
Béatrice ROYER née le 15 mars 1958 à Bordeaux.
Photographe amatrice passionnée de voyages et de rencontres.
Je me suis formée par divers stages en France et à l’étranger.
Attirée par les traditions, la diversité des peuples, la beauté de notre planète.
Mon approche, est la photo documentaire, tout en préservant l’esthétique de la prise de vue.
Depuis 4 ans, j’explore l’Afrique avec mon fidèle compagnon mon appareil photo.
Ce continent est une source d’inspiration par la diversité de ses sociétés, ses cultures, son histoire.
J’ai créé avec 4 autres photographes un collectif, nous avons proposé nos dossiers respectifs au pôle culturel de Bordeaux ce qui nous a permis d’exposer en 2023, à Bordeaux, où j’ai proposé « Tribus d’Éthiopie ».
En 2024 pour la journée du patrimoine, j’ai présenté une exposition au Moulin Pasquier à Lestiac.
J’expose actuellement à Langon pour 2 mois et à nouveau à Bordeaux, à compter du 27 mars 2026 avec « Merveilleuse Éthiopie »
Je propose pour le festival Barrobjectif une série réalisée au Sud-Soudan en début d’année 2026.
EXPOSITION BARROBJECTIF 2026 : Tendresse silencieuse dans le camp Mundari
Dans le camp de bétail Mundari à Terekeka au Sud-Soudan, l’aube dévoile une atmosphère à la fois paisible et éthérée.
Hommes et troupeaux partagent la même respiration, blottis autour des feux qui ne s’éteignent jamais alimentés par les déjections séchées des vaches ramassées au petit matin par les femmes pour que l’endroit soit prêt pour la journée. Cela contribue à leur propre écosystème à faible impact écologique.

La fumée protège du bourdonnement et des piqûres des insectes, tandis que les cendres, appliquées sur la peau des vaches Ankole Watusi, et sur les corps humains apaisent nettoient et soignent.
Ce rituel quotidien raconte une intimité millénaire : celle d’un peuple et de ses animaux, unis par une tendresse silencieuse.
Ici, la relation dépasse l’utilité, elle devient symbiose.
Dans chaque regard échangé, chaque geste attentif, se lit un profond respect, une reconnaissance mutuelle.
Protéger et nourrir le bétail c’est préserver la mémoire et le bien-être de la communauté. Chaque bovin porte avec lui des histoires familiales et des alliances sociales. Dès leurs plus jeunes âges les enfants participent aux tâches de la communauté et se voient confier une ou plusieurs vaches sous leur responsabilité.
Affection et survie sont un seul et même poème rythmé par le pas des bêtes et le souffle des hommes.

© Béatrice Royer