Kasia Strȩk _ Prix Camille Lepage 2018 _ Le prix du choix

Environ 40 000 personnes ont parcouru les rues de Dublin pour participer à la 6e édition de la Marche pour le choix, la plus importante à ce jour. Les organisations féministes et pro-choix espèrent que ce fut aussi la dernière marche alors que le pays se prépare pour un référendum sur l’accès à l’avortement qui est prévu pour le premier semestre 2018. Les participants sont venus à Dublin de toute l’Irlande pour l’événement annuel qui a commencé en 2012, l’année de la mort de Savita Halappanavar. Au cours des discours qui ont suivi la marche, de nombreuses personnes ont pleuré en écoutant les témoignages émouvants de ceux qui ont été victimes de la loi dans l’ordre. Septembre 2017, Dublin, Irlande

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Le prix du choix

L’intégrité corporelle, entendue comme l’autonomie personnelle et l’autodétermination des êtres humains sur leur propre corps, est l’un des droits humains fondamentaux. Pourtant, les femmes du monde entier sont privées de ces droits en se voyant refuser l’accès aux contraceptifs et à un avortement sans risque. Dans les pays où les traditions et la religion définissent les règles de vie, ces droits sont parmi les plus stigmatisés socialement et les plus difficiles à défendre. L’accès à l’avortement est fortement politisé et reste une question de pouvoir sur qui a le droit de décider de la fertilité des femmes.

Bien qu’il existe des moyens sûrs d’interrompre la grossesse, environ 164 femmes meurent chaque jour des suites d’avortements dangereux, illégaux et clandestins, selon l’Organisation mondiale de la santé. Près de 90 % de ces décès surviennent dans les pays en développement. Chaque année, plus de 25 millions d’avortements dans le monde, soit près de la moitié de toutes les procédures de ce type, sont considérés comme dangereux.

Privées de services de conseil et d’avortement, souvent sans accès facile aux méthodes contraceptives modernes et avec peu de connaissance de leur sexualité, les femmes sont forcées de mener des grossesses non désirées ou mettant leur vie en danger ou de chercher des solutions dangereuses.
Beaucoup d’entre elles sont mineures ou victimes de viol. Beaucoup ont des problèmes de santé. Les restrictions à l’accès à un avortement sans risque créent des inégalités à l’intérieur des pays et entre les pays. Diverses études ont montré que les lois restrictives sur l’avortement n’empêchent pas la procédure elle-même, mais empêchent plutôt l’accès à des mesures de sécurité et mettent particulièrement en danger les femmes pauvres et sans instruction, qui sont déjà extrêmement vulnérables. Ces lois sont également associées à une mortalité maternelle plus élevée, qui est en moyenne trois fois plus élevée dans les pays où la législation sur l’avortement est plus restrictive. En 2019, la procédure d’avortement est toujours interdite ou extrêmement restreinte dans 123 pays du monde.

Parmi ces pays situés sur différents continents, pour « Le Prix du Choix » j’ai choisi les lieux selon les critères du contexte culturel, religieux, social, économique et politique. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai travaillé en Pologne, aux Philippines, en Irlande, en Égypte et au Salvador pour finaliser le travail que j’ai l’intention de faire aux États-Unis d’Amérique et en République démocratique du Congo.

EXPOSITION PARTENAIRE : Prix Camille Lepage

L’association Camille Lepage – On est ensemble décerne depuis 2015 un prix aux photographes engagé(e)s dans un projet au long cours. Ce prix doté de 8OOO€ est remis durant le festival  » Visa pour l’image « . Depuis 3 ans la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF) s’engage aux côtés de l’Association Camille Lepage – On est ensemble pour financer le prix.

Kasia Stręk à remporté le Prix Camille Lepage 2018

BIOGRAPHIE

Kasia Stręk est une photographe polonaise basée entre Paris et Varsovie. Passionnée par les questions sociales et la littérature, elle a étudié la langue française et l’anthropologie à l’Université Jagellon de Cracovie, avant de découvrir la photographie à l’Académie des Beaux-Arts de Lodz en Pologne. Elle a ensuite étudié la photographie documentaire en Pologne, en France et en Australie.
Sa pratique photographique se concentre sur des sujets liés aux inégalités sociales, aux droits des femmes et aux questions environnementales. Depuis 2017, elle est membre du collectif français ITEM. Elle a été sélectionnée comme l’une des 30 femmes photographes de moins de 30 ans pour 2018. En 2018, elle a reçu le prix Camille Lepage  » On est Ensemble  » au festival Visa pour Image pour son travail sur l’accès à l’avortement dans les pays où cette pratique est illégale. Elle a également gagné la bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère, et a remporté le prix de Journalisme Tomasz Mazowiecki, catégorie multimédia pour son travail sur l’industrie minière en Pologne.

Pierre Faure – France périphérique

Portrait Pierre FaurePierre FAURE – FRANCE
Né en 1972 et vit en France, il a étudié les sciences économiques.
De 2012 à 2014 il aborde les thèmes de la grande précarité et de l’exclusion. Il passe une année sur un bidonville « Tziganes », en 2012 et deux années en centre d’hébergement d’urgence et centre d’hébergement et de réinsertion sociale « Les Gisants », 2013, « Le Bateau », 2014. Devenu membre du studio Hans Lucas en 2013, il documente la montée de la pauvreté en France, en parcourant l’ensemble du pays depuis 2015.
Prix Roger Pic, 2016 I Prix I shot it, 2017 I Prix Albert Kahn, 2018 I Prix Fidal, 2018

Association Camille LeapgePierre Faure à reçu le prix Camille Lepage en 2017

L’association Camille Lepage – On est ensemble décerne depuis 2015 un prix aux photographes engagé(e)s dans un projet au long cours. Ce prix doté de 8OOO€ est remis durant le festival  » Visa pour l’image « . Depuis 2 ans la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF) s’engage aux côtés de l’Association Camille Lepage – On est ensemble pour financer le prix .

EXPOSITION PARTENAIRE : France périphérique

Montée de la pauvreté en France, témoignage photographique.

Depuis 2015, je documente la montée de la pauvreté en France en privilégiant les zones rurales et péri-urbaines. Ce travail a pour but de rendre visibles et concrètes les conditions de vie d’une partie de nos compatriotes.

Le titre « France Périphérique » est emprunté à l’ouvrage éponyme du géographe Christophe Guilluy qui aborde les problématiques politiques, sociales et culturelles de la France contemporaine par le prisme du territoire. Il s’intéresse à l’émergence d’une « France périphérique » qui s’étend des marges périurbaines les plus fragiles des grandes villes jusqu’aux espaces ruraux en passant par les petites villes et villes moyennes. Il souligne que désormais 60 % de la population — et les trois quarts des nouvelles classes populaires — vit dans cette « France périphérique », à l’écart des villes mondialisées.

La France compte 8,8 millions de pauvres (INSEE, 2016) et 2,3 millions de personnes vivent au mieux individuellement avec 672 euros par mois. Comble pour l’un des premiers producteurs agricoles mondiaux, pour manger, près de deux millions de personnes auraient eu recours à l’aide alimentaire en 2015 (Observatoire des inégalités).

Économiste de formation, je m’intéresse aux évolutions qui modifient la société française en profondeur, sur le long terme. La pauvreté a baissé à partir des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990. Elle est ensuite restée plutôt stable jusqu’au début des années 2000 avant d’augmenter.

Depuis 2004, le nombre de personnes pauvres a progressé de 1,2 million (+ 30 %). Ce mouvement de hausse constitue un tournant dans l’histoire sociale de notre pays. La dégradation économique enregistrée depuis 2008 pèse tout particulièrement sur les moins favorisés (source : L’Observatoire des inégalités).

Mon objectif est donc de réaliser un témoignage photographique de la hausse structurelle de la pauvreté dans l’hexagone.
Montée de la pauvreté en France

Au-delà des statistiques, le phénomène est peu visible. Pourquoi  ? Les analyses de Pierre Bourdieu et Michel Legros peuvent nous éclairer. Selon le premier, l’invisibilité sociale est un effet de la domination. L’espace social est un espace clivé, divisé entre dominants et dominés. Dans la conception la plus large, l’invisibilité concerne tous ceux que les dominants estiment ne pas relever d’une vie normale et accomplie.
Pour Michel Legros (Observatoire de la pauvreté et de l’exclusion sociale), l’invisibilité peut constituer un mode de régulation de la pauvreté. Il s’agit alors de rendre les pauvres invisibles. Les politiques urbaines visent notamment à « nettoyer » l’espace public en évitant que les pauvres ne l’occupent trop massivement pour ne pas déranger le reste de la population. La rénovation urbaine a pu conduire à repousser les pauvres toujours plus loin en périphérie, et la politique de mixité sociale passe en réalité par l’expulsion plus ou moins directe et négociée de catégories que l’on ne souhaite plus voir dans les espaces rénovés. (ONPES).
Je souhaite que ce témoignage rende visibles et concrètes les conditions de vie d’une partie de nos compatriotes. Que des visages se substituent aux statistiques afin d’apporter au public des éléments de sensibilisation et de compréhension.
Car le regard des Français sur les pauvres se fait plus dur. Selon une enquête du Crédoc (1) portant sur un échantillon représentatif de 2 000 personnes, effectuée de décembre 2013 à janvier 2014, et publiée le 12 septembre 2014, 37 % des Français pensent que les personnes qui vivent dans la pauvreté n’ont pas fait d’efforts pour s’en sortir alors qu’ils n’étaient que 25 % en 2009, au déclenchement de la crise.

