Hervé Chatel _ Sophie, infirmière de campagne

Hervé CHATEL est un photographe autodidacte installé à Paris. Il est membre du collectif Hans Lucas. J’ai d’abord pratiqué la street photography afin de raconter la rue, les ambiances, les petites choses invisibles du quotidien… Aujourd’hui, je continue de me perdre dans Paris afin de documenter sa vie et ses habitants. Hors la capitale, j’explore les sujets liés à l’environnement ou faisant le lien entre homme et animal et les problématiques liées au domaine de la santé.

En octobre 2016, après 15 années dans le domaine du graphisme et du webdesign, j’intègre l’Emi-Cfd pour suivre une formation de photojournaliste documentaire dirigée par Julien Daniel (agence MYOP) et Guillaume Herbaut (photographe documentaire).
À la fin de la formation j’obtiens le Grand-prix photo reportage étudiant/Paris Match 2017.
Mes images ont été publiées dans Le Point, Télérama, La Croix l’Hebdo, La Croix, Fisheye, Le Pèlerin, ActuSoins et dans divers photobooks (revue Arthur, World Street Photography 3 & 4, Eyeshot).

J’explore les sujets liés à l’environnement, le lien entre homme et animal.
Je documente aussi les problématiques liées au domaine de la santé.

Exposition BarrObjectif

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2020 : Sophie, infirmière de campagne..

Sophie, 53 ans, est infirmière libérale dans l’Allier près de Vichy.

Au rythme d’une cinquantaine de visites à domicile par jour, elle effectue son métier avec passion et humanisme, ne comptant pas ses heures.

Infirmière libérale dans l'Allier
Sophie, infirmière de campagne © Hervé Chatel

En 20 ans de métier, elle a vu le rôle de l’infirmière évoluer. Les contraintes budgétaires amenées par la Sécurité Sociale ou la logique de rentabilité instaurée dans certains hôpitaux ont selon elle conduit à une baisse de la qualité des soins d’une manière générale en France. L’apparition des maisons de santé présentée comme une solution en zone rurale lui fait craindre à terme une disparition du métier d’infirmière libérale.

Sophie, infirmière de campagne © Hervé Chatel

Émeric Fohlen _ Peuple du silence

Émeric Fohlen

Né en 1985, Émeric FOHLEN découvre la photographie durant ses études de communication à Paris. Après avoir voyagé pendant un an à travers l’Asie de Pekin à Bangkok, il confirme sa passion pour le reportage photo. Son approche immersive du journalisme lui permet de développer un travail complet sur des questions sociales, économiques et politiques importantes dans différents territoires tels que la Tunisie où il questionne le rôle des jeunes dans les récents changements politiques.

Au cours des 10 dernières années, Emeric Fohlen a travaillé sur des projets à court et à moyens termes tels que la situation des camps Roms en France en 2013, la révolution ukrainienne en 2014, le festival Burning Man aux Etats-Unis en 2015-2017, la notion de sécularité au Maghreb en 2016-2017 et la situation des chrétiens au Pakistan en 2018, la guerre civile au Kasai en République Démocratique du Congo ou encore la situation des Amérindiens en Amazonie en 2019. Son travail est publié et commandé régulièrement par des magazines et quotidien français et internationaux, dont Paris Match, VSD, M le Monde, D la Repubblica, Le Figaro, etc.

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2020 : Peuple du silence..

Emeric Fohlen
Jour 3, le 19 mars 2020 Gardes républicains dans le 8ème arrondissement.  » Notre mission consiste à la protection des populations » / La place de la concorde. © Émeric Fohlen

Alors que les citoyens sont appelés à se confiner, la crise du Corona Virus les a révélés : caissiers, livreurs, agents de nettoyage, commerçants de proximité ou encore soignants, ces travailleurs apparaissent enfin pour ce qu’ils sont : des rouages essentiels à la vie du pays.

« Nous sommes en guerre », Emmanuel Macron ne mâche pas ses mots lors de son allocation du 16 mars 2020. A l’aube de la pandémie de Corona Virus, le président annonce des mesures sanitaires strictes pour réduire les déplacements et contacts humains dans tout le pays. La période de confinement national est déclenchée et durera plusieurs semaines.

