La Sélection 2017

Mis en avant

Voici enfin  la sélection 2017 !

Nous remercions tous les photographes qui ont déposé un dossier pour cette édition. Vous étiez très très nombreux (plus de 480) et le choix a été cornélien ! vous recevrez un mail vous confirmant votre participation.  À très bientôt !

Philippe Abadie – Cuba, de l’ombre à la lumière

Portrait de Philippe AbadiePhilippe Abadie réside sur Tarbes, il pratique la photographie en tant qu’amateur.
En 2016 il participe aux journées du reportage photographique de Bourisp avec une série sur le Sénégal. Membre de l’association tarbaise Photographie E avec laquelle il effectue des expositions collectives, il participe régulièrement à la quinzaine de l’image à Maubourguet. Pour la quatrième année consécutive, il contribue à la conception des affiches du festival « Jazz à Luz » en proposant ses photographies.
Attachant de l’importance au graphisme et à la lumière, son travail porte sur l’être humain et sa représentation dans un style épuré et minimaliste.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Cuba, de l’ombre à la lumière

Cette série a été réalisée quelques mois avant la disparition de Fidel Castro à l’heure où l’île s’apprête à s’ouvrir au monde, petit à petit délestée de la lourdeur de plus d’un demi-siècle de sanctions internationales.
Une rencontre furtive des habitants de la Havane qui apparaissent ici figés par la lumière et se dévoilant de leur ombre imposée… des photographies prises telles des métaphores de leur vie.
Entre espoir et méfiance, cette série met en avant un peuple prêt à s’éveiller et à s’ouvrir au reste du monde, un peuple prêt à démarrer une nouvelle révolution tant espérée.

Manu Allicot – L’onirisme de l’arbre


Manu Allicot est né à Périgueux (24), son regard artistique rend son travail particulièrement personnel et reconnaissable. Ses voyages, expériences dans d’autres pays (Suisse, Canada, Espagne, Ecosse, Laponie suédoise), et inspirations l’attirent naturellement vers un graphisme visuel, coloré et contrasté.
Du repérage de détails aux mises en scène dans l’espace, en passant par la prise de vues, qu’elles soient de vies, de reportages ou de paysages, il saisit les expressions avec des portraits posés ou pris à « la volée », la lumière douce d’un objet vous invitant à rentrer dans son viseur. Ses représentations tendent à concevoir l’espace photographié en tableau afin de toujours magnifier ce qu’il perçoit.
Avide d’épanouissement, il se perfectionne suite à un travail de fond pour compléter son potentiel dans le graphisme-photo puis dans la photo-vidéo artistique par drone. Ayant une culture du visuel depuis toujours et possédant un goût pour la créativité dans l’image, il parvient en 2015 à devenir finaliste Meilleur Ouvrier de France en photographie d’art

Pour découvrir l’univers photo-graphique de Manu Allicot vous pouvez vous rendre sur son site www.dementia-photos.com ou sa galerie en ligne pour commander des tirages de ses oeuvres à l’adresse suivante : http://1x.com/member/manuallicot/albums

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’onirisme de l’arbre

 » L’arbre, chemin de l’échange entre les étoiles et nous » (St Exupéry) »L'onirisme de l'arbre
Des grands classiques de la littérature aux humbles légendes des villages et des hameaux : itinéraire où l’arbre est au cœur de la légende. L’arbre humanise mieux un paysage que ne le ferait un homme. Histoires et légendes sont souvent difficiles à démêler et la vérité hésite parfois entre deux chemins, après tout complémentaires. Voici un des plus beaux symboles du monde des rêves. L’arbre est une image de force et de paix, d’harmonie. C’est une représentation parfaite de l’équilibre entre la Terre et le Ciel. L’arbre est symbole d’individualité et d’universalité.
C’est une entité distincte, un microcosme au milieu de la forêt, le macrocosme. L’arbre symbolise l’amour et la complémentarité des opposés. Qu’il soit Arbre de vie ou Arbre mort, l’arbre est le symbole de notre appartenance à un tout, en le détruisant nous nous détruisons.

