Caroline Tanghe – Clin d’œil

Caroline Tanghe (née à Courtrai en 1973) a terminé ses études en photographie à l’INRACI à Bruxelles en 1997. En avril 1998, elle a commencé son propre studio de portrait à Vichte. Aujourd’hui Caroline est la maman de 3 enfants, Arthur, Thibo et Julie. Il est intéressant de trouver un bon équilibre entre les moments à passer avec les enfants, la vie Professionnelle et le travail créatif personnel.

Caroline.Thang-portraitCaroline est surtout connue pour ses portraits en studio.

La photographie est pour Caroline plus qu’une représentation de la vérité, l’émotion donne une dimension en plus à ses images.
« Un image raconte plus que 1000 mots« : Caroline arrive à traduire des sentiments qu’on ne sait pas à exprimer à l’écrit.
La sérénité et la simplicité sont ce qui caractérise ses portraits et son travail personnel en général.

Depuis fin 2014, Caroline fait partie d’un collectif d’art photographique f-8 (www.f-8.be) Qui présente son travail ‘abstrait

Caroline Tanghe (1973) studeerde af als fotograaf aan het NARAFI in 1997. In april 1998 startte ze haar eigen portretstudio in Vichte. Ondertussen is Caroline mama van 3 kinderen, Arthur, Thibo & Julie. Het is boeiend om een evenwicht te vinden tussen tijd voor de kinderen, professioneel werk en eigen creatief werk. Caroline is vooral bekend voor haar studioportretten.
Fotografie is voor Caroline meer dan een reflectie van de waarheid, emotie geeft haar beelden een extra dimensie !„ Een beeld zegt meer dan 1000 woorden”: gevoelens die niet omschreven kunnen worden met pen en papier, weet Caroline te vertalen in haar foto’s.
Sereniteit en eenvoud zijn heel typerend in zowel haar portretfotografie als persoonlijk werk.
Sinds eind 2014 maakt Caroline deel uit van het fotografisch kunstcoöperatief f-8 (www.f-8.be) waar een collectie van eigen, meer abstract werk in opgenomen is.

In februari vorig jaar maakte Caroline deel uit van een delegatie van Belgische, Nederlandse en Franse beroepsfotografen die deelnamen aan het 2de IPMGA congress (The International Photography Museum and Gallery Alliance) in Calcutta. Deze expositie werd door Mala Mukerjee en haar team georganiseerd. Tijdens haar verblijf in Calcutta heeft zij er het drukke leven in de stad in kaart gebracht. Caroline vertelt over haar ervaringen:
„Ondergedompeld worden in de chaos en drukte van Calcutta heeft een diepe en blijvende indruk op me gemaakt. Naast m’n ervaring in de commerciële fotografie, kreeg ik nu ook de kans om het dagdagelijkse leven in Calcutta te leren kennen en vast te leggen. In de fotoreeks die hier tentoongesteld wordt, wordt niet zozeer de omgeving, maar vooral het persoonlijke contact met mensen geaccentueerd.”

Site internet Caroline TangheThang_8408-3

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Clin d’œil

En février 2014, Caroline a fait partie d’une délégation de photographes professionnels Belges, Hollandais et Français qui ont participé au 2ième congres IPMGA (The International Photography Museum and Gallery Alliance) à Calcutta. Cette exposition a été organisée par Mala Mukerjee et son équipe. Pendant son séjour à Calcutta, Caroline a surtout été confrontée avec une vie très intense dans une ville énorme et chaotique. C’était une première impression de la vie en Inde. « Au début je ne voyais que la masse et ca m’a pris un peut de temps pour comprendre que tous ces gens sont tout de même des beaux personnages individuels. » Étant portraitiste, C’est cela que Caroline veut exprimer avec cette série d’images. Ce n’est pas l’environnement mais le contact personnel avec des beaux personnages individuels que Caroline veut accentuer dans les images dans cette exposition.

