Loïc Poidevin – Au nord-ouest du Canada

Photographe amateur, passionné de voyages et de rencontres insolites. Parcourt la terre pour y rencontrer ses frères humains et ses amis animaux.
Premières photos en loic.poidevin-portrait1960, Premier concours en 1970, avec une sélection, à l’expo « Nature » de Budapest. Après une longue pose photographique de 20 années, pour raisons familiales et professionnelles, le virus le rattrape et tout son temps libre est désormais consacré à la photo, avec une préférence marquée pour la faune. De nombreux clichés sélectionnés dans des concours nationaux et internationaux (Montier en Der, Abbeville, Namur, Abbeville, Saint-Berthevin, etc…) ainsi que dans plusieurs revues telles que Chasseur d’images ou Photo.
Membre actif du Photo-club de Pont-St-Martin, il y partage son expérience et sa passion.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Dans le sanctuaire de la Khutzeymateen, en Colombie Britanique, au nord-ouest du Canada

Cette réserve naturelle, située au fond d’un fjord, abrite quelques dizaines d’ours brun (grizzlis).poidevin-canada-0-grizzlis

J’ai pu observer, en juin 2013, pendant 5 jours, plusieurs femelles accompagnées de leurs jeunes, âgés, pour la plupart,  de plus d’un an.

Quelques ours mâles circulaient sur le secteur car la possibilité d’accouplement se précisait avec la séparation prochaine des mères et de leurs jeunes oursons en âge de prendre leur indépendance.

Un paradis terrestre….

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Philippe Pécher – Un soir dans le Golfe

Photographe professionnel à Couzeix près de Limoges depuis plus de 17 ans. Ses domaines d’intervention vont de la photo studio (publicité, culinaire) au reportage d’entreprise en passant par la photo de mariage et la photo aérienne. Passionné par le littoral en général et notamment celui de la Bretagne, il est l’auteur depuis plusieurs années de nombreuses images de paysages marins, le plus souvent hors-saison, notamment sur les îles de la Mer d’Iroise au large du Finistère.

Philippe.Pecher-portraitContact
tel : 06 09 82 28 20
contact@philippepecher.com
Site de Philippe Pécher

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Un soir dans le Golfe
Le soir : le moment où la lumière disparaît peu à peu… quel cauchemar pour les photographes ! Nous, il nous en faut de la lumière…
Pourtant les lueurs immobiles du jour qui s’achève sont parfois plus majestueuses par leurs couleurs et leurs reflets que le grand soleil et le ciel bleu tant convoité par beaucoup…
En quelques soirs d’errance autour du Golfe du Morbihan au mois de mars dernier, je me suis rapproché une fois de plus de mon cher littoral comme attiré par les derniers moments de clarté des jours déjà moins courts de la fin de l’hiver.
Attiré par ce miroir géant que sait être la mer toute calme aux confins de ses nombreux bras, îlots et petits ports protégés. Attiré par le spectacle de ces lumières irréelles aux aspects graphiques et colorimétriques improbables. Le soir, le rouge orangé du soleil, le bleu « nuit » des ciels et des reflets, les jaunes des lumières artificielles se dévoilent et mettent en évidence des lieux qui plus tôt étaient plongés dans l’anonymat et tout devient simple et beau. Aidé de mon fidèle pied Manfrotto plus stable que moi, mon Canon Eos 5D III se laisse aller à prendre son temps de pose interminable : les rochers, la nature et toutes traces de la présence humaine se figent mais l’eau, le ciel, les nuages et les reflets s’en donnent à coeur joie…ils se mettent à trembler, ont-ils peur du noir ?

Tout se mélange dans l’image et le rendu devient parfois incertain ou déroutant.

Larmor-Baden 5 Au bout d’un moment, ma fidèle lumière du soir, qui a bien voulu faire le tour du Golfe avec moi, s’en est allé définitivement…

Elle est sans doute partie se reposer pour éclater aux yeux de mes collègues amoureux de celle du matin…Elle me laisse seul dans le noir.Locmariaquer 5

Un célèbre photographe talentueux de Ruffec va encore me dire : « Philippe il n’y a encore personne sur tes images ! ». Peut-être qu’au fond il y a MOI…

Luc Moleux – Yateç

Reporter photographe pour divers médias dans le Nord, Charentais depuis 2 ans…suite à sa 1ère exposition à BarrobjectifLUC MOLEUX

 

 

 

 

 

 

 

 

« C’est le NOOORD » BarrObjectif 2011
« Reflet du large » BarrObjectif 2012

 EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Yateç

Entre la Grèce et moi, c’est une longue histoire d’amour.
J’ai passé de longs mois sur une île des Cyclades, entre ciel et mer, à lézarder, à traîner mon oeil

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Tout naturellement je me suis retrouvé à photographier ceux qui sont partout mais qu’on approche avec peine tant ils sont méfiants. Souvent à moitié sauvages, leur pays n’est pas celui des bisounours : seuls les plus solides passeront l’hiver.

Similitude entre LES CHATS et moi: se fondre dans le paysage, indépendance, liberté…

CHAT 008Voici un aperçu de ce jeu de cache-cache, et« pendant que vous regardez ces photos, UN CHAT, ou moi, sommes peut-être en train de vous observer… »

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Francis Massias – Papillons et libellules du Bocage

J’habite le département voisin des Deux-Sèvres. Je suis photographe amateur. Prof des Écoles retraité je consacre désormais beaucoup de mon temps libre à la photographie nature.Francis.Massias J’ai pratiqué la photo régulièrement dans les années 80 puis marqué une longue pause pour raisons sportives principalement. Je suis redevenu «Photographe»  en 2009 avec l’achat d’un boîtier réflex numérique et depuis le virus ne me quitte plus. J’aime parcourir  la nature et la photographier mais je n’ai pas pour autant une approche naturaliste.  Mes deux sujets préférés sont d’une part la proxi-photo de la petite faune et de la flore du bocage et d’autre part tout ce qui est graphique dans la nature. Je réalise la majorité de mes images à proximité de mon domicile dans le bocage du Nord-Ouest des Deux Sèvres;  les prés, les bois, les haies bocagères, les abords de mares et d’étangs offrent une multitude de sujets en toute saison pour peu qu’on ouvre les yeux. Depuis quelques années, je profite d’un voyage lointain annuel le plus souvent sous forme de trekking pour réaliser un reportage paysage, nature et peuple.

Site web de Francis Massias

Concours
– Concours FIFO
– Festival de Ménigoute
– Festival de Montiers
– Festimages
– Asférico

Expositions
2012 « Paysages d’Islande » festival photographique de Moncoutant
2013 « Vie pastorale Kirghise » festival photographique de Moncoutant en extérieur.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Papillons et libellules du Bocage

Je  vous propose dans cette série une sélection de libellules et de papillons communs photographiés dans le bocage proche de mon domicile (souvent à moins de 3km) à Saint-Sauveur près de Bressuire . 

_IGP5694Je recherche prioritairement à donner de l’esthétique au cliché réalisé. Je n’ai pas pour but de photographier des espèces rares. C’est la beauté de l’image qui me motive. Dans ce but je recherche assez souvent les lumières particulières que l’on a surtout le matin ou le soir. Je marche en me plaçant le plus souvent face au soleil et après avoir repéré un sujet possible, j’essaie plusieurs cadrages et points de vue en cherchant le meilleur arrière plan ; celui-ci est aussi important que le sujet lui même. Je travaille toujours en priorité ouverture pour une bonne gestion de la profondeur de champ et par conséquent du bokeh de fond qui va apporter l’essentiel de sa beauté à l’image. J’aime les images assez minimalistes ou simplement structurées par les éléments naturels qui composent ce macro paysage.
Mes photos sont des moments de vie réalisés en pleine nature , sans ajout ni retrait d’élément étranger à la scène et dans le respect de l’environnement. J’utilise le 100mm macro ou le 300mm qui permet de rester à bonne distance sans déranger l’insecte.
J’ai  établi une sélection de clichés réalisés depuis 2010 .

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Rodolphe Marics – Un air de campagne

Né en 1966, à Nantes, France. Auteur photographe, après des études d’architecture et une formation de reporter d’images, devient photographe indépendant en 1990. Il réalise des reportages et portraits pour la presse magazine et institutionnelle et des commandes publicitaires et de communication.auto portrtait ROD MARICSDepuis toujours passionné par le vol libre et l’aviation, il découvre en 2007, l’ULM paramoteur. La photographie aérienne devient un nouvel axe pour son travail sur le paysage, avec la réalisation en 2011, d’une résidence de création : « Intime campagne », un partenariat avec les « Champs photographiques » et « le Village » site d‘expérimentation artistique de Bazouges-la-Pérouse(35). En 2012/2013, ce sera les « Voies Maritimes », une route littorale et exposition itinérante de l’Ile de Bréhat au Cap de la Hague, croisant son regard avec ceux de Denis Bourges (Tendance Floue) et Xavier Desmiers, suivront « A Fleur de Baie» et «Verticales Mor Braz»,dans le cadre du festival «Escales Photos», en 2014.

Site web de Rudolphe Marics
Tél : 06 89 43 58 19

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Un air de campagne

La campagne Française, terre agricole, terre au multiples visages …
Du ciel * se dégage une nouvelle lecture. Une mise en « lumière » par le point de vue vertical et la perspective propre à la photographie aérienne, d’un «Land Art» bien souvent involontaire et éphémère.
L’homme modèle et structure le paysage à son image. Son territoire est fait de frontières et de symboles. Nombreux indices qui nous renseignent sur l’impact humain, son histoire etintime camp-0431-2 le sens de son devenir. Ils sont ici particulièrement visibles sur cette surface sensible, par l’organisation du travail quotidien et l’interrelation avec les éléments naturels, climatiques, géographiques, animaux …
« La terre nous apprend plus long sur nous que tous les hommes. Parce qu’elle nous résiste. L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle. Mais pour l’atteindre il lui faut un rabot ou une charrue.
Le paysan, dans son labour, arrache peu à peu quelques secrets à la nature et la vérité qu’il dégage est universelle.
De même l’avion, l’outil des lignes aériennes mêle l’homme à tous les vieux problèmes. »

Antoine de St-Exupéry, Terre des hommes, 1939.

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* Ces photographies ont été réalisées à bord d’un ULM paramoteur, choisi pour ce qu’il offre d’accessibilité, de légèreté et de liberté. Le décollage et l’atterrissage se font individuellement à pied sur un petit espace et il est particulièrement économique et peu polluant .

Adeline Lestage – Le chat de la voisine

Passionnée de photographie depuis toute jeune (mon 1er appareil fut un Polaroid, reçu pour mes 12 ans !), je m’en suis un peu écartée pour faire une école de beaux-arts et pratiquer la peinture. Récemment je me suis replongée plus intensément dans la photo, abordant le passage de l’argentique au numérique avec quelques difficultés. !Adeline Lestage_portraitEt c’est devenu pour moi maintenant un second art de vivre.

Mon rêve, comme Martin Paar :  » Si seulement, en un clignement, je pouvais prendre des photos avec mes yeux. »

Page Facebook de Adeline Lestage

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Le chat de la voisine

Ma série prend naissance dans mon handicap : depuis six ans, je souffre d’une maladie rare, fluctuante, souvent invalidante. Mes sorties s’en sont vues fortement diminuées. La plupart du temps, je prends mes clichés à quelques pas de ma maison.

adeline lestage_le chat de la voisine_blogPoint ici de traque aux grands fauves en Afrique ou de témoignage de la vie de pêcheurs indonésiens !

Non, juste un photo-reportage sur… les chats de mon quartier.
Des chats, encore ?? Chats des Iles Grecques, chatons du calendrier de La Poste, matous de gags vidéo… On n’en peut plus des chats !!!

adeline lestage_le chat de la voisine_blog (2)Oui, mais … du vieux matou mité qui dort sous les massifs au Don Juan de ces minettes, en passant par l’acrobate du bout de la rue, je revendique un peu de considération pour le chat de la mère Michel…

Martial Lenoir – La loge des rats

Martial Lenoir, photographe de mode et portraitiste, est né en 1971, il vit et travaille à Paris. Il acquiert son premier appareil photo, un RB 67, en octobre 2001. Diplômé de l’école EFET (École supérieure de Photographie et d’Audiovisuel) en 2003, il deviendra assistant photographe au Studio Daguerre à Paris. Fort de son expérience auprès des photographes de mode (Nacer Messili, Gérard Harten…) et de nature morte (Francis Hammond), il décroche ces premiers tests de mode pour les agences Metropolitan,Martial.Lenoir-portrait Élite, Madisson et Success. En 2009, il est primé au Festival Européen de la Photo de Nu d’Arles avec sa série La loge des rats. En 2011 il est lauréat du prix Argentique, du Jury Ilford. La même année, il expose sa série Les Garçonnes au Festival Européen de la Photo de Nu d’Arles à la Chapelle Sainte-Anne.

Site web Martial Lenoir

Expositions

2013 Novembre : «  Festival photo saint germain » galerie design 58 Paris 6 eme
2013 octobre : « Hypercorps » galerie des artistes Paris 20 eme
2013 septembre  : « 4 regards sur le  corps » Galerie Nue Pantin 93
2013 juillet : « spirit of vintage »  Mailllots de bain anciens, salon de la lingerie Paris
2013 avril  :«  Les Reflets Du désordre » galerie édition photo paris 10 eme
2012 Juin : « La Loge Des Rats » galerie 8 Arles, galerie design 58 paris
2011 juin : « Les Garçonnes », La Nuit de la Photographie Contemporaine Place Saint Sulpice, Paris 6e
2011 mai : « Les Garçonnes », Festival Européen de la Photo de nu « Regards sur le corps », Chapelle Sainte Anne,  Arles
2010 déc : « Les Garçonnes », éd. Ragage expo / signature en présence de Caroline Loeb, La Musardine, Paris11 e
2010 oct : « La loge des rats », St Étienne
2010 juil /sept : « À fleur de peauX », expo collective, Central color, Paris 16e  Avec « La loge des rats »
2010 juin : « Portraits bovins », École Efet, Paris 12e
2010 juin : « La loge des rats »,  La 3e Nuit de la photographie Contemporaine, Place Saint Sulpice, Paris 6e
2010 mai : « La loge des rats »,  Au cabinet des curieux, Paris 9e
2009 oct. : « La loge des rats », Librairie de presse ancienne, La Galcante, Paris 1er
2008 : « De la mode au portrait », Galerie Saint Éthienne, Bayonne
2007 : « Pin Up O Halles », Forum des Halles, Paris 1er
2006 : “Fast, apparats et décadence » Galerie Carré Osaka, Japon 

Prix :
2013 : les meilleurs photos de l’année : « 1er prix photographe animalier »
2011 : concours du jury ilford : « Grand prix »
2009 : festival européen de la photo de nu ( réponse photo ) : «  1er prix couleur »
2009, 2010, 2011 : lauréat bourse du talent section mode

Livres :
2012 : «  La Loge Des rats » éditions gribouille
2010 : «  Les Garçonnes »  éditions Ragage
2009 : «  Le Cabaret des Effeuileuses »éditions ragage

EXPOSITION BARROBJECTF 2014 : La loge des rats

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Jean-Michel Leligny – 1944,… 30 normands témoignent

Après une formation BTS photo à l’École Nationale Louis Lumière, Jean-Michel Leligny a travaillé comme tireur photo Noir et Blanc dans des laboratoires professionnels parisiens puis est devenu Photographe indépendant et journaliste à partir de 1986. De 1988 à 1990, il produit un travail personnel, Parking Production, qui fera l’objet de nombreuses expositions et parutions. Une grave maladie, suivie d’une transplantation cardiaque vient mettre une parenthèse à ces travaux. Après un an d’arrêt et quitté Paris, il reprend son travail de photographe et journaliste pour des magazines en presse nationale et régionale. Il est aussi photographe pour l’agence Andia.autoportrait

Récemment, il a repris des travaux plus personnels. “Gueules”, portraits d’habitants de villes, villages, exposés en temps réel; 2°20 ou la France par le milieu, un voyage photographique en bicyclette à travers la France le long du méridien de Paris (Ce travail a été nominé au prix HSNC, a reçu le prix de la biennale Conches en Ouche et fera l’objet d’un ouvrage publié en septembre 2014 aux Editions de Juillet).

La sortie du livre sur les derniers témoins est prévue en mars 2014 : « 1944, 30 Normands témoignent » aux éditions Corlet

Contact :
Tel : 06 07 36 28 09
jm@leligny.fr
Site web de JM Meligny

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : 1944,…30 Normands témoignent

« S’il est vrai qu’oublier est un peu consentir, alors ne nous endormons pas. Veillons à tous les moments, ne détournons pas nos yeux, de cette amère réalité qui nous écrase. C’est en cela que nous accomplirons notre devoir d’hommes… ». Albert Camus, Le Soir Républicain, 1er janvier 1940.

Je suis né en Normandie, plus précisément dans la baie du Mont-Saint-Michel. Lorsque j’étais enfant, mon père aimait à nous conter ses histoires de guerre, ses histoires d’occupation. En 1944, les Normands ont payé un lourd tribut à cette page de l’histoire. Après le débarquement, de nombreuses villes ont été détruites. Beaucoup de civils sont morts sous les bombes. 70 ans plus tard, j’ai recherché les témoins de cette époque avant qu’ils ne disparaissent dans l’oubli. Ils m’ont raconté leur histoire, leur guerre, avec pudeur, avec émotion. Les larmes et le sang, les bombes et la terreur, l’occupation et la Résistance, la déportation et le travail obligatoire, mais aussi les amours et les amitiés interdites, ennemis – amis – amants. Une somme de petites histoires, simples et héroïques, au sein de la grande histoire.

Parfois, la parole est encore lourde à porter, chargée de secrets qui ne seront pas dévoilés, même 70 ans après. Parfois, la parole est libératrice, de tant de douleurs et de souffrances accumulées. Parfois la parole devient apaisante. L’époque n’était pas à la plainte, mais au combat pour la survie et la Liberté. Même au plus profond des ténèbres, il y avait cette lueur d’espoir. La vie a triomphé de l’horreur et de la guerre, et tous ont cette phrase qui revient comme un leitmotiv,

« Plus jamais ça! »

Les photos sont présentées en diptyques. Un portrait émergeant de l’ombre, la mise en lumière du visage, chargé d’histoire, comme la mise en lumière de la parole. L’autre image est un lieu chargé de cette histoire, ou un souvenir, ou encore une image d’archive faisant sens…

L’ensemble de ces témoignages est présenté sous forme de 26 « histoires-témoignages » dans le livre « 1944, … 30 Normands témoignent » aux éditions MyNormandie

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Emilienne Soulard (Elle et son mari aviateur)

« Les Allemands ne fusillaient pas les filles, ils les décapitaient… J’ai eu beaucoup de chance. Tous n’étaient pas favorables à Hitler… » A 16 ans, Emilienne Soulard avait décidé de sa propre initiative de couper les câbles téléphoniques pour embêter les Allemands. Elle est arrêtée et emprisonnée avant d’être déportée en Allemagne. La désorganisation des voies de chemin de fer dû aux bombardements en Allemagne, lui évitèrent les camp de la mort. A son retour, elle se mariera avec le jeune aviateur qu’elle avait rencontré à la prison de Saint-Lô, et qui lui avait promis de venir la retrouver après la guerre.

leligny-carl.edouin Carl Edouin (Ses parents pendant la guerre)

« Malgré le respect que je vous dois, je tiens à dire qu’en amour, je n’ai de compte à rendre qu’à Dieu! » C’est ce qu’a déclaré la maman de Carl Edouin lors son jugement pour “collaboration horizontale” à la Libération. Pendant la guerre, elle était tombée amoureuse d’un officier de la Wehrmacht. Ils vécurent ensemble dans une cité ouvrière de la banlieue rouennaise et eurent 3 enfants. Ils furent séparés à la Libération, mais elle garda l’officier dans son cœur jusqu’à sa mort.

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Claudette Le Moël – Nous aussi, nous entrons dans la Ronde…

Moitié Charentaise, moitié Bretonne, je revendique mes racines et mon identité Bretonne, aujourd’hui plus qu’hier puisque je vis maintenant sur les « 2 Terres »…019Depuis de nombreuses années je fais de la photo en amateur.
Mon  « Maître » était Robert DOISNEAU. Nous avions beaucoup de points communs et entre autre la date de naissance sauf bien entendu l’année…
Après avoir été une inconditionnelle du noir et blanc et de la diapo pendant des années, c’est en 2004 que je me suis mise à la photo couleur notamment en ce qui concerne la photo de spectacles.
Depuis je n’arrête plus… dès que l’on aperçoit du bleu on devine qui est celle qui se cache derrière l’appareil photo… On me voit déambuler dans de nombreuses salles de spectacles, dans les festivals du département et en Bretagne. Toujours présente dans les rues où se fait l’actualité, les actions sociales et les grandes causes humaines.
C’est par souci financier que depuis 2008 seulement je me suis mise au numérique tout en gardant mes différents boîtiers pour faire encore de l’argentique au gré de mes envies.
Je fais partie de l’équipe des photographes du Festival Musiques Métisses à Angoulême, des Sarabandes à Rouillac et de l’Imprévu à Montemboeuf. Je réalise aussi pour la commune de Champniers des reportages photos lorsqu’elle organise différentes manifestations.
J’ai exposé des photos de spectacles dans différents lieux du Département.

Bénévole à Barrobjectif depuis plusieurs années et secrétaire de la nouvelle association Barrophoto, j’ai voulu, pour ce Festival qui tient une grande place pour moi, pour cette 3ème exposition parler de la culture qui a aussi tenu une part importante dans ma vie professionnelle.

 Exposition Barrobjectif 2012 : La route 66 Mystique

Exposition Barrobjectif 2014 : « Nous aussi, entrons dans la Ronde… »

Ces différentes  photos ont été prises depuis 2008 au Festival de l’IMPREVU à Montemboeuf jusqu’en 2013. Ce festival constitue l’une des rares manifestations qui sans distinction mêle dans sa programmation artistes handicapés ou non, professionnels ou non. Le week-end dernier le Festival de l’Imprévu a fêté ses 15 ans.

Cette expo je la dédie entre autre  au Président de l’Imprévu, Jean Claude LANN,  c’était aussi un Breton, qui nous a quitté en mars pour son dernier voyage et pour qui :

La philosophie du Festival est restée la même depuis le début « la Culture pour Tous » .

Ainsi l’Utopie demeure et nous guide irrésistiblement vers un Autre Univers où la dimension humaine reste présente et prioritaire. Le festival crée des situations offre des opportunités dans lesquelles chacun peut aller à la rencontre de sa « propre » singularité. Ainsi nous bousculons bon nombre d’idées reçues.

A travers ces images, où ces Femmes et ces Hommes qui viennent des IME et des EASAT, de la Charente, de la Région  et  d’autres Départements de France, sont acteurs ou spectateurs mais participent à cette Ronde, à travers la Musique,  le Chant, la Danse, le Théâtre, et donnent cette joie de vivre. Ces artistes singuliers nous invitent à vivre des moments uniques de grandes émotions. Cependant pas de sensiblerie, pas de voyeurisme, nous sommes tous dans le même bateau…

Depuis des années  des liens se sont tissés entre eux et moi, et par ces quelques photos je déclare : L’utopie demeure et la Culture est bien un DROIT pour tous…

Non, tout n’est point si triste pour l’Humanité
Comme dit Pierrot que du bonheur en somme…

«…  La belle que voilà la laiss’rons nous danser
Entrer dans la danse, voyez comme on danse,
Sautez, dansez embrassez qui vous voudrez… »

(Ronde enfantine 15ème siècle)

Festival de l'Imprévu Claudette Le Moël

Festival de l’Imprévu Claudette Le Moël

Festival de l'Imprévu © Claudette Le Moël

Festival de l’Imprévu © Claudette Le Moël

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Festival de l’Imprévu © Claudette Le Moël

Bruno Lasnier – Itinérance sur l’Icefjord

Bruno Lasnier pratique la photographie depuis l’adolescence. Il est né en 1964 à Soyaux (charente) et il vit en Gironde. Il est introduit dans le monde de la corrida et il collabore avec la presse spécialisée. BLasnier-portraitIl poursuit en parallèle un travail d’auteur sur le personnage emblématique du Torero  et il  a publié de nombreux ouvrages en rapport avec la Tauromachie. Mais ce n’est pas son seul sujet de prédilection : Le paysage, l’environnement et le patrimoine sont des thématiques qu’il affectionne particulièrement. Il a publié un livre sur l’estuaire la Gironde et un autre sur le patrimoine industriel de la filière bois dans les Landes. Ses images sont régulièrement exposés et sont présentes dans des collections privées ou institutionnelles. Après avoir sillonné le littoral Atlantique Européen de l’Islande aux Açores pendant de nombreuses années, il a réalisé en 2009 un livre ‘Terres Atlantiques’ avec des images panoramiques. En 2013 il décide de porter son regard sur de nouveaux territoires où la mer est toujours omniprésente. Il nous présente des images réalisées dans l’ouest du Groenland lors d’un périple sur l’Icefjord dans la baie de Disko. Au-delà de la beauté des paysages liée à la présence des Icebergs et à la lumière singulière du jour polaire, Bruno Lasnier nous montre ou vit la population. L’architecture est dépouillée, limitée à l’essentiel, sur des territoires de terre et de pierre sans arbre et avec très peu de végétation. Les êtres humains cohabitent avec la dureté de la nature brute et sauvage dans un mode de vie partagé entre modernité croissante et traditions. Ces images nous sensibilisent aussi à la protection de l’environnement et à la prise en compte de l’impact des changements climatiques.

 EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Itinérance sur « l’Icefjord »

C’est la mer qui apporte presque tout aux habitants du Groenland. Il n’y a pas de route pour relier les villages entre eux et le seul moyen pour bouger est de se déplacer sur la mer avec la glace omniprésente.

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J’ai sillonné en bateau « l’Icefjord » et ses alentours et j’ai choisi de considérer la vue des navigants embarqués ou des pêcheurs relayant un port à l’autre. Le climat et la fonte des glaces perturbent les déplacements : en quelques heures un chemin tracé à travers les ‘glaçons’ peut devenir impraticable. Le silence n’est rompu que par le bruit des moteurs ou celui des icebergs qui craquent : les Inuits disent que « Les icebergs chantent ». Dans ces contrées arctiques sans nuit entre mi Mai et début Aout, la lumière singulière du jour polaire influence les couleurs : la mer peut afficher des reflets métalliques, la glace des bleus pastel et le ciel peut s’effacer ou s’embraser. Les photographies réalisées à travers les vitres de bateaux révèlent des passages improbables dans cet « Icefjord » qui est à la fois glace, eau douce, eau salée, fleuve et mer. D’être ainsi « recadrées » par la fenêtre du bateau, cela donne aux formes et aux choses une présence plus significative. Avec les traces et le ruissellement, les contours s’estompent et les glaces ressemblent parfois à des monstres marins ou il semble qu’elles se noient.

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Dans l’autre partie de mes images, c’est le regard de celui qui est descendu du bateau. Un regard sans la fenêtre, sur la terre, dans les villages d’Ilulissat, Ilimanaq et Oqartsuq où vit une population relativement jeune (40 % des habitants ont moins de 30 ans). On y trouve une architecture dépouillée, limitée à l’essentiel, sur des territoires de terre et de pierre sans arbre et avec très peu de végétation. Il règne une ambiance étrange et une atmosphère particulière de « flottement entre deux eaux ». Les êtres humains cohabitent avec la dureté de la nature brute et sauvage dans un mode de vie partagé entre modernité et traditions, dont on voit les traces au quotidien.

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