Thierry Laporte – Portrait

Né en 1971, il commence sa carrière de photographe en 2002 après avoir suivi une formation avec Philippe Bachelier. La même année, il travaille avec Dominique Colin, photographe professionnel, au Pôle cirque de Nexon dans le cadre du Festival Images en Scènes. Son intérêt pour la photographie a émergé dès l’enfance. Grâce à son premier polaroïd 1000 qu’il reçut à l’âge de 8 ans, il se lance dans la photoPortrait Thierry Laporte (web) © Thierry Laportegraphie et saisit ses premiers clichés pendant les vacances familiales à l’île de Ré. Depuis, il poursuit ses expériences en tant que photographe indépendant et réalise des images très variées, dans des styles différents. Il est à la recherche d’une esthétique réinventée, d’une émotion, d’un instant vivant qui s’offre à lui. Il travaille pour la presse en tant que photojournaliste et publie dans la presse régionale et nationale (L’Echo, Le Populaire du Centre, L’Humanité, Le Figaro). Dans cette confrontation au réel, il développe une prise de vue instinctive et contemporaine en s’adaptant à chaque situation. Cette pratique régulière lui permet d’ancrer une approche singulière et spontanée que l’on retrouve dans sa photographie de scène. Entre deux répliques, entre deux regards, il y a ces instants scéniques à immortaliser. Ils suspendent un moment de grâce, une tension, une émotion. Ils gardent trace de cet art de l’éphémère et nous racontent des instants d’humanité. L’humain est un axe récurent dans son travail d’auteur. Dans ses portraits, il s’agit de saisir une intimité, d’attendre l’instant, où le modèle laissera échapper la part belle qu’il en porte en lui. Il s’agit d’une altérité, être à l’écoute de l’autre pour tenter de faire surgir une vérité. Dans le travail de commande, il propose une esthétique inhabituelle. Il capte des moments pris sur le vif par une proximité avec son sujet et contourne ainsi l’évidence. Il retranscrit une réalité sous un angle nouveau. Il rencontre le photographe Guy Delhaye qui l’accompagne dans ses aventures scéniques ainsi que Richard Dumas (Agence Vu) qui le conforte dans son approche humaniste. Les expositions lui permettent de confronter son approche personnelle au regard du public et de faire évoluer sa pensée photographique au cours d’un moment de partage.

Expositions

2014 : exposition au Théâtre de l’Union.
Collaboration avec le Conseil général de la Haute- Vienne.
2013 : exposition avec le photographe Guy Delahaye dans le cadre du Festival Kaolin et Barbotine. Exposition dans les rues et à la médiathèque de Bellac. Exposition au Centre culturel Yves Furet (La Souterraine).
2012 : exposition à l’Opéra-théâtre de Limoges
2011: exposition des photos de scène au Centre Culturel Jean Gagnant

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Portraits

Regarder les passants dans la rue. Capter un regard, entrevoir une gueule et puis aller à la rencontre de cette personne. Se présenter, dire quelques mots sur le travail et imPortraits © Thierry Laporte (3)aginer déjà la possibilité d’un portrait. Se donner rendez-°©‐vous dans une boutique de Bellac transformée pour l’occasion en studio photographique et attendre. Un tabouret, des rideaux noirs, quelques flashs, la mise en scène est là. Une lumière sur le visage qui ne triche pas. Elle crée une nudité, elle dévoile le paysage secret d’un visage. Un portrait, c’est la rencontre entre deux personnes, entre deux regards, entre deux désirs. Il s’agit maintenant de saisir cette intimité. Il s’agit en fait d’attendre l’instant où elle ne posera plus. Attendre l’instant, où elle laissera échapper quelque chose de son être. C’est un équilibre fragile. Parfois, c’est le modèle qui résiste au photographe. Parfois, c’est le photographe qui résiste à son modèle. Trois à quatre minutes, sept ou huit clichés, c’est le temps de faire ou de ne pas faire cette photo. Échanger, sentir, éprouver ensemble nos regards, nos énergies pour tenter de faire surgir une vérité entre nous. C’est là. Le modèle ne cherche pas à être plus beau, ou plus ceci ou plus cela. Les traces d’une vie se lisent sur son visage. Elles sentent la suie et la terre d’argile séchée. Les scintillements vécus, les chagrins oubliés, l’espoir des beaux jours à venir s’offrent à nous.

Portraits © Thierry Laporte (2) Portraits © Thierry Laporte (1)

 

Michel Handschumacher – Le temps n’efface pas les erreurs

Né en 1965 à Strasbourg, je suis des études d’architecture et travaille au sein d’une agence de la région.Michel.HANDSCHUMACHER-portrait Autodidacte en photographie, je m’attache à vouloir prolonger dans mes clichés des moments particuliers où le temps semble s’être arrêté. M’appuyant sur les traces de ce qui a été, je souhaite amener le spectateur à s’interroger sur sa propre relation au temps et ainsi donner du signifié à l’insignifiance apparente de l’instant photographié.