L'onirisme de l'arbre

Exposition Barrobjectif 2016 : Les mains d’or

Sébastien Arico – L’homme et la bête

Portrait Sébastin AricoAmateur d’images depuis de nombreuses années, j’apprécie découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles cultures. Curieux par nature, mes voyages sont autant d’occasions de capter et d’immortaliser les pays et les gens que je découvre.

www.clics-et-declics.fr
www.facebook.fr/sebastien.arico
www.flickr.com/photos/sebastienarico/

 

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’homme et la bête

Train à vapeur en Limousin

Le temps d’un trajet entre Eymoutiers et Chateauneuf-La-Forêt, j’ai pu accompagner Jean-Marie et Jacques, deux passionnés de l’association des Chemins de Fer Touristiques Limousin – Périgord (C.F.T.L.P), respectivement chauffeur et mécanicien sur la locomotive à vapeur 140-C-38 !

Train à vapeur en limousinUne locomotive qu’ils ont patiemment (près de 7500 heures de travail !) et savamment remise en état et qui emprunte chaque été, l’espace d’un voyage dans le temps, les voies de chemin de fer des Gorges de la Vienne.

Un voyage inoubliable dans le temps !

Train à vapeur en Limousin

Pour en savoir plus sur le train vapeur en Limousin ou pour tenter l’expérience vous-même : www.trainvapeur.com

Olivier Avez – À 20 cm de l’âme

Olivier Avez, photographe nordiste amoureux de sa région, aime surprendre. Ses clichés sont remarquables par leur sensibilité. Dans l’objectif de cet artiste autodidacte, des scènes de vie commune prennent des dimensions de spectacles émouvants, et des passants anonymes deviennent des sujets puissants, voire parfois dérangeants.
Pour lui, chaque photo est une histoire à partager pour découvrir un lieu, une personne, une situation.
Shoots instinctifs mais aussi posés comme ces portraits de SDF.
Son crédo : donner à sa composition l’expression d’une émotion à partager.
Pour ce nouvel exercice, l’appareil photo en bandoulière, il a glané les attitudes, les postures de ces hommes et femmes de la rue, devant un magasin, sous un porche, ou ailleurs.
Il en a fait des portraits sans fard, sans mise en scène, loin des clichés photoshopés, lisses et maquillés. Il en ressort de très beaux visages.
Un bel hommage à tous ces invisibles rendus visibles, à qui il rend leur beauté, leur humanité.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : À 20 cm de l’âme

 

 

 

 

 

 

 

Chaque portrait est photographié à vingt centimètres du visage.
Comme j’étais tellement près de son visage, un de mes modèles m’a dit un jour, « Tu veux photographier mon âme ! », d’où le titre de cette série.

L’Enfant Soleil – L’instant présent

L’Enfant Soleil est une association charentaise qui a vu le jour en janvier 1997 sur la commune de Mornac à l’initiative de Madame Bellet-Bonneau. Au fil de toutes ces années, l’association n’a cessé de grandir et d’apporter son aide aux familles charentaises qui ont des enfants en situation de handicap. Depuis 2008, l’association est installée dans les anciens locaux de l’école maternelle George Brassens sur Angoulême. Nos missions sont d’apporter une réponse de proximité et des services adaptés qui permettent aux familles et aux aidants de pouvoir bénéficier de moment de répit mais aussi de donner la possibilité à certains de reprendre une activité professionnelle. Nous souhaitons ainsi rompre l’isolement des familles et être un lieu ressource pour celles-ci. Depuis 2010, nous avons créé un accueil de loisirs pour enfants et jeunes adultes en situation de handicap mental, moteur et ou sensoriel.

L’année 2017 est une année importante pour notre association car elle fête ses 20 ans d’existence.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’instant présent

Association Enfant Soleil -1Afin de sensibiliser au handicap et faire connaitre notre association, nous avons confié à trois jeunes étudiantes du lycée Roc Fleury un projet tutoré afin de réaliser une exposition photo de L’Enfant Soleil. Alexandra, Marc, Christian et David, photographes à l’atelier focale 16 se sont vus confier la mission d’immortaliser ses moments de jeux, d’échanges, de complicités et parfois de tendresse qui résume notre quotidien.

Club Photo – Atelier Focale 16 – Boxe in Soyaux

Atelier Focale 16 est une association Loi 1901 fondée en 1953. Les photographes remercient chaleureusement les boxeurs et tout particulièrement l’entraineur fondateur Rachid Ahnouzi.

