Marine Lecamp _ Annaé

..COUP DE POUCE DU FESTIVAL.. 

Marine LECAMP, jeune photographe française, née à St Michel près d’Angoulême, est une passionnée de l’image, des gens et des rencontres.

Son amour pour la photographie débute pendant son adolescence, trouvant ainsi derrière son appareil une échappatoire aux soucis du quotidien. Après avoir passé son bac dans le domaine de l’art, Marine décide de faire des études supérieures de photographie au sein de l’ETPA. Elle en sortira; BTS et licence en main trois ans après.

L’été, Marine est animatrice de colonies pour enfants en situation de handicap. N’oubliant jamais cette expérience, elle veut en apprendre plus sur le handicap; tout d’abord en y mêlant la photo, c’est là qu’elle fait la rencontre d’Annaé; puis en travaillant auprès de jeunes et de moins jeunes en situation de handicap.

Le social ne la quittera plus. Elle entreprend alors des études d’éducatrice technique spécialisée pour mêler photographie et handicap. Deux milieux opposés qu’elle souhaite entrelacer afin de permettre à tous d’accéder à la photographie et dans une utopie qu’il lui appartient : permettre au monde d’ouvrir son regard sur le handicap.

Toujours partante pour faire de nouvelles rencontres, elle porte un réel intérêt aux personnes et à leur histoire. Ses rencontres et ses expériences ont fait d’elle une jeune femme pleine de vie et déterminée, investie avec tout son cœur dans son travail de photographe vraiment sociale.

..EXPOSITION BARROBJECTIF 2020 : Annaé..

Annaé © Marine Lecamp

J’ai rencontré Annaé et ses mamans un mardi de novembre.
Annaé est polyhandicapée. Je découvre le quotidien éreintant de ses deux mamans et, à travers elles, celui de familles dont les vies basculent du jour au lendemain.
Leurs proches s’éloignent, les médecins sont souvent démunis. L’omniprésence du médical, la répétition des gestes, rendent les journées interminables et épuisantes.

Malgré les nombreux intervenants extérieurs : kiné respiratoire, orthophoniste, médecins, techniciens … Annaé et ses mamans sont seules.

C’est ce huis clos étouffant et néanmoins heureux que j’ai voulu montrer.