Maurice Cuquel – Fantômes pour mémoires

En sportif de bon niveau, cycliste et randonneur, Maurice CUQUEL arpente le monde avec la mesure de l’homme qui cultive l’art des justes limites de son corps.M.Cuquel- JJMoles

Photographe de presse familier des coulisses du sport et des stades, Maurice exerce son regard-témoin sur le monde et les pays qu’il parcourt, bien campé sur ses deux pieds dans la réalité du terrain. Dans sa carrière d’enseignant, il utilisait l’image au quotidien avec ses élèves comme un outil pédagogique moderne.

Au fil de ses voyages, ses reportages sont devenus l’expression mesurée d’un témoin honnête toujours bien positionné dans l’action. Ni juge, ni arbitre, juste témoin de passage…

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Cambodge S21 : Fantômes pour mémoires

Quand on franchit le seuil de l’ancien lycée français de Tuol Sleng, à Phnom Penh, le silence, l’oubli, la mort, plombent l’espace, figent le temps sous le couvercle oppressant du non-dit horrible et du secret honteux, enterrés dans les fosses de l’Histoire.

Maurice Cuquel témoigne par l’image de l’existence de ce lieu où l’on peut douter de la notion d’humanité. Mais ici comment montrer  l’absence,  l’effacement de 20000 disparus. En effet, il n’y a eu que 7 rescapés de cet enfer orchestré  par les khmers rouges. Des listes de noms, des portraits anthropométriques, des ossements et les bâtiments d’un ancien lycée, devenu musée du génocide, voilà tout ce qu’il reste pour ne pas oublier.

Le photographe nous révèle en ombres et reflets, autant de présences fantômes qui au-delà des larmes méritent de sortir de l’oubli…

©Maurice Cuquel ©Maurice Cuquel
©Maurice Cuquel

Kurt Vansteelant – China-Express

En 1987, je suis diplômé en tant que graphiste. Dans un bureau graphique, je fus autorisé en plus du travail de mise en page, également la photographie. La connaissance de la typographie et de mise en page, m’a aidé à la photographie de façon créative. Créativité a toujours été un fil rouge tout au long de ma carrière. En 1991, je suis devenu indépendant et en 1994, nous avons ouvert un magasin de photographie à Zedelgem. Je suis moi-même la quatrième génération de la famille de photographes Vansteelant. Arrière-grand-père Félix, son fils Marcel, sa fille Jacqueline et arrière-petit-fils Kurt, occupent déjà depuis plus de 125 ans de photographie-tradition à Zedelgem. En 2008, la construction d’un nouveau studio de photo était terminée. Ce nouvel espace de travail, m’a donné de nouvelles opportunités. Nos activités-photo se composent de photographie industrielle de 40% et 60% de la photographie sociale (portrait et reportage). Mon objectif préféré est un grand-angulaire. Aussi pour le portrait. Cela oblige à se rapprocher de l’objet ou du modèle. “If the picture is not good… you are not close enough!” (Robert Capa) est une devise qui m’oblige à faire chaque fois un bon reportage photographique. La série d’images China-Express s’est vu attribuer en 2012 un label Master Qualified European Photographer.

www.kurtvansteelant.be

info@kurtvansteelant.be

Distinctions

2007 – Qualified European Photographer Portrait

2009 – Gold Medal Colour Art Photo Competition Bodylanguage

2011 – 2 fois Bronze Medal, CIDPAE Lishui (China)

2012 – Gold Medal Creative Photography, Colorful Guizhou (China)

2012 – Qualified European Photographer Architecture

2012 – Qualified European Photographer Illustrative

2012 – Master Qualified European Photographer Reportage

EXPOSITION BARROBJECTIR 2013 : China-Express

En 2006, je suis venu en contact avec la Chine pour la première fois.

