Moland Fengkov – Navy Metal

Moland FengkovMoland FENGKOV – FRANCE Photojournaliste indépendant français formé à l’EMI-CFD. Parmi ses travaux, il couvre les troubles politiques ayant précédé le coup d’état en Thaïlande de mai 2014, publie un reportage sur Phuket, paradis des lascars français, ou encore approche un club de tir 100 % féminin au Texas. Par ailleurs, amateur de heavy metal, il couvre le Hellfest, le plus grand festival consacré à ce genre musical en France, et va jusqu’à embarquer pour une croisière de luxe avec à bord 3000 métalleux.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Navy Metal

Chaque année, depuis 2011, Miami (Floride, États-Unis) voit débarquer sur ses plages une population toute de noir vêtue. Venus des quatre coins du monde (75 nationalités différentes en 2018), ces quelque 3000 touristes d’un genre particulier embarquent sur un bateau de croisière pour une escapade en mer de quelques jours dont aucun ne revient indemne.

L'Independence of the Seas

Belly flop contest, concours de plat (saut dans une piscine en tentant de créer les plus grandes éclaboussures d’eau) à bord de L’Independence of the Seas, bateau de croisière au large de la mer des Caraïbes embarquant une croisière consacrée au heavy metal. Un jury composé de musiciens décerne des points, à la manière d’une épreuve de patinage artistique, en fonction de la beauté du saut et de l’ampleur des gerbes d’eau générées par le saut. Le vainqueur gagne une bouteille de champagne et une médaille. Nombre de compétiteurs viennent déguisés. Pendant cette 8e édition de 70000 Tons of Metal, le nom de ce festival flottant, quelques 3000 fans de heavy metal vont faire la fête et assister aux concerts d’une soixantaine de groupes (chaque groupe se produit 2 fois sur différentes scènes, dont une sur le pont supérieur, en extérieur) tout en jouissant des services d’une croisière de luxe classique.

70000 Tons of Metal, le nom de cette croisière de luxe, est exclusivement consacrée aux amateurs de heavy metal. Depuis sa création, il a vu fleurir des émules, mais se targue de rester le 1er et le plus grand festival de heavy metal sur mer.

Matthieu Chazal – Mossoul, après les combats : chroniques du Nord de l’Irak

Matthieu Chazal

Matthieu CHAZAL – FRANCE – Photographe indépendant français, je suis diplômé en géographie, philosophie et journalisme. Après des reportages en Afrique de l’Ouest et sur les Tziganes en Turquie, je mène un projet au long cours sur les points de liaisons et de ruptures entre Est et Ouest, Orient et Occident. Je voyage fréquemment en Turquie, dans le Caucase, en Europe de l’Est, au Moyen-Orient. J’ai suivi entre autres la crise migratoire (Turquie, Balkans) ou la libération de Mossoul.
Je développe une photographie documentaire en une approche non littérale, essayant de composer des récits photographiques dans lesquels une silhouette, une gestuelle, un détail apparemment insignifiants donnent au spectateur une place à son imagination.

Mes photos ont été publiées dans diverses publications en France et à l’étranger (Politis, El Mundo, National Geographic – Out of Eden Walk, L’Œil de la Photographie, Agos)… et ont été exposées au Musée de l’Immigration, au Centre culturel turc Elele (Paris), aux Nuits noires de la photographie (Bordeaux), au festival Barrobjectif (Charente), à la galerie Hafriyat et à l’université de Bilgi (Istanbul)…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Mossoul, après les combats – Chroniques du Nord de l’Irak

En juillet dernier, la bataille de Mossoul se termine. La partie ouest de la ville, autour de son centre historique où s’étaient retranchés les derniers combattants de l’État islamique, est une cité fantôme, dévastée par 9 mois de combats.

Ces photos ont été prises lors de trois séjours en Irak : en décembre 2016, pendant la bataille de Mossoul, à la libération de la ville en juillet et septembre 2017 et au printemps dernier.

Après Mossoul, Irak

Faire face à la désolation : celle des hommes, des civils surtout, premières victimes de ce conflit. Faire face à la destruction : celle des villes et villages tenus par l’État islamique pendant trois ans. Dans sa folie dévastatrice, l’État islamique a même voulu éradiquer l’Histoire en détruisant la cité assyrienne de Nimroud. Cette série Mossoul, après les combats dessine les conséquences immédiates du conflit, son tragique, son absurdité.