Alors que le pays se fige, pas de télétravail possible pour ces boulangers, ces caissiers, ces soignants, ces agents d’entretien, ou encore ces policiers. Durant cette crise sanitaire inédite, ces petites mains s’activent chaque jour pour assurer la continuité de l’activité de la nation. Loin du monde de la performance et de la compétition qui régit habituellement notre société, leur présence est plus que jamais nécessaire au bon fonctionnement du pays.

En pleine période de confinement, je suis allé à la rencontre de ces travailleurs ordinaires pour mettre un visage sur ces maillons essentiels à notre société. Alors que le silence règne dans les rues de la capitale durement touchée par l’épidémie, ces héros de l’essentiel assurent les besoins des confinés.

Lucas Santucci _ Le Desman des Pyrenées

EXPOSITION BARROBJECTIF 2919 : Le Desman des Pyrénées

Discret et fragile, le Desman des Pyrénées est longtemps passé inaperçu aux yeux de l’homme. Proche cousin de la taupe, cet étrange mammifère n’a été découvert qu’en 1811. On sait qu’il vit dans les milieux aquatiques des Pyrénées, mais sa petite taille, son habitat, sa sensibilité aux manipulations, et la faible densité de ses populations en font une espèce méconnue. Protégé aux échelles française et européenne, le Desman fait l’objet de multiples études en vue d’améliorer sa conservation. Au-delà du travail scientifique, la réalisation des prises de vues du Desman des Pyrénées s’est révélée un challenge difficile à relever. Cette exposition est ainsi la première à présenter des photographies sous-marines de l’espèce dans son milieu naturel.

EXPOSITION PARTENAIRE : JDR de Bourisp

Cette exposition partenaire a été présentée du 3 au 21 juillet 2019 aux Journées du Reportage de Bourisp.

LE LIVRE

Récit : Frédéric Blanc et Mélanie Némoz
Photographies : Lucas Santucci et Frédéric Blanc
Dessins : Aurélie Calmet
Éd. du Desman Masqué

BIOGRAPHIE

D’abord ingénieur agronome, puis photo-journaliste, Lucas a intégré l’équipe d’Under The Pole comme responsable logistique et partenariat. Il a embarqué pour 18 mois d’expédition au Groenland dans la promiscuité d’un voilier où il s’est affirmé comme photographe terrestre et sous-marin. Après avoir documenté 9 mois de navigation qui l’ont amené à 80°Nord, il a vécu l’hivernage pris dans les glaces, à quelques kilomètres d’un village de 200 habitants, principalement des chasseurs-pêcheurs. Dans le cadre de ce projet, il a intégré l’agence Zeppelin Network et décidé de faire de la photographie son métier.

Les conditions extrêmes rencontrées en Arctique sont une école de rigueur et de patience qui ne pardonne aucune erreur tant humaine que matérielle. Il se spécialise aujourd’hui dans le reportage d’expéditions et accompagne les explorateurs à travers le monde.

Ces reportages ont été diffusés en France ou à l’international via l’agence Zeppelin dans des magazines : Geo, Paris Match, Ca m’Intéresse, VSD, National Géographic, Focus, entre autres ; En version Web chez , 6 mois, Le Parisions, Le Monde, La Croix, etc…

Depuis 2016 en parallèle de son activité de photojournalisme, il développe une activité de photographie en Architecture qui se rapproche du reportage.

Gérard Staron _ Hom(m)es

BIOGRAPHIE

Gérard STARON est né en 1962 à Alger. Il grandit en France entouré des œuvres de son grand-oncle Henry Caillet, peintre du début du 20ème siècle.

À 30 ans, à l’occasion d’un voyage au Mali, il emprunte le Polaroid de son père, lui-même passionné de photographie, afin de pouvoir laisser une photo aux enfants des écoles du pays Dogon. Il ne lui a jamais rendu.

Gérard Staron travaille sur le rapport au temps et à l’espace du médium photographique.