Je ne connaissais ce pays que par le biais de livres photo et d’images de télévision. J’étais autorisé à exposer avec mes propres images à une exposition collective de pho

tographes flamands dans le pittoresque Pinyao (province de Shanxi), appartenant au site

du patrimoine mondial de l’Unesco. Depuis, j’ai visité la Chine pour la septième fois. Si je repense aux visites précédentes, je trouve que je n’ai pas encore vu une grande partie de cette grande Chine. Avec mon amour pour la photographie de portrait, j’ai le plus d’intérêt dans la population locale, ceux qui ont grandi sous un régime politique. La plus grande question pour moi est si un photographe occidental peut pénétrer dans la vie privée des Chinois. Chaque fois, j’ai visité une autre région où j’ai été invité par des organisations différentes. L’atmosphère était toujours différente, mais l’hospitalité de la population locale é

tait toujours la même. Riches ou pauvres, illettrés ou hautement qualifiés. À chaque fois, j’ai découvert ce peuple avec un grand respect pour la famille et aussi un intérêt pour notre culture occidentale. Je ne me suis jamais profilé comme un Européen de l’ouest matérialiste mais comme quelqu’un qui est ouvert à toutes les cultures. La culture chinoise est vieille de plus de cinq mille ans, et avec notre civilisation occidentale, nous ne remontons que de deux mille ans en arrière. On a l’expérience tous les jours des coutumes orientales qui frappent un Occidental. Au lieu de classer ces coutumes comme non civilisées, je suis allé en rechercher les origines. Et la solution se trouvait à chaque fois dans leur culture riche. Pour accéder de quelque manière à la vie privée des chinois, j’ai dû m’ac

coutumer à leurs habitudes. Avec mon fils, j’ai commencé un cours pour apprendre le chinois. Juste des mots de base pour me présenter. Avec un simple « Ni Hao », on peut déjà ouvrir une porte. Plusieurs fois, je suis venu en contact avec des Chinois qui n’avaient jamais vu un Européen occidental. Et sûrement pas un homme à cheveux gris qui parle quelques mots de chinois. Par la suite, le Chinois a commencé à entrouvrir la porte de sa vie privée. Pour l’ouvrir complètement, j’ai dû m’approprier la forme chinoise de réseautage de décisions (guanxie), une structure pyramidale qui nous est inconnue.

En 2009, j’ai invité deux collègues photographes chinois pour un séjour de dix jours. Ils pouvaient coopérer dans mon studio de photographie et échanger des expériences des deux côtés. Les photographes chinois sont des maîtres en utilisation de la lumière disponible, alors que moi j’ai utilisé le flash d’une façon « naturelle

». Sans même m’en rendre compte, j’avais atteint un haut niveau de réseautage chinois. Et ce en invitant des Chinois et en les laissant vivre en tant qu’invités dans notre propre maison. Les deux collègues photographes chinois m’ont invité pour une visite de retour, et voilà, le début de mon histoire chinoise. Une chose a conduit à une autre et fait preuve que les relations en Chine sont très importantes. Beaucoup de gens me demandent : « d’où vient cet amour photographique pour la Chine ? ». Je leur dis toujours que j’ai du mal à exprimer l’hospitalité des Chinois avec des mots. Je peux uniquement montrer leur vie réelle par le biais de mes photos. Le résultat d’un profond respect pour ces gens. Aussi le résultat d’une interaction importante entre une culture orientale et occidentale. Un échange d’expériences enrichissantes. Chaque année, plus intense. Comme un train à grande vitesse, de là le nom pour cette série d’images China-Express.

Jean-Daniel Guillou – Toutes à l’école, Happy Chandara

Né en 1963 à Dakar (Sénégal), il vit en Charente. Photographe freelance, il est l’auteur du livre 18, Appels d’urgence (éditions Arléa) sur les sapeurs-pompiers, un reportage qui a nécessité deux ans de travail. Il a notamment réalisé pour Géo un exceptionnel témoignage photographique sur les derniers Tziganes vivants en roulotte dans le Limousin.

Jean-Daniel Guillou est un passionné de l’Afrique où il a réalisé un reportage sur l’association de L’Arche de Zoé. Emprisonné au Tchad pendant deux semaines, il s’est retrouvé au cœur de l’actualité.

Curieux des univers les plus variés, il est un observateur patient du quotidien et de ses semblables. Il appartient à la famille des photojournalistes au long cours et réalise des sujets complexes ou nécessitant une approche précautionneuse. Jean-Daniel Guillou aime se fondre dans le paysage, se glisser dans la peau d’un anonyme jusqu’à se faire oublier pour capter la sincérité de l’autre dans l’intimité de son quotidien. C’est ainsi qu’il met également son expérience acquise au fil de ses reportages au service des entreprises et des institutions. Quel que soit le sujet, il conduit son travail avec la même exigence : partager la richesse de ses rencontres, restituer les émotions et les instants qui lui sont offerts.