Contact :
fanmich@orange.fr
Tel : 06 87 73 84 89

Novembre 2010
– Exposition de mes photos prévue à la suite d’un voyage en Inde. Elle n’aura pas lieu car la « Boite à boitiers » (magasin spécialisé dans la vente de matériel photo d’occasion à Strasbourg) arrêtera brutalement son activité.
Mai 2013
– Exposition à « L’ATELIER DE L’INSTANT »
25, rue Kageneck, 67000 Strasbourg, dans le cadre des « Ateliers Ouverts 2013 ».
Décembre 2013
– Exposition collective à L’ATELIER DE L’INSTANT.
Janvier 2014
– Exposition de ma série « Le temps n’efface pas les erreurs » lors de la 4ème édition des « Rendez Vous de l’Image » (RDVI 2014) présidé par Hans Silvester.
Mai 2014
– Exposition à « L’ATELIER DE L’INSTANT »  25, rue Kageneck, 67000
Strasbourg, dans le cadre des « Ateliers Ouverts 2014  ».
Juin 2014
– Exposition au CONSEIL DE L’EUROPE  à Strasbourg avec la créatrice de bijoux Sonia Soussi.
Juillet 2014
Exposition à l’abbaye de MARBACH / Haut-Rhin dans le cadre de la saison 2014.

PROJET EN COURS : Projet musico-photographique avec le photographe Allemand Felix ZAHN et le musicien/compositeur  Bruno FLEUTELOT. 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Le temps n’efface pas les erreurs 

L’immédiateté de la société contemporaine m’amène à vouloir prolonger grâce à la photo des moments particuliers où le temps semble s’être arrêté.HANDSCHUMACHER_Michel_01_Le temps-n-efface-pas03

M’appuyant sur les traces de ce qui a été, je souhaite amener le spectateur à s’interroger sur sa propre relation au temps et ainsi donner du sens à l’insignifiance apparente de l’instant photographié.HANDSCHUMACHER_Michel_12_Le temps-n-efface-pas02

Ces photos prises au camp de Rivesaltes, situé dans le Roussillon, rendent hommage aux républicains Espagnols, antinazis Allemands, Juifs, Roms, Harkis…, internés au milieu du XXème siècle du fait de leurs origines, religions ou opinions politiques.

Ma série s’inscrit dans l’actualité récente.
En déambulant à Rivesaltes on ne peut s’empêcher de penser à la création des centres de rétention pour étrangers, aux discriminations que subissent certaines populations et à la montée des extrémismes en Europe.
Qu’a-t-on retenu des événements passés ? Les politiques actuelles ne reproduisent-elles pas les mêmes erreurs ?HANDSCHUMACHER_Michel_05_Le temps-n-efface-pas01

Mes photos se veulent volontairement esthétiques, jouant avec les lumières, les vues cadrées et les perspectives rigoureuses. En aucun cas elles ne cherchent à magnifier le lieu car la question posée me semble trop grave.

Jacques Hamel – Arte Xáveg

D’origine normande, Jacques Hamel vit et travaille à Dax depuis 1991 comme formateur en informatique.Portrait Jacques Hamel

En 1982, une photo d’identité sera le déclencheur qui lui fera découvrir l’art photographique. Cet événement marquant fera que cette passion, qu’il exercera en autodidacte, ne le quittera plus.

Contact
photo@jacqueshamel.com
Site web Jacques Hamel

Diverses publications et expositions individuelles et collectives :
« Marines », « Sol y Sombra», « Espagne intemporelle, entre profane et sacré», « Arte Xávega, pêche en mer traditionnelle».
2005, 2006 et 2007 – Réalisation de l’affiche du Festival Paso Passion de Dax.
2007 – Réalisation de l’affiche des Fêtes de Tyrosse.
1998, 2004, 2006, 2012 et 2014 – Salon photographique de Mimizan.
2003 – Projection de la série « Marines» et nominé dans la catégorie « Regard sur la mer» au Festival international de la mer à Vannes.
2011, 2012 et 2013 – Festival photographique de Dax.
2013 – Festival de Photoreportage BarrObjectif avec la série « Espagne intemporelle, entre profane et sacré»

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Arte Xáveg, nom portugais pour cette forme de pêche en mer traditionnelle, encore visible sur la côte portugaise, mais pour combien de temps ?  jacques_hamel_portugal011Qui n’a jamais vu ces célèbres images de pêcheurs du Portugal, essentiellement prises à Nazaré dans les années 50-60, par nombre de grands photographes comme Edouard Boubat, Sabine Weiss, Jean Dieuzaide ?

Ayant parcouru l’Espagne pendant 5 ans à la recherche de sa culture traditionnelle, je reviens 15 ans plus tard au Portugal à la rencontre de ces pêcheurs. En fonction de la météo, vous pourrez encore les apercevoir à Furadouro, Torreira, Praia de Tocha, ou encore Praia de Mira. J’ai choisi comme port d’attache Torreira, petite station balnéaire derrière la ria d’Aveiro, au sud de Porto, pour 3 séjours en 2012 et 2013.