Photographes ayant participé à ce reportage boxe :
– Suzanne Barry www.suzannebarryphotography.com enquiries@suzannebarryphotography.com
– Christian Belloteau bebelchr@yahoo.fr
– Alexandra Chollet coxi.noir@gmail.com
– Virginie Claude virginieclaude@sfr.frClub de boxe -Soyaux
– Marc Forestier marc.forestier@wanadoo.fr
– Patrice Friedel patrice.friedel@free.fr
– Maxime Gorski maximegorski@yahoo.fr
– David Jorat www.jorat-david.com
joratorsac@hotmail.com
– Jean-Claude Mallet jclaudemallet@gmail.com
– Frédéric Pluviaud www.grainsdefolie.net
fred@grainsdefolie.net
– Jean-Claude Robidas robidas@free.fr
– Gérard Viel viel.ge@wanadoo.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Boxe in Soyaux

Club de boxe -Soyaux
Cette exposition d’Atelier Focale 16 d’Angoulême est le résultat du travail des photographes ayant participé à un atelier au sein du Boxing Club Ahnouzi, actuellement rebaptisé Grand Angoulême Boxing Club 16.
L’atelier avait pour objectif l’entraînement au photoreportage. Les conditions de travail ont été volontairement restreintes pour permettre à chaque photographe de connaître les contraintes en termes d’efficacité, de patience, de placement, de recherche du fameux instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson.
Évidemment sans se comparer aux maîtres du reportage, douze photographes du club se sont prêtés à ce jeu : réaliser une série de 36 vues maximum chacun, en moins d’une heure, un soir d’entraînement au club. D’autres contraintes techniques fortes ont été imposées afin que chacun puisse s’immerger dans le travail d’un photoreporter. On décèle la technicité de ce sport et l’investissement physique et psychologique qu’il nécessite. Bien souvent les photographes sont passés quasiment inaperçus tant la concentration des sportifs était à son paroxysme, quoiqu’en entraînement.
Club de boxe -Soyaux

 

Christian Bellavia – Sivens, ou le barrage impossible

Christian Bellavia est photoreporter depuis longtemps, avec toujours la même intention, raconter l’instant, et transmettre autant d’informations que d’émotions dans mes images. En exerçant ce métier, j’ai perpétuellement été partagé entre expression journalistique et expression artistique. Mon parcours passe par des agences de presse, puis agence de photographes avec le désir d’aborder d’une façon différente les relations entre la presse et la photographie.
Être collaborateur du journal Libération m’a permis de pratiquer au quotidien une approche de la photographie qui me tient à cœur, raconter une histoire à l’aide de photographies ouvertes, ces images qui permettent au lecteur d’entrer dans l’image avec ses propres codes, de se faire sa propre opinion.
C’est ce que j’ai fait pour cette histoire de Sivens, des mois de travail sur place, dans des conditions rendues parfois très difficiles, autant de la part des forces de l’ordreque du coté des zadistes. Je m’efforce de mettre en pratique tous les jours cette réflexion du photographe Don McCullin : la photographie c’est d’abord ressentir avant de photographier. Si vous n’avez pas d’émotions, vos lecteurs ne pourront pas en avoir.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Sivens, ou le barrage impossible

Durant plusieurs mois, jusqu’en Mars 2015, des opposants à un projet de construction de barrage sur le Tescou dans le département du Tarn se sont affrontés aux forces de l’ordre pour empêcher la destruction d’une zone humide.
Débuté comme un simple rassemblement d’idéalistes, au fil des jours, ce site est devenu une ZAD, zone à défendre, une des plus importantes en France, et un symbole des luttes pour défendre la nature et un mode de vie alternatif. Chaque matin, des heurts avaient lieu avec les gendarmes qui occupaient le terrain afin de protéger les ouvriers venus défricher la zone et ils duraient jusqu’au soir en laissant, de nouveau, le terrain aux zadistes.

Sivens, ou le barrage impossible

Site de Sivens, ZAD, TarnMarche silencieuse en hommage à Rémi Fraisse décédé sur la ZADReplantage d’arbres

Jusqu’à cette nuit d’octobre 2015 où le jeune Rémi Fraisse, militant écologiste, a été tué par une grenade lancée par un gendarme. Ce drame a mis fin aux travaux, suivi par l’évacuation de la zone. Depuis, la justice a annulé la déclaration d’intérêt public, l’autorisation de défrichement et la dérogation à la loi sur les espèces protégées en donnant tort à l’État.
Mais cela ne rendra pas la vie à ce jeune écologiste amoureux de la nature.