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Thomas Subtil – Hakuna Matata

L’univers photographique de Thomas Subtil met en scène d’intemporelles fictions s’appropriant la sémiologie urbaine de ses nombreux carnets de voyages.
Cuba Libre #T.SubtilMoi Thomas SUBTIL NB portrait Vers l'infini et l'au dela.T.Subtil

 

 

 

 

 

 

 

Son travail s’inscrit dans une nouvelle photographie contemporaine émergente, où le travail sur l’esthétique d’une image simple et poétique prend le pas sur une « réalité photographique ».

C’est une photographie décomplexée qui évolue en permanence grâce aux nouvelles techniques numérique. Sa sensibilité fine et poétique rythme la narration et laisse percevoir une  écriture onirique sans cesse renouvelée

C’est une approche poétique et insolite de la réalité qu’il nous présente, intrigante, festive et joyeuse. Il est un architecte du songe.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Hakuna Matata

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Comme les hommes, les animaux cachent bien leur jeu. Aux yeux de tous, ils mènent une existence au jour le jour, rythmée par les saisons, la recherche de nourriture et les petits tracas de la vie sauvage. Mais devant la caméra du photographe Thomas Subtil, ils dévoilent un quotidien bien différent, révélant leur véritable personnalité, sans artifice. Entre l’éléphant funambule, les girafes sèche-serviette et le zèbre acrobate, le petit monde de Thomas Subtil évolue dans l’insouciance et les tâches ménagères. Intitulée Hakuna Matata ou la vraie vie des animaux et réalisée lors d’un voyage au Kenya, cette série bouscule avec humour les codes traditionnels de la photographie animalière.

Thomas Roy – Fragments d’Angola

Thomas Roy est en 1974 à la Rochelle, vit et travaille à Paris.

C’est pendant ses études de Sciences Humaines qu’il commence à photographier. Très vite il passe plus de temps aux cours de photographie des Beaux Arts de Poitiers que sur les bancs de l’Université. Il abandonne finalement ses études d’Histoire et de Géographie pour se consacrer à la photographie et aux voyages.

De 2001 à 2004 il effectue plusieurs séjours en Angola. Ces photographies accompagnées de textes de son frère sont publiées aux éditions Actes Sud : Fragments d’Angola paraît en 2006 et est encore un des rares ouvrages francophones sur ce pays. Il est traduit en langue portugaise aux éditions Teorema.

Depuis il a entrepris un long travail sur les paysages urbains du monde entier de Delhi à Hanoi, de Porto à Reykjavik et anime des ateliers photo auprès du jeune public.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : FRAGMENTS D’ANGOLA

C’est en 2001 que je pars pour la première fois en Angola. Ce pays d’Afrique australe alors en proie à une guerre civile n’intéresse plus les médias internationaux, lassés par un conflit interminable. Le pays est gangréné par les intérêts politiques et économiques et la corruption. La population, malgré les richesses importantes du pays (minerais précieux et hydrocarbures) se trouve dans une extrême pauvreté : réfugiée dans des villes en ruine elle n’a souvent connu que la guerre, l’exode et la famine.fragments-angola-6

C’est pour rendre compte de cette situation que j’entreprends mon premier séjour angolais. Il est difficile, alors que le pays est encore en guerre, de sortir de la capitale, Luanda, ou se concentre une part importante de la population. Les routes sont impraticables, détruites, minées ou aux mains de bandits. Je ne peux voyager dans les villes de province qu’avec l’aide du plan alimentaire mondial et des organisations non gouvernementales qui viennent en aide aux populations déplacées. Leur aide logistique sera précieuse au cours de mes différents séjours pour mener à bien ce que je sais déjà être plus un travail documentaire qu’un reportage d’actualité.

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En février 2002, de retour de mon deuxième séjour angolais et sur la route pour Genève, où je me rends pour un autre projet photographique, j’apprends la mort de Jonas Savimbi, chef emblématique de l’UNITA, organisation opposée au pouvoir en place en Angola. Avec la mort du général nationaliste, c’est une des pages les plus sanglantes de l’histoire angolaise qui se tourne : 27 ans de guerre civile, des centaines de milliers de morts, des millions de déplacés et des milliers de mutilés.