Fin 2013, Il décide de s’investir totalement dans la photographie. Il a participé de 2014 à 2018 à de nombreuses manifestations nationales et internationales. Gérard Staron travaille sur le rapport au temps et à l’espace du médium photographique. l parle alors du temps qui passe, de la nostalgie (Les bains de mer, Ma vie en Haddock), de la mémoire (Cauchemar, Rêves d’enfance), de la nature éphémère du monde (Lost, Faire-Parts, La boule à neige, Flower Timegram). l parle d’espaces qui n’existent plus, ou qui existeront, ou qui existent et qui sont au-delà de la réalité (Les nuits sans lune, Hom(m)es, Faux-Semblants).

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Hom(m)es

André cultive ses carrés de poireaux dans son potager

Un territoire est d’abord la signature d’une collectivité, une commune, un département, une région.

Dans ce projet, je me suis intéressé à la plus petite division du territoire, la maison, comme expression d’une l’individualité. J’ai donc cherché dans les habitations des signes du caractère de leur habitant, chacun laissant ainsi son empreinte sur le monde. L’étude est vue comme un inventaire, permettant d’identifier des catégories, des « Tiny house », jusqu’aux «néo- châteaux ».
Si la méthodologie s’inspire de l’école de Dusseldorf, l’objectif de la série est bien différent. Il ne s’agit pas là d’objectivisme, mais au contraire de laisser la subjectivité du regardeur rencontrer celle de l’auteur.

Chaque image d’habitation est accompagné d’un récit et sera complétée d’une vue d’intérieur qu’on attribuera au propriétaire des lieux. Ces objets appartiennent en fait au photographe, un lien s’établit alors entre l’auteur et le sujet, et par transitivité entre l’auteur et le regardeur.

Joseph Melin _ Ikejime, la revanche du Miyabi

BIOGRAPHIE

Joseph MELIN, photographe indépendant basé à Paris, je suis spécialisé en reportage et portrait.

J’ai étudié l’histoire et la géographie avant de découvrir la photographie. Mes images traitent de l’humain, du savoir-faire et de la mémoire. Je réalise des commandes photographiques pour la presse et pour la communication des entreprises, tout en produisant des sujets personnels comme celui présenté. Passionné d’apnée, je vais souvent dans le Morbihan explorer les fonds marins. C’est là-bas que j’ai entendu parler de ce pêcheur à la technique étonnante. À la suite d’une chute d’escalade de 8 mètres, je m’étais promis de réaliser un reportage sur Daniel Kerdavid dès que je remarchais.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Ikejime, la revanche du Miyabi

Pêche au nord de l’île de Houat le 03/05/2017. Le Miyabi est un bateau ligneur de 9 mètres appartenant à Daniel Kerdavid, jeune marin pêcheur basé à Quiberon dans le Morbihan.

Le Miyabi est un bateau ligneur de 9 mètres appartenant à Daniel Kerdavid, jeune marin pêcheur basé à Quiberon dans le Morbihan. À la suite d’un grave accident de pêche, entraînant la mort d’un de ses coéquipiers, Daniel a décidé d’acheter ce bateau en 2016 et de devenir son propre patron. Il y pratique une pêche responsable et d’excellence basée sur une tradition japonaise : la méthode ikejime.

Moins cruelle, moins douloureuse et moins stressante, cette méthode consiste à tuer instantanément le poisson (via un poinçon nommé tegaki) et à neutraliser son système nerveux (via une longue tige d’acier). La traditionnelle asphyxie est ainsi évitée. Le poisson est ensuite rapidement saigné. La chair d’un poisson ikejime se conserve mieux et est supérieure gustativement. Les cuisiniers ne s’y trompent pas et Daniel vend ses poissons (merlans, lieux jaunes…) en direct à de grands restaurants à des tarifs beaucoup plus intéressants que la traditionnelle criée.

Daniel essaie de valoriser avec sa technique des poissons moins cotés que le traditionnel bar et propose aux pêcheurs amateurs ou confirmés de venir découvrir son travail à bord. L’idée est simple : changer le regard du grand public sur la pêche professionnelle afin de changer les pratiques.

La revanche de Daniel a pour nom « ikejime » et il mène son combat sur le Miyabi.

Sabrina Mariez _ Solange

BIOGRAPHIE

Sabrina MARIEZ est une photographe française autodidacte née en région Centre en 1976, je vis et travaille aujourd’hui aux alentours de Paris. Elle est représentée par le studio Hans Lucas.