Julien Benaiteau – Vie de chaises : avec et sans accoudoirs

Né le 28 mars 1985, ingénieur de formation et de métier, j’ai toujours eu une attirance particulière pour la photographie sans prendre le temps de réellement l’explorer, jusqu’à ce qu’un boitier me soit offert, il y a six ans. Cela a été une découverte formidable et le point de départ d’une nouvelle passion.
Depuis mon enfance je suis un grand amateur d’histoires, qu’elles soient réelles ou fictives, et le média photographique m’est apparu comme le meilleur moyen de retranscrire ce qui me passait sous les yeux ou par la tête. J’aime m’arrêter sur ces choses que l’on voit mais que l’on ne regarde pas et cet extrait de la série « Vie de chaises » en est un exemple. En regardant ces chaises, j’ai trouvé un mimétisme incroyable avec l’humain. A quelques exceptions près, je les photographie telles que je les trouve ou presque (je les déplace parfois un peu pour peaufiner un cadrage, une lumière). En fonction de mes envies je leur invente une vie ou les relie à des sujets d’actualité. Je ne pars jamais avec une idée en tête et me laisse inspirer par ce que le hasard me propose. Julien Benaiteau

Toute puissance

Toute puissance

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Vie de chaises : avec et sans accoudoirs

On dit que toutes les chaises de jardins publics naissent égales. Pourtant, la vie n’est pas la même que l’on naisse aux Tuileries, au Jardin du Luxembourg, ou ailleurs. Il est en effet des parcs et jardins dans lesquels certains pouvoirs sont contraires, divisent, ou sont simplement trop écrasants.

Son identité

Son identité

Les chaises qui y vivent décident parfois d’en partir, quitte à tout quitter, dans l’espoir d’une vie plus sereine. Elles vont, sur leurs quatre barreaux, traverser les prés mal fauchés qu’elles ne connaissent pas. Après les épreuves, les barrières, puis l’espoir. Les plus résilientes iront jusqu’à demander asile, formellement.
Mais au bout du voyage, les chaises se heurtent à leurs semblables de ces nouveaux jardins. Une sorte d’organisation se met en place, il est décidé de leur aménager des espaces pour qu’elles s’installent tant bien que mal. Mais cette proximité et les différences de coutumes créent vite des tensions : chacun commence à s’observer, les arrivantes s’isolent pour ne pas être montrées du doigt, puis suscitent de moins en moins d’intérêt. Heureusement, les différences d’accoudoirs peuvent être dépassées. Faites du même métal, les chaises retrouvent en regardant la terre leur identité.

Le radeau de la méduse

Le radeau de la méduse

Pauline Beugnies – Prix Camille Lepage 2016 – Génération Tahir

Pauline Beugnies est née à Charleroi en 1982. Basée au Caire pendant cinq ans, arabophone, elle travaille sur des projets documentaires. Elle a fait ses études de journalisme à l’Ihecs (Institut des hautes études des communications sociales) à Bruxelles. Son premier reportage était consacré aux enfants des rues de Kinshasa, au Congo. Pauline crée le collectif belge Out of Focus en 2007. Elle parcourt ensuite le Bangladesh, l’Albanie et bien sûr la Belgique. Portrait de Pauline BeugniesL’humain, ce qu’il vit, ce qu’il ressent, comment il se défend, est la valeur centrale de son travail.