Mer forte et vent puissant. Sur la longue plage, 2 bateaux en bois au loin, fièrement calés sur le sable, parfois cachés par les dunes, attendent toute l’année un départ. Il n’y a pas si longtemps, fierté de tout un village, ils trônaient en plein centre de la plage. Et même si l’été ils sont encore la principale attraction touristique de la ville, ils ont été repoussés à l’écart. Là où autrefois les filets séchaient sur le sable, se trouvent aujourd’hui des bars branchés sur pilotis : changement d’époque, cohabitation impossible.

jacques_hamel_portugal006De retour du Luxembourg il y a 9 ans, Marco a repris l’un de ces bateaux. Toute l’année, 7 jours sur 7, il espère une météo clémente pour affronter l’océan. Pas toujours gagné. Pour exemple, en mai dernier, lors de mon deuxième séjour de plus d’une semaine, je n’ai pu réaliser des images qu’un seul jour. Grain trop gros pour sortir.

Hommes et femmes de toutes générations composent son équipe, avec des tâches bien précises. Certains vont partir en mer pour lancer le filet qui sera ensuite tiré jusqu’à la plage. D’autres resteront sur le sable pour enrouler le cordage de la sortie en cours, préparer le filet pour la sortie suivante ou trier le poisson encore frétillant. Depuis 15 ans déjà, le tracteur a remplacé les bœufs. Utilisé pour mettre le bateau à la mer,  tirer le filet sur la plage, remonter le poisson une fois trié sur le sable, il a ainsi un peu facilité ce travail si difficile. C’est indéniable même si on ne peut  que regretter la disparition progressive de l’aspect typique de cette pêche. Mais de nos jours, les exigences économiques sont impitoyables : dans un Portugal déjà rudement touché par la crise, pas de sortie en mer, pas de travail, pas de poisson, pas d’argent.

En posant mon regard sur ces scènes de pêche, je me suis posé la question de leur avenir. Quelle jeune génération s’aventurera à prendre la relève de cette tradition aujourd’hui fragilisée ? Pourtant, nul doute, que leurs techniques s’inscrivent complètement dans la vision moderne du développement durable, respectueuse des ressources de la mer, loin, si loin de celles des chalutiers industriels.

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Loïc Guston – Territoire hors saison

Loïc Guston a suivi une formation artistique à l’École des beaux-arts de Bordeaux parallèlement à des études universitaires en histoire de l’art et communication.

loic_guston_PortraitIl exerce la profession d’enseignant d’arts plastiques depuis 1987. Il demeure actuellement à Dax (Landes). La photographie a toujours été son mode d’expression privilégié. Sa pratique s’attache plus particulièrement aux domaines de l’architecture et du paysage, qu’il soit naturel, urbain ou industriel. Selon son sujet, il aura une approche soit exclusivement documentaire soit plus poétique. Sa démarche artistique est donc très liée à la façon dont il va percevoir l’espace et s’engager dans la durée ; elle sera en somme authentique et sensible. Cela déterminera enfin ses choix techniques tels que celui de la couleur ou du noir et blanc, celui du format et tout ce qui va contribuer à donner cohérence et expressivité à une série.
Il a participé à l’exposition collective sur le thème de La Modernité  à l’Université d’Avignon en 2010. Son exposition intitulée ARTchitectures a été présentée au festival de la photographie de Dax et à celui de Barro en 2013. La même année est édité le livre-objet Entre les lignes (Richard Meier/VoixEditions, collection CosyWorks©) qui regroupe ses photographies consacrées à l’architecture du Musée Juif de Berlin. En 2014, c’est donc pour la seconde fois qu’il présente son travail pour le festival de reportage Barrobjectif.

Site web Loïc Guston

BarrObjectif 2013 – Loïc Guston

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Territoire hors saison 

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© Loïc Guston

C’est un territoire qui s’étend sur 80 kilomètres du littoral de la côte Atlantique mais n’excède pas quelques centaines de mètres de large. Située dans les Landes, cette bande sablonneuse est photographiée à partir de quelques lieux choisis pour être des sites attirant la foule touristique en période estivale. Ce sont les plages d’Ondres, Labenne, Capbreton, Hossegor, Vielle-Saint-Girons, Mimizan,… Ce sont toutes des stations balnéaires bien connues de la Côte d’Argent.

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© Loïc Guston

A « la belle saison », cet environnement peut être perçu et représenté comme un « paysage de carte postale ». Qu’en est-il hors saison ? Le thème n’est pas nouveau mais le sujet a ses particularités liées à un espace géographique, un regard, une sensibilité. La série présentée se veut donc documentaire mais pas seulement.

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© Loïc Guston

Si la photographie d’architecture est le domaine de prédilection de Loïc Guston, il s’en est temporairement éloigné pour élargir son champ de vision en s’orientant vers le paysage à caractère naturel. Plusieurs mois consacrés à ce seul travail dit bien sa volonté d’œuvrer dans la durée tout en limitant volontairement son champ d’action. Ayant toujours habité à proximité de la mer, il avait l’expérience du « résident à l’année » mais ce n’est qu’en septembre 2013 qu’il s’est engagé dans ce qui fut une redécouverte du paysage habité par lui ; il se révéla que c’était le paysage qui l’habitait !
Passé le mois de septembre, la vacuité des espaces naturels ou aménagés peut donner un sentiment d’abandon mais pas seulement. Certes, les plages sont désertées, les activités de loisirs sont arrêtées et les très nombreux logements locatifs, ainsi que la plupart des commerces, sont fermés pour plusieurs mois. Cependant, dans le même temps, on assiste à une certaine réappropriation du territoire. Les serviettes de bain et parasols disparus sont remplacés par les bois flottés et les divers déchets échoués sur le sable. Les « chasseurs de trésor » explorent la plage à la recherche d’objets perdus par les baigneurs, les surfeurs sont désormais les seuls à franchir les vagues et les pêcheurs locaux ont repris possession des jetées…

loic-guston-bateauD’emblée, les modalités de prises de vues se sont imposées d’elles-mêmes comme le format panoramique particulièrement adapté au caractère étendu de ce paysage.  D’autre part, l’absence de premier plan sur certaines vues accentue le vide apparent et le choix des cadrages correspond simplement à des points de vues imposés par la topographie ; celle des plages et des dunes remodelées par vents et marées ou celle constituées par les Pyrénées à l’horizon côtier. Enfin, les couleurs ou les tonalités de lumière sont celles d’un automne clément suivi d’un hiver ponctué de fréquentes tempêtes ; mais point n’est besoin de rechercher le spectaculaire pour avoir le sensationnel… Certains indices sont introduits dans chaque image afin de solliciter les sens, l’imaginaire et l’affectif. Ce sont des « petits riens » qui peuvent faire que ces images du bord de mer en appellent d’autres, celles des souvenirs de l’enfance ou plus généralement de vacances qui sont inscrits dans chaque mémoire.

Jean-Daniel Guillou – Le petit Gaël

Né en 1963 à Dakar (Sénégal), il vit en Charente. Photographe freelance, il est l’auteur du livre 18, Appels d’urgence (éditions Arléa) sur les sapeurs-pompiers, un reportage qui a nécessité deux ans de travail. Il a notamment réalisé pour Géo un exceptionnel témoignage photographique sur les derniers Tziganes vivants en roulotte dans le Limousin.

Jean-Daniel Guillou est un passionné de l’Afrique où il a réalisé un reportage sur l’association de L’Arche de Zoé. Emprisonné au Tchad pendant deux semaines, il s’est retrouvé au cœur de l’actualité.Portrait Jean-Daniel.Guillou Curieux des univers les plus variés, il est un observateur patient du quotidien et de ses semblables. Il appartient à la famille des photojournalistes au long cours et réalise des sujets complexes ou nécessitant une approche précautionneuse. Jean-Daniel Guillou aime se fondre dans le paysage, se glisser dans la peau d’un anonyme jusqu’à se faire oublier pour capter la sincérité de l’autre dans l’intimité de son quotidien. C’est ainsi qu’il met également son expérience acquise au fil de ses reportages au service des entreprises et des institutions. Quel que soit le sujet, il conduit son travail avec la même exigence : partager la richesse de ses rencontres, restituer les émotions et les instants qui lui sont offerts.

Jean-Daniel Guillou aborde la photographie comme une façon de vivre avant même de l’envisager comme profession.
Contact
tel : 06 85 52 91 10
courriel : jdguillou@hotmail.com
Site web de Jean-Daniel Guillou

Exposition Barrobjectif 2013 : Toutes à l’école, Happy Chandara, Cambodge
Exposition Barrobjectif 2012 : Les yeux du monde
Exposition Barrobjectif 2011, 2010, 2008, 2007, 2006, 2005

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Le petit Gaêl

Eric Taraud est le patron du petit Gaël, Vincent, Christophe, Tristan et Steve sont les marins du fileyeur  et vivent  tous sur l’Ile d’Yeu.

Le petit gaël est un fileyeur de 23 mètres et celui-ci pratique la pêche au merlu.

Ils partent pour des marées de 8 à 15 jours, le travail est très dur, le bateau transporte 3 kilomètres de filet  et en moyenne ils ramassent 12 à 18 tonnes de merlus par semaine.

Qu’ils prennent ou non du poisson, le boulot est éreintant, à bord ils se lèvent vers  5 heures du matin, pour envoyer les filets et lorsqu’ils les remontent, plus tard, il faut démailler les poissons, les algues, les crabes et divers débris flottants.

Ils finissent vers 23 heures pour reprendre quelques heures plus tard. Après trois ou quatre jours, l’épuisement est total.

Le plus dur, aujourd’hui, c’est l’incertitude de ce qu’ils vont gagner, qui dépend de la ressource, mais aussi des fluctuations des prix en raison des gros navires venus d’Espagne et qui balancent leurs énormes filets.Guillou-1 Guillou-2 Guillou-3

Olivier Grunewald – Images de la création

Après une formation en photographie publicitaire à Paris, Olivier Grunewald revient à ses premières sources d’inspiration, la montagne, la nature, les grands espaces. En 1986, il accroche son studio de prise de vue dans les falaises et suit, au bout d’une corde, les grimpeurs de haut niveau. Il entreprend ensuite un travail à la chambre photographique sur les paysages de l’Ouest américain et d’Australie. Depuis, il parcourt le monde avec sa compagne Bernadette Gilbertas et réalise avec elle des reportages sur la nature, la faune sauvage et les phénomènes naturels, volcans, aurores boréales.