De père ouvrier et de mère au foyer, j’endosse mon personnage de petite fille modèle et ne le quitte plus jusqu’à la fin de mes études supérieures en chimie. L’existence me semble banale et sans fantaisie. Ce qui compte à mes yeux, c’est ma vie intérieure, celle qui fourmille de personnages aux destins singuliers.

De père ouvrier et de mère au foyer, j’endosse mon personnage de petite fille modèle et ne le quitte plus jusqu’à la fin de mes études supérieures en chimie. L’existence me semble banale et sans fantaisie. Ce qui compte à mes yeux, c’est ma vie intérieure, celle qui fourmille de personnages aux destins singuliers.

Arrivée dans la capitale, je me lance à la recherche de ces personnages, de ces artistes ; ces poètes ; ces hommes ces femmes aux destins différents : souvent des marginaux et des délaissés. Je consacre alors mon temps à les photographier chez eux dans leur environnement, ou dans des mises en scène. Je porte également une attention toute particulière aux appareils photographiques que j’utilise. Je travaille en argentique et moyen format afin d’augmenter la proximité et l’intimité avec mon sujet.

Peu de temps après, je remporte le premier prix du concours Hensel (2013) du magazine Réponse photo. C’est alors que poussée par Sylvie Hugues, je présente ma série « L’homme est une femme comme les autres » à différents festivals photographiques. Celui-ci a été présélectionné aux festivals MAP et les Boutographies (2014), mes portraits d’enfants aussi ont été primés et exposés au festival MAP(2015), d’autres ont été édités aux Éditions Xavier Barral, dans le beau livre photo Estée Lauder Pink Ribbon Photo Awards (2017). Ces prix sont prolongés par diverses publications en tant que portraitiste dans différents journaux et magazines dont Libération, L’œil de la photographie, Réponse Photo, Fisheye…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Solange

J’ai rencontré Solange en bas de chez moi, dans son camion, sur le périphérique. Elle, parmi tant d’autres femmes ayant pratiquement vécu la même histoire.

Nées en Algérie dans les années 60-70, mariées toutes très jeunes, sans aucune éducation scolaire, elles ont fui leur pays, leurs vies, leurs maris.

En France, leurs conditions de vie ne se sont guère améliorées.

Mères de famille et femmes battues, elles se sont tournées vers la prostitution pour quitter leurs nouveaux époux et élever leurs enfants. Gagner de l’argent, le plus possible et le plus vite possible.

Elles mènent une double vie et sont effrayées à l’idée que l’on puisse les identifier. Elles vivent souvent dans des quartiers sensibles et craignent d’être violentées par les habitants s’ils venaient à apprendre leur métier : la prostitution.

J’ai dû composer ce travail en faisant face à de nombreux aléas. D’abord des rendez-vous manqués, puis la sensation d’importuner ces femmes sur leur lieu de travail (rivalité, peur de perdre des clients…), et enfin j’ai dû endurer le regard des hommes porté sur moi et même, parfois, leur violence verbale à mon égard.

Pour mener à bien ce projet, j’ai régulièrement rendu visite à Solange pendant plusieurs mois. Je montais à l’arrière de sa camionnette quand il n’y avait pas de client et je restais là, avec elle, à discuter de tout et de rien. Lorsqu’un client arrivait, Solange me donnait un tabouret et je m’asseyais dehors en attendant la fin de la passe.

Sans fard et parfois crûment, Solange me parle de son travail et des clients, de sa famille. Elle m’a aussi invitée chez elle, une fois, unique. Je l’ai retrouvée dans son appartement où elle vit avec ses proches, un matin à cinq heures, avant qu’elle ne parte au travail. J’ai pu constater sa générosité. Tous ses enfants, petits-enfants et belles-filles vivaient chez elle. Ils dormaient à même le sol, ou entassés sur des lits. Certains étaient sans-papiers, d’autres sans-travail. Solange pouvait être fière, elle faisait vivre toute sa famille, seule, « grâce, me dit-elle, à la prostitution. » Chez elle, elle était reine, autonome et revendiquait l’absence de tout contrôle masculin.