Jean-Daniel Guillou aborde la photographie comme une façon de vivre avant même de l’envisager comme profession.

Contact
courriel : jdguillou@hotmail.com
site : www.faiza.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Toutes à l’école, Happy Chandara 

(Cambodge, novembre 2012)

Le Cambodge fait partie des pays les plus pauvres du monde, un pays qui a été dévasté par la guerre, 90% des intellectuels ont été massacrés. Au Cambodge, les petites filles les plus pauvres ne vont pas à l’école, elles travaillent dans les rizières. Pour que les petites filles ne soient plus des victimes, pour lutter contre la prostitution ou l’esclavage l’école Happy Chandara à été créé en 2006. Aujourd’hui plus de 700 petites filles suivent un enseignement de qualité.

Dans la cour de l’école, entre quatre grands bâtiments vert pale s’égaillent des petites filles de 6 à 12 ans. On est particulièrement surpris, voire étonné, les classes sont belles et colorées, chaque petite fille a un uniforme, un cartable, un casque, car certaines viennent en vélo depuis leur village. La scolarité est entièrement gratuite, l’école donne chaque mois un sac de riz aux familles les plus pauvres pour compenser la perte d’une main d’œuvre bon marché. Une cinquantaine de petites filles, les plus défavorisées, vivent désormais dans l’internat. Toutes les chambres, aux murs colorés, sont équipées de lits, d’armoires et de bureaux.

Un grand bravo à toute l’équipe pédagogique et au personnel local, longue vie à Happy Chandara.

Etienne Desclides – Les Derniers des Mentawaï

Né en 1978 en Charente, graphiste et photographe. Journaliste de formation, il travaille d’abord comme infographiste pour des medias français (BFM, Europe 1), puis comme directeur artistique au sein d’agences de communication digitale (Soleil Noir, Megalo[s]). Basé à Paris, il publie régulièrement son travail photographique dans un journal de bord interactif : http://nfabula.netetienne desclides

 

http://etienne.desclides.net

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Les Derniers des Mentawaï

Ce reportage a été réalisé en juillet 2012, à Sumatra. Avec l’aide d’une association locale, j’ai eu la chance de partir sur l’île de Siberut à la rencontre des Mentawaï, un peuple autochtone indonésien.

Les « Hommes-Fleurs » vivent retranchés au cœur de la forêt humide dans de longues maisons claniques sur pilotis. Ils pratiquent des cérémonies rituelles chamaniques, se tatouent et mettent des fleurs d’hibiscus dans leur cheveux pour plaire aux esprits environnants.

Au siècle dernier, le gouvernement a entrepris de sédentariser et d’évangéliser ce peuple animiste (« orang bodoh » pour hommes stupides) en les regroupant dans des villages en béton sur les côtes de l’île.

Aujourd’hui, la pression politique et religieuse est retombée mais la culture mentawaï reste fragilisée, le tourisme n’arrangeant rien : les jeunes ne se tatouent plus, préfèrent le riz du continent au sagou local et portent des t-shirts de surfeurs et des montres bling-bling plutôt que le traditionnel cache-sexe végétal.

Malgré ces bouleversements, certains groupes, comme celui de Bajak Sorumut, perpétuent leur mode de vie ancestral, dans la jungle, loin des villages gouvernementaux. Ils continuent de vivre à leur rythme, de chasser les singes avec des flèches empoisonnées, de récolter quotidiennement la chair du sagoutier et de raconter aux enfants les vieilles légendes de la création du Monde au coin du feu.

J’ai pu suivre le vieux chamane dans ses activités quotidiennes, chantant et déambulant dans la jungle, son parang renversé sur l’épaule ou bien répétant les gestes anciens de la fabrication du omai.

 

portrait

Gérard Truffandier – Crémation en pleine montagne au Népal

Gérard Truffandier préfère se présenter sous la forme d’un CV, que voici…Photographe professionnel free-Lance depuis 20 ans.