Publiés en France et à l’étranger, ils valent au photographe d’être nominé quatre fois par le World Press Photo. Par une quête patiente d’éclairages exceptionnels, magiques ou fugaces qui magnifient les paysages, Olivier exacerbe le côté sauvage et primitif de la nature. La photographie est pour lui autant un but qu’un prétexte pour s’immerger dans le monde des premiers jours de la Création.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Images de la création

« Images de la Création » est le reflet de la quête photographique que mène Olivier Grunewald depuis plus de vingt ans ; capter le monde sauvage comme aux premiers jours de sa Création.

L’exposition s’articule autour de quatre thèmes dont l’enchaînement entraîne le visiteur depuis le chaos originel jusqu’à l’apparition de la vie sur notre planète.

Le chaos referme les germes de toutes formes en devenir.

Surgis du néant, des fleuves de magma en fusion s’épanchent et se déversent en cascades incandescentes. L’eau et le feu, matières primordiales s’affrontent. Bouleversements volcaniques, orages, manifestations célestes, telles que le ballet des aurores polaires, sources chaudes bouillonnantes accompagnent la gestation de planète Terre.

La Terre s’apaise.

Auréolée dans les lumières de l’aube, elle apparaît à l’état brut.

Puis sous le burin des éléments se plissent, se creusent, se fissurent, s’effritent, et s’assagissent : chaos rocheux, montagnes, formes d’érosion, déserts de sable, falaises se façonnent sous le rabot des glaces, du vent et de l’eau.

Le Jardin d’Eden peut éclore sur cette terre devenue nourricière.

La végétation apparaît, la terre se pare de couleurs. D’une graine et d’une goutte d’eau naissent les fleurs même au cœur du désert. Attirés par la lumière, les arbres et les forêts se dressent jusqu’au ciel. La végétation déploie ses formes à l’infini.

Jean Gaumy _ L’invité d’honneur 2014

Portrait_jean_gaumy_Jean Gaumy est l’une des figures majeures de la photographie française. Passé par l’ agence Gamma, il a rejoint l’agence Magnum en 1977, il reçoit par deux fois le prestigieux Prix Nadar en 2002 et en 2010.

Jean Gaumy nous emmènera au Japon à Fukushima, au Pôle Nord avec le voilier polaire le Vagabond, au Kyrgystan, à bord du plus récent des sous-marins nucléaires lanceur de missiles nucléaires – « le Redoutable », au phare de Cordouan etc..
Une année riche et une formidable occasion de découvrir le travail photographique de Jean Gaumy, photographe de l’agence Magnum depuis 40 ans.

Fukushima_

Fukushima-Gaumy Voilier_Vagabond

Vidéo Jean Gaumy à l’agence Magnum

Le site de Jean Gaumy

Éric Forey – Happy Days

J’ai commencé la photo à 12 ans et le virus ne m’a plus lâché.portrait eric foreyJ’ai toujours apprécié cet acte de déclencher. Je suis un urbain et donc naturellement attiré par et environnement et toutes les palettes qu’il offre en permanence. L’apparition du numérique m’a enfin permis de maîtriser la chaine du déclenchement jusqu’au résultat terminal en m’ôtant cette frustration d’avoir soumis mes photos couleurs à un tireur industriel. Les rouges sont maintenant ceux que je veux. Les bleus aussi bien sûr. La photo m’est aussi nécessaire que la respiration. En animant des formations, j’essaye de donner le goût pour la photographie urbaine, ce sont les moments ou je sors de mon égoïsme quasi autistique de photographe. J’en sors aussi lors de toutes les rencontres magiques que la photographie m’a donné l’occasion de réaliser et notamment lors de mes expositions individuelles ou collectives un peu partout en France.

Ma démarche
– Chasser la forme
– Débusquer la couleur
– Regarder ce que nul autre ne perçoit
– Avancer, reculer, tourner, et découvrir le beau où l’on ne l’attend pas
– Lever les yeux
– Ralentir le pas
– Se pencher
– S’accroupir
– Absorber la ville
– Attendre la lumière
– Prendre le temps de réaliser l’harmonie nichée là où rien n’était prévu
– Apprendre à ressentir différemment la ville
– Frissonner pour une façade
– Vibrer pour un bardage
– S’émouvoir d’un mur
– Vivre la ville, toute la ville
Réinventer l’espace urbain pour qu’il devienne un monde

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Happy Days

Happy Days est une série qui tente d’épingler des instants de vie heureux, des moments de soleil, de vacances. Elle est conçue comme une madeleine de Proust qui aurait voulu capter les odeurs du soleil, les bruits de la chaleur d’été, le goût du temps qui passe lentement. Il faut que tout cela vous revienne, quand, au creux de l’hiver et de ses nuits sans fin, vous ouvrez la boite à trésors contenant ces photos. Vous y trouverez aussi des saveurs d’enfance, parfois de douce nostalgie, mais aussi d’impatience du retour des soirées dehors. Ce sont quelques fragments de mes bonheurs que je souhaite partager.