Au milieu des ruines de la vieille ville de Mossoul, ce sont les cadavres des djihadistes et le va-et-vient des soldats irakiens. Les secouristes tirent des décombres, les dépouilles des civils, victimes des combats rapprochés et des bombardements de la coalition internationale. C’est l’heure des enterrements, du deuil. Du repos aussi, pour les soldats qui posent enfin leurs armes.

La reconstruction des villes et villages occupés par l’État islamique et détruits pendant les combats sera longue. Les différentes communautés qui composent la région du Nord de l’Irak, Kurdes, Chrétiens, Arabes sunnites, Yézidis, tentent eux aussi, après la tyrannie islamique, de se reconstruire lors de célébrations qui resserrent les liens du clan.

Matthieu Chazal 2017: Mouharram et Achoura : le temps des pénitents
Matthieu Chazal 2017: La dame à la robe fleurie et autres chronique au Sud Caucase
Matthieu Chazal 2014 : Les apprentis

Stéphane Brouchoud – Soldats inconnus…retrouvons la mémoire

Stephane Brouchoud

Stéphane BROUCHOUD – FRANCE
L’aventure commence dans le début des années 90, le jour ou j’ai emprunté et jamais rendu le konica TCX de mon père, en couleur au début, puis très vite, en noir et blanc.
Un peu frustré et mécontent de mes premiers résultats, je décide d’intégrer le photo club de Salaise-sur-Sanne, s’ensuit alors une intense activité photographique et une pratique assidue du labo. Dans les effluves acétiques, je découvre la difficulté de l’art du tirage. Quelques voyages plus loin, au bout de ces nuits noires et de ces rêves barytés, nous créons en 1998 avec 3 amis photographes, le collectif en marge qui nous permet de mettre au point de nombreux projets d’exposition. Le collectif existe toujours aujourd’hui et réalise des travaux d’illustration et d’exposition.
Dans les années 2000, ma pratique photographique évolue et devient plus locale, plus de proximité, elle permet ainsi de mettre au point plusieurs projets en relation avec le territoire qui m’entoure. Adepte du noir et blanc argentique, je mixe souvent les procédés analogique et numérique afin de mener à bien mes travaux.
Depuis 2011, je suis membre de l’association autochtone, structure grâce à laquelle j’ai pu mener à bien différents projets d’exposition, et qui me permet aujourd’hui de travailler sur plusieurs sujets, le fleuve Rhône et les « terres froides en Isère » notamment.
En activité salariée dans le privé, je suis un « photographe ouvrier » ou un « ouvrier photographe », et ma pratique photographique tend à révéler les émotions, et quand bien même cela n’arrive pas, je m’imagine sous l’ovule pâle du jour doué d’existence.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Soldats inconnus…retrouvons la mémoire

« Soldats inconnus… retrouvons la mémoire » est un projet photographique sur la Première Guerre mondiale. Porté par l’association Autochtones et conçu par Stéphane Brouchoud, ce travail de mémoire a été labellisé en mars 2016 par la mission centenaire sur la guerre 14-18 au niveau national.

Au début de l’année 2014, la première partie du projet m’a entrainé dans une quête photographique à la recherche de visages de soldats isérois morts pendant la Première Guerre mondiale. J’ai visité plus de 300 cimetières en Isère, et trouvé peu de traces existantes. Beaucoup de ces témoignages visuels sont aujourd’hui à peine visibles, car les traits des visages s’estompent et se confondent avec la couleur de fond du support. Parfois, la rouille trace des trainées couleur de sang le long du portrait, parfois la céramique a éclaté à la manière d’un impact de balle. Cent ans que cela dure, cent ans que les éléments s’acharnent sur le visage de nos aïeux : c’est l’ultime témoignage d’une génération qui s’évapore. Fini le temps des bombes, fini le temps des regrets, oubliée la blancheur des os, bienvenue dans l’inconnu. Mémoire soldats inconnus

La prise de vues des lieux de combat et de décès de ces hommes formait la deuxième partie du projet. Après de longues recherches, j’ai pu déterminer le plus précisément possible le lieu des paysages linceuls et parcourir l’ancien front, de Belgique en Alsace. J’ai traversé les champs de boue de Champagne, erré dans les mornes plaines de la Somme, marché dans les forêts de Verdun nourries du sang des soldats, à la recherche d’un indice m’indiquant le passage de ces hommes et j’ai peut-être mis mes pas dans leurs pas.

