Thomas Lebreuvaud _ Pension de Famille – Les Marronniers- Paris 6ième

Troisième prix du Grand prix d’Auteur du festival photographique biennal de Saint Benoit, édition 2011

« C’est à l’occasion de ma formation photo que j’ai découvert – Les marronniers -. Il existe encore à Paris des pensions de famille. Celle-ci est tenue par Marie qui y a grandi. Elle est située dans le 6e arrondissement de Paris, ne possède pas de jardin si ce n’est le jardin du Luxembourg juste en bas de la rue. Le lieu est extraordinaire mais les habitants le son mille fois plus. On y croise des gens de passage, des gens qui restent, des gens qui partent et des gens qui reviennent… beaucoup de gens qui reviennent.

Cette série d’images a été faite avec la complicité des pensionnaires durant le printemps 2010 et faisait l’objet de mon travail de fin de formation. Il reste une place libre sur la dernière image de la série, venez vous asseoir à l’occasion.
http://pension-marronniers.com
contact@images-thomas.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Pension de Famille – Les Marronniers- Paris 6ième

Renaud Joubert – Ségou

D’Angoulême, 36 ans, reporter-photographe pour le quotidien charentais, Charente Libre. Passionné par mon métier, curieux, je sais regarder et anticiper les évènements.

À travers mes clichés, je m’efforce de rendre accessible au plus grand nombre une vision partagée des faits de société, des événements culturels et sportifs dans lesquels nous baignons, révélant ainsi des images véritables de notre quotidien.

Dans mon travail quotidien, j’ai toujours mis un point d’honneur à raconter la vraie vie des gens par l’image. Qu’ils soient militaires comme pour un précédent reportage en Afghanistan ou comme au Mali pour les réfugiés de Ségou.

Pour ce reportage, je me suis attaché à traduire par l’image les échanges de regards, les tensions ou l’intimité des scènes auxquelles j’ai pu assister. La prise de vue ne dure que quelques secondes, il ne faut pas rater l’instant, photographier la réalité et seulement elle, sans mise en scène. Certaines actions sont pourtant difficiles et douloureuses mais c’est avec respect et sensibilité que j’ai essayé de capter l’essentiel : l’humanitérenaud joubert

Exposition Barrobjectif 2013 : Ségou :
Terre d’Accueil des Réfugiés du Nord-Mali

Ségou n’a pas connu de combats, même si les terroristes étaient à une heure de la ville juste avant l’intervention française, mi-janvier. Depuis un an, la ville jumelle d’Angoulême doit faire face à l’arrivée de nombreux réfugiés du Nord.

25 000 « déplacés » ont fui le nord du Mali et la charia imposée par les islamistes, pour s’installer à Ségou. Dans cette ville d’environ 130 000 habitants, les ONG et les autorités locales tentent de leur venir en aide.

Le Mali a échappé aux camps où s’entassent les réfugiés, comme on a pu en voir de par le monde. Pour se loger en urgence, la plupart d’entre eux ont été accueillis par leurs familles ou ont bénéficié de logements mis à disposition. Privés de tout revenu et partis en abandonnant tous leurs biens derrière eux, ces familles doivent faire face à une grande détresse sociale, financière. Les écoles ont dû accueillir ces élèves dans des classes déjà surchargées.

Les distributions de vivres pour les plus démunis ont rapidement été mises en place par les ONG urgentistes. Mais malgré la gravité du moment, la plupart de ces déplacés vivent cela avec un certain fatalisme et résignation.

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Eugénie Hennebicq – Empreintes – Paimpol, 2008 – 2010

Plongée depuis l’enfance dans la photographie par son grand-père, c’est naturellement que le besoin de photographier s’est installé dans son quotidien. Après une formation littéraire de cinéma et d’histoire des arts au lycée, elle étudie deux ans à l’école Icart Photo.

C’est à travers des voyages et des expériences humaines que divers portfolios ont vu le jour. Que ce soit dans le reportage, dans l’exploration urbaine ou dans le paysage, c’est l’idée de l’instant qui dirige Eugénie dans ses séries, avec la volonté de témoigner et de laisser une trace de ce qui la touche.

Âgée de 21 ans, la jeune photographe se concentre aujourd’hui sur des sujets plus personnels voire autobiographiques.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Empreintes – Paimpol, 2008–2010

Cette série est avant tout une déambulation photographique. Abandonnée depuis 2004, l’ancienne école maritime et aquacole au bord du Trieux est imprégnée d’histoire.