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Expositions

Septembre 2009 : Exposition collective « Courbes » (Collectif Imag’one) Médiathèque – Chassieu – Rhône.

Octobre/Novembre 2009 : Exposition « Ciels Urbains » Inauguration de l’espace d’exposition Photostage – rue Camille Jordan – Lyon – Rhône.

Février 2010 : Exposition « Romane l’héritier de Django » Karavan Théatre – Chassieu – Rhône.

Mai 2010 : Exposition collective « Courbes 2 » (Collectif Imag’one) Mairie du 1er arrondissement – Lyon – Rhône.

Mai/Juin 2010 : Exposition individuelle « Urbanitées » 106ème Congrès des Notaires – Bordeaux – Gironde.

Septembre 2010 : Troisième place du concours Nikon : Un nouveau regard.

Novembre 2010 : Parution d’un portfolio de 6 pages « Angles Chromatiques » Magazine « Chasseur d’Images » n° 329 décembre 2010.

Janvier 2011 : Exposition collective « Mes @dversaires bien-aimés » Espace Dupon, 75018 Paris. Partenariat Nikon – Epson – Dupon.

Février 2011 : Exposition individuelle « Kromatik Cité » Mairie 2ème arrondissement de Lyon – Rhône.

Février 2011 : Finaliste concours « Humains Urbains » pour le salon de la photo de Riedisheim.

Mai 2011 : Création et animation d’une formation « construire une série photo urbaine » au sein de Photostage, entreprise spécialisée en formation photographique sur Lyon.

Juin 2011 : Finaliste concours « Urban Photo » et exposition de 5 photos du 20 au 28 mai aux centres d’animation Montgallet, Maurice Ravel et à la Maison des ensembles – Paris.

Juin 2011 : Exposition « Zumains Zurbains » 107ème Congrès des Notaires – Palais des festivals de Cannes.

Juin 2011 : Parution : photo du mois – Magazine « Réponses Photo » Numéro 232 – juillet 2011.

Juin 2011 : Vainqueur appel à projet Nikon « Promenades photographiques de Vendôme » – Exposition de 8 photos du 17 juin au 18 septembre.

Juin 2011 : Parution : Le révélateur – Magazine Compétences Photo, Numéro 24 – Septembre 2011.

Janvier 2012 : Vainqueur du concours du magazine Photo, catégorie graphisme.

Janvier 2012 : Interview dans G.U.P. Magazine. Plus important magazine hollandais de photographie.

Février 2012 : Exposition individuelle « Kromatik Cité » – Mairie du 6ème arrondissement de PARIS Parrainée par Nikon France.

Mars 2012 : Exposition individuelle – « Ombres Blanches » Karavan Théatre – Chassieu (Rhône).

Mars 2012 : Finaliste (3ème place) catégorie « architecture » du concours de Photographies de l’Année. Concours réservé aux photographes professionnels.

Avril/Mai 2012 : Exposition dans le cadre des « Irréelles », organisée par le magazine Compétence Photo en compagnie de deux autres photographes pour l’inauguration de l’espace photo au CCAS de Bordeaux – Gironde.

Septembre 2012 : Exposition individuelle « Aux 3 Gaules » – rue Burdeau – Lyon.

Septembre/Octobre 2012 : Première page et rédaction d’un article de 16 pages et 20 photos sur la photographie urbaine. Magazine « Compétence Photo » n°30.

Novembre 2012 : Parution du livre « Photographier l’urbain » aux Editions Pearson.

Décembre 2012 : Parution article 6 pages avec interview et illustrations dans Nikon Pro Magazine, tiré à 66 000 exemplaires et distribué au niveau européen à tous les professionnels travaillant avec cette marque.

Mars 2013 : Vainqueur catégorie « architecture » du concours de Photographies de l’Année. Concours réservé aux photographes professionnels.

Avril 2013 : Lauréat concours Ilford Noir et Blanc.

Juin 2013 : Exposition Kromatik Escapes dans le cadre de l’exposition collective « Echappes Belles 4 ».

Juillet 2013 : Parution de 2 photographies dans le magazine anglais N’Photos.

Septembre 2013 : Lauréat du concours « Huis Clos – Le Couple » dans le cadre du festival MAP de Toulouse et exposition de la photo lauréate en format géant sur les quais de la Garonne.

Octobre 2013 : Interview et article illustré sur 4 pages dans le magazine anglais « Amateur Photographer ».

Octobre/novembre 2013 : – Exposition de la série « Le ciel vu de la terre » dans le cadre de la quinzaine photographique de Cholet. Manifestation qui existe depuis plus de 30 ans. Expositions parallèles lors de la quinzaine : Brassaï, Anita Conti et Pierrot Men
– Animation d’un atelier photographique de deux jours sur le thème « photographie urbaine ».