Aujourd’hui, elle se concentre sur le monde arabe, dans l’idée d’établir des ponts, de déconstruire les stéréotypes. En 2011, Pauline a reçu une bourse du Fond pour le journalisme belge pour commencer un travail sur la jeunesse égyptienne. De ce travail, un livre sur jeunesse égyptienne a été édité. Sa première exposition solo a eu lieu au Brakke Grond à Amsterdam en avril 2012. Elle coréalise le webdocumentaire « Sout al Shabab » (la voix des jeunes), en partenariat avec France Culture, le projet est sélectionné dans plusieurs festivals et gagne le prix du journalisme méditerranéen de la fondation Anna Lindh. Fin 2013, elle reçoit le grand prix du Nikon Press Photo Award pour son sujet « Battir, l’intifada verte ». En parallèle à la réalisation d’un premier film documentaire. Elle collabore notamment avec Le Monde, Libération, Télérama, L’Express, Elle Belgique, De Morgen, Helsingin Sanomat, The New York Times, Colors…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Génération Tahir

Génération Tahir -1

Gehad, une étudiante en sociologie, célèbre son mariage avec Abdullah, jeune journaliste d’Al Jazeera. Elle est vue avec son ami Eman, les deux dissidents des Frères musulmans.

 

En janvier 2011, la jeunesse égyptienne a entraîné le pays dans la révolte, déboulonnant Hosni Moubarak au pouvoir depuis 30 ans. Système éducatif médiocre, chômage, corruption… C’est cette réalité insupportable qui a donné aux jeunes le courage de faire tomber le régime qui paralysait leurs parents.

Cinq ans plus tard, l’État militaire omnipotent est de retour et la répression contre les opposants est meurtrière.

Génération Tahrir dresse pourtant le portrait d’une génération en marche.

Génération Tahir-2

Danse de la jeunesse lors d’un concert Mahragan au Greek Club au centre-ville du Caire. La musique, un mélange de Rap, Electro et le rythme Chaabi traditionnel, sont sortis des quartiers informels du Caire et jouent maintenant dans les clubs. Leurs chansons abordent les problèmes sociaux auxquels sont confrontés les jeunes et les idées de révolution.

 

Didier Bizet – L’interminable hiver en mer d’Aral

Après un diplôme des beaux-arts, je travaille en direction artistique pour le compte de clients internationaux. Portrait de Didier BizetEn 2015, je rejoins l’agence Hans Lucas. Mes attirances vont vers les anciens pays du bloc soviétique, où la mélancolie du temps se laisse facilement photographier. L’esthétisme est pour moi un cadre obligatoire, l’information que je dévoile doit être simple, tel un plan cinématographique. Entre photographie d’auteur et documentaire, la photographie est pour moi un vrai apprentissage de l’environnement. Elle me facilite et parfois me donne des réponses à mes propres questionnements sur les sociétés.
dbizet@orange.fr
http://www.didierbizet.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : L’interminable hiver en mer d’Aral

Mer d 'Aral

Toujours une bonne humeur malgré un travail difficile.

L’hiver, au bord de la mer d’Aral, la température avoisine les –20°. Les yourtes des anciens nomades des steppes kazakhes ont été remplacées par des maisons en briques dont les sols surchauffés au feu de bois sont encore recouverts de tapis. Située à 90km, soit onze heures de piste enneigée, de la ville d’Aral, la petite population de Tastubek s’organise pour sa survie hivernale. L’eau courante fait défaut, et quand le camion-citerne arrive à se frayer un chemin à travers les congères balayées par le vent glacial, on est heureux. Si cette mer de glace est de toute beauté pour les rares touristes se risquant à venir en hiver, la mer d’Aral est pour les Kazakhs une ressource alimentaire de première importance.

Depuis la construction du barrage de Kokaral en 1995, l’eau abondante de poissons est de retour dans la petite mer d’Aral. La pêche en hiver est particulièrement difficile, les filets sont parfois entreposés à plusieurs kilomètres du rivage, et la banquise peut être fragile en voiture ou à moto à la fin de la saison. La saison est longue et ennuyeuse, le froid ralentit la vie. Vêtus de survêtements ou de combinaisons récupérées sur des chantiers, les Kazakhs de la mer d’Aral ne reculent devant aucun sacrifice. Pour certains, l’hiver semble être leur saison préférée, l’été est trop chaud, et au printemps, les pistes boueuses deviennent impraticables.

Mer d'Aral

Les derniers bateaux épaves qui ont fait le tour du monde ne sont plus qu’au nombre de deux. Ils auront disparus d’ici 6 mois, et cela annonce la fin du tourisme en mer d’Aral. En hiver et par -20°, l’accès aux bateaux est très difficile, seules les Jeeps Russes VAZ y parviennent, plus hautes et plus légères, elles roulent tant bien que mal sur la mer d’Aral gelée et enneigée.