Nous sommes des « machines à oublier ». Le sujet s’est imposé à moi comme une évidence, il fallait témoigner pour préserver le souvenir. Tous ces regards sortis du passé nous interrogent sur notre rapport à la mémoire et notre faculté d’oubli. Rendre hommage à cette génération sacrifiée, conserver le souvenir de ces hommes en leur redonnant une identité visuelle, une réalité, tels sont les buts du projet. Chaque visage photographié est une tragédie dans la tragédie : des centaines de destins se sont liquéfiés dans la masse confuse de l’histoire. Aujourd’hui, je pense aux autres, à ceux d’Artois, des Vosges, de l’Aisne, de Champagne, à ceux que je n’ai pas pu photographier et dont les âmes errent en quête de gratitude.

Le 10 juin 2016, je suis de passage au cimetière d’Izeaux en Isère, pour refaire le portrait de Justin Marchand qui ne me plait pas. Je connais l’emplacement de sa tombe, je m’y rends directement et je trouve la place nette, débarrassée de la vieille croix en ferraille et du portrait qui y était accroché : des graviers blancs reflètent désormais l’écume des jours. Justin, tu n’es pas mort glorieusement, tu es mort à 26 ans de maladie pendant la guerre, pauvre piou-piou, pauvre vie insignifiante, « mort pour la France ». Le passant ne s’arrêtera plus devant ton portrait, bienvenue dans l’inconnu…

Stéphane Brouchoud

Laurent Blandin – Sri Lanka – La mer comme quotidien

Laurent BlandinLaurent BLANDIN – FRANCE
Né en 1982 et vit à Nantes. C’est par hasard, la veille du départ d’un tour du monde qu’il décide de s’équiper d’un appareil photo. Là, c’est le déclic, sa passion naît et ne le quittera plus. Ancien graffeur, il retrouve une certaine adrénaline et le goût des compositions graphiques au travers de la photo. Irrésistiblement attiré par la rencontre en voyage et curieux de l’environnement qui l’entoure, son travail photographique s’oriente aujourd’hui autour de 2 axes majeurs : la découverte du monde et les faits de société. Autodidacte, son inspiration s’est nourrie de quelques photographes s’inscrivant dans la tradition du photojournalisme ou de la photographie humaniste.

L’humain dans sa singularité et sa propension à lutter est au cœur de ses projets personnels.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Sri Lanka – La mer comme quotidien

Le village de Nilaveli - côte Est du Sri Lanka

Focus sur des pêcheurs en voie d’extinction.

C’est un petit paradis sur terre. La nature est luxuriante et les nombreux animaux font partie du décor. Les plages sont d’un bleu transparent, la vie y est douce et tranquille, les villageois entretiennent sourire et bienveillance.
Cet endroit, c’est Nilaveli. Petite bourgade de pêcheurs nichée sur la côte Est du Sri Lanka à une quinzaine de kilomètres au nord de Trincomalee. La vie du village s’organise autour de la pêche, chacun y trouve sa place selon ses aptitudes. À 5 h 30, le soleil se lève et amène avec lui les pêcheurs, détendus et souriants, par petits groupes le long du rivage. Certains partiront en bateau pour la pêche au filet ou pour la « pêche au gros » à l’hameçon, d’autres tireront un long filet de plus de 500 mètres pour attraper les poissons plus près des côtes. Les jours coulent paisiblement dans ce village où le poisson est de loin la principale ressource.

Cependant Nilaveli, à l’image de nombreux villages de pêcheurs du pays, est confronté aux mêmes problématiques, la douceur de vivre n’est qu’apparence quand les gros poissons s’en mêlent.

Après 30 ans de guerre civile, les pêcheurs ont enfin pu reprendre la mer avec l’espoir de pouvoir à nouveau gagner leur vie ainsi. Depuis la défaite des rebelles tamouls en 2009 les restrictions sur la pêche ont peu à peu été levées sur l’une des zones les plus fertiles des océans de la planète et pourtant de nouveaux problèmes sont vite venus remplacer les anciens. Les grosses entreprises de pêche utilisent de la dynamite et d’autres pratiques interdites qui détruisent les fonds marins autant que les petits poissons et leurs œufs. Par conséquent, les réserves s’amenuisent considérablement. D’autre part, les infrastructures hôtelières tendent à se développer fortement dans cette partie de l’île jusqu’à présent épargnée par le tourisme de masse. Chaque nouvel hôtel restreint un peu plus l’espace de ces pêcheurs, souvent installés depuis des générations le long des plages, jusqu’au jour où il n’y aura malheureusement plus d’espace pour eux.