Utilisé de 1945 à sa fermeture par la Marine Marchande, cet établissement a formé des milliers de marins.

L’ombre d’une ancienne présence humaine semble roder dans ce lieu animé de couleur. Cette école désertée est devenue de nos jours un lieu où l’homme reprend possession de l’espace le temps d’un passage.

C’est la recherche d’un instant de lumière où les traces du passé et du présent se mêlent qui m’a dirigée dans cette série. Avec l’idée de garder en mémoire l’atmosphère qui s’en dégage.

Un travail personnel qui n’a pas pour but de donner une narration mais plutôt d’être témoin d’un lieu où le temps semble s’être arrêté.

Réalisée entre 2008 et 2010, cette série se présente en diptyques.

Mikaël Helleux – Bazar

trombinePhotographie de rue, de bord de mer.

Photographie argentique de Bretagne et d’ailleurs. Le bord de mer pour le vent et les nuages, les soleils d’hiver, le ressac, les enfants et les chiens de mer.

Photographies argentiques en N&B pour souligner les aspects graphiques du réel, en privilégiant les constructions de la main de l’homme sur le littoral, quais, jetées, brise-lames, escaliers… y chercher des lignes, assembler et dissocier les éléments et les espaces dans le viseur, une façon de rechercher (une quête sans fin…) un nombre d’or.

Et puis attendre. Infiniment attendre que les vivants passent dans le champ. Que les enfants intrépides se jettent de la digue, que les couples errent sur le quai ou que les chiens prennent la pose devant l’horizon.

« Il ne lui aura fallu qu’un cent vingt cinquième de seconde pour que, par exemple, le plongeur en suspension dans l’air y rencontre du bout des doigts le jaillissement d’un soleil étoilé. Pour que de l’imprédictible survienne. Ainsi. En ce lieu. A ce moment. Exactement.

Mais combien de temps, guetteur en attente d’il ne sait encore quoi, son œil de chat aura-t-il contemplé, ouvert comme vaticinant, le possible qui vient, qui vient de Rien parmi les milliards d’autres possibles, autant de rêves restant rêves en lui ? Certains traverseront la réalité, d’autres pas ; mais pour qu’un possible réalisé existe vraiment, encore faut-il que quelqu’un d’entre nous s’en fasse le voyant.(…)

Voir. La musique des courbes, des accords de lignes, les silences d’un paysage, l’absence qui sature, l’objet qui la souligne en jouant avec elle…(…)

Voir comme un peintre ou un enfant, qui ne s’attend surtout pas à l’attendu mais se fie, tendu vers lui, à l’inattendu incertain qui arrive sûrement. »

Nathalie Woog de Cacqueray

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Bazar

Une série que j’appelle « Bazar » et qui est le fruit d’une plongée au tréfonds de mes planches contact. En extraire des fragments d’image pour n’en garder qu’une vision étroite du réel. Une représentation du bord de mer par l’entrebâillement d’une porte ou par le trou de la serrure. Comme des cadrages par les meurtrières des remparts Malouins ou comme si la main portée au front tenait lieu de visière sous le soleil éclatant du littoral breton (on appelle cela ici une éclaircie passagère…).

Tony Hayère – Rien ne bouge

Tony Hayère a grandi à Angoulême, une petite ville de Charente dont les remparts enferment mais donnent à voir loin. Il vit depuis quatre ans à Paris où il progresse dans divers domaines artistiques tels que la réalisation d’œuvres radiophoniques, la réalisation de documentaires de création et la photographie.

Il commence la pratique de cette dernière en 2007 au club-photo argentique d’Angoulême où il apprend à développer et à tirer ses propres clichés. Longtemps tourné vers une écriture auto-biographique, il se tourne plus tard vers les autres.

Diplômé d’un Master d’Écriture Documentaire de Création à Angoulême, son travail tend aujourd’hui à exprimer, au travers de dispositifs et d’outils de fiction, la complexité du réel. Il aime particulièrement le paradoxe, car celui-ci est le signe d’une présence humaine, mais aussi parce que seul sera capable de le saisir un regard qui prend le temps et qui lentement s’approche : l’acceptation de celui-ci est, selon lui, le plus grand des défis lancé au XXIème siècle.

