Fabrice Lépissier – CAFI

Grâce à son métier « très sérieux », mon père a eu la chance d’énormément voyager entre les années 70 et 90, et armé de son Canon me ramenait des photos des quatre coins du monde.

Et, naturellement, à quatorze ans je prenais mes premières photos.

Ce qui m’intéresse depuis 20 ans ? C’est d’avoir pu aller à la rencontre des gens, grâce à mon boitier qui m’a permis mille fois d’engager la conversation.

Les expériences ont été multiples : assistant photographe pour le studio « Vogue » à Paris, photographe en Thaïlande pour l’agence de presse Gamma, gérant d’un magasin de photo à Versailles, photographe pour un studio photo dans la région Parisienne, co-créateur de l’agence photographique « Synchro-x » … Et aujourd’hui, je suis photographe indépendant toujours plus curieux de la vie, et de la manière dont vivent mes contemporains. Ma propension à travailler sur des sujets de société et éventuellement, parler de ce qui ne « va pas » me fait penser que cela donne peut être à réfléchir et faire évoluer des situations qui ne devraient plus exister au 21ème siècle.

Son site : http://www.fabrice-lepissier.com/

Exposition BarrObjectif 2012 :  CAFI

Printemps 1956, un village vietnamien prend vie dans le Lot et Garonne. L’arrivée de 1200 français d’Indochine (dont 740 enfants) à Sainte-Livrade-sur-Lot, a transformé le camp militaire du village en « Petit Vietnam ».

« CARI : centre d’accueil des rapatriés d’Indochine »

La pancarte a été accrochée à l’entrée du camp quelques semaines avant leur arrivée. Pour loger « provisoirement » ces familles, les baraquements militaires ont été divisés en « appartements » de 2 à 4 pièces. C’est la seule transformation qui ait été apportée à ces bâtiments vétustes pour y loger les familles indochinoises, dont les nombreux enfants étaient souvent très jeunes. Une table, un buffet, des lits de camp équipés de matelas de paille, un petit poêle à charbon qui sert aussi bien pour chauffer que pour cuisiner. Et un couvert par personne.

« On nous a placé là, dans un camp ! Comme si nous étions des gens à surveiller.        « Centre » c’est juste un nom moderne pour désigner un camp ! » Claude était enfant lorsqu’il est arrivé au centre d’accueil de Ste-Livrade. Aujourd’hui il est un peu amer. Il a le sentiment que les français rapatriés d’Indochine après la chute de Dien Bien Phu, ont tout simplement été oubliés là. Cette amertume est un sentiment partagé par bien des habitants du « petit Vietnam sur Lot ». Car le centre existe toujours. Ce qui devait être du provisoire a duré.

Le Cari est devenu « Cafi » : Centre d’accueil des Français d’Indochine. La vie s’est organisée. Les enfants sont allés à l’école du centre jusqu’à sa fermeture dans les années 70. Une pagode et une église ont été aménagées pour le culte. Femmes et enfants ont répondu au besoin de main d’œuvre de leurs voisins agriculteurs, travaillant d’arrache-pied pour un maigre salaire… Après la désillusion de l’arrivée, les familles se sont installées, le camp s’est empli des rires et des jeux des enfants, dans les allées embaumant la cuisine vietnamienne… Les baraquements n’ont pas bougé. Ils ont pris des couleurs, ont été améliorés par les familles qui y ont investi leurs économies. En bricolant de petites avancées couvertes de tôles, des cuisines et des bouts de salle de bain sont venus améliorer le mode de vie de ceux qui sont restés au Cafi. Les jeunes mamans arrivées en 56, sont aujourd’hui les mamies du Cafi. Mais elles n’y sont pas seules. Certains des enfants qui avaient grandi là y vivent encore aujourd’hui. Ceux qui sont restés pour s’occuper de leurs parents qui vieillissaient, ceux qui ont rencontré des difficultés à s’insérer ailleurs et les nostalgiques, qui sont revenus au Cafi à l’heure de la retraite.