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Les scènes de vie recueillies dans Fragments d’Angola, publié en 2006 par les éditions Actes Sud, témoignent de la furie meurtrière de ces dizaines d’années de guerre civile : les villes en partie détruites, les murs criblés de balles comme si on avait voulu en plus de tuer l’adversaire, tuer les villes, les populations déplacées, mutilées.

Durant ces quatre séjours j’ai vu le chaos, la détresse, la malnutrition, la souffrance mais pas seulement. J’ai été impressionné par la force, la fierté de cette population, sa capacité à faire front et se redresser, son enclin à la fête et à la dérision, le sourire et la joie de ses enfants.

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Alexandre Rougeot – Maroc – Caméléon

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Alexandre Rougeot à 41 ans il est né à Rennes (France).
Mes inspirations, Harry gruyaert, Saul Leiter, Raymond Depardon

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PARCOURS

2006 Premiers pas en photo
2006-2012 – Une dizaine de prix lors de concours fnac, marathon argentique, MIPE, Photofolies…
2011-2012 – Tour du monde pendant 6 mois
2013 – Philippines
2014Maroc

EXPOSITION
Décembre 2012 – Exposition AILLEURS.

DIFFUSION
Sept 2012 :  (magazine bi annuel) 6MOIS

LIVRE

2012 – Préparation du livre « Pars Ailleurs« , 55 images autour du monde.
2012 – Préparation du livre « Caméléon »

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Maroc – Caméléon

Entre Alnif et Casablanca, une série d’images sur les pas de marocains étrangement furtifs, mêlés au décor : Jeu de cache-cache entre les ombres, les tissus, les pierres.  Les regards sont discrets, curieux.

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Ces images se fondent comme le Maroc dans un passé nostalgique. Au jeu de la datation, le lecteur trouve peu d’indices.

Au cours de 3 voyages, entre 2013 et 2014, j’ai parcouru le pays d’est en ouest. J’ai visité des villes, de Marrakech à Rissani, de Fes à Meknes, pour découvrir et photographier un monde anachronique, des visages parfois fuyants de peur de perdre la face contre les travers de la vieille Europe devenue pressée, fuyante vers l’avenir.

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A cette quête de l’image sans voile, je reviens finalement dérouté entre paysages et portraits, un mélange somptueux et coloré de formes.

Caméléon, un mélange de genre. Un voyage en image entre portrait et paysage.

Marta Rossignol – Amish, un monde décalé

Bordelaise d’adoption depuis 1993. Photographe passionnée de voyages, a réalisé
plusieurs périples au long cours autour du monde de 12 à 18 mois, en couple ou en famille, sac à dos ou en camping car.  Elle n’a jamais cessé de photographier la planète.

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Réalise divers reportages photos durant ses voyages :

1991-1992  1er tour du monde (12 mois) à travers l’Amérique du nord, Amérique centrale, Amérique du sud, îles du Pacifique, Australie et Asie
1994-1995  2e tour du monde (18 mois) à travers l’Asie, îles du Pacifique et l’Amérique
2002-2003  Tour de la Méditerranée (10 mois) 30000 km en Europe centrale, Afrique du nord et Moyen Orient
2006-2007  Périple de 35000 km (11 mois) en Amérique du sud
2010-2011  Périple de 37000 km (11 mois) en Amérique du nord

Adhérente à la Fédération Photographique de France, divers prix décernés :

2015 Diplôme du reportage (coupe de France) pour « lessive à Bénarès »
2013 Diplôme humain (coupe de France) pour «Anne»
2012 Diplôme humain (concours national couleur papier) pour « Le ballon rouge »
Diplôme du reportage (concours national images projetées) pour « Nuit mexicaine »
2009 Meilleure photographie (concours national couleur papier) pour « Regard hindou »
2003 Diplôme du reportage (concours national couleur papier) pour « Le Mellah, Rabat »

EXPOSITIONS :

