Arthur Plater – Destruction Massive

Photographe

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Destruction Massive

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« Cent trente huit diapositives, c’est tout ce qui me reste de ma vie ». Arthur Plater, ancien président du Groupement National de la Photographie Professionnelle avait emmagasiné des centaines d’images et il a presque tout perdu en quelques heures, dans l’incendie de sa maison. Trente ans de voyages, trente ans à photographier le monde sous toutes ses coutures. Des milliers de clichés anéantis. Et une petite boîte qui a survécu. Ces Kodachrome ont souffert de la chaleur, à des degrés divers. Les colorants, dispersés de manière anarchique, donnent au résultat un aspect surprenant, souvent proche de l’art abstrait, un résultat aussi inattendu qu’extraordinaire.

A l’épreuve du feu, Arthur Plater a donc décidé d’opposer la volonté et la création : le projet d’une exposition (avant d’être exposé à Barro , les 130 diapositives sauvées du feu ont été exposées au Musée Buffon de Montbard en Bourgogne) baptisée Destruction Massive » « parce que le feu est partout » rappelle le photographe, convoquant pêle-mêle guerres, catastrophes nucléaires, morts violentes.. Pied de nez au chaos, Destruction Massive est aussi devenu un livre dont les bénéfices iront à deux associations : La Porte Ouverte et la Fondation Mouvement pour les villages d’enfants. Le feu destructeur devenu lumière : un beau symbole, non ?

Théo Synchro X – Les cœurs impatients

Depuis plus de 15 ans, Théo Pinganaud couvre l’actualité nationale et internationale pour la presse magazine française et étrangère (Irak, Pakistan, Algérie, Kosovo, Bosnie, conflit israélo-palestinien). Ses photographies sont publiées dans de nombreux journaux (GEO, Stern, Paris Match, Elle, Marie-Claire, Figaro Magazine).

Il est le co-fondateur de l’agence Synchro-X et du festival de photoreportage BarrObjectif.

Son travail a été plusieurs fois projeté au festival Visa Pour l’Image de Perpignan. Il est par ailleurs photographe de plateau et a travaillé avec de nombreux metteurs en scène (Chabrol, Kassovitz, Delépine). Il donne également des cours de photojournalisme dans plusieurs écoles.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages photographiques

15, SAMU, paru en 2005 aux Éditions Arléa

24h au théâtre, paru en 2006, autoédition

Louise Michel, paru en mai 2008 aux Éditions Danger Public

VA SAVOIR ! chroniques photographiques d’une année au lycée, paru en 2012

De Groland au grand soir, paru en mai 2012 aux Éditions Capricci

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Les cœurs impatients

Ce reportage présente les derniers jours d’activité d’un médecin de campagne en Charente. Le docteur Dugas exerce à la Rochefoucauld depuis plus de 30 ans, il a cessé son activité en juin de cette année. Contrairement à la plupart de ces collègues qui prennent leur retraite, il a pu trouver un remplaçant. Le docteur Dugas part l’esprit tranquille, ses patients ne seront pas livré à eux-mêmes dans un désert médical. Cette histoire fait partie d’une série de reportages sur la médecine de campagne qui donnera lieu à la publication d’un livre en 2014.

Bernadette Petit et Gérard Proust – Les Tonnerres de Brest

Exposition d’un photographe amateur local

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Les Tonnerres de Brest

Ce rassemblement maritime universel et vivant a lieu tous les quatre ans et l’édition 2012 (la 6ème du nom) s’est déroulée du 13 au 19 Juillet par un temps beaucoup plus automnal qu’estival.

Tous les types de bateaux anciens des côtes européennes sont présents à Brest et les grands voiliers comme les plus petits animent le plan d’eau portuaire lors des sorties quotidiennes.

C’est cette diversité qui fait la fierté des Brestois qui mettent un point d’honneur à la réussite de cette manifestation.

Il est formidable pour des apprentis marins comme nous de naviguer en compagnie de ces magnifiques géants des mers sur ce majestueux plan d’eau qu’est la rade de Brest, cela constitue une vraie constellation de bateaux qui vont de la planche à voile aux plus grands voiliers.

De nombreux pays invités participent et cette année il y avait notamment La Russie, La Norvège, L’Indonésie…

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Loïc Mazalrey – Le Paysan Tarnais

C’est en voyant son père s’éclater à faire des photos que Loïc s’est d’abord essayé à la photo en loisir, pour se faire plaisir : c’était en février 2008. Il écouta les conseils de son père, installa Photoshop et ce fut la révélation, à peine quatre mois après avoir commencé la photo, il remportait déjà la coupe de France Couleur, concours avec 782 photos d’amateurs avertis ou professionnels. Devant cette victoire déterminante pour la suite, Loïc s’est attelé encore d’avantage au travail. Il passait donc ses journées à étudier la photo en autodidacte (tutoriel Photoshop, forum critique sur internet). A force de voir des images, son œil s’aiguisait et l’envie de devenir professionnel apparaissait. Il profita d’un travail de photographe-filmeur où il fallait qu’il soit en règle pour s’installer professionnel le 1er janvier 2009. Son travail se partage entre activité de services où il propose photos de mariages, stages photo, communication des entreprises, portraits, grossesse, bébé, et son activité d’artiste ce qui lui permet d’exposer régulièrement ces œuvres (marché de Noël, expo en galerie…). Il est à noter également qu’il est photographe pour le journal Sud-Ouest.photo du photographe

Contact

courriel : lomazphotos@hotmail.fr

site : www.loicmazalreyphotographe.com

Distinctions

Lauréat de la Coupe de France Couleur 2009 avec la Fédération Photographique de France avec la photo Bestialité

Lauréat du Concours International d’Allauch-Marseille en 2009

85ème prix au concours La vie est belle organisé par le magazine Compétence Photo

Coup de cœur du jury à la Coupe de France Couleur en 2010 avec la photo Afrika

Balançoire sélectionnée pour participer à la Biennale Internationale NB 2011

Transparence sélectionnée pour illustrer Alain Marty, Le Guide des Grands Amateurs de Vin 2011

Coup de cœur du jury pour la photo Zébré, Concours International d’Allauch 2010

Coup de cœur du jury pour la photo Mouvement au Concours International d’Allauch 2010.

Lauréat n°10, sur 2842 photos, au concours Skyprods sur le thème des animaux en 2011

Bestialité 2 primée au 12ème Salon d’Art Photographique de Wervicq-Sud,

1er prix Noir et Blanc du Salon International de Tulle pour Nuits et Brouillards

4ème place au concours Mouvement du magazine Destination Photo

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Léo : Le Paysan Tarnais

Situé non loin de Cordes-sur-ciel, site touristique par excellence, Marnaves a su garder son caractère rural. Un boulanger y fabrique encore son pain, mais jusqu’à quand ? L’artisan doute sérieusement que quelqu’un veuille un jour reprendre l’affaire.

Les campagnes ne sont plus à la mode, c’est un fait, et c’est aussi la raison pour laquelle j’ai voulu témoigner, à ma façon, de la vie ces laissés pour compte qui connaissent pourtant la valeur travail !

Quand j’ai fait part de mon souhait à Léo, le paysan, de faire un reportage sur lui, il m’a dit : « mais tu sais, je n’ai rien d’exceptionnel, je vis très simplement ». Eh bien c’est justement cela qui me plaît, mon cher Léo. Dans une société où tout est devenu si rapide, j’ai trouvé important de nous remémorer les valeurs qui ont fonctionné pendant si longtemps. Pas de gaspillage, pas de fioritures, pas d’artifices, bref le bon sens paysan ! Et le travail, toujours le travail.

À 80 ans, Léo est inépuisable, même les jeunes de vingt ans ne pourraient pas le suivre. Quand je lui demande « Quand vous êtes malade, vous faites comment ? », il me répond : « Je n’ai pas le droit d’être malade, il faut bien rentrer les vaches, donner à manger aux cochons. Qui le ferait à ma place ? ». Inutile de lui parler de vacances : connaît pas ! Ses animaux sont un peu sa seconde famille, il passe tellement de temps avec eux, il les connaît par cœur ! Alors, comment ne pas les aimer ? Quel homme pourrait passer la moitié de son temps avec ses bêtes et ne pas éprouver le moindre sentiment ? Eh bien oui, Léo fait attention à ses animaux, il s’en préoccupe, certainement plus que dans les exploitations agricoles intensives ! Et puis, Léo connaît la valeur de l’argent, alors oui, il fait attention à ses petits protégés aussi pour ça.

Bon, assez de blabla, comme dirait Confucius « une image vaut mieux que mille mots»!

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Anne-Sophie Mauffré – Souvent, Régine oublie

AsMauffréElle étudie à l’École Supérieure Estienne et développe ensuite à Prisma Presse ses compétences techniques comme chef de fabrication dans différents magazines. À l’aube de ses 30 ans, elle largue tout du jour au lendemain pour un tour du monde en solitaire qui change sa vie.

Suivre son instinct, rencontrer, voir, témoigner… se libérer du temps pour se nourrir de belles rencontres de hasard devient alors sa priorité ! À son retour de voyage, le métier de photographe s’impose à elle.

site de la photographe : www.transhumaines.com

livre : Souvent, Régine oublie, A.-S. Mauffré & Régine David, éditions Transhumaines, €23,50

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : « Souvent, Régine oublie »

Régine David, sa voisine et grand-mère adoptive à Paris XIVe, est le premier reportage d’Anne-Sophie Mauffré.

À l’aggravation des troubles de mémoire de son amie peintre en 2002, Anne-Sophie lui propose un projet informel sous forme de jeu, en nommant Régine rédactrice en chef du livre de sa vie d’artiste, pour rester en lien avec elle, stimuler la mémoire sélective, partir à la recherche de Léonard, l’homme qu’elle a tant aimé… Elles partent aussi régulièrement faire le tour du monde à Paris, en se déguisant en touristes étrangères et en dormant à l’hôtel au coin de la rue. Un prix attribué lors d’un concours radiophonique, organisé sur France Inter par Sandrine Mercier les encourage à partager avec le grand public ce témoignage émouvant, drôle et pétillant. Un livre paraît qui reçoit le coup de cœur des libraires.

« Je voulais changer le regard sur la démence, explique la photographe. On ne renvoie à ces gens que l’image de ce qu’ils sont devenus alors qu’ils ont tant été ! »

La maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés n’ont pas entamé le mordant de la vