Conférence annulée

L’invité d’honneur Olivier Grunewald ne pourra pas être présent, pour raisons professionnelles, à l’inauguration des expositions, le dimanche 19 sept. Sa conférence prévue le soir est donc annulée. S’il venait à se libérer, nous pourrions reporter celle-ci au week-end prochain.

Infos Covid 19

L’entrée des expositions est ouverte à tous, nous vous demanderons de porter votre masque pour votre visite des expositions.
Nous comptons sur vous, pour que chacun respecte ces règles afin que ce moment de découverte, de partage et de rencontres se passe le mieux possible.

Du gel hydroalcoolique sera également à disposition et il sera demandé au public de respecter les règles de distanciation sociale et les gestes barrières en général.

Pour accéder aux conférences ou à l’espace buvette et restauration, le pass sanitaire vous sera demandé.

C’est quoi un Pass sanitaire ?

  • C’est avoir fait un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72h.
  • Ou avoir un schéma vaccinal complet : 1 semaines après la 2ème injection pour les vaccins à double injection, 28 jours après l’injection pour les vaccins à une seule injection et 1 semaines après l’injection pour les vaccins chez les personnes ayant eu la Covid.
  • Ou avoir un certificat de rétablissement : un test RT-PCR ou antigénique positif de plus de 11 jours et de moins de 6 mois.

Nous souhaitons que vous passiez un agréable moment !

Le festival a besoin plus que jamais de bénévoles
Les nouvelles mesures sanitaires nous obligent à demander à nos bénévoles et futurs bénévoles d’être complètement vaccinés depuis plus de 8 jours aux dates où il/elle interviendra sur le festival ou bien avoir été testé·e négatif (PCR, antigénique ou salivaire) depuis moins de 72h, ou avoir eu le Covid-19 il y a moins de 6 mois.

Si vous avez des disponibilités, la semaine qui précède le festival du 10 au 17 septembre ou durant le festival du 18 au 26 septembre.
Nous vous invitons à vous inscrire sur le formulaire.

Programme des expositions 2021

..L’INVITÉ D’HONNEUR 2021.. 

..SÉLECTION DES PHOTOGRAPHES.. 

..COUP DU POUCE DU FESTIVAL.. 

..COUP DE CŒUR DU FESTIVAL.. 

..HOMMAGE AUX PERSONNELS SOIGNANTS.. 

  • Xavier BOURDEREAUOPERA – Pôle anesthésie bloc chirurgie Centre hospitalier Angoulême

..EXPOSITIONS PARTENAIRES.. 

..EXPOSITION D’ASSOCIATION.. 

Image sans FrontièreVietnam – Hymne à la vie

Olivier Grunewald _ Terre

..INVITÉ D’ HONNEUR 2021..

Photographe Olivier Grunewald

Depuis son tout premier voyage en terre islandaise, en 1978, Olivier GRUNEWALD se passionne pour les volcans en éruption, photographie avec une patience infinie les aurores boréales et capte les lumières souvent fugaces.

Influencé par des peintres comme Turner, Gaspard David Friedrich, Georges de la Tour, ou des photographes comme Ersnt Hass ou Galen Rowell, il guette ces lumières magiques qui donnent vie aux paysages. Les manifestations du monde naturel exercent sur Olivier une véritable fascination et gardent intacte sa passion. Pour lui, photographier est autant un but qu’un prétexte pour s’immerger au cœur des forces de la création.

Ses différents reportages lui ont valu d’être lauréat de la Fondation de la Vocation, du prestigieux World Press Photo à quatre reprises. Certaines de ses images ont été nominées par le Wildlife Photographer of the Year, concours initié par le Museum d’histoire naturelle de Londres. Son travail a été publié par des magazines dans le monde entier, et il est auteur avec sa compagne Bernadette Gilbertas d’une vingtaine de « beaux livres ».

Olivier Grunewald est également  réalisateur de plusieurs documentaires : Nyiragongo, voyage au centre de la Terre, Kawah Ijen, le mystère des flammes bleues, Dallol, aux frontières de la vie.