2015 « Lalibela – Éthiopie » Nuits photographiques de Pierrevert
« Lalibela – Éthiopie »
« Les rêves de l’ourson»
2014 Festival Présence photographie, Montélimar
2014 Festival de photo reportage BarrObjectif, Barro
2e exposition Barrobjectif, Barro
2014 Château de France, Léognan
« A la rencontre de l’autre »
2000 Domaine de Fantaisie , Mérignac
UGC Bordeaux, CPAM centre Trégey
1999 CPAM Grand-Parc
1998 Club de la presse, Bordeaux, Aéroport de Bordeaux-Mérignac, Centre commercial Rives d’Arcins
1997 Centre culturel Georges Brassens, Léognan

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : AMISH, un monde décalé

Si les Amish sont connus dans le monde entier comme une image jaunie ressurgie du passé, très peu de gens connaissent leur vraie nature. Malgré des bus entiers de touristes déferlant dans certains villages, ils ont toujours su préserver leurs règles de vie ancestrales.
L’image idyllique style « Petite maison dans la prairie » est celle qui ressort de prime abord. Néanmoins, une immersion plus poussée dans une communauté de Pennsylvanie ou de l’Ohio, vous permet une plongée dans un décor oublié depuis plus d’un siècle. Celui d’un univers sans électricité, sans moteur, fait d’une vie simple et rustique où le travail de la terre, l’élevage et la religion sont les seuls piliers d’une vie rudimentaire, où le simple fait de passer une communication téléphonique à un parent éloigné prend des proportions titanesques.
Pourtant, passez plusieurs jours à proximité de ces hommes et ces femmes, et le charme opère immédiatement. La simplicité, le recueillement, l’envie d’un monde passé où la solidarité et le partage sont essentiels, où les valeurs ont un véritable fond et pas la forme d’une carrosserie ou la taille d’une piscine, où « passer un moment ensemble » prend tout son sens. Cette exigence dans la simplicité, vous prend immédiatement au cœur et vous plonge dans un abime de réflexions.
Sont-ils dans le vrai ? Nous sommes-nous fourvoyés dans une société matérialiste, consumériste et technologique, où le paraitre a plus de sens que l’être ? En partageant leurs repas de kermesse, leurs lieux d’échanges comme les marchés, les enchères publiques, – mais jamais leur intimité qu’ils préservent de toute pollution extérieure -, on éprouve un sentiment de bien-être, de douceur, de plénitude, vers lequel on se sentirait facilement glisser en silence.CV 2015 MartaExpo

Cependant, passé la magie des lieux, de retour dans le quotidien, devant mes clichés, un doute m’étreint alors. À la vue de tous ces visages d’enfants, une impression surgit. Une sorte de mélancolie ambiante, un vague à l’âme général, comme une profonde méditation. Hasard des cadrages ? Circonstances malheureuses ? Distorsion du regard ? Pure subjectivité de l’auteur ? Ou véritable état d’âme d’une jeunesse dans le doute ? Pourquoi un tel décalage entre le moment passé et le « retour sur image » ?

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Peut-être que la simple cadence d’une éducation « au naturel », au rythme du soleil, des chevaux, des moissons, du simple tic-tac des horloges familiales, des pas sur le chemin de l’école, laisse plus de place aux enfants amish pour flâner dans leur tête, se perdre et s’oublier dans leurs pensées ?

Qui peut le dire réellement ? À 16 ans les adolescents se confrontent au monde environnant à travers le « Running Time Period », une tranche de vie débridée de quelques années où tout est permis, y compris les excès, afin de choisir son avenir en toute conscience, celui des labours à cheval, ou des IPads. À 90 % les « brebis égarées » retournent vers leur communauté. Réelle motivation, ou incapacité à s’acclimater ? Seuls les Amish le savent…

Régis Rivière – Couleurs géométriques

J’ai toujours aimé la photo. Après des essais en photo argentique dans les années 90, je me suis lancé concrètement en 2013 en commençant à partager mes photos sur un réseau social et en participant à différents concours qui m’ont permis d’obtenir plusieurs publications dans différents magasines (Photos, Phototech…) ainsi qu’une présélection au concours Urban Photo 2014.

