Justine Darmon  _ Regards silencieux

Justine Darmon _ Regards silencieux

Née en 1973 à Paris, Justine DARMON découvre la photographie argentique en 1990 grâce à un Nikon FE offert par ses parents et un Rolleiflex transmis par sa grand-mère.

Fascinée par la chambre noire, elle rêve de faire de la photographie son métier, mais s’oriente d’abord vers un DEA en Politiques Sociales puis fait carrière en Ressources Humaines, où elle gère des situations de crise. Elle apprend à percevoir les émotions fugaces qui révèlent l’âme.

Fin 2015, elle décide de vivre pleinement sa passion pour la photographie. En moins de dix ans, elle expose ses projets en galeries et festivals, avec des séries telles que « Music’Spirits », « Ambivalences », « Le Clown et la Danseuse », « Eclipse », « Cuba, au-delà des couleurs… », « Les Lames de l’Âme », « Sortir de son ombre » et « Regards silencieux ». Cette dernière série a reçu le prix du public lors du festival Photo de l’île de Ré 2025 et a été présentée lors du festival Arc’image à Saint Benoit (86), en tant qu’invité d’honneur aux côtés de Reza, Véronique de Viguerie et Pierre Delaunay au mois d’octobre 2025.

Justine Darmon s’intéresse aux phénomènes religieux et mystiques en tant que symboliques collectives, fondements de nos sociétés et des règles régissant les rapports entre les hommes et les femmes.
Influencée notamment par les photographes humanistes et le courant Pictorialiste, elle crée des images oniriques et intemporelles qui invite le spectateur à laisser libre cours l’imagination.

Site web

Justine Darmon

Cette série d’images explore l’univers intérieur des jeunes filles confrontées au patriarcat et aux traditions.

Par un jeu de superpositions, les visages d’enfants se fondent dans des paysages arides et des scènes de vie rurale, créant une fusion poignante entre leur identité et leur environnement.

Le regard intense de chaque enfant nous interpelle, révélant une lutte silencieuse, une résignation, mais aussi un espoir subtil d’une vie libre.


© Justine Darmon


Les teintes sombres et terreuses sont autant de filtres évoquant l’innocence sacrifiée et la place limitée de ces jeunes filles dans la société, dont l’avenir est régi par la tutelle masculine – du père au mari, et dont l’identité est niée jusqu’à l’effacement.

J’invite le spectateur à réfléchir sur la liberté, les droits des femmes et l’impact des normes sociales sur l’individualité et la capacité à s’affirmer en tant qu’être humain.

 Mes photographies reflètent des réalités universelles souvent ignorées, dérangeantes nous confrontant à notre propre culture occidentale.

Elles appellent à une prise de conscience et à une empathie pour ces voix muettes qui continuent de nous regarder en silence.


© Justine Darmon