EXPOSITION BARROBJECTIF : Rien ne bouge

Ce travail photographique a commencé en Août 2012 pour se terminer en Août 2013. Il est réalisé à l’abattoir de Confolens, en Charente, avec ses employé(e)s (les photographies présentées ici ont fait l’objet d’une exposition au sein des murs de l’abattoir, en partenariat avec la communauté de commune du Confolentais).

Ces clichés sont d’abord l’oeuvre du temps ; le temps d’une relation, la recherche d’une posture et d’un regard envers des hommes, des femmes, leur espace. Ce travail est fait, avant tout, avec eux.

Je sais que j’avais besoin de rencontrer l’autre sur un terrain difficile, compliqué, hostile.

Au début, je ne fais qu’osciller entre deux états contraires, que bouger entre deux points de vue : avec eux, sur la chaîne, dans la technique, dans le travail de la chair, dans les rires et la besogne; et puis parfois mon oeil accroche le regard d’un animal pris de stupeur, ou l’un de ses mouvements de résistance face à la mort, alors le sens de mon travail se perd et avec lui, moi.

Et puis j’oublie l’animal, ou plutôt non, il reste toujours là, plus présent même, comme la trame de fond, persistante, d’une rencontre humaine qui se veut aux limites, à l’extrême. Les éclats d’Hervé, la jeunesse de Yoan, la joie de Christelle, la timidité de Sébastien… Le sang est là, mais l’humanité des hommes l’efface et c’est la dureté du travail qui surgit, c’est la « mine ».
L’empathie est une feignante, elle prend les routes, s’épargnant les chemins.

Rien ne bouge lorsque l’on tue. Rien ne s’effondre, rien n’apparaît. Rien, ni même la sensation que quelque chose s’élève ou s’en va. Dans la recherche permanente de la bonne distance, mon regard comprend que sans ces hommes dans mon cadre, il ne reste que le vide, car eux seuls sauvent la vie.

Jacques Hamel – España

 

Portrait Jacques Hamel2D’origine normande, Jacques Hamel vit et travaille à Dax depuis 1991 comme formateur en informatique.

En 1982, une photo d’identité sera le déclencheur qui lui fera découvrir l’art photographique. Cet événement marquant fera que cette passion, qu’il exercera en autodidacte, ne le quittera plus.

Diverses publications et expositions individuelles et collectives :

« Marines», « Sol y Sombra», « Espagne intemporelle, entre profane et sacré».

Réalisation de l’affiche du Festival Paso Passion de Dax 2005, 2006 et 2007.

Réalisation de l’affiche des Fêtes de Tyrosse 2007.

Reportage sur la pêche au Portugal exposé au festival photographique de Dax (juillet 2013)

Contact :
www.jacqueshamel.com
photo@jacqueshamel.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : españa :
Espagne intemporelle, entre profane et sacré

jacques hamel011« Déments et archaïques cortèges des carnavals ruraux. Processions silencieuses et hypnotiques des pénitents de la Semana Santa. »

Étonnemment, ces ambiances antinomiques procurent la même sensation étrange de perte des repères temporels. Au cœur des défilés, ces rituels, qu’ils soient sacrés ou païens, se conjuguent-ils au présent ? Au passé ? Ou dans un temps sans frontière, élargi au point de fusionner toutes les strates des âges passés, présents et à venir ?

La photographie offre à l’artiste l’occasion de fixer ces ombres et lumières croisées dans ces moments magiques, d’en conserver l’empreinte, une fois les bannières et les costumes remisés.

Elle l’accompagne fidèlement au cours de ses voyages dans cette Espagne plurielle, comme la décrit Michel Dieuzaide : « L’Espagne, c’est avant tout le pays des contrastes. On y trouve tout et son contraire au même moment ».

Alors, au fil de ses périples, les images de Jacques Hamel racontent tour à tour, les paysages déserts et des scènes de rue contemporaines, les détails d’arts profanes et le baroque d’une œuvre religieuse, le raffinement de l’architecture andalouse, les rondeurs des moulins de la Mancha et la puissance animale du toro de combat, tous ces lieux chargés de force brute, de beauté et de passion qui expliquent en partie les raisons de ce « Sortilège espagnol » qui le fascine tant.

Cécile Tastet, septembre 2012

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Loïc Guston – ARTchitectures

Loïc GUSTON est né à Bègles (Gironde) en 1960. Il demeure à DAX (Landes) depuis 1995 où il exerce la profession d’enseignant en Arts Plastiques.