Regis_RIVIERE_2 Regis_RIVIERE_3 Je photographie tout ce qui m’entoure mais j’aime particulièrement mettre en avant le minimalisme et le graphisme. Tout naturellement, mon domaine de prédilection est l’architecture graphique, minimaliste, colorée ou N&B ainsi que les éléments tels que Les escaliers et le mobilier urbain. Site internet

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Couleurs géométriques
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Couleurs géométrique représente ma vision de l’urbain, alors que près de la moitié des hommes vit aujourd’hui dans des villes. Partout les grues occupent l’espace pour construire les villes de demain : ces architectures banales ou novatrices nous entourent donc au quotidien, sans que chacun y prête beaucoup d’attention.

Ma visée est d’observer ces bâtiments afin d’éclairer une réalité souvent perçue comme banale, voir sans intérêt. Il s’agit alors de voir autrement ce que l’on ne regarde plus, de faire voir ce qui passe inaperçu. Je m’attache ici à saisir des couleurs, des objets, des détails ou des angles originaux pour proposer au spectateur une lecture singulière du milieu urbain contemporain.

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Couleur géométrique est une série attentive à la couleur et à la géométrie, partout présentes dans ce qu’on croit être la grisaille urbaine. Elle propose une composition graphique guidée par un élément simple : la ligne.

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La série couleur géométrique est composée comme une promenade à travers les couleurs des villes que je traverse : Lyon, Paris, Roanne, Saint Etienne.

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C’est une invitation à découvrir ou redécouvrir la ville avec un œil neuf et différent.

Frederic Riolon – Paddock

Contemplant l’enfilade des colonnes de la salle des chevaliers de l’Abbaye du Mont Saint-Michel, l’oeil pragmatique de l’architecte refera les calculs de charges effectués par ses prédécesseurs alors qu’ils concevaient l’édifice. Dans la simplicité rustique et le silence de ce même lieu, un moine entendra un lointain appel à la prière, car pour lui tout y symbolise la présence du divin. Arpentant l’endroit, le sculpteur retrouvera pour sa part, dans ces piles et dans ces murs de pierres, les gestes et les difficultés connus par ses pairs alors qu’ils avaient à maîtriser la matière. Que l’on soit architecte, moine ou sculpteur notre regard diffère fondamentalement car il est comme lesté par nos préoccupations, notre histoire, nos pratiques, nos aspirations. Henri Bergson nous en avait averti :  nos perceptions du réel sont orientées par ce que nous voulons en faire.
F-Riolon-Paddock-19Jamais, assurément, je n’aurais été attentif à ces lignes de fuite qui se coupent dans un infini imaginaire, jamais je n’aurais été saisi par la lumière de l’aube ou celle du crépuscule lorsqu’elles allongent les ombres portées au sol, jamais mon regard n’aurait été arrêté par les aspérités granuleuses d’un mur usé par le temps avant de faire de la photographie. Quand je pars avec mon appareil mes perceptions ne sont justement plus asservies. Ma vision devient désintéressée et par là même libérée. L’esthétique chasse l’utile. Tout se passe comme si je regardais enfin, et vraiment, les choses pour elles mêmes, pour ce qu’elles sont, comme si j’accueillais le réel et que se dévoilait ainsi son étonnante richesse. L’expérience est sans nul doute fort banale pour le photographe aguerri, pour moi qui pratique l’exercice depuis 2012, c’est une immense découverte doublée d’une source de joie renouvelée.

Fred Riolon

C’est un heureux hasard qui m’a mené sur de pareils chemins, un cadeau offert à mon épouse, une optique pour son réflex qu’elle n’aura finalement guère le loisir d’utiliser car j’ai très vite annexé l’objet. Avant cela, la photographie n’était qu’une belle étrangère. Elle a depuis bouleversé mon temps libre, mes rêveries, mon regard – dès qu’il peut échapper à l’empire d’un métier envahissant – et mes fréquentations virtuelles. Je vais en effet chaque fois que possible admirer le génie des maîtres : Salgado, Maier, Koudelka, Cartier Bresson, Capa, Smith, Erwitt et d’autres encore. J’apprends à regarder. J’apprends aussi l’humilité, à laquelle nous ramènent ces mots de Constantine Manos : « Faire une belle photo est facile. Faire de très belles images est difficile. Produire des images fantastiques est presque impossible « .