Pratique la photographie dans les domaines :

  • L’illustration
  • Reportages magazines
  • Corporate/communication
  • Spectacle
  • Social (images de mariage, portrait)
  • Soutien aux associations caritatives 
  • Street photography, recherche graphique et personnelle

Affectionne particulièrement de photographier l’humain dans son milieu de vie et dans ses activités.

Expositions précédentes :

  • Rock Eye (scène rock d’Angoulême ; mai/juin 97)
  • Coup de « balais » (Images de danseurs pro. ; Mai 98)
  • Quelques aspects du Bouddhisme en France. ( Nov. 2000)
  • Couleurs du Népal. (Nov. 2001)
  • Gens et couleurs du Népal. (Mai 2003 MJC L. Aragon /Sept. ;Barrobjectif)
  • Réfugiés Tibétains. (Septembre 2004 ;Jarnac)
  • Népal actuel. Eté 2005 ; les jardins d’Iesse – Montignac ; Dordogne.
  • Différentes participations à Barrobjectif
  • Nanclars: Boulangers paysans; sept. 2011
  • Angoulême et Soyaux: Gens et couleurs du Népal II; 2011
  • Les Carmes-La Rochefoucauld: « L’Aurore », création de la Compagnie Vag’Only sur le film de F.W. Murnau; été 2012
  • Médiathèque de Champniers: Projet d’exposition collective autour d’un trekking à l’Everest; oct. 2012

Exposition BarrObjectif 2012 : Crémation en pleine montagne au Népal

La cérémonie funéraire se déroule dans les montagnes au dessus de Namché Bazar, capitale du pays Sherpa, dans la région de l’Everest. Gérard Truffandier a gravi la montagne au côté des proches du défunts et des prêtres bouddhistes pour nous ramener ces images.

Fabrice Lépissier – CAFI

Grâce à son métier « très sérieux », mon père a eu la chance d’énormément voyager entre les années 70 et 90, et armé de son Canon me ramenait des photos des quatre coins du monde.

Et, naturellement, à quatorze ans je prenais mes premières photos.

Ce qui m’intéresse depuis 20 ans ? C’est d’avoir pu aller à la rencontre des gens, grâce à mon boitier qui m’a permis mille fois d’engager la conversation.

Les expériences ont été multiples : assistant photographe pour le studio « Vogue » à Paris, photographe en Thaïlande pour l’agence de presse Gamma, gérant d’un magasin de photo à Versailles, photographe pour un studio photo dans la région Parisienne, co-créateur de l’agence photographique « Synchro-x » … Et aujourd’hui, je suis photographe indépendant toujours plus curieux de la vie, et de la manière dont vivent mes contemporains. Ma propension à travailler sur des sujets de société et éventuellement, parler de ce qui ne « va pas » me fait penser que cela donne peut être à réfléchir et faire évoluer des situations qui ne devraient plus exister au 21ème siècle.

Son site : http://www.fabrice-lepissier.com/

Exposition BarrObjectif 2012 :  CAFI

Printemps 1956, un village vietnamien prend vie dans le Lot et Garonne. L’arrivée de 1200 français d’Indochine (dont 740 enfants) à Sainte-Livrade-sur-Lot, a transformé le camp militaire du village en « Petit Vietnam ».

« CARI : centre d’accueil des rapatriés d’Indochine »

La pancarte a été accrochée à l’entrée du camp quelques semaines avant leur arrivée. Pour loger « provisoirement » ces familles, les baraquements militaires ont été divisés en « appartements » de 2 à 4 pièces. C’est la seule transformation qui ait été apportée à ces bâtiments vétustes pour y loger les familles indochinoises, dont les nombreux enfants étaient souvent très jeunes. Une table, un buffet, des lits de camp équipés de matelas de paille, un petit poêle à charbon qui sert aussi bien pour chauffer que pour cuisiner. Et un couvert par personne.

« On nous a placé là, dans un camp ! Comme si nous étions des gens à surveiller.        « Centre » c’est juste un nom moderne pour désigner un camp ! » Claude était enfant lorsqu’il est arrivé au centre d’accueil de Ste-Livrade. Aujourd’hui il est un peu amer. Il a le sentiment que les français rapatriés d’Indochine après la chute de Dien Bien Phu, ont tout simplement été oubliés là. Cette amertume est un sentiment partagé par bien des habitants du « petit Vietnam sur Lot ». Car le centre existe toujours. Ce qui devait être du provisoire a duré.