Voici ces instantanés d’une vie entre intimité, et précarité. Ils vous interrogeront, sans doute. Le débat est connu. Faut-il condamner la prostitution ? Faut-il priver ces femmes de leurs clients ? Ou au contraire faut-il leur permettre de travailler dans la dignité ? Je ne prétends pas ici apporter une réponse. J’espère seulement, apporter un regard sans jugement. Un regard humain. À hauteur de femme.

Marie Magnin _ Chez Totor – À la croisée des solitudes

BIOGRAPHIE

Après une formation en droit puis en journalisme, Marie MAGNIN travaille d’abord pendant une dizaine d’années comme journaliste reporter d’images et chef monteuse pour la télévision avant de devenir photojournaliste.

Basée à Paris, et membre du studio Hans Lucas depuis 2017, elle suit l’actualité sociale et développe des projets photographiques documentaires.

Son travail, qu’il soit au côté des migrants de Calais ou de Mayotte, ou encore en immersion aux urgences ou auprès des seniors, questionne la vulnérabilité, l’isolement, la rudesse de la société. En parallèle, Marie Magnin est photographe dans le domaine de la musique et collabore avec des artistes, festivals et salles de concerts.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Chez Totor – À la croisée des solitudes

C’est un rendez-vous que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître. On y vient pomponné, bien sapé, le dimanche après-midi, c’est bal musette Chez Totor.
Rompre l’isolement du temps qui passe, draguer pour snober les années, danser pour surmonter le deuil, se rencontrer et s’aimer. Ces seniors le disent tous, Chez Totor, c’est la famille.
Une histoire de famille, démarrée en 1962. Un simple juke-box d’abord, et peu à peu l’étable familiale est muée en thé dansant à succès.

Victor Maurice, alias Totor, est le plus ancien gérant de dancing en France. Il a même été honoré d’une médaille de la SACEM. Après 57 ans d’activité, il vient pourtant de passer la main à sa fille Nathalie. La relève est assurée, mais les jeunes boudent le bal musette. La clientèle peine à se renouveler et le rendez-vous dominical de Chez Totor pourrait bien s’éteindre avec ses derniers habitués.

Jérémy Lempin _ Ils pissent vert et rouge

BIOGRAPHIE

« Fils d’un père ouvrier mécanique et d’une mère aide-soignante en réanimation, ce chtimi au sourire « bright » ne laisse personne indifférent, surtout les protagonistes de ses reportages. Qu’il s’agisse de vivre le quotidien d’un pompier urgentiste, d’intégrer le groupe très fermé des ultras du Racing Club de Lens, ou de jouer des coudes dans le tumulte de manifestations étudiantes, Jérémy LEMPIN, n’a de cesse d « aller voir », de confronter les regards pour contrer les idées reçues. Toujours en mouvement, cet explorateur insatiable n’hésite pas à regarder au-delà, à poser un œil indiscret, mais honnête sur les faits de société qu’il traite ou sur les groupes sociaux qu’il intègre. Sa dernière immersion au sein des légionnaires du prestigieux, mais fermé 2ème REP le prouve. Par son allant, il parvient à séduire pour montrer ce qu’il y a de mieux chez l’humain et comprendre, à travers lui, notre société. Membre de l’agence Divergence Images. Il ne s’interdit aucun sujet au nom d’une curiosité qu’il place à la hauteur de sa passion pour le reportage. Sa méthode, le travail au long cours. Et pour cause, s’il réussit à montrer des choses différentes, c’est que son travail s’apparente plus au documentaire photographique qu’au sujet pris sur le vif.

Ses armes, il les a faites dans la Marine Nationale en tant que photographe à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle puis à l’ECPAD. Sur les océans, il aura à cœur de témoigner des conditions de vie de l’équipage et notamment lors des opérations Agapanthe au large de l’Afghanistan et Harmattan près des côtes libyennes. À terre, il participera  notamment à l’opération Serval au Mali et à l’opération Sangaris en République centrafricaine. Là aussi, il s’imposera toujours de garder son regard à la hauteur de l’Homme. Au-delà des commandes, il témoignera du quotidien du soldat engagé, dans des conditions précaires, sur ces théâtres d’opérations; ce qui lui vaudra l’honneur de recevoir la médaille militaire des mains du Président de la République François Hollande. Après dix années passées dans les armées et toujours avide d’histoires d’homme, il posera sa casquette de marin pour endosser pleinement le gilet de photojournaliste. Il collabore régulièrement avec de nombreux magazines  » Le Figaro, VSD, L’Équipe Magazine, Le Parisien, Management, Capital, Rendez-Vous Photos, 24h01, Le Nouvel OBS « 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Ils pissent vert et rouge