EXPOSITION BARRO 2015 : Paddock

Quoique mes préférences aillent à la photo de rue et au portrait, c’est une série-reportage réalisée sur le circuit des remparts en 2014 que j’ai le plaisir de présenter. Mon intention était de célébrer cette étrange alchimie faite d’élégance rétro et de mécanique brutale, de rivalité et de confraternité façon « aviateur des fifty’s », de retrouvailles festives au paddock et de tension palpable à l’abord du circuit, de charme « so british » et d’esthétique virile. Une lumière de fin d’été faisant pressentir octobre se mêle au charme rare d’une compétition automobile intra-muros ; l’atmosphère y est véritablement singulière, il s’agissait d’essayer de la faire vivre en images.F-Riolon-Paddock-6F-Riolon-Paddock-4

Olivier Remualdo – Sâdhus, Les hommes saints de l’hindouisme

Photographe originaire de Nice, Olivier Remualdo est passionné par la culture indienne. Après des études de commerce à Cannes et d’Arts Plastiques à l’université Paris VIII, il commence à voyager en Europe, en Amérique et en Asie. C’est en 2004 qu’il se rend en Inde pour la première fois, une véritable révélation pour le photographe qui depuis, n’a de cesse d’y retourner.

Son grand projet « SÂDHUS, les hommes saints de l’hindouisme » a débuté en avril 2009 à Varanasi. Deux autres voyages suivirent : à Haridwar en 2010, lors du plus grand rassemblement religieux au monde (Maha Kumbh Mellah) et en février 2011 dans la ville sainte d’Omkareshwar. Il a réalisé plus de 110 portraits & interviews de Sâdhus et Sâdhvis afin de constituer ce projet iconographique. Le livre Sâdhus sort en novembre 2013 chez Mahaganga Editions.
En 2011, il réalise le Yatra, un pèlerinage traditionnel à pieds jusqu’aux sources du Gange. Il parcourt plus de 600km en solitaire ou aux côtés des Sâdhus dans l’Himalaya.

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Son travail est primé à plusieurs reprises, notamment en France et aux États-Unis. La première maquette du livre a été élue « Grand Prize Winner » au « Best Blurb Book Contest » dans la catégorie voyage parmi près de 1800 participants (2009). Olivier Remualdo a également été récompensé par le prix Lucien Clergue 2011 dans le cadre du Sept Off à Nice. Le projet Sâdhus a été Lauréat de la correspondance visuelle du magazine Compétences Photo, finaliste du Concours Samsung Launching People en 2013 et élu « coup de cœur » du magazine Les Inrocks.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Sâdhus, Les hommes saints de l’hindouisme

Le regard photographique d’Olivier REMUALDO nous entraîne vers une série de portraits atypiques, profonds et fascinants. Réalisés entre 2009 et 2011, ces portraits de Sâdhus ne se limitent pas au simple catalogue d’images. Il s’agit d’anecdotes et de récits de rencontres fondés sur des échanges véritables, le reflet d’une expérience authentique où il a su créer des liens avec des êtres au mode de vie si différent du nôtre et dont le quotidien est tourné vers la spiritualité. Ils lui ont offert de capter leurs regards et leurs attitudes, avec la promesse, désormais accomplie, de les partager au retour du voyage.

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Collectif Regards Croisés – Où est passé Charlie?

Présentation du Collectif

Le Collectif Regards Croisés est une association entre plusieurs photographes ayant chacun son propre regard, sa propre émotion, sa propre vision.

Partageant des points communs, une esthétique photographique, un certain regard sur le monde, une sensibilité humaniste et souhaitant confronter leurs différentes écritures photographiques, nous avons décidé de nous rencontrer,  travailler sur des projets collectifs, organiser et/ou participer à des évènements susceptibles de promouvoir et valoriser l’art photographique.