Le Cari est devenu « Cafi » : Centre d’accueil des Français d’Indochine. La vie s’est organisée. Les enfants sont allés à l’école du centre jusqu’à sa fermeture dans les années 70. Une pagode et une église ont été aménagées pour le culte. Femmes et enfants ont répondu au besoin de main d’œuvre de leurs voisins agriculteurs, travaillant d’arrache-pied pour un maigre salaire… Après la désillusion de l’arrivée, les familles se sont installées, le camp s’est empli des rires et des jeux des enfants, dans les allées embaumant la cuisine vietnamienne… Les baraquements n’ont pas bougé. Ils ont pris des couleurs, ont été améliorés par les familles qui y ont investi leurs économies. En bricolant de petites avancées couvertes de tôles, des cuisines et des bouts de salle de bain sont venus améliorer le mode de vie de ceux qui sont restés au Cafi. Les jeunes mamans arrivées en 56, sont aujourd’hui les mamies du Cafi. Mais elles n’y sont pas seules. Certains des enfants qui avaient grandi là y vivent encore aujourd’hui. Ceux qui sont restés pour s’occuper de leurs parents qui vieillissaient, ceux qui ont rencontré des difficultés à s’insérer ailleurs et les nostalgiques, qui sont revenus au Cafi à l’heure de la retraite.

La Mairie de Sainte-Livrade, propriétaire du terrain et du bâti depuis les années 80, transforme le camp du Moulin du Lot en lotissements HLM. En 2010 les premières maisons neuves ont poussé au milieu des baraquements. Tous les habitants vont y être relogés d’ici 2 ans. Les premiers déménagements ont eu lieu en février 2011. Les barres de logements ainsi vidées sont promises à la destruction dans les semaines suivantes. A leur place une deuxième série de maisons sera construite…. jusqu’à la disparition des 36 barres du camp militaire qui durant plus de 50 ans, ont abrité la communauté Cafi.

Le Cafi est de ce genre de « sujets » qui m’a fait bondir en lisant l’article dans              « Courrier International » de Tommaso Basevi, journaliste Italien qui s’est immergé pendant trois mois dans ce camp perdu au fin fond du Lot … Comment des histoires comme celle de ces gens peuvent-elles être possible en France aujourd’hui ?

Un grand merci aux habitants du Cafi pour leur disponibilité et leur gentillesse durant tous mes courts séjours.

Évelyne Jousset – Geishas ou regard de soie

Evelyne Jousset est journaliste grand reporter à la télévision. En marge voir en complément de son activité professionnelle la photographie est le moyen qui, depuis de longues années, lui permet de témoigner. De ses voyages elle ramène des photos et des documentaires.

Elle produit une photographie humaniste et poétique. Aussi bien du reportage de terrain à travers le monde, que la photographie de rue. Partout un désir : fixer l’instant, raconter des histoires et montrer ce que l’œil ne voit pas.

Son goût pour la vidéo, le son et la photo lui permet d’explorer toutes les écritures multimédias et d’envisager la création sous un angle global.

Ses photos ont été exposées au Festival du Scoop à Angers, expositions collectives et individuelles, à Nantes Passion Japon, Aventures du Bout du Monde…

Ses films présentés au Festival Etonnants Voyageurs, Festival du film Insulaire de Groix, le Grand Bivouac, Partir Autrement, le Prix Farel en Suisse….

Livres photographiques aux éditions l’Esprit du Monde à Nantes

  • Indiennes (2008)
  • Regard de soie (2010)
  • Japan blues (2011)
  • Retour à Oran  (2012)

Récit de voyages

  • « Voyageuses » co-auteure (2012) Editions Livres du Monde à Annecy

Son site : http://www.evelynejousset.com

L’Esprit du monde production : www.lespritdumonde.com

Exposition BarrObjectif 2012 : Geishas ou regard de soie

Dans le Japon du 3ème millénaire, une tradition se rappelle aux jeunes et à ceux qui l’ont oublié. Les geishas ont nourri les fantasmes les plus fous. Entre réalité et légende par delà les frontières, elles ont marqué une culture quasi universelle. Au Japon on les redécouvre, et on essaie de les faire revivre au plus près de leur histoire. Mais rien ne sera jamais plus comme avant, au pays du soleil levant.