30/06/2017 Première sortie et découverte du centre ville de Calvi pour les jeunes légionnaires brevetés parachutistes du 2ème REP. Arrivés quinze jours auparavant ils n’avaient pas l’autorisation de sortir le temps de leurs préparations au saut qui valide leur intégration définitive au sein du 2ème REP.

Dans l’armée française, la Légion Étrangère est un corps à part. Composée d’engagés volontaires étrangers, elle est régie par ses propres règles de tradition et animée d’un très fort esprit de cohésion. Les hommes qui la composent sont donc difficiles à approcher en profondeur.

Le 2ème Régiment Étranger de Parachutiste (REP) m’a pourtant permis de le faire en m’ouvrant ses portes. Depuis sa création en 1948, ce régiment d’élite est envoyé sur tous les champs de bataille où sa dimension aéroportée le rend nécessaire. Il est installé depuis 50 ans à Calvi, en Corse, et fait désormais partie du paysage local.

Des jeunes volontaires étrangers fraîchement engagés jusqu’aux anciens du régiment qui ont pris leur retraite sur place, je tente de suivre et de comprendre le fil invisible du quotidien, qui conduit ces soldats à faire de l’île de Beauté leur Patrie, de Calvi leur capitale, et du 2ème REP, leur éternelle famille.

Patrick Mesner _ Les Princes de juillet

INVITÉ D’HONNEUR EN 2007

BIOGRAPHIE

Patrick Mesner est né à Alger en 1953. Il est un photographe documentaire et portraitiste. Grand reporter pour France Télévisions de 1985 à 2017, membre de la Société Des Océanistes (S.D.O – Quai Branly), il a édité de nombreux carnets de voyages, notamment : l’Algérie, l’Arménie, Marseille, New York, Kanak- portrait de groupe, Chroniques du pays Kanak (encyclopédie en quatre volumes sur la culture mélanésienne, travail de groupe), Histoire du peuplement de la Nouvelle Calédonie.

Photographe Patrick Mesner

EXPOSITION DES 20 ANS DE BARROBJECTIF : Les Princes de juillet

                                                  Carnets de notes (extrait)

…un vieux Parker à plume bleue…des souvenirs du pays de l’ailleurs…Grand père, grand père, apprends moi à parler oiseaux…

Dans l’air résonnent les magnifiques chansons d’auteurs célèbres; «les vacances au bord de la mer…» qu’un Michel Jonas, merveilleux a su si bien chanter. Le bonheur du bord de l’océan et l’imaginaire enfantin fait de poésie. Les artistes, dans toutes les disciplines, ont traité, à un moment de leur vie, ce thème si délicat. Je m’y aventure, à mon tour, à pas feutrés, gourmand de ce que je vais cueillir avec ma boite à images. Je suis père de trois enfants; ils savent que je suis photographe, un chasseur de papillons…alors sans contraintes je comprends que je peut être accepté sur leur terrain de jeux – la grande plage où tous les possibles sont possibles.

…écrire sur ces possibles, c’est partir loin. Et la photographie, écriture fulgurante offre ce dépaysement.

C’est de la côte Atlantique à la Méditerranée que j’ai posé mon regard sans vraiment appréhender ce qui m’attendait.

Migrateur estival, gourmet et gourmand d’images de bonheur, je m’en suis allé au pays des elfes et des fées. Un pays sans frontière fait de soleil, de vent, de cabrioles, de sable et d’air iodé avec pour projet d’observer le comportement des enfants en vacances au bord de la mer. Là où les jeux emplissent le paysage et conquièrent de vastes territoires peuplés de méduses, oursins, algues, coquillages et crustacés.