Novembre 2013 : Exposition de 4 photographies au Salon de la Photo de Paris sur les stands Agora du Net, Profession Photographe, Art Photo Lab et Ilford.

Janvier 2014 : Rédaction d’un autre ouvrage aux Editions Pearson sur les séries photographiques. A paraitre mi 2014.

Février 2014 : Finaliste des Photographies de l’Année. Catégorie architecture.

Mars 2014 : Exposition Toulouse.

Juin 2014: Exposition Perpignan.

Corentin Fohlen – Le tourisme humanitaire au nom de Dieu

Photographe français diffusé par Divergence et travaillant en commande pour:
The New York Times, « M » ( le magazine du Monde ), Paris Match, Libération, Stern, Polka Magazine, The International Herald Tribune, Le Monde, le Figaro, le Point, le Nouvel Observateur, le JDD, l’Express, Marianne, Le Temps, Die Zeit, la Vie, les Inrockuptibles, Afrique Magazine, le Pèlerin, Causette, Long Cours, La Croix, Phosphore, Le Parisien Magazine, Top Santé, Femme Actuelle, Wondereur, Saveur…

Commandes institutionnelles: Handicap International, la Fondation Raoul Follereau…photo corentin Fohlen

Né en France en 1981, je découvre la photographie durant mes études de Bandes Dessinées à Bruxelles et change de passion au cours de la dernière année. Après m’être installé à Paris en 2003, je découvre l’univers de l’actualité, l’excitation des manifestations, le défi du journalisme et entre dans une petite agence photo, Wostok Press. Après être passé par les agences Gamma puis Abaca, je deviens totalement indépendant et diffuse à l’association Fédéphoto, devenu depuis Divergence. Jusqu’en 2011 j’ai couvert l’actualité française et internationale : élection présidentielle française en 2007, conflit au Nord-Kivu, Afghanistan, révolution en Ukraine et à Bangkok, émeutes en banlieue parisienne et à Athènes, séisme en Haïti, révolution arabes en Egypte et Libye, premières élections libres en Tunisie, famine dans la Corne de l’Afrique… avant de prendre du recul, du temps et orienter mon travail vers des histoires plus longues et une réflexion plus documentaire.

Depuis 2012 je me suis lancé dans un travail au long cours en Haïti: une réflexion sur les conséquences de la mainmise internationale sur le pays.

Lauréat de plusieurs prix photographiques dont un WORLD PRESS Photo, un VISA d’OR du Jeune Reporter, le Prix du SCOOP d’Anger, Photographie de l’Année…

IN THE NAME OF HAITI : Le tourisme humanitaire au nom de Dieu

Healing Haiti, Food for the Poor ou encore Hope Alive !  sont des organisations américaines chrétiennes installées en Haïti depuis plusieurs années.  A l’instar de centaines d’autres organisations, dont l’activité s’est envolée depuis le séisme du 12 janvier 2010, celles-ci organisent, en dehors de leurs actions humanitaires, du volontariat : chaque semaine une « team » composée d’une dizaine d’américains, débarque en Haïti pour un séjour organisé. Au programme, distribution d’eau dans le bidonville de Cité Soleil – considéré pourtant comme l’une des zones les plus dangereuses du pays – visite d’orphelinats, d’écoles avec distribution de chewing-gum, journée à la plage avec des orphelins, mais surtout des centaines de photos ramenées en souvenirs et de nombreux câlins distribués.

C-Fohlen-HAITI-01 C-Fohlen-HAITI-02pg C-Fohlen-HAITI-03Jeff Gacek et Alyn Shannon, fondateurs de Healing haiti, ont décidé de se consacrer, au nom de Dieu, à ce pays : «  Nous n’avons pas choisi Haïti…Dieu a choisi Haïti pour nous ».

Selon l’ambassade des Etats-Unis, environ 200 000 américains débarqueraient chaque année en Haïti, se sentant investis d’une mission où charité et prosélytisme font bon ménage. Aucun contrôle de l’Etat n’est effectué : il est très facile pour une organisation étrangère de créer sa propre ONG, église, école ou orphelinat, contribuant ainsi à déresponsabiliser le gouvernement local.

Un humanitaire français, travaillant lui pour une ONG internationale, laisse entendre à leur propos, « qu’au mieux ce qu’ils font est inutile. Au mieux…