La Mairie de Sainte-Livrade, propriétaire du terrain et du bâti depuis les années 80, transforme le camp du Moulin du Lot en lotissements HLM. En 2010 les premières maisons neuves ont poussé au milieu des baraquements. Tous les habitants vont y être relogés d’ici 2 ans. Les premiers déménagements ont eu lieu en février 2011. Les barres de logements ainsi vidées sont promises à la destruction dans les semaines suivantes. A leur place une deuxième série de maisons sera construite…. jusqu’à la disparition des 36 barres du camp militaire qui durant plus de 50 ans, ont abrité la communauté Cafi.

Le Cafi est de ce genre de « sujets » qui m’a fait bondir en lisant l’article dans              « Courrier International » de Tommaso Basevi, journaliste Italien qui s’est immergé pendant trois mois dans ce camp perdu au fin fond du Lot … Comment des histoires comme celle de ces gens peuvent-elles être possible en France aujourd’hui ?

Un grand merci aux habitants du Cafi pour leur disponibilité et leur gentillesse durant tous mes courts séjours.

Claudette Le Moël – La route 66 Mystique

Moitié Charentaise, moitié Bretonne,  je revendique mes racines et mon identité Bretonne, aujourd’hui plus qu’hier  puisque  je vis maintenant  sur les « 2 Terres »…

Depuis de nombreuses années  je fais de la photo en amateur.

Après avoir été une inconditionnelle du noir et blanc et de la diapo pendant des années , c’est mon grand ami photographe Jean Daniel GUILLOU qui m’a poussé en 2004 à faire de la couleur notamment  en ce qui concerne la photo de spectacles.

Depuis je n’arrête plus… dès que l’on aperçoit du bleu on devine qui est celle qui se cache derrière l’appareil photo. On me voit déambuler dans de nombreuses salles de spectacles, dans les festivals du département et depuis 2 ans en Bretagne  dans le Pays du Poher, là où se trouvent  mes racines… Toujours présente dans les rues où se fait l’actualité, les actions sociales et les grandes causes humaines.

C’est par souci financier que depuis 2008 seulement je me suis mise au numérique tout en gardant mes différents boîtiers pour faire encore de l’argentique au gré de mes envies.

Je fais partie de l’équipe des photographes du Festival Musiques Métisses à Angoulême, des Sarabandes à Rouillac et de l’Imprévu à Montemboeuf . Je réalise aussi pour la commune de Champniers des reportages photos  lorsqu’elle organise différentes manifestations  sur sa commune.

J’ai exposé dans différents lieux du Département  avec des photos de spectacles.

Bénévole à Barrobjectif depuis plusieurs années, j’ai voulu présenter autre chose que des photos de spectacles  pour ce Festival  qui tient une grande place pour moi. Ma précédente  exposition en 2006 était sur le thème « Marchés d’ailleurs » , un clin d’œil aux odeurs, aux saveurs et aux couleurs de certains pays que j’ai visités. Avec cette année La Route 66 Mystique… c’est une autre Histoire…

Exposition BarrObjectif 2012 : La route 66 Mystique

2012 est l’année durant laquelle on fête Kerouac (sortie du film « sur la route » et de nombreux livres). Jack KEROUAC  d’origine franco- canadienne est l’icône de la beat generation ; considéré aujourd’hui comme l’un des auteurs américains les plus importants du 20e siècle et inspirateur de nombreux écrivains et artistes.

Son roman écrit en 1951 « On the Road » mais publié seulement en 1957 va connaître un grand succès. Il devient le livre culte de toute une génération de jeunes Américains.

Avec cette exposition je veux lui rendre  hommage car je partage avec lui  la quête de nos racines bretonnes. Dans les dernières années de sa vie, la recherche de ses origines et de l’identité de son ancêtre breton est devenue une véritable obsession. Une quête inaboutie, puisque l’écrivain est mort  avant de découvrir le berceau de sa famille, pas très loin du mien et dans le même Pays celui du Poher.

