Yann Slama _ Abandon

Yann SLAMA est un photographe autodidacte français, né en 1987 à Lyon.

Après six mois passés dans l’ouest des États-Unis, il revient avec plusieurs séries tirées de ce voyage Abandon, Nostalgia 66, Blue Diamond et L.A. Technicolor.a

© Nicolat Baret

  • 2016  Mention spéciale du Jury pour son exposition photographique Blue Diamond à l’Institut National de Géographie de Paris
  • 2016 il écrit et réalise son premier court métrage, Tarde Venientibus Ossa, et travaille actuellement à l’élaboration du second
  • 2017 et 2018 ses reportages sont publiés dans The Birmingham MailBirmingham What’sOn ou encore dans le magazine Gonzaï
  • 2019 expose sa série « LADOGA » lors de la 4e édition du Festival Champ Libre. Ces images retraçant un voyage en Russie (Carélie)  mettent en lumière l’atmosphère anachronique et délétère de cette région

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2021 : Abandon..

Abandon © Yann Slama

En 2015, j’ai voulu sillonner le désert de Mojave et voir ce qu’il avait à m’offrir.

Dès les premiers jours, j’ai constaté que ce désert est en réalité une incroyable décharge pour les rêves usagés. Des objets de nécessité immédiate devenus obsolètes.

Parce qu’à force d’en vouloir toujours plus, on est obligé de se séparer de ce qui était déjà là. Parce qu’il est facile d’abandonner à l’abri des regards.
Chasser ces trésors qui n’en sont plus, ces trésors parfois mis en scène, parfois criblés de balles.

Archéologie de ma propre civilisation.

Abandon © Yann Slama

Se méfier des scorpions et des crotales presque autant que des hommes.

Parce qu’il y a plus de douilles que de fleurs sur ce sol. Attendre la venue des hordes sauvages échappées de Mad Max. Vont-elles arriver bientôt ? Sont-elles déjà passées par là ?

* Ces images ont été prises dans le Nevada, et en Californie.
* Il n’y a eu aucune intervention physique de ma part sur les objets présents dans ces photographies. Je les présente tels qu’ils me sont apparus. Il n’y a aucune manipulation numérique par la suite.

Laurent Pouget – La maison de famille

Petit je rêvais d’être astronaute, je passais mon temps, le nez pointé en l’air à observer la beauté du ciel et de la nature. Aujourd’hui, je revendique ce côté contemplatif, mais mon regard s’est porté vers d’autres étoiles…

Mon travail photographique, initié de façon «sérieuse» en 2000, s’inscrit principalement dans l’humain, sa position dans la société ou l’influence de celle-ci sur son comportement, son âme.

Co-fondateur de l’association Ethnovision, j’ai longtemps travaillé aux côtés d’une ethnologue. Passionné par la nature humaine, j’aime montrer à travers mes images les gens tels que je les ressens, tels qu’ils me touchent. Je donne à lire des lieux de vie des empreintes de passage.

Techniquement, je suis photographe autodidacte. Je préside le photo-club Salaisien depuis 15 ans. Je pratique aussi bien la photographie argentique que numérique ; sans appareil ou du sténopé au photophone. Pour moi, l’appareil est un outil pour exprimer ce que je ressens… reste à trouver le bon outil !

www.laurentpouget.fr

Laurent Pouget

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : La maison de famille

Comme un souffle qui vous traverse et pour un instant vous interpelle. Puis, vous plonge dans ce qu’on porte en soi, que l’on croyait oublié, mais qui enfoui bien profond, rejailli avec force à la surface et vous rend fort.

Un voyage dans un lieu familier, sans bouger, sans partir. Un voyage qui vous façonne, qui vous fait ou vous défait.
Une maison de vacances vouée à disparaître à court terme de l’univers familial et un retour avant qu’il ne soit trop tard sur les lieux de l’enfance. Un reportage, une empreinte de vie figée dans le temps, dans les murs de basalte noir, dans le patrimoine personnel vivant…

Retour sur des instants intimes, des souvenirs, des rires d’enfants, des émotions, des images, des sons voire des odeurs… sans mise en scène.