(1) CREDOC : Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie.

Pauline Beugnies – Génération Tahrir

Pauline Beugnies est née à Charleroi en 1982. Basée au Caire pendant cinq ans, arabophone, elle travaille sur des projets documentaires. Elle a fait ses études de journalisme à l’Ihecs (Institut des hautes études des communications sociales) à Bruxelles. Son premier reportage était consacré aux enfants des rues de Kinshasa, au Congo. Pauline crée le collectif belge Out of Focus en 2007. Elle parcourt ensuite le Bangladesh, l’Albanie et bien sûr la Belgique. L’humain, ce qu’il vit, ce qu’il ressent, comment il se défend, est la valeur centrale de son travail. Aujourd’hui, elle se concentre sur le monde arabe, dans l’idée d’établir des ponts, de déconstruire les stéréotypes. En 2011, Pauline a reçu une bourse du Fond pour le journalisme belge pour commencer un travail sur la jeunesse égyptienne. Sa première exposition solo a eu lieu au Brakke Grond à Amsterdam en avril 2012. Elle coréalise le webdocumentaire « Sout al Shabab » (la voix des jeunes), en partenariat avec France Culture, le projet est sélectionné dans plusieurs festivals et gagne le prix du journalisme méditerranéen de la fondation Anna Lindh. Fin 2013, elle reçoit le grand prix du Nikon Press Photo Award pour son sujet « Battir, l’intifada verte« . Elle réalise un livre Génération Tahrir. Elle collabore notamment avec Le Monde, Libération, Télérama, L’Express, Elle Belgique, De Morgen, Helsingin Sanomat, The New York Times, Colors…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Génération Tahrir

Prix Camille Lepage – On est ensemble 2016

En janvier 2011, la jeunesse égyptienne a entraîné le pays dans la révolte, déboulonnant Hosni Moubarak au pouvoir depuis 30 ans. Système éducatif médiocre, chômage, corruption… C’est cette réalité insupportable qui a donné aux jeunes le courage de faire tomber le régime qui paralysait leurs parents.

Cinq ans plus tard, l’État militaire omnipotent est de retour et la répression contre les opposants est meurtrière.

Gehad, un étudiant en sociologie, célèbre son mariage avec Abdullah, jeune journaliste d’Al Jazeera. Elle est vue avec son ami Eman, les deux dissidents des Frères musulmans.

Danse de la jeunesse lors d’un concert Mahragan au Greek Club au centre-ville du Caire. La musique, un mélange de Rap, Electro et le rythme Chaabi traditionnel, sont sortis des quartiers informels du Caire et jouent maintenant dans les clubs. Leurs chansons abordent les problèmes sociaux auxquels sont confrontés les jeunes et les idées de révolution.

Génération Tahrir dresse pourtant le portrait d’une génération en marche. Les photographies de Pauline Beugnies, qui vivait au Caire pendant le soulèvement, dialoguent avec les dessins percutants de l’artiste Ammar Abo Bakr et les textes du journaliste Ahmed Nagy. Ensemble, ils restituent avec énergie et optimisme une part décisive de l’histoire en train de s’écrire.

Romain Laurendeau – prix « Camille Lepage – on est ensemble / Visa pour l’Image »

Romain-Laurendeau-prix-camille-lepage-02Romain Laurendeau / Prix Camille Lepage créé par l’Association « Camille Lepage – On est ensemble » et Visa pour l’Image – Perpignan

Romain Laurendeau est un photographe né en 1975.
Longtemps amateur, il décide de se consacrer entièrement à la photo en 2011, après une transplantation cornéenne qui lui sauve la vue et la vie.
Dés lors, il n’a de cesse de réaliser des reportages de news et des documentaires en immersion.
Récompensé plusieurs fois, il obtient le prix AFD puis le prix Camille Lepage pour son travail en Algérie.
Il fait partie aujourd’hui de l’agence Hans Lucas.

 ASSOCIATION CAMILLE  LEPAGE :

Chaque année, les photos du lauréat du prix Camille Lepage décerné à Visa pour l’image à Perpignan en septembre (n-1) seront exposées lors du festival BarrObjectif (n). En 2015, le prix « Camille Lepage – On est ensemble » et Visa pour l’Image a été décerné à Romain Laurendeau.association-camile-lepage

L’Association « Camille Lepage – On est ensemble » a été créée le  20 septembre 2014, quelques mois après la mort de Camille Lepage en Centrafrique. Cette association a pour but de promouvoir la mémoire,  l’engagement et le travail de Camille. CDP Éditions – Collection des photographes a eu la gentillesse de publier un  livre du dernier travail de Camille Lepage en Centrafrique, République  centrafricaine : On est ensemble. L’intégralité des ventes de ce livre est reversée par CDP Éditions au profit de l’Association « Camille Lepage – On  est ensemble ». Cette initiative de Denis Cuisy permet donc à l ’Association « Camille  Lepage – On est ensemble » de créer et de soutenir ce prix, doté de  8 000 euros, pour encourager le travail d’un photojournaliste engagé au long cours.