Au cours de mon voyage dans l’Ouest Américain en juin 2011, j’ai pu emprunter une partie de la fameuse route 66 en passant par l’Arizona, le Nevada, le Nouveau Mexique  à Santa Fe  avec ses légendaires locomotives, sans oublier le célèbre  « Bagdad Café » en plein désert californien,  Las Vegas avec ses Casinos, Marilyn,  Elvis…

En relisant en début d’année le livre de Kerouac ,  je me suis projetée sur cette fameuse Route pleine de délires ; les voitures avec les pompes à essences sont encore là, figées, d’une autre époque.

Je  vous emmène en Voyage  en moto, en voiture ou en camion faire des rencontres sur cette route, mystères,  icônes, et  mythes se côtoient….

Fanny Legros – DES-HUMAINS Chronique agricole

Un constat raisonnable nous amènerait à penser que la terre est vide, les rivières polluées et notre santé en danger. Un système politique a pourtant demandé à nos agriculteurs de produire et de produire. C’est un système désormais géré par les lobbys et des financiers, ils tiennent les rênes de notre alimentation, qui semble aujourd’hui menacée.

Nous devons cependant continuer à nous nourrir trois fois par jour et nous pouvons donc nous interroger sur notre devenir dans un tel système. Actuellement, nous sommes 7 milliards d’hommes sur la planète. En 2050 on estime que la population atteindra 9 milliards. Il faut aujourd’hui 2,5 tonnes de pétrole pour fabriquer 1 tonne d’engrais chimique polluant, les études démontrent sans équivoque les méfaits de ces produits sur notre santé et l’environnement.

L’agriculture d’hier est vouée à disparaître car ses méthodes ne sont plus rentables dans un tel système. Les petites exploitations se font racheter par les grandes et celles-ci s’agrandissent, laissant toujours plus de place à la chimie et à la haute technologie de programmation qu’aux hommes.

C’est un processus qui semble irréversible. Il a changé la place de l’animal et de l’humain pourtant au cœur du problème.

Ce travail photographique fait état d’un monde en pleine mutation et questionne la place de l’homme et de son environnement dans une future agriculture qui pose le problème de notre survie.

Ce travail s’articule aujourd’hui en trois parties:

  • La première jette un regard sur l’agriculture passée et actuelle.
  • La deuxième nous met face à ces hommes de notre quotidien en arborant les principaux secteurs de l’agriculture.
  • la troisième réflexion de ce travail est une série de portraits de futurs exploitants agricoles, qui poursuivent actuellement leurs études dans un centre de formation agricole pour adulte.

Guy Kunz – Jacques – Le saunier

Lorrain d’origine, Guy Kunz-Jacques aborde véritablement la photographie à travers le diaporama dans les années 1980, en remportant notamment le « Challenge Mondial du Diaporama de Vichy », le premier prix du « Festival Européen du diaporama d’Epinal » ainsi qu’un deuxième prix au « Festival du Diaporama de Doué la Fontaine »

Saintongeais depuis 1991, il présente en 1994 en Charente et Charente Maritime une grande exposition photographique Noir & Blanc itinérante : Paysages et Gens de Saintonge. La même année lui est attribué le premier prix du Ve Concours photographique national d’Avrillé, en catégorie Noir & Blanc.

Lauréat en 1995 du Grand Prix d’Auteur photographique Poitou-Charentes 1995-1996, il obtient l’année suivante une double médaille d’or au Festival image de Cenon et un premier prix au Concours photomobile de Saintes, avant de réaliser les photographies de la campagne de promotion de la Pousse en Claire (Bassin de Marennes Oléron) et de signer photographiquement un certain nombre de plaquettes de présentation d’établissements ostréicoles.

En 1997, il est lauréat du Grand Prix d’Auteur photographique Poitou-Charentes 1997-1998.