Julien Ermine – Les bonnets rouges

Julien Ermine est un photographe rennais, âgé de 32 ans. Passionné par la photo, il a d’abord travaillé 8 ans dans le secteur de l’animation jeunesse, éducative et sociale à Rennes et sa périphérie.
C’est en 2008 que le déclic arrive. Après quelques années d’une intensportrait julien erminee pratique de la photographie, il met fin à ses activités pour effectuer un virage dans son parcours professionnel. Il retourne à l’école, en formation de photographie à l’âge de 27 ans à Rennes, et confirme les attentes placées en lui.
Début 2010, il part en Inde effectuer une série de reportage sur des thèmes variés qu’il mène jusqu’au début de l’année 2012. Vous pouvez retrouver une partie des images dans le menu portfolio.
En Mars 2013, il est nominé à trois reprises, pour recevoir le prestigieux prix des Photographies de l’année 2013
Seul photographe à cumuler trois nominations, il remporte finalement deux Prix :
Le PRIX de la PHOTOGRAPHIE de l’année 2013 – catégorie « PHOTOGRAPHIE HUMANISTE »
-Le PRIX du « MEILLEUR JEUNE TALENT PHOTOGRAPHIQUE » 2013.
-Son reportage « 1sur5″, lui aussi nominé, termine 3eme du Concours pour « le Reportage de l’année ».
En 2014, il remporte le prix du Reportage de l’année pour un sujet sur le mouvement des bonnets rouges qui a embrasé la Bretagne à la fin de l’année 2013.

Julien ERMINE réalise également des travaux photographiques sur commande, à l’attention des entreprises, de fondations, de magazines et revues, etc.
N’hésitez pas le contacter pour toutes informations concernant la réalisation de projets photographiques, en cliquant ici.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Les bonnets rouges 

Le mouvement « des Bonnets rouges », apparu fin 2013 en Bretagne à la faveur de la crise économique qui a fait vaciller le gouvernement en cette fin d’année, est un mélange complexe de revendications économiques, fiscales et régionalistes.Bonnets rouges, entre coleres et revendications (14)Historiquement, ce mouvement voit le jour en 1675 lorsqu’éclate une révolte antifiscale dans l’ouest de la France. En 2013, un élan de protestation Breton en reprend certains codes, dont le symbole le plus emblématique est le bonnet rouge.

Fin 2013, alors que l’industrie agroalimentaire Bretonne (Groupe GAD (abbatoir de porc), Marine Harvest(production de poisson), Tilly Sabco et Doux(production de volailles), Jean Caby(salaison)) connait de graves difficultés économiques, le gouvernement annonce la mise en place de l’écotaxe poids-lourd.

Pour des milliers de citoyens Bretons, d’élus, de syndicalistes et de patrons, cette nouvelle taxe est ressentie comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase. La fronde s’organise et reprend le flambeau d’un mouvement lancé par les salariés de ces entreprises en difficultés.

Julien Ermine Bonnets rouges, entre coleres et revendications blog (2)Le collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », emmené notamment par le maire de Carhaix (29) Christian Troadec, (maire « divers gauche régionaliste ») devient le fer de Lance d’une vague contestataire qui s’étend. En s’élargissant, celle-ci prend la forme d’une union régionale face au pouvoir national, centralisé à Paris.

La contestation touche à d’autres thématiques qui intègrent alors le spectre de la colère et des revendications : Soutien économique, augmentation du taux de TVA au 1er janvier, radars, politique plus régionaliste et, même à sa marge l’équitaxe.

A la fin du mois d’octobre,  les bonnets rouges organisent des rassemblements un peu partout en Bretagne.

Le 2 novembre, une grande manifestation réunie 30000 personnes à Quimper(29) et raisonne à l’échelle nationale. Une forêt de drapeaux bretons et de bonnets rouges envahissent les rues tandis qu’à sa marge, éclatent de violents affrontements  avec les forces de l’ordre.

Fort du succès de cette manifestation, les rassemblements se succèdent et chaque jour, les bonnets rouges concrétisent leurs mécontentements. Les portiques écotaxes sur les axes routiers sont mis à mal, des radars sont vandalisés, etc.

À Paris, le manque d’anticipation initial amène plusieurs ministres à se mobiliser autour du 1er ministre d’alors, Jean Marc Ayrault. Le gouvernement propose le 29 octobre la suspension du projet écotaxe, ainsi qu’un pacte régional pour la Bretagne doté de 2 milliards d’euros (Composé d’aides déjà prévues, et de nouvelles aides)

Les revendications du collectif perdurent néanmoins, ne voyant là qu’une manœuvre politique reportant simplement la mise en place d’une taxe jugée injuste pour une région qui ne possède pas d’alternatives au transport routier.

D’autres manifestations suivront.Bonnets rouges, entre coleres et revendications blogApres le succès des rassemblements, le collectif des bonnets rouges prolonge son action et organise les états généraux de Bretagne en Mars 2014. Les sympathisants s’expriment lors de comités locaux. Il en résulte un cahier de Doléance où figurent 11 propositions.

Suite au remaniement ministériel post-élection municipale du mois d’avril 2014, Ségolène Royal, fraichement arrivée au gouvernement, annonce dans la foulée de sa nomination une volonté de remettre à plat cette taxe. Est-ce un effet d’annonce ou bien le 1er acte de la mise à mort de ce projet ? Nul ne le sait encore.

Même si le mouvement fait « moins parler de lui » au printemps, les bonnets rouges continuent les attaques éclairs contre certains portiques (incendies à Bains de Bretagne, puis démontage du portique, occupation du portique de La Gravelle, présences permanentes des forces de l’ordre sur certains portiques, etc.) et attendent une réponse officielle du gouvernement après les élections européennes…

…sous peine de reprendre le mouvement.