C’est ce quotidien que j’ai voulu figer avant que ces pêcheurs disparaissent.

Antoine Bergeal – Urban Archi

Antoine BergealAntoine BERGEAL – FRANCE
Ado, je faisais déjà de la photo, en argentique dans le labo du club photo de mon lycée, et puis je m’en suis éloigné, manquant de temps et de contacts photo dans ma vie active. Puis est arrivée l’ère du numérique et de ses logiciels ! Je m’y suis mis, sans beaucoup d’aide et j’ai découvert la magie de la photographie numérique qui est rapidement redevenue un de mes loisirs favoris : de la chasse à l’image, jusqu’à son traitement, tout me passionne  !
De plus, j’ai eu la chance de voyager un peu, ce qui m’a donné la possibilité de lancer mes yeux dans des environnements surprenants, inspirants  !
La photo m’a toujours permis d’aborder différemment les choses et de partager ainsi mes regards sur les environnements.
Proposer mes photos pour être exposées est une grande première pour moi . On me l’a déjà proposé, au centre culturel d’ici, à la médiathèque de là-bas, dans le resto ou le bar, mais jusque là je n’ai jamais sauté le pas.
Je suis déjà venu deux fois aux expos du festival Barrobjectif et je m’étais toujours dit « pourquoi pas ». Cette année, je passe le pas, ne sachant bien entendu même pas si mon travail vous plaira…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Urban Archi

Grand amateur de photos de villes, j’aime toujours essayer de trouver des axes de prises de vue mettant en scène les immeubles, jouant sur les lignes, la perspective.

Architecture noir et balnc

Et l’architecture moderne en particulier se marie à merveille avec ce noir et blanc, permettant de jouer avec les lignes à des jeux de contraste permettant de mettre en scène également les matières de ces constructions, et de jouer avec le ciel, utilisant parfois des poses longues.

Christian Belloteau – La journée du cochon

Christian-BelloteauChristian BELLOTEAU – FRANCE
Photographe amateur dans l’âme, j’ai toujours pratiqué la photographie. En me laissant guider par les réflexes du cœur. Fixer l’instant qui procure l’émotion est primordial dans ma démarche.
Un paysage, une fleur, un nuage sur l’horizon, le sourire d’un enfant ou celui d’un visage marqué par la vie sont autant de sujets auxquels je m’attache.
Depuis quarante ans j’essaie de marcher dans les pas des grands maîtres qui ont contribué à construire et faire fructifier mon regard. Henri Cartier-Bresson, Doisneau, Willy Ronis, Izis sans oublier Diane Arbus ou Ansel Adams pour le paysage ont et bercent encore mes yeux de leurs merveilleuses images.

La photographie noir et blanc a ma prédilection, car elle mène à l’essentiel. Ce qui est loin d’être acquis pour l’amateur que je suis.
Pour conclure je ferai mienne cette pensée de Démocrite, philosophe grecque :

 La vie est un passage,
le monde une salle de spectacle.
On entre, on regarde, on sort .    

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 – La journée du cochon

Autrefois, comme sans doute encore dans quelques fermes de nos campagnes profondes, la journée du cochon était l’occasion de réunir famille et amis pour le cuisiner et préparer les victuailles pour les beaux jours. La cochonnaille faisant partie des repas quotidiens ou presque. Jambon, grillon, boudins ou saucisses accompagnaient souvent les casse-croûtes de l’agriculteur qui se prenaient au bout du champ sous l’ombrage bienfaisant d’un cerisier ou d’un noyer.

Tout est bon dans le cochon disaient-ils.

Ce sont ces souvenirs d’enfance qui m’ont conduit à mettre en images ce presque cérémonial encore pratiqué par une bande de vieux copains à la faconde certaine.Je me souviens encore de ces hurlements horribles qui me faisaient boucher les oreilles jusqu’à ce qu’une lame bien effilée vienne en éteindre les couinements.
Peur encore, quand je voyais la carcasse suspendue dans la pénombre de la remise.         Le lendemain de cette mise à mort se transformait en fête où chacun jouait sa partition.Tout le monde était affairé telles des abeilles dans la ruche. La longue table de la cuisine se graissait, avec des zébrures de sang au fur et à mesure que la journée avançait. Le parfum poivré de la cuisine flattait les narines en même temps que la chaleur de l’âtre faisait oublier la froidure du dehors.Le jour du cochon
Il faut dire que le jour du cochon se passait toujours au cœur de l’hiver afin que la viande ne se gâte pas. En effet, la bête était engraissée afin que son poids optimum soit atteint en février. La plupart des fermiers des alentours suivaient ce rite quasiment immuable.
Aujourd’hui, tout ceci s’est perdu au fil du temps, mais quelques irréductibles perpétuent cette tradition pour leur consommation personnelle.

C’est la raison pour laquelle vous avez devant vous cette bande de copains qui, en toute convivialité vont se transformer en charcutiers hors pair le temps d’une journée, La journée du Cochon.

Hugo Aymar – Paris 19e

Hugo- AymarHugo AYMAR FRANCE  Photojournaliste français, né en 1988, basé à Paris. Membre de l’agence HAYTHAM PICTURES. Mes travaux personnels s’inscrivent dans une photographie à tendance documentaire, qui accorde du temps aux sujets traités. Ces reportages au long cours placent l’humain au cœur de mon travail, avec une volonté constante de témoignage, que ce soit celui d’une culture, d’un bouleversement sociétal, économique, politique, ou plus simplement d’une époque.

Je travaille également régulièrement avec la presse française et internationale. Mes images sont publiées dans Le Monde, Libération, l’Humanité, La Croix, Le Figaro, Les Echos, Paris Match, L’Obs, Le Point, Pèlerin, Grazia, Causette, Les Néon, The Times, Der Spiegel, De Standaard Weekblad, Vice.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Paris 19e

Bienvenue dans le Nord-Est parisien. Loin des cartes postales de la capitale, des élégantes avenues haussmanniennes, des monuments et des dorures des beaux quartiers, les pavés du 19e résonnent au son d’un Paris populaire. Historiquement quartier ouvrier, la forte concentration de logements sociaux a conservé ce caractère populaire depuis les années 1950 et 1960.

Paris 19e

Le 19e est le quartier où se trouve la plus grande communauté musulmane de la capitale.

Les impressionnants grands ensembles de logements sociaux du nord-est parisien, tels que la Place des Fêtes ou des Orgues de Flandres, donnent à l’arrondissement une identité unique, un trait d’union entre la capitale et sa banlieue. Trait d’union aussi économique, le revenu moyen d’un habitant du 19e étant près de deux fois inférieur à celui de Paris. Le 19e arrondissement captive également par son multiculturalisme : dans l’un des plus importants quartiers juifs d’Europe, les Loubavitchs côtoient notamment la plus importante communauté musulmane de la capitale. L’arrondissement est aussi le poumon de Paris : avec le parc de la Villette et les Buttes-Chaumont, il comprend les deux plus grands parcs de la capitale.

Le 19e est aussi un arrondissement en pleine mutation. Aujourd’hui, avec des loyers relativement bas par rapport au reste de la capitale, il attire de nouvelles populations. Les jeunes ménages s’y installent et transforment peu à peu le quartier, provoquant une hausse des prix de l’immobilier. À terme, la présence de classes populaires au sein de la capitale parait remise en question.

Maud Audouin – L’atelier des rêves

Portrait-Maud-Audouin-Photographe_BarrobjectifMaud AUDOUIN FRANCE
Née en 1984, elle vit à Paris. J’ai découvert la photographie il y a plusieurs années au cours de mes nombreux voyages notamment en Asie du Sud-Est. Dans un premier temps autodidacte et fortement inspirée par les scènes de rue, je me suis progressivement formée à l’argentique et au numérique. L’image est avant tout pour moi un moyen d’expression, une façon de retranscrire des émotions des ambiances ou encore des messages. Intervenant régulièrement auprès de jeunes en difficulté sociale, j’ai pu également au fil des années mettre à profit ces connaissances pour construire un projet autour de l’image de soi, à travers la photo argentique.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : L’atelier des rêves

jeux improvisé

Cette série d’images est un projet poétique et loufoque autour de l’enfance et de la créativité.

L’idée s’est imposée d’elle-même alors que je me trouvais dans un atelier d’artiste. Un lieu où s’entreposent des centaines d’objets improbables et qui insuffle aux enfants l’art du jeu et du rire, bien loin de notre société moderne.

Les photos ont été prises sur le vif, et le jeune Noë s’est incroyablement prêté au jeu de la prise de vue. Au travers de ses idées, de son tempérament impulsif et de ses expressions, ces clichés se sont imposés à moi.

Un grand merci à lui pour ce moment de complicité.

Liste des photographes 2018

Liste des photographes sélectionnés pour l’édition Barrobjectif 2018.
L’invité d’honneur, pour cette nouvelle édition, est le photographe Emin ÖZMEN  de l’agence Magnum Photos.