L’architecture a toujours été présente dans sa photographie. Il voit en elle ce que soulignait déjà en 1934 un article paru dans ARCHITECTURAL REVIEW, à savoir que : « Les deux domaines dans lesquels l’esprit de notre époque s’incarne de la manière la plus parfaite sont la photographie et l’architecture ».

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De fait, l’architecture contemporaine informe sur l’état du présent qui s’incarne autant dans un modèle issu de la mondialisation que dans des édifices qui participentd’un phénomène de starification des architectes. Sa photographie donc un caractère documentaire mais elle est également un questionnement sur l’image car : « Comment définir la photographie d’architecture et que devient l’architecture après la photographie ? ». Partant du principe que par nature l’image isole, fragmente, met à plat et recompose l’espace architectural, il en fait un objet privé de sens conçue comme une recréation qui ne vise qu’à l’expression.

Il a exposé à l’Université d’Avignon et au Festival de la photographie de DAX. Son ouvrage sur le Musée Juif de Berlin « Entre les lignes » a été édité par VOIXéditions dirigé par Richard MEIER.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : ARTchitectures

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Jean-Daniel Guillou – Toutes à l’école, Happy Chandara

Né en 1963 à Dakar (Sénégal), il vit en Charente. Photographe freelance, il est l’auteur du livre 18, Appels d’urgence (éditions Arléa) sur les sapeurs-pompiers, un reportage qui a nécessité deux ans de travail. Il a notamment réalisé pour Géo un exceptionnel témoignage photographique sur les derniers Tziganes vivants en roulotte dans le Limousin.

Jean-Daniel Guillou est un passionné de l’Afrique où il a réalisé un reportage sur l’association de L’Arche de Zoé. Emprisonné au Tchad pendant deux semaines, il s’est retrouvé au cœur de l’actualité.

Curieux des univers les plus variés, il est un observateur patient du quotidien et de ses semblables. Il appartient à la famille des photojournalistes au long cours et réalise des sujets complexes ou nécessitant une approche précautionneuse. Jean-Daniel Guillou aime se fondre dans le paysage, se glisser dans la peau d’un anonyme jusqu’à se faire oublier pour capter la sincérité de l’autre dans l’intimité de son quotidien. C’est ainsi qu’il met également son expérience acquise au fil de ses reportages au service des entreprises et des institutions. Quel que soit le sujet, il conduit son travail avec la même exigence : partager la richesse de ses rencontres, restituer les émotions et les instants qui lui sont offerts.

Jean-Daniel Guillou aborde la photographie comme une façon de vivre avant même de l’envisager comme profession.

Contact
courriel : jdguillou@hotmail.com
site : www.faiza.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Toutes à l’école, Happy Chandara 

(Cambodge, novembre 2012)

Le Cambodge fait partie des pays les plus pauvres du monde, un pays qui a été dévasté par la guerre, 90% des intellectuels ont été massacrés. Au Cambodge, les petites filles les plus pauvres ne vont pas à l’école, elles travaillent dans les rizières. Pour que les petites filles ne soient plus des victimes, pour lutter contre la prostitution ou l’esclavage l’école Happy Chandara à été créé en 2006. Aujourd’hui plus de 700 petites filles suivent un enseignement de qualité.

Dans la cour de l’école, entre quatre grands bâtiments vert pale s’égaillent des petites filles de 6 à 12 ans. On est particulièrement surpris, voire étonné, les classes sont belles et colorées, chaque petite fille a un uniforme, un cartable, un casque, car certaines viennent en vélo depuis leur village. La scolarité est entièrement gratuite, l’école donne chaque mois un sac de riz aux familles les plus pauvres pour compenser la perte d’une main d’œuvre bon marché. Une cinquantaine de petites filles, les plus défavorisées, vivent désormais dans l’internat. Toutes les chambres, aux murs colorés, sont équipées de lits, d’armoires et de bureaux.

Un grand bravo à toute l’équipe pédagogique et au personnel local, longue vie à Happy Chandara.

Antonio Gibotta – La Crémation en Inde

Né à Avellino au mois d’août 1988, sa passion pour la photo se développe aux côtés de son père, lui-même photographe professionnel de distinction.

Diplômé en 2006, il transforme sa passion en profession, accumulant les expériences et les reportages. Il se forge une identité photographique, reflet de sa personnalité.

Au cœur de son œuvre, notre commune humanité et les questions sociales. Il est primé à de nombreux concours internationaux.

Expositions

        • 2010 IPM-Italian Photo Master
        • 2010 “In the balance between tradition and modernity”, en Tanzanie, à paraître dans le mensuel Potpourri
        • 2011, reportage sur le marché aux poissons de Dar Es Salaam et la fabrique de sisal, sur vogue.it
        • membre Anfm, Fiof, Tau-Visual, Wpja
        • un des huit jeunes talents sélectionnés par Fiof
        • expose, en 2011: Vogue Fashion Night Out au Palazzo Morando, Milan
        • Lishui, Chine, 14e Exposition Internationale d’Art Photographique
        • 2012 : Festival du Portrait Européen Photographique, Arles 15 juillet–23 septembre

Collabore à l’Agence Backlit

Contact

site : www.antoniogibotta.com
courriel : antoniogibotta@me.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : La Crémation en Inde

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La pratique de la crémation des morts est fondamentale pour la religion hindoue, qui enseigne que le corps est composé de cinq éléments : eau, feu, terre, air, éther. Seul Agni, dieu du feu, peut transporter l’esprit du mort vers les dieux. La crémation purifie la dépouille et rend à l’Univers les cinq éléments qui le composent.

En_Ibde©Gibotta En_Inde©Gibotta

Alain Geoffroy – Art & Co

Sans mon appareil photo, je me sens dans le plus simple appareil. Il m’accompagne donc toujours au fil de mes balades. Ayant peu de goût pour la traque à l’événement préfabriqué, je me rends disponible au quotidien que j’arpente en vivant la photographie comme un apprentissage de l’éveil. Ainsi je m’attache à débusquer l’extra-ordinaire tapi dans ce qui pourrait sembler le plus anodin au regard érodé par la succession des jours et les trépidations de la vie.Alain Geoffroy

Quelques repères

1960 : premier appareil photo, à l’âge de 12 ans

1983 : reportage au Mali pour une ONG

1996 : premières collaborations avec Dominique Gais, peintre (photos peintes)

depuis 1997 : nombreuses expositions à Paris, Belle Ile, Devizes (GB)

2007 : résidence d’artiste à Saint-Céneri-le-Gereï (Orne)

2010 : Festival BarrObjectif (Barro, Charente)

2012 : Exposition Hors les Murs d’affiches dans le 13e arrondissement de Paris (co-parrainage par la Mairie de Paris et Paris-Habitat)

2012 : Auto-publication d’un petit livre : Accouplements Phonétiques

2013 : Festival BarrObjectif

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Art & Co

Comme on a coutume de parler de rats de bibliothèque à propos de ceux qui hantent ces lieux, je pourrais tout aussi bien me qualifier de rat de musées, de galeries et de tout espace où se croisent œuvres d’art et visiteurs. D’abord attiré par les œuvres exposées, il me vient vite une envie de saisir mes compagnons de visite en des instants de relations improbables qu’ils tissent à leur insu avec les œuvres qu’ils côtoient. Jusqu’au point, parfois, de réduire une œuvre d’art au rôle d’appât face auquel je reste à l’affut de celle ou celui qui me proposera sa complémentarité.

Quand le voyeur est vu, j’entame un dialogue et j’offre à mon modèle un envoi de sa photo. Tandis que vous visitez l’expo, n’oubliez pas de regarder dans le rétroviseur. Vous y verrez peut-être le clin d’œil d’un photographe.

Quelques mots par Dominique Gais

« L’œil vif, incisif, toujours curieux et enthousiasmé par les mille télescopages qui s’offrent à lui au cours de ses déambulations photographiques, Alain Geoffroy s’amuse avec le réel. Il photographie avec malice ce qui est sous nos yeux et que nous ne voyons pas. Chasseur d’instants, rien n’échappe à son regard où le tragique se mêle à la drôlerie de la vie.

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Depuis des années je partage avec lui ce regard complice à coups de grands éclats de rire. C’est de cette complicité qu’est née l’envie de venir ajouter sur certaines de ses images mes touches de couleurs à l’élégance de son monde en noir et blanc. En 2007 nous étions en résidence d’artiste à Saint-Céneri-le-Géreï, et pour la première fois, j’assistais aux prises de vue des photos que j’allais peindre. Et c’est en étant côte à côte plongés dans la même contemplation que s’est imposée à moi, à la découverte de ses clichés, l’évidente singularité de son regard. »