Les geishas d’aujourd’hui, quelques dizaines, sont plus des produits de marketing touristique, que le phénomène d’une société, comme jadis.

Restent l’art, la beauté, l’intelligence qu’elles entretiennent et dévoilent avec volupté au cours de grands évènements. Ou dans les murs d’anciennes maisons de thé préservées du temps qui passe.

Jean-Daniel Guillou – Les Yeux du Monde

Jean-Daniel Guillou est né en 1963 à Dakar (Sénégal), il vit en Charente. Photographe freelance il est l’auteur du livre « 18, Appels d’urgence » éditions Arléa sur les sapeurs-pompiers, un reportage qui a nécessité deux ans de travail. Il a notamment réalisé pour Géo un exceptionnel témoignage photographique sur les derniers Tziganes vivants en roulotte dans le limousin.

Jean-Daniel Guillou est un passionné de l’Afrique où il a réalisé un reportage sur l’association de l’Arche de Zoé, emprisonné au Tchad pendant 2 semaines JDG s’est retrouvé au cœur de l’actualité. Curieux des univers les plus variés, il est un observateur patient du quotidien et de ses semblables, il appartient à la famille des photojournalistes au long court et réalise des sujets complexes ou nécessitant une approche précautionneuse.

Jean-Daniel Guillou aime se fondre dans le paysage, se glisser dans la peau d’un anonyme jusqu’à se faire oublier pour capter la sincérité de l’autre dans l’intimité de son quotidien. C’est ainsi qu’il met également son expérience acquise au fil de ses reportages au service des entreprises et des institutions. Quelque soit le sujet, il conduit son travail avec la même exigence : partager la richesse de ses rencontres, restituer les émotions et les instants qui lui sont offerts.

Jean-Daniel Guillou aborde la photographie comme une façon de vivre avant même de l’envisager comme profession.

Son site : http://www.faiza.fr

Exposition BarrObjectif 2012 : les Yeux du Monde

Pour les yeux du monde » est une association créée  par le  docteur Phat-Eam Lim. Phat-Eam Lim s’aperçoit très vite des lacunes du Cambodge par rapport à notre pays : en effet, il n’y a que 8 ophtalmologues pour 14 millions de cambodgiens. Il a donc réuni une équipe d’ophtalmologue français qui va soigner et opérer. Cette équipe se déplace sur un bateau typiquement khmer.

Phat-Eam Lim est né le 14 octobre 1961 au Cambodge à Phnom Penh. Puis il fuit le régime des khmers rouges en avril 1975 et il  est accueilli comme réfugié politique en France. Malgré le déracinement, la barrière de la langue, il s’adapte très vite et suit une scolarité normale dans un internat situé à Amiens et séjourne certains week-end dans une famille d’accueil avec laquelle il est toujours en contact aujourd’hui.

Les yeux du monde

A cette époque, il veut déjà être médecin. Après son baccalauréat il fait ses trois premières années de médecine à la faculté d’Amiens puis continue à Paris où il passe le concours de l’internat et choisit la spécialité d’ophtalmologie. Sollicité par la clinique des yeux de Saint Jean de Luz, il s’y  installe professionnellement en 1998.
C’est en 2002, non sans émotion qu’il retourne dans son pays qu’il n’a  jamais oublié, même après 27 ans d’absence. L’état dans lequel il le retrouve le choque terriblement. Il a envie d’aider les siens qui manquent de tout.

L’idée germe, le projet se construit au fil des différents séjours et donnera lieu à la création d’un bateau clinique ophtalmologique. La mobilité d’un hôpital flottant permet d’atteindre des zones très pauvres dépourvues de toutes infrastructures  de soins. L’idée est d’aller vers ceux qui en ont le plus besoin.

Il a fallu 5 ans pour élaborer et finaliser ce projet magnifique humainement et tout à fait efficace.

Les yeux du monde