Exposition hommage :

Les expositions partenaires :

      • Mojahed ABO AL-JOOD  » Goodbye Aleppo  » _ Les journées du reportage de Bourisp
      • Cyrille BERNON  » Idomeni, Europe, 2016 – Une enfance dans les camps » _ Festival de Dax
      • Narciso CONTRERAS  » Traverser la Libye : le marché aux humains «  _ Prix Lucas Dolega
      • Pierre FAURE «  France périphérique  » _ Prix Camille Lepage

Exposition d’association :

Au fil des Femmes

Au fil des FemmesNous sommes une association récente hébergée à Soyaux en Charente.
Nous nous appelons Au Fil des Femmes.

Notre association a pour objet de promouvoir les femmes des quartiers populaires dans leurs compétences autour du lien social et dans le vivre ensemble.


Les femmes ont souvent été oubliées dans le débat public sur les quartiers, alors qu’elles s’investissent dans la vie locale et dans des actions qui favorisent le lien social, la solidarité, la participation de tous à la vie de la société.
Nous souhaitons les mobiliser afin de les soutenir dans de telles démarches. Mais aussi en leur donnant de la place dans l’espace public, en faisant remonter leur parole, en les rendant visibles et entendues.
Jusqu’à présent nous avons mené des actions de distribution de soupe dans la rue sur des temps ponctuels, et des temps d’animation de la vie de quartier (repas partagés, projets culturels…). Nous réalisons aussi des événements ludiques auprès d’enfants porteurs de handicap afin de travailler sur la discrimination du handicap dans les quartiers. Nous menons nos actions principalement pour l’instant sur les quartiers du Champ de Manœuvre à Soyaux et de la Grande-Garenne/Basseau.
Notre équipe se compose de femmes et d’hommes également, d’origines diverses et de religions diverses aussi, qui luttent en faveur des droits des femmes et de l’expression de leur citoyenneté pour une société mixte, égalitaire et non discriminante.
Parmi elles, parmi eux, nous avons la chance d’avoir un artiste militant et photographe Gérard Truffandier dont les compétences nous permettent d’orienter notre travail vers une dimension artistique que nous n’aurions jamais pu concevoir sans lui.

SOIRÉE – PROJECTION PHOTOS-VIDÉO ET DÉBAT : Ce que je sais d’elles

Jeudi 20 septembre à partir de 20h30 – Salle des fêtes de Barro

Prépartion du couscous par Au Fil des Femmes

Au fil des femmes-Cuisine

Nous avons réalisé une exposition de photo sur les savoirs informels des femmes, avec l’aide d’un photographe professionnel militant d’Au Fil des Femmes, Gérard Truffandier. Il s’agit d’un travail collectif dont le photographe est un maillon qui nous a permis de réaliser ce reportage photographique sur un repas partagé, un couscous réalisé par les femmes dans le quartier de Soyaux à l’occasion de l’Aïd el-Kebir. Tout le monde, toutes les communautés religieuses, ethniques, culturelles, étaient invitées à partager ce moment festif, de partage autour du couscous. Les femmes ont eu beaucoup de plaisir à cuisiner ensemble et à transmettre, autant qu’elles en ont eu à recevoir les personnes et à partager ce moment.

L’idée est de valoriser les savoirs informels des femmes de notre association. De montrer comment ces savoirs informels (la cuisine, la couture, la capacité à se rassembler pour prendre des décisions, pour s’entraider, ou tout simplement faire la fête, prendre du plaisir, être heureux) sont transmis et permettent aux personnes de différentes cultures, origines, milieux sociaux de vivre tous ensemble.

À rebours des idées reçues sur le paupérisme intellectuel et social véhiculé par les médias sur les quartiers populaires et notamment sur les femmes de quartiers, nous voulons mettre en lumière comment ces femmes sont porteuses de l’espoir du vivre ensemble, du souhait du bonheur, de la transmission de ces savoirs non formels. Elles sont la source du renouveau de ces quartiers pour peu qu’on les écoute et qu’elle réaffirment toute leur place. C’est pour nous un projet ambitieux et un nouveau regard sur le devenir des quartiers. Nous avons le projet de présenter notre travail partout où ce sera possible localement, afin de rendre visibles les compétences de ces femmes et le travail artistique autour de la photographie que nous avons pu réaliser avec le concours précieux et tout le talent de Gérard Truffandier.