Ambition osée que de se mettre dans le bermuda de l’ethnologue, chaussé d’espadrilles et équipé d’une machine à photographier. Cette histoire est faite de sel et de sable chaud, de bouée canard, de pomme d’amour, de maquillage d’indiens et de fraternité enfantine.

Au plus fort de l’été, de la Méditerranée à l’île d’Oléron, du Cap Ferret à la Bretagne et vers les plages du nord les populations sont multipliées par dix. Le temps est un acteur majeur. Mais qu’il pleuve, vente ou fasse grand soleil, les aventuriers du bord de mer sont équipés de pelles et de râteaux pour aller à la pêche aux crabes.

Le temps? ; c’est «nuage/soleil» comme sur les appareils photo en plastique, jadis utilisés. Pour être bien sûr de l’exposition, il faut positionner l’objectif sur la bonne pose :«nuage» ou «soleil:» comme le font les amateurs de souvenirs de famille. Des photographies dentelées, au format carré, un peu jaunies, un peu sépia, collées dans les albums de mémoire en attestent. Parfait pour les consigner dans mes carnets d’humeur.

…à suivre

Patrick MESNER pour Barrobjectif, les 20 ans.

Gigacircus – Hospitalité en actionS : re-sculpter le monde

Routes Transhumaines

Routes Transhumaines.

GIGACIRCUS FRANCE
L’oeuvre artistique menée par Sylvie Marchand avec Gigacircus est au coeur des questions anthropologiques, éthiques et esthétiques que posent la mutation des formes de mobilités humaines dans le monde d’aujourd’hui.

Artistes polymorphes dont le champ d’expérimentation se situe aux points de contacts entre groupes humains, Gigacircus nourrit une « écologie des relations », ‘branchant’ des connections, renforçant des liens, créant des dialogues.

Environnements multisensoriels et laboratoire, interface et lieu de vie, leurs dispositifs artistiques reflètent la complexité des enjeux aigus qui traversent le monde contemporain, et l’étendue des possibilités esthétiques qu’autorisent les technologies mobiles en réseau appliquées aux scénographies interactives implantées dans l’espace public.

http://gigacircus.net/fr/creations/

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Hospitalité en actionS – Re-sculpter le monde

Ils sont arrivés d’Afghanistan, d’Érythrée et du Soudan avec leur culture, avec leurs langues, leurs musiques, leur corps, et avec la volonté farouche de survivre ; ils embellissent nos esprits de nouvelles images, de couleurs, de saveurs. Ensemble nous envisageons la vision d’un autre monde, capable de faire surgir la beauté et le renouvellement de la perception des frontières.

« Re-sculpter le monde » présente une mosaïque d’images réalisées d’avril 2017 à juin 2018 pour ‘Hospitalité en Actions’.

La substance artistique qui cimente cette création ‘relationnelle’ est le fruit d’ « Hospitalité en ActionS« , un projet de rencontres entre habitants et réfugiés mené par Sylvie Marchand, Lionel Camburet et le réseau d’artistes Gigacircus.

Cette œuvre artistique est une invitation au dialogue, à la conversation, elle active un désir de langage, elle met à l’épreuve la communication entre les êtres, l’obligation envers l’Autre.

Chaque semaine, nous invitons anciens et nouveaux habitants à marcher ensemble à la découverte des paysages et patrimoines locaux. Les jeunes collectent des images avec caméra et appareils photos. Ils nous livrent leur regard sur nos paysages.
Ces ballades sont suivies d’ateliers de création musique, vidéo, peinture et performance.
Parallèlement nous nous réunissons autour d’un programme de films, spectacles, expositions et conférences afin de convoquer un dialogue transculturel fertile autour des notions d’humanité, d’art et de migration.
Enfin en Juillet dernier la Fête de l’Hospitalité nous a tous réunis sur la place publique autour d’un bal, de musiques, de lectures, de jeux et d’un banquet somptueux !

Le Jeudi 20 septembre à 20h30, une projection-rencontre à la salle des fêtes de Barro. Venez dialoguer avec les jeunes artistes afghans, érythréens et soudanais du réseau Gigacircus.

Sur les deux weekends du Festival, « le Café de l’Hospitalité » vous accueille au cœur de Barrobjectif !