Appel Candidature Prix Lepage 2016

Le jury de la première édition du prix Camille Lepage 2015 s’est réuni le 11 juin 2015. Il était composé de Barbara Clément / Elle, Magali Jauffret / L’Humanité,  Catherine Lalanne /  Pèlerin Magazine, Dan Torres / Jeune  Afrique, Lorenzo Virgili et Maryvonne Lepage, la présidente du jury. Le lauréat de cette première édition est Romain Laurendeau. Grâce à ce prix, Romain Laurendeau souhaite rester plusieurs mois en  Algérie pour s’intéresser à la jeunesse algérienne, dans la continuité d’un  reportage sur la jeunesse à Bab el Oued. Il se penchera plus précisément sur  la place du foot et des « Dikis » dans la société (lieux secrets où les jeunes  peuvent se rencontrer pour boire, fumer, se faire tatouer…).

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Bad El Oued

5 octobre 88. La révolte des jeunes enflamme le quartier populaire de Bab El Oued, puis de l’Algérie. En tirant sur la foule, provoquant plusieurs dizaine de mort, le gouvernement venait, sans le vouloir, de livrer la rue aux islamistes. Les mosquées du quartier deviennent alors le berceau le l’intégrisme religieux qui allait plonger les algériens dans près de 10 ans d’une guerre sanglante.

Romain-Laurendeau-prix-camille-lepage-3-barrobjectif-2016

Aujourd’hui, la paix est revenu dans le quartier le plus pauvre d’Alger. Mais les stigmates de la « décennie noire » sont toujours bien présents.

Son héritage de quartier populaire aux ambiances toutes méditerranéennes d’amitié et de solidarité ne suffit pas à faire oublier l’état de décrépitude des cités, le chômage qui atteint des sommets, les mœurs qui se radicalisent alors que de nouvelles drogues apparaissent.

Le « bricolage », les petits trafiques, l’ennuie partout sont palpables, de l’ancien et de ses valeurs datant d’une époque révolue, aux jeunes, prisonniers d’une histoire qu’ils subissent et d’un avenir qu’ils pensent inexistant. Tous essaient d’avancer entre colère et renoncement. Romain-Laurendeau-prix-camille-Lepage-Barrobjectif-2016

Bab El Oued étouffe à nouveau, abandonné d’un gouvernement pourtant riche, et semble plus que jamais cristalliser le marasme dont semble souffrir le peuple algérien.

 

Association « Camille Lepage – on est ensemble » – Conflits au Soudan et en Centrafrique

Camille Lepage est née à Angers, en France. Après des études de journalisme, elle se met à la photographie. En juillet 2012, elle décide de partir au Soudan du Sud pour explorer sa nouvelle passion ainsi que le pays le plus récent sur la carte.

Camille Lepage a été tuée le 12 Mai 2014, dans l’ouest de la République Centrafricaine, alors qu’elle exerçait son métier de photojournaliste.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Conflits au Soudan et en Centrafrique

Soudan, Sudan, South Kordofan, Kordofan du Sud, Kordofan méridionale, Monts Noubas, Nuba mountains
Elle est représentée par Hans Lucas et Polaris et son travail a été publié par The New York Times, The International Herald Tribune, Time, Le Monde, Vice Magazine, The Sunday Times, The Guardian, la BBC, The Wall Street Journal, The Washington Post, X magazine, Amnesty Press, Los Angeles Times, Al Jazeera, Libération, Le Parisien Magazine, Le Parisien, Le Nouvel Observateur, Jeune Afrique, La Croix, Internazionale, DVAfoto, l’Oeil de la Photographie, Photographie.com

Travaux pour les ONG : Human Rights Watch, Médecins sans Frontières, Comité international de la Croix-Rouge, Amnesty International, Mercy Corps, Handicap International, Programme alimentaire mondial de l’ONU, Internews, Crown Agents, Solidarité.

Association Camille Lepage
Adhésion-Association-Camille Lepage
Site internet Camille Lepage

Prix
2014 : POYi (71e) – 2e place, Portrait
2013 : Finaliste de la Bourse du Talent #53 Reportage
Coup de Coeur de l’ANI (Association Nationale des Iconographes ) au festival Visa pour l’Image.