Bernard Brisé – Les engloutis

Bernard Brisé est né le 25 novembre 1966 à Lormont (Gironde)
Diplômé des Beaux-Arts de Bordeaux.

BBportraitJe m’intéresse depuis de nombreuses années à deux notions, à mes yeux essentielles et incontournables dans l’usage du médium photographique : le rapport à l’identité et à l’espace/temps.

Partant du constat simple qu’il n’existe bien évidemment pas d’objectivité photographique, je fais de cette relation ambiguë avec la réalité, l’objet principal de mes recherches.

Nous savons depuis Roland Barthes et sa « Chambre claire » qu’une photographie évoque toujours quelque chose qui a existé et qui n’existe plus, en cela elle nous parle irrémédiablement de nous, de l’éphémère du monde et de notre existence.

Site internet de Bernard Brisé

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les engloutis

Inspirée du genre de la nature morte, la série de photographies Les engloutis est composée de plusieurs axes de recherches autour de la notion générique d’anéantissement et plus précisément de l’extinction d’une faune et d’une flore issues de l’univers aquatique originel.

B.Brise-Poissons34 brest

B.Brise-Mur englouti02Comme une fin du monde annoncée, liée à l’érosion côtière ou à l’activité humaine, la montée des eaux semble annonciatrice d’un changement, d’une mutation immuable qui n’épargnera ni nos empreintes, ni notre mémoire collective. Par la représentation d’animaux inanimés mais qui ont été dans un passé récent bel et bien vivants, la nature morte met surtout en scène la propre disparition de l’homme et le caractère transitoire de la vie. N’invite-t-elle pas à la réflexion sur le temps qui passe et à la « vanité » de nos attitudes face à la certitude de la mort ?

Les poissons morts ou agonisants ne sont que les symboles de notre propre perte et la conséquence de nos comportements irresponsables. Apparus il y a environ 530 millions d’années, lors de l’explosion cambrienne, leur destin s’avère pourtant aujourd’hui irrémédiablement subordonné au nôtre, bien qu’il y ait paradoxalement de forte probabilité qu’ils nous survivent… L’homme ambitionne un dessein illusoire : éternel et maître de la vie des autres.

B.Brise-Mur englouti14B.Brise-Poissons20 brest

Eugénie Hennebicq – Empreintes – Paimpol, 2008 – 2010

Plongée depuis l’enfance dans la photographie par son grand-père, c’est naturellement que le besoin de photographier s’est installé dans son quotidien. Après une formation littéraire de cinéma et d’histoire des arts au lycée, elle étudie deux ans à l’école Icart Photo.

C’est à travers des voyages et des expériences humaines que divers portfolios ont vu le jour. Que ce soit dans le reportage, dans l’exploration urbaine ou dans le paysage, c’est l’idée de l’instant qui dirige Eugénie dans ses séries, avec la volonté de témoigner et de laisser une trace de ce qui la touche.

Âgée de 21 ans, la jeune photographe se concentre aujourd’hui sur des sujets plus personnels voire autobiographiques.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Empreintes – Paimpol, 2008–2010

Cette série est avant tout une déambulation photographique. Abandonnée depuis 2004, l’ancienne école maritime et aquacole au bord du Trieux est imprégnée d’histoire.

Utilisé de 1945 à sa fermeture par la Marine Marchande, cet établissement a formé des milliers de marins.

L’ombre d’une ancienne présence humaine semble roder dans ce lieu animé de couleur. Cette école désertée est devenue de nos jours un lieu où l’homme reprend possession de l’espace le temps d’un passage.

C’est la recherche d’un instant de lumière où les traces du passé et du présent se mêlent qui m’a dirigée dans cette série. Avec l’idée de garder en mémoire l’atmosphère qui s’en dégage.

Un travail personnel qui n’a pas pour but de donner une narration mais plutôt d’être témoin d’un lieu où le temps semble s’être arrêté.

Réalisée entre 2008 et 2010, cette série se présente en diptyques.