Véronique ABOUR a débuté par une formation en école de photographie, avant de se perfectionner en studio, laboratoire et en reportage.

Ses voyages et ses rencontres l’ont amenée à approfondir sa quête d’une meilleure traduction de la lumière.
Privilégiant le noir et blanc, elle développe une approche exigeante du tirage, accordant une attention particulière au choix du papier afin de restituer la subtilité des matières.
Son style repose sur une interaction entre le réel et l’imaginaire, notamment à travers ce qu’elle nomme le “passage de chien à loup”, ce moment où les perceptions basculent dans une dimension onirique.
Passionnée, Véronique Abour a toujours favorisé l’observation de la place des femmes dans les différentes cultures du monde, avec respect, en prenant le temps de la rencontre.
Après un long travail dans l’ombre, elle accepte depuis quelques années de présenter ses œuvres.
Dominique Renault, photographe et amie
EXPOSITION BARROBJECTIF 2026 : AMAZIGHES « Femmes libres »
Mon témoignage photographique sur les femmes Amazighes a commencé en novembre 2019 lors des grandes manifestations pacifistes du mouvement populaire Hirak en Algérie, plus précisément en Grande Kabylie à Aïn El Hammam.
Ces femmes ont bravé l’interdiction, elles ont eu le courage de manifester dans la rue, tous les vendredis malgré la répression.
Leur force et leur détermination m’ont convaincue de leur apporter mon regard photographique, avec bienveillance et respect, pour préserver la mémoire collective de la société Amazighe dont elles sont le pilier depuis la nuit des temps.

Elles ont toutes un destin commun, celui de pérenniser l’existence de leur clan, de leur tribu.
J’ai réfléchi, cherché, pris le temps de la rencontre, expliqué mon projet, comprenant dans cette lente progression qu’il ne serait sans doute pas facile à réaliser. J’ai essuyé beaucoup de refus et ce fut bien légitime.

Et puis un jour, je suis arrivée dans le Haut Atlas berbère marocain, dans le village d’Aït Sukhmanes où coule la rivière Assif Méloul et Fadma m’a ouvert sa porte, son cœur.
Aujourd’hui, après plusieurs séjours dans ce village, de ce projet photographique est née une grande histoire avec ces femmes berbères; elles vivent, au fil des saisons, en parfaite osmose avec la nature.
Nous avons créé ensemble des liens privilégiés, partagé d’intenses moments de complicité en dépit parfois d’incompréhensions mutuelles tellement normales.
Toutes ces images n’auraient jamais existé sans l’aide précieuse de Fadma, Aïcha, Khadidja, Rabah et bien d’autres. Merci à toutes pour leur accueil, leur gentillesse. Merci pour tous ces moments de complicité partagés, Ce projet est devenu le leur.