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2021 : Terre..

C’est pour des scènes dignes de la Création, pour la beauté d’une nature originelle, que le photographe Olivier Grunewald sillonne la planète et ses paysages depuis 40 ans, en quête des premiers matins du Monde.

Volcan Ol Doinyo Lengaï
Coulées de lave carbonatite sur le volcan Ol Doinyo Lengaï en Tanzanie © Olivier Grunewald

Torrents incandescents, fontaines de lave, lacs de magma bouillonnants racontent la formidable énergie à l’origine de la création de la planète Terre, il y a 4,5 milliards d’années. C’est de ce chaos que jaillirent les premières étincelles de vie. Éclairs, aurores boréales, poussières d’étoiles rappellent que notre planète est fruit de l’Univers. Toujours dynamisée par des mouvements internes, fracturée, ridée, rabotée par le temps, son histoire n’est pas celle d’un long fleuve tranquille. Montagnes, vallées, canyons, expriment toute la dynamique des forces chtoniennes et le pouvoir de l’érosion, de la glace, de l’eau, du vent, du froid ou de la chaleur.

Falaises -Parc National de Canyonland
Utah Les fantaisies de l’érosion Mesa Arch dans le Parc National de Canyonland © Olivier Grunewald

Puisse ce voyage à travers le temps, l’espace et la diversité, rappeler que quatre milliards et demi d’années ont été nécessaires pour forger une planète prodigue, généreuse, accueillante. Il invite à une relation renouvelée entre l’homme et la nature, et à plus de respect envers la Terre, berceau de nos origines.

Ana Maria Arévalo Gosen _Dias Eternos

..PRIX LUCAS DOLEGA 2020..

Portrait-photographe-Ana-Maria-Arévalo-Gosen

Ana Maria ARÉVALO GOSEN, née 1988 à Caracas, Vénézuéla, se bat pour les droits des femmes, et son arme c’est le récit visuel. Elle vit actuellement à Bilbao, mais fait de longs séjours au Vénézuéla. Alliant la discipline de la recherche à l’intimité du détail, elle espère créer un impact positif par ses projets.
À cause de la crise, elle a quitté le Vénézuéla en 2009 pour Toulouse, où elle a étudié les sciences politiques et la photographie. Elle a effectué un stage à l’Agence France-Presse où elle s’est familiarisée avec la photographie de presse. En 2014, Ana est partie à Hambourg, où elle travaille comme photographe indépendante. Elle a été photographe éditorialiste, et son travail a été publié dans des médias tels que Szene Magazin ou Der Spiegel.

C’est de 2016–2017 que date son entreprise la plus éprouvante : « Le sens de la vie » raconte la lutte de son mari contre le cancer du testicule. Ils s’en servent aujourd’hui pour sensibiliser le public au sujet de cette maladie. En 2017 à Madrid, et en 2018 à Bilbao, l’exposition a collecté des fonds pour la recherche dans les cancers de l’homme. En 2017, écoutant l’appel de ses racines, elle est retournée à la source de son inspiration, au Vénézuéla. Son premier grand projet, « Dias eternos », sur les conditions des femmes dans les centres de détention préventive de son pays, a été sélectionné par Women Photograph en 2018, et a bénéficié d’une bourse du Pulitzer Center. Le POY Latam lui a décerné le premier prix dans la catégorie Force féminine, et le PH Museum lui a adjugé une mention honorable. Ce travail a été publié par le New York Times, LFI, 6 Mois, El País, Wordt Vervold, entre autres médias, et exposé au Manifesto Festival à Toulouse. En avril 2018, elle a été invitée à la Florida International University de Miami, où elle a participé à un congrès sur la défense des droits humains. Elle voudrait étendre son travail à toute l’Amérique latine.

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2021 : Dias Eternos — jours éternels..

