Jules Lanzaro _ Eaux-Chaudes

Jules Lanzaro _ Eaux-Chaudes

Jules LANZARO (né en 1992) est un photographe et réalisateur franco-uruguayen.

Son travail explore la relation entre les corps, l’eau et les notions de soin.

Il vit entre Paris et le sud-ouest de la France. Formé à la New York Film Academy, au Conservatoire du cinéma et de la fiction à Paris et à l’Institut des Arts de Diffusion en Belgique, il développe un intérêt marqué pour la direction d’acteur auprès de Susan Batson, qui influence sa mise en scène.

Sa photographie met l’humain au centre, dans une approche sensible et narrative.

Il réalise également des documentaires, dont Pièce manquante sur l’exil de son père, et un film pour la fondation Agnès B. autour de la CISS en Italie.

Ces projets prolongent une réflexion sur la mémoire, la migration et la transmission. En 2024, il est accompagné par l’agence VU’ pour un travail documentaire sur les établissements thermaux des Pyrénées.

Il développe aussi Bagni Toscani, une série dédiée aux bains thermaux libres en Toscane.
Son travail a été publié dans Sphères et il collabore avec des maisons de mode, institutions culturelles et théâtres.

Les établissement thermaux des Pyrénées-Atlantiques, sont niché proche des montagnes au point de rencontre de plusieurs sources d’eaux sulfureuses et bicarbonatées.

© Jules Lanzaro

Dans ces lieux empreints d’histoire, j’avais l’impression d’être témoin d’une époque révolue.

Ici, les curistes, isolés de la ville, soignent différentes maladies. (ORL, arthrose, symptômes de la maladie de Parkinson…)
Ces thermes publics sont les derniers en France régis par une municipalité. Car, faute de subventions, la majorité des établissements sont désormais gérés par des entreprises privées; des chaînes avec de plus gros rendements et des services aux coûts plus élevés qui attirent une autre clientèle, moins locale.

Ici les gens se connaissent depuis longtemps et se retrouvent chaque année en cure.

Je photographie ces thermes comme un écosystème qui fonctionnerait en symbiose entre l’humain, le bâtiment et l’eau.

© Jules Lanzaro

Le lieu serait vivant, comme un organe qui, le temps de la cure, aurait pour fonction de stimuler toutes les ressources intérieures nécessaires à la guérison.