En 1998 lui est décerné, par le Conseil Général de Charente-Maritime, le Prix littéraire des Mouettes, pour son ouvrage photographique « Au Rythme des Marées », consacré à l’ostréiculture et aux ostréiculteurs du Bassin de Marennes Oléron.

La même année il expose au musée DUPUY MESTREAU, en association avec le peintre Jacques Gaillard, une série photographique intitulée « NOCES : REGARDS CROISÉS», bénéficiant d’une publication de l’Université Francophone d’Été dans la collection          « écrit-parlé » dirigée par Jean GLÉNISSON.

En 1999 un « Prix exceptionnel » récompense sa participation au concours photographique organisé par la Communauté de Communes du Pays Rochefortais.

L’année 2000 voit la sortie aux Editions Bordessoules du premier volume d’une série de  quatre, intitulé « Paysages & Gens de Saintonge »

En 2001 lui est remis le premier prix du 11ème concours National de Ruffec (16)

En mai 2002,  les Editions Atlantica, éditent son ouvrage « Paysages et Gens de Soule », qui est présenté dès sa sortie au grand salon du livre photographique de Biarritz, « Terre d’Images »

Le 21 Novembre 2003 est présenté officiellement à MORNAC l’ouvrage intitulé « Balade en Saintonge Maritime »,  édité chez Bordessoules, en association avecCatherine GOULLETQUER pour les textes et PAUL DE ROOS pour les aquarelles,

En Novembre 2004 il est lauréat (médaille d’argent) du 8ème Prix Photographique International « Charlemagne » de Thionville (57)

En 2005 il est pour la troisième fois lauréat du Grand Prix d’Auteur photographique Poitou-Charentes.

La même année 2005 voit la sortie d’  « Oléron Encres Argentées » un ouvrage photographique Noir & Blanc sur l’Ile d’Oléron en collaboration,  pour les textes,  avec Thierry GUILABERT, prix des Mouettes 2003. Cet ouvrage est sélectionné en 2006 au Prix International du Livre Insulaire d’Ouessant.

En Novembre 2006 il est lauréat (médaille d’or) du 9ème Prix Photographique International « Charlemagne » de Thionville (57)

Son site : http://www.couleur-noiretblanc.fr

Exposition BarrObjectif 2012 : le Saunier

Il s’agit d’un reportage sur, sans doute,  le plus vieux saunier de France, réalisé en 2005 dans le secteur d’Olonnes, à proximité des Sables du même nom.

Agé de plus de 85 ans il a pris comme « apprentie » sa petite fille qui bien qu’ayant suivi brillamment de longues études universitaires s’apprête finalement à succéder à son grand-père pour que son entreprise lui survive…

Évelyne Jousset – Geishas ou regard de soie

Evelyne Jousset est journaliste grand reporter à la télévision. En marge voir en complément de son activité professionnelle la photographie est le moyen qui, depuis de longues années, lui permet de témoigner. De ses voyages elle ramène des photos et des documentaires.

Elle produit une photographie humaniste et poétique. Aussi bien du reportage de terrain à travers le monde, que la photographie de rue. Partout un désir : fixer l’instant, raconter des histoires et montrer ce que l’œil ne voit pas.

Son goût pour la vidéo, le son et la photo lui permet d’explorer toutes les écritures multimédias et d’envisager la création sous un angle global.

Ses photos ont été exposées au Festival du Scoop à Angers, expositions collectives et individuelles, à Nantes Passion Japon, Aventures du Bout du Monde…

Ses films présentés au Festival Etonnants Voyageurs, Festival du film Insulaire de Groix, le Grand Bivouac, Partir Autrement, le Prix Farel en Suisse….