Les Photographes du Collectif

ABAD Cyril – BEGOU Hervé – BLAYO Philippe – CHAR Elizabeth – GIUDICE Francis – JARRON Marcel – LANGE Gilles – MACAIRE Olivier – MAURICE Elisabeth – VIL James.

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photographeElisabeth MauriceEXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Où est passé Charlie?

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«Où est passé Charlie?» n’est pas née d’une volonté de faire une expo sur la marche du 11 janvier 2015. Il n’y a pas eu d’actions préparées, comme on le fait en reportage. Pas de repérage. Ces lieux sont nos terres de prédilection de photographes de rue. Certains d’entre nous habitent là. Ce bitume, nous l’arpentons régulièrement…

Nous y étions dans cette marche. A différents endroits. Sans nous concerter. Parce que c’était «Charlie».

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Nous n’écrivons pas. Nous ne dessinons pas. Nous photographions. Notre liberté d’expression a été assassinée dans les locaux  de «Charlie hebdo» ce 07 janvier 2015.

Et nous avons photographié le 11 janvier. Cette foule. Ces visages. Ces pancartes. Ces crayons brandis…

Nous avons photographié la tristesse. Le silence. L’émotion. Et la volonté de ne pas plier. De résister à l’obscurantisme.

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Puis le lendemain nous sommes redescendus dans la rue. Sur cette place. Celle de la République. Sous le bras de Marianne. Et nous avons encore photographié les traces de cette marche. Les inscriptions. Les témoins. Les autels éphémères qui auraient bien fait rire la bande à Charlie.

 

 

 

 

Aujourd’hui, où est passé Charlie?

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Les Photographies de l’année – Les lauréats 2015

Depuis 2009, l’A3PF et ses partenaires récompensent les plus belles photographies prises par des professionnels pendant l’année écoulée. Le 20 mars dernier, la soirée de remise des trophées de la septième édition a consacré Didier Mayhew, dans le cadre prestigieux de l’abbaye de l’Épau au Mans, dans la Sarthe.

Lors de la cérémonie de remise des trophées, les nominés et la centaine d’invités ont été séduits par la majesté des lieux et par la convivialité de l’accueil. Ils n’ont pas oublié de le dire sur les réseaux sociaux notamment. « Grâce à un partenariat fort avec le Conseil général de la Sarthe et le centre culturel de la Sarthe, la soirée de remise des trophées a eu lieu pour la troisième année consécutive à l’abbaye de l’épau et a été une grande réussite. » explique Pascal Quittemelle, créateur du concours des Photographies de l’année.

Autre sujet de satisfaction, les nombreux partenaires de l’événement. Notamment Déclic Éditions qui a fourni l’exposition des 15 lauréats, l’imprimerie Escourbiac ou encore Jingoo. Côté partenaires média, Chasseur d’images, plus gros tirage de la presse photo en Europe confirme son soutien aux photographes professionnels et a publié 5 pages sur le concours dans son numéro de juin 2015 et douze pages sur le lauréat 2015 Didier Mayhew.

Plusieurs nouveautés cette année et quelques (belles) surprises. Tous les finalistes ont reçu un sac Cullmann « Sydney pro maxima 425+ », offert par Kerpix d’une valeur de 100 €.

Tous les finalistes ont reçu un diplôme offert par Jingoo. Tous les finalistes ont reçu un abonnement à Chasseur d’Images d’une valeur de 37 €. Et à Nat’Images d’une valeur de 28 €.

Depuis 5 ans Pixtrakk suit l’utilisation des photos sur plus de mille publications papier. Dans la continuité de ce service, Pixtrakk suit maintenant l’utilisation des photos sur des millions de sites web. Pixtrakk offrira un abonnement d’un an pour 1000 photos d’une valeur de 99 € à tous les finalistes.

Tous les lauréats ont reçu un tirage de leur œuvre réalisé en mini12 + 1 cadre magnétique pour une valeur unitaire de 39 €. Offert par les éditions mini 12.