Une détenue transgenre en prison au Venezuela
Poli-Valencia, Carabobo, janvier 2017 : une détenue transsexuelle montre ses cicatrices à travers les barreaux de sa cellule. Elle est traitée comme homme, et doit donc attendre de comparaître avec des détenus masculins qui abusent d’elle. © Ana Maria Arévalo Gosen

Le crime et la violence enracinés dans la société vénézuélienne s’ajoutent à la misère économique qui sévit actuellement et s’amplifient à l’intérieur des centres de détention préventive. La lenteur des procédures tient des milliers de femmes éloignées de leur famille pendant des mois, et même des années.

Le système carcéral va au-delà de ce qui est considéré inacceptable dans les sociétés où la démocratie fonctionne. On y meurt de sous-alimentation, de maladie infectieuse, ou dans les émeutes. Les locaux sont excessivement surchargés, la précarité sanitaire est extrême, et les familles doivent fournir le nécessaire. La présence médicale manque, et dans ce contexte de privation, les détenues sont très menacées.

Ce sont des femmes de condition modeste, leurs vies marquées par l’abandon familial, l’abus sexuel, ou la violence. Elles sont accusées de trafic de drogue, vol, port d’armes prohibé, enlèvement, association de malfaiteurs, corruption de mineur, infanticide, terrorisme, et pillage de propriété privé. Les chefs d’accusation s’étendent aussi à la politique. La loi « anti-haine », adoptée en janvier 2018, interdit tout protestation contre le gouvernement, et de nombreuses femmes se sont retrouvées ainsi derrière les barreaux.

Avoir une deuxième chance dans la vie est une idée chérie par presque tout le monde. Comment est-ce que ces femmes, dont certaines sont mères, pourront, une fois libérées, poursuivre leur vie et réintégrer leur famille ? Qu’est-ce que ces conditions nous apprennent au sujet de la crise actuelle du Vénézuéla ?

Face à cette hideuse réalité du système judiciaire, le débat public et l’action politique, partout dans le monde et non seulement au Vénézuéla, doivent impérativement assumer la tâche d’établir d’urgence un système carcéral qui ne viole pas les droits humains de ces femmes.

Adil Boukind _ Le Kalaripayattu

Adil BOUKIND est photographe documentaire indépendant, né en France et basé à Montréal depuis 2008. Ses travaux portent sur l’intégration des pratiques ancestrales dans le contexte de la société moderne et sur la manière dont elles se sont adaptées ou, au contraire, sont restées identiques. Le but de cette approche est de souligner quels sont les enseignements et les bienfaits qu’ils produisent. Parallèlement à son travail, il explore également les questions sociétales liées à l’identité et au territoire.

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2021 : Le Kalaripayattu..

Considéré comme le pionnier de tous les arts martiaux, le Kalaripayattu (kalari signifiant école et payattu combat) a retrouvé sa notoriété ces dernières années. Bien qu’il existe depuis environ 5 000 ans, cet art martial originaire de la région du Kerala, au sud de l’Inde, a presque disparu pendant l’occupation britannique en raison de ses techniques mortelles dangereuses pour les soldats britaniques. De nos jours, les kalaris sont en train de rouvrir et ce type de combat a un renouveau en tant que technique d’autodéfense et en raison de ses bienfaits pour le corps.

Les artistes martiaux doivent être capables de se retourner complètement pendant le saut complet. Cela leur permet de mieux contrôler leurs techniques et de devenir plus imprévisibles aux yeux de leurs adversaires. © Adil Boukind
Les exercices de yoga font partie intégrante de la formation. © Adil Boukind

Comme un autre art martial qu’il a inspiré, le Kungfu, qui a également subi la répression, le Kalaripayattu continue d’être enseigné de la manière traditionnelle, à l’aube ou au crépuscule, pour éviter la chaleur indienne. Les combattants doivent suivre des étapes strictes, en commençant par l’exercice physique, puis en manipulant différentes armes telles dites de guerre telles que des lances, des épées et des boucliers, en terminant l’apprentissage de soins pour traiter les blessures. Pendant l’entraînement, les coups ne sont pas retenus, il n’est donc pas rare de voir des armes se briser sous des attaques ou des blessures, parfois graves.