Livres photographiques aux éditions l’Esprit du Monde à Nantes

  • Indiennes (2008)
  • Regard de soie (2010)
  • Japan blues (2011)
  • Retour à Oran  (2012)

Récit de voyages

  • « Voyageuses » co-auteure (2012) Editions Livres du Monde à Annecy

Son site : http://www.evelynejousset.com

L’Esprit du monde production : www.lespritdumonde.com

Exposition BarrObjectif 2012 : Geishas ou regard de soie

Dans le Japon du 3ème millénaire, une tradition se rappelle aux jeunes et à ceux qui l’ont oublié. Les geishas ont nourri les fantasmes les plus fous. Entre réalité et légende par delà les frontières, elles ont marqué une culture quasi universelle. Au Japon on les redécouvre, et on essaie de les faire revivre au plus près de leur histoire. Mais rien ne sera jamais plus comme avant, au pays du soleil levant.

Les geishas d’aujourd’hui, quelques dizaines, sont plus des produits de marketing touristique, que le phénomène d’une société, comme jadis.

Restent l’art, la beauté, l’intelligence qu’elles entretiennent et dévoilent avec volupté au cours de grands évènements. Ou dans les murs d’anciennes maisons de thé préservées du temps qui passe.

Renaud Joubert – Highway seven – La route du retrait d’Afghanistan

Je suis Reporter-photographe pour le quotidien charentais, la Charente Libre. Passionné de photographie, curieux, je sais regarder, mettre en scène et anticiper les évènements. Mes activités de graphiste m’ont permis de développer mon sens de l’illustration et de l’image.

À travers mes clichés, je m’efforce de rendre accessible au plus grand nombre une vision partagée des faits de société, des événements culturels et sportifs dans lesquels nous baignons.

Son site : http://renaudjoubert.fr

Exposition BarrObjectif 2012 : Highway seven – La route du retrait d’Afghanistan

Kaboul, lundi 3 septembre 2012, 7h30 du matin, 14 véhicules blindés du bataillon Wild Geese, composé de soldats du 92e RI de Clermont-Ferrand et du 1er RIMa quittent le camp de Warehouse pour securiser la highway seven où sont régulièrement dissimulés des mines artisanales par les insurgés. L’objectif, la base opérationnelle avancée (FOB) de Surobi.


Passé le « check point » de Kaboul, tenu par la police afghane, les véhicules français s’engagent sur la highway 7. Un axe majeur qui relie la capitale afghane au Pakistan : un périple rythmé par la traversée des gorges de Maïpar ! Cette route taillée dans la montagne borde un précipice de plusieurs dizaines de mètres.
Régulièrement, les forces françaises y croisent des groupes de militaires de l’ANA (Armée Nationale Afghane) postés aux abords de la falaise pour assurer la sécurité de cet axe stratégique.
Chaque jour, plusieurs centaines de camions pakistanais, reconnaissables à leurs décorations bariolées, empruntent cette route escarpée pour approvisionner la capitale de marchandises, la plupart du temps en provenance du port de Karachi.

Les camions chargés bien au delà de leur capacité gravissent péniblement la côte tandis que les véhicules français, en concurrence avec les voitures et les autobus afghans, tentent de se frayer un passage dans les bouchons. Les accidents de la circulation sont les seuls dangers que les automobilistes ont à craindre.

Sur les abords de la route, de jeunes enfants vendent des chips et des boissons fraîches aux conducteurs. Des carcasses de chars russes témoignent du conflit des années 80 contre la résistance afghane moudjahidine.

Ce jour-là, le convoi militaire français n’atteindra pas sa destination. Les pannes successives d’un véhicule blindé et d’un AMX 10 RC va obliger le convoi à s’arrêter plus tôt que prévu. Les véhicules français abandonnent la highway 7 pour emprunter une piste en direction dela COPde Naghlu. Un camp militaire français surplombant le lac de Naghlu. Un panorama magnifique. Un désert d’eau et de rocaille où poussent quand même quelques échoppes de fortune dans lesquelles on peut acheter des poissons, péchés quelques heures plus tôt au bord de la route dans une eau trop bleue pour être honnête.

Jean-Daniel Guillou – Les Yeux du Monde

Jean-Daniel Guillou est né en 1963 à Dakar (Sénégal), il vit en Charente. Photographe freelance il est l’auteur du livre « 18, Appels d’urgence » éditions Arléa sur les sapeurs-pompiers, un reportage qui a nécessité deux ans de travail. Il a notamment réalisé pour Géo un exceptionnel témoignage photographique sur les derniers Tziganes vivants en roulotte dans le limousin.

Jean-Daniel Guillou est un passionné de l’Afrique où il a réalisé un reportage sur l’association de l’Arche de Zoé, emprisonné au Tchad pendant 2 semaines JDG s’est retrouvé au cœur de l’actualité. Curieux des univers les plus variés, il est un observateur patient du quotidien et de ses semblables, il appartient à la famille des photojournalistes au long court et réalise des sujets complexes ou nécessitant une approche précautionneuse.

Jean-Daniel Guillou aime se fondre dans le paysage, se glisser dans la peau d’un anonyme jusqu’à se faire oublier pour capter la sincérité de l’autre dans l’intimité de son quotidien. C’est ainsi qu’il met également son expérience acquise au fil de ses reportages au service des entreprises et des institutions. Quelque soit le sujet, il conduit son travail avec la même exigence : partager la richesse de ses rencontres, restituer les émotions et les instants qui lui sont offerts.

Jean-Daniel Guillou aborde la photographie comme une façon de vivre avant même de l’envisager comme profession.

Son site : http://www.faiza.fr

Exposition BarrObjectif 2012 : les Yeux du Monde

Pour les yeux du monde » est une association créée  par le  docteur Phat-Eam Lim. Phat-Eam Lim s’aperçoit très vite des lacunes du Cambodge par rapport à notre pays : en effet, il n’y a que 8 ophtalmologues pour 14 millions de cambodgiens. Il a donc réuni une équipe d’ophtalmologue français qui va soigner et opérer. Cette équipe se déplace sur un bateau typiquement khmer.

Phat-Eam Lim est né le 14 octobre 1961 au Cambodge à Phnom Penh. Puis il fuit le régime des khmers rouges en avril 1975 et il  est accueilli comme réfugié politique en France. Malgré le déracinement, la barrière de la langue, il s’adapte très vite et suit une scolarité normale dans un internat situé à Amiens et séjourne certains week-end dans une famille d’accueil avec laquelle il est toujours en contact aujourd’hui.

Les yeux du monde

A cette époque, il veut déjà être médecin. Après son baccalauréat il fait ses trois premières années de médecine à la faculté d’Amiens puis continue à Paris où il passe le concours de l’internat et choisit la spécialité d’ophtalmologie. Sollicité par la clinique des yeux de Saint Jean de Luz, il s’y  installe professionnellement en 1998.
C’est en 2002, non sans émotion qu’il retourne dans son pays qu’il n’a  jamais oublié, même après 27 ans d’absence. L’état dans lequel il le retrouve le choque terriblement. Il a envie d’aider les siens qui manquent de tout.

L’idée germe, le projet se construit au fil des différents séjours et donnera lieu à la création d’un bateau clinique ophtalmologique. La mobilité d’un hôpital flottant permet d’atteindre des zones très pauvres dépourvues de toutes infrastructures  de soins. L’idée est d’aller vers ceux qui en ont le plus besoin.

Il a fallu 5 ans pour élaborer et finaliser ce projet magnifique humainement et tout à fait efficace.

Les yeux du monde

Frédéric Gérard – Made in USA

Frédéric GERARD est un photographe né en 1963 dans le Nord de la France. Initié à la diapositive par sa mère dans les années 80, il a depuis 30 ans évolué au fur et à mesure de ses voyages et de ses influences. Imprégné par la rigueur du cadrage d’Henry Cartier Bresson, il a longtemps pratiqué le noir et blanc argentique et évolué depuis 10 ans vers le numérique reflex. Il affectionne les images pleines, faites de superpositions de plans et d’harmonie de couleurs. Ses photos sont rythmées par le graphisme des immeubles et les perspectives des rues, elles mettent en scènes des personnages spectateurs, capturés par le hasard.