Tous les lauréats ont reçu une boîte avec les quatorze photos gagnantes plus la photographie de Gérard Vandystadt, offert par Jingoo.

Enfin, il faut également noter le soutiens d’organisations professionnelles telles le GNPP et l’UPP, sans oublier la Saif, la société d’auteur des photographes, qui remet tous les ans le trophée d’honneur, cette année à Gérard Vandystadt .

Pierre Delaunay, lauréat de la catégorie humaniste a reçu un Leica X d’une valeur de près de 2000 euros. Remis par Laurent Pidancet responsable marketing de Leica.

Patrick André, lauréat de la catégorie publicité et entreprise a reçu un kit XT-1 + le zoom XF 18-55 mm offert par Fujifilm et remis par Franck Portelance, responsable des relations extérieures.

Tous les lauréats ont reçu 100 cartes postales de leur photo gagnante, un abonnement d’un an à Profession Photographe.

Un grand merci aussi aux festivals de Dax, Cholet, BarrObjectif, La Loupe, qui accueilleront l’exposition des Photographies de l’année ou qui exposeront des lauréats des Photographies de l’année durant leurs festivals. Sans oublier le conseil général de la Sarthe ou l’exposition a été exposé plusieurs mois et le Salon de la Photo où nous serons du 5 au 9 novembre prochains.

Didier Mayhew a reçu le trophée de la Photographie de l’année grâce à une photo extraite d’un travail intitulé « L’attente des enfants nomades ».

« Entre les vallées de Katmandou et de Pokhara (Népal), un groupe de familles itinérantes, venu des plaines du Terraï, vit sous tente et se déplace d’un lieu à l’autre à la recherche de moyens de subsistance. Chaque jour, les enfants restent seuls au camp pendant que leurs parents parcourent les villes pour récupérer de vieux tissus qu’ils raccommodent et revendent. Ces petits nomades ne sont pas scolarisés et errent sans but, partagés entre les joies et les désenchantements de leur liberté quotidienne. Le camp et ses alentours sont leur terrain de jeu, mais aussi le lieu de leur solitude. Livrés à eux- mêmes mais bougrement débrouillards, ils assurent les tâches quotidiennes et s’épaulent entre eux dans les bons comme dans les mauvais jours. À la nuit tombante, chacun attend fébrilement ses parents et accueille leur retour avec soulagement. »

Didier Mayhew, qui était venu spécialement du Népal pour la cérémonie a donc été le grand gagnant de la septième édition des Photographies de l’année. Cette photo avait remporté la catégorie reportage. Il a également terminé troisième de la catégorie humaniste.

Il repart avec un chèque de 3000 €, offert par Audiens. Un trépied Cullmann « concept one 628 C » d’une valeur de près de 500 € offert par Kerpix, un tirage noir et blanc haut de gamme, sur papier baryté et fine art, en « piezography », offert par Déclic éditions ! Sans oublier que Net-Folio lui offrira un site internet en pack Agence pour une durée de 1 an, au titre de lauréat de la catégorie reportage 2015. A savoir : Un site internet Rubis, avec 80 Go d’espace, nom de domaine offert. 2.000 images sur le réseau PixPalace. Un lot d’une valeur de 2.268 € H.T.!

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les lauréats 2015 des photographies de l’année

  • Michel Rieh (catégorie animalière)
  • Jacques Pion (catégorie architecture)
  • Eulalie Varenne (catégorie création numérique)
  • Pedro Ribeiro (catégorie culinaire)
  • Frédéric Reglain (catégorie mariage)
  • Alain Ernoult (catégorie nature et environnement)
  • Flora Bevilacqua (catégorie paysage)
  • Gaelle Le Berre (catégorie portrait)
  • Patrick André (catégorie publicté et entreprise)
  • Didier Mayhew (catégorie reportage)
  • Bernard Brault (catégorie spectacle)
  • Christophe Bricot (catégorie sport)
  • Gérard Vandystadt (photographe à l’honneur)
  • Pierre Delaunay (catégorie humaniste)
  • Martial Lenoir (catégorie mode et beauté)