme. Ce drame a mis fin aux travaux, suivi par l’évacuation de la zone. Depuis, la justice a annulé la déclaration d’intérêt public, l’autorisation de défrichement et la dérogation à la loi sur les espèces protégées en donnant tort à l’État.
Mais cela ne rendra pas la vie à ce jeune écologiste amoureux de la nature.

Antonio Gibotta – Le voyage d’un pélerin

Antonio Gibotta est né à Avellino au mois d’août 1988, sa passion pour la photo se développe aux côtés de son père, lui-même photographe professionnel de distinction.

Diplômé en 2006, il transforme sa passion en profession, accumulant les expériences et les reportages. Il se forge une identité photographique, reflet de sa personnalité.Antonio Gibotta

Au cœur de son œuvre, notre commune humanité et les questions sociales. Il est primé à de nombreux concours internationaux.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Le voyage d’un pélerin

C’était ma deuxième expérience dans ce train lors d’un pèlerinage organisé par UNITALSI. C’est assez étrange, les patients considèrent ce voyage comme une fête. Ils y retrouvent de vieux amis rencontrés lors de voyages précédents, ils sourient ensemble, partagent leurs émotions. Ce reportage, c’est l’histoire d’Enzo, atteint de spasticité. Il est le pèlerin le plus âgé, un homme d’une grande gentillesse qui partage sont expérience avec tendresse et simplicité. Jour après jour, sa solitude le rend triste. Sa foi l’aide à se sentir aimé et elle lui permet de ne pas se sentir seul.


Reportage video sur le pélérinage d ‘Enzo

Reportage photo sur le pélérinage d’Enzo

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 de Antonio Gibotta : La Crémation en Inde

Florence Brochoire – Génération Tournesols

Florence Brochoire réalise ses premiers reportages photographiques en parallèle de ses études de montage puis de réalisation documentaire.
Photographe indépendante depuis 2001, elle travaille pour la presse nationale et les institutions.  L’humain dans ses fragilités et ses capacités à résister est au cœur de ses projets personnels. Elle est membre de la maison de photographes depuis 2007.GENERATION TOURNESOLS - JEUNESSE MILITANTE À TAIWAN

PORTRAIT DE FLORENCE BROCHOIREDistinctions, expositions et publications :
1992
(à l’âge de 16 ans) – Lauréate de la bourse de reportage des Rencontres Photographiques de Normandie. Reportage en Inde grâce à cette bourse.
1999 – Lauréate d’une bourse Défi-jeunes pour partir au Niger réaliser un travail photographique et sonore sur les communautés expatriées.
2004 – Finaliste de la Bourse du talent de Photographie.com n°25 pour « Emotion panique ». Travail documentaire sur le sida au Cambodge.
2005 Exposition à la Maison Européenne de la Photographie d’un extrait du travail sur le sida au Cambodge « Emotion panique ».
2007 – Exposition au Centre Européen du Résistant Déporté, le Struthof, de mon travail sur les femmes résistantes et déportées « Sorties de l’ombre ».
2008 – Début de la résidence en milieu psychiatrique à l’hôpital de Navarre – Evreux
2009 – Coup de cœur Bourse du talent n°38 pour la série « Etre singuliers » réalisée dans des structures psychiatriques.
2010 – Exposition de « Etre singuliers » à la maison des Arts d’Evreux puis au CHU de Rouen.
2008 – Résidence dans le cadre des 15ème Rencontres Internationales de la Photographie à Niort. Travail sur la transmission de la culture mère/fille.
2008 à 2014 – Résidences à la maison de retraite d’Harcourt puis dans deux foyers de vie pour adultes handicapés.
2013 – Résidence à Niort pour réaliser un travail de portraits autour de la mémoire ouvrière « Douze femmes ouvrières ».
2013 – Exposition lors de l’inauguration de la Villa Pérochon, Centre d’Art de la Photographie Contemporaine, du travail sur les femmes ouvrières (exposition conjointe à celle de Denis Dailleux) à Niort et édition du livre « Douze femmes ouvrent hier »
2015 Prix du diaporama sonore pour le portrait de Yahia Belkacémi, chibani. Ce court-métrage a également été sélectionné par Les Nuits Photographiques et projeté en octobre 2015 au Pavillon Carré de Baudouin à Paris.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Génération tournesols – Portrait de la jeunesse militante à Taïwan.

GENERATION TOURNESOLS - JEUNESSE MILITANTE À TAIWAN GENERATION TOURNESOLS - JEUNESSE MILITANTE À TAIWAN

On les a longtemps appelés, avec condescendance, la « génération fraises ». A l’image de ces fruits de luxe, la jeunesse taïwanaise était perçue comme élevée sous cloche. Mais au printemps 2014, ces enfants gâtés ont surpris le pays en lançant une spectaculaire contestation, baptisée « mouvement des tournesols », contre un énième accord commercial avec Pékin que le gouvernement taïwanais entendait imposer à une société de plus en plus alarmée par la mainmise chinoise. Après avoir occupé le Parlement pendant trois semaines et galvanisé des centaines de milliers de manifestants, les jeunes, désormais baptisés « génération tournesols », ont fini par faire plier le pouvoir. Depuis, l’atmosphère à Taïwan n’est plus la même. Après des années de fatalisme, pendant lesquelles l’île s’est laissée glisser doucement dans le giron chinois, le sursaut de la jeunesse et des classes moyennes vient de se traduire par une énorme gifle électorale infligée au camp du président sortant, perçu comme inféodé à Pékin. 8% des électeurs votaient pour la première fois et ils ont à coup sûr contribué à la victoire triomphale de Tsai Ing-Wen, la candidate du parti progressiste (DPP), qui s’était entourée de conseillers issus de la révolte des tournesols. Cinq jeunes leaders du mouvement ont même fait leur entrée au Parlement sous l’étiquette du Parti du Nouveau Pouvoir qu’ils ont créé il y a à peine un an. Les « fraises » ont désormais une voix qui ni Taïwan, ni la Chine ne peuvent se permettre d’ignorer.GENERATION TOURNESOLS - JEUNESSE MILITANTE À TAIWAN

Collectif Regards Croisés – Où est passé Charlie?

Présentation du Collectif

Le Collectif Regards Croisés est une association entre plusieurs photographes ayant chacun son propre regard, sa propre émotion, sa propre vision.

Partageant des points communs, une esthétique photographique, un certain regard sur le monde, une sensibilité humaniste et souhaitant confronter leurs différentes écritures photographiques, nous avons décidé de nous rencontrer,  travailler sur des projets collectifs, organiser et/ou participer à des évènements susceptibles de promouvoir et valoriser l’art photographique.

Les Photographes du Collectif

ABAD Cyril – BEGOU Hervé – BLAYO Philippe – CHAR Elizabeth – GIUDICE Francis – JARRON Marcel – LANGE Gilles – MACAIRE Olivier – MAURICE Elisabeth – VIL James.

photographe Elizabeth Char photographe Francis Giudice photographe Gilles Lange-2 photographe James Vil

 

 

photographeElisabeth MauriceEXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Où est passé Charlie?

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«Où est passé Charlie?» n’est pas née d’une volonté de faire une expo sur la marche du 11 janvier 2015. Il n’y a pas eu d’actions préparées, comme on le fait en reportage. Pas de repérage. Ces lieux sont nos terres de prédilection de photographes de rue. Certains d’entre nous habitent là. Ce bitume, nous l’arpentons régulièrement…

Nous y étions dans cette marche. A différents endroits. Sans nous concerter. Parce que c’était «Charlie».

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Nous n’écrivons pas. Nous ne dessinons pas. Nous photographions. Notre liberté d’expression a été assassinée dans les locaux  de «Charlie hebdo» ce 07 janvier 2015.

Et nous avons photographié le 11 janvier. Cette foule. Ces visages. Ces pancartes. Ces crayons brandis…

Nous avons photographié la tristesse. Le silence. L’émotion. Et la volonté de ne pas plier. De résister à l’obscurantisme.

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Puis le lendemain nous sommes redescendus dans la rue. Sur cette place. Celle de la République. Sous le bras de Marianne. Et nous avons encore photographié les traces de cette marche. Les inscriptions. Les témoins. Les autels éphémères qui auraient bien fait rire la bande à Charlie.

 

 

 

 

Aujourd’hui, où est passé Charlie?

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Nathalie Gealageas et Fred Pluviaud – Manifestation pro-Charlie

05-F-PluviaudNathalie, 37 ans, enseignante, nouvellement photographe, je commence à appréhender cet art il y a 4 ans. Multipliant les sujets, je me suis vite rendue à l’évidence : je veux photographier l’humain. Le portrait étant délicat pour un « jeune » photographe, je me centre sur les personnes et leur environnement, le reportage. Les voyages étant mes premières amours, j’essaie de concilier ces deux passions et transmettre autant d’émotion  que j’y ai pris de plaisir.

Site internet de Nathalie Ge
gealageasnath@gmail.com

nath_et_fredFred, 42 ans, ingénieur météo. Je pratique la photographie depuis plus de 15 ans, d’abord autour de la nature et de l’environnement, puis je me focalise rapidement sur la photo de scène : La Nef, Musiques Métisses… Particulièrement intéressé par le photo-reportage, car il permet de concilier vision personnelle et artistique avec instantanéité (un challenge temporel), j’aime aussi m’attarder sur le portrait, les rencontres, tout ce qui touche à l’humain…

Même si de plus en plus, je m’éloigne des contraintes liées au matériel, en démystifiant tel ou tel attrait pour une technique par rapport à une autre, je travaille essentiellement avec un Leica M et un 35mm.

Site internet de collectif
fred@grainsdefolie.net

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Manifestation pro-Charlie – Angoulême, 11 janvier 2015

7 janvier 2015, les attentats de Charlie Hebdo ont suscité un émoi collectif, une prise de conscience nationale que les fondamentaux de notre République sont le cœur même de notre identité. Que malgré la crise, malgré nos différences de points de vue, politiques, idéologiques, religieux, le peuple sait se retrouver pour défendre ces valeurs communes.

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Pour faire gagner la réflexion, la culture, contre l’obscurantisme, à Angoulême comme partout en France, une manifestation a vu le jour ; ce petit reportage n’a pas d’autre prétention que de rappeler cet élan local comme une goutte d’eau parmi le flot qui submergea la France ce jour-là… goutte d’eau angoumoisine, qui avait pourtant, une saveur particulière dans la ville de la BD.

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Jean Daniel Guillou – Sara la kali

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Né en 1963 à Dakar (Sénégal), il vit en Charente. Photographe freelance, il est l’auteur du livre 18, Appels d’urgence (éditions Arléa) sur les sapeurs-pompiers, un reportage qui a nécessité deux ans de travail. Il a notamment réalisé pour Géo un exceptionnel témoignage photographique sur les derniers Tziganes vivants en roulotte dans le Limousin.

Jean-Daniel Guillou est un passionné de l’Afrique où il a réalisé un reportage sur l’association de L’Arche de Zoé. Emprisonné au Tchad pendant deux semaines, il s’est retrouvé au cœur de l’actualité.
Curieux des univers les plus variés, il est un observateur patient du quotidien et de ses semblables. Il appartient à la famille des photojournalistes au long cours et réalise des sujets complexes ou nécessitant une approche précautionneuse. Jean-Daniel Guillou aime se fondre dans le paysage, se glisser dans la peau d’un anonyme jusqu’à se faire oublier pour capter la sincérité de l’autre dans l’intimité de son quotidien. C’est ainsi qu’il met également son expérience acquise au fil de ses reportages au service des entreprises et des institutions. Quel que soit le sujet, il conduit son travail avec la même exigence : partager la richesse de ses rencontres, restituer les émotions et les instants qui lui sont offerts.
Jean-Daniel Guillou aborde la photographie comme une façon de vivre avant même de l’envisager comme profession.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Sara la kali

C’est au mois de mai que les gens du voyage se rassemblent, face à la mer, aux Saintes Maries. Ils viennent par milliers vénérer Sainte Sara (Sara la kali ou Sara la noire) dont la statue se trouve dans la crypte de l’église fortifiée de notre dame de la mer.

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Jean Daniel Guillou

Sara la Kali, Sara la noire, serait la servante de Marie Jacobé et Marie Salomé chassée de Jérusalem après la mort du Christ dans une barque sans voile ni rames qui échoua en Camargue.

Avertie miraculeusement de l’arrivée de Marie Jacobé et de Marie Salomé, Sara la noire les conduisit au temple païen, le temple « Ra » à l’emplacement même ou  fut édifié l’église fortifiée de Notre Dame de La Mer. Très vite après la mort des Saintes, un culte se répandit avant que la construction de l’église forteresse au XIIe siècle ne le confirme.

Au XIV siècle le pèlerinage est déjà très populaire. Il prendra une tout autre ampleur après 1448, quand les fouilles entreprises par le roi René sous l’autel de l’église découvrent les reliques des saintes femmes.Guillou_9607

Elles furent mises dans des châsses (coffre, cercueil ou reliquaire) et transportées dans la chapelle haute de l’église. L’émotion est à son comble lors de la descente des châsses contenant les reliques descendues de la chapelle haute qui s’ouvre sur la nef de l’église par une fenêtre située au dessus de l’arc du clocher. Un treuil de cordages de marine fleuries descend au milieu des chants et des acclamations. Peut après, c’est le tour de la statue de quitter l’église Notre dame de la Mer, elle est portée par les gitans et escortée jusqu’à la mer par des milliers de fidèles sous la conduite des gardians à chevaux.Guillou_6952 Guillou-1449EXPOSITION BARROBJECTIF 2014