Exposition BarrObjectif 2012 : Made in USA

L’exposition propose des clichés tirés de trois voyages à New York et San Francisco entre 2008 et 2010. L’architecture des villes américaines faite de gratte ciel et de longues avenues impose un rythme géométrique dans lequel l’homme tente de s’intégrer.

 

Pierre Ferrua – Images de l’INDE – de Bombay au Ladakh

Venu sur le tard à la photographie, après de nombreux stages de formation avec des photographes de renommée internationale, il se consacre à la photographie d’architecture et de paysage en moyen et grand format. Au concours de la fédération nationale des sociétés photographiques de France 1986/1987, sur les deux images présentées, il obtient pour l’une le premier prix du paysage en noir et blanc et pour l’autre une mention du paysage. Il se tourne ensuite vers la photographie publicitaire en studio. Au cours de ses voyages il réalise diapos et négatif en 24×36. Chef d’entreprise dans un autre domaine, il ne peut consacrer le temps qu’il souhaiterait à la photographie.

Son site : http://www.undestin.com (rubrique photographie)

Exposition BarrObjectif 2012 : Images de l’INDE – de Bombay au Ladakh.»

L’Inde est pays aux multiples visages, où se côtoient l’extrême pauvreté et les plus grandes richesses, où se pérennise une culture millénaire, un mode de vie, des valeurs et mœurs ancestrales tout en s’adaptant aux bouleversements apportés par notre monde moderne.

L’Inde a conservé une croyance religieuse profonde et authentique dans la plus grande tolérance.

De Bombay, mégalopole dont l’activité industrielle est d’avant-garde, au Gujarat (Ahmedabad, Palitana, Mount Abu), au Rajasthan (Jaisalmer, Mandawa, Jodhpur),  au Cachemire (Srinagar) et au Ladakh, ce sont des exemples de ces multiples facettes de l’Inde que l’on rencontre.

Stéphane Dubromel – Total : une fermeture et des hommes

Né en 1980. Diplômé d’études théâtrales, ce qui n’est pas aussi incohérent que cela le parait pour devenir journaliste. Débute en presse écrite hebdomadaire et quotidienne régionale dans le Nord de la France.

Se consacre au photojournalisme depuis 2009. A suivi les ouvriers de Continental, puis ceux de la raffinerie des Flandres. Ses derniers sujets en cours portent sur la sclérose en plaques et les frontières françaises. Il travaille sur des histoires au long cours, en alliant recherche esthétique et rigueur journalistique.
Depuis 2012, ses photos sont distribuées par l’agence Light Motiv.

Distinctions:
2010: grand prix jeune journaliste Club de la Presse Nord – Pas-de-Calais.
2011: nominé au prix AJIS (association des journalistes de l’information sociale) et au Scoop Grand Lille – Festival Européen de photojournalisme.

Son site : http://stephane-dubromel.fr

Exposition BarrObjectif 2012 : Total : une fermeture et des hommes 

Janvier 2010. La Raffinerie des Flandres sur le littoral Dunkerquois se met en grève face aux rumeurs insistantes de fermeture.

C’est le début d’un conflit social où humanité et dignité seront les valeurs à défendre, sans doute plus que 380 emplois directs. Derrière la lutte sociale, se trouvent des hommes, de la ressource humaine selon la terminologie employée, décidés à se faire entendre dans un monde du travail de plus en plus aveugle et sourd.

Octobre 2010. Fin du conflit. On ferme. Les raffineurs n’ont pas réussi à faire plier le géant Total. Exit le piquet de grève, les assemblées générales et le barbecue, les hommes sont retournés à leurs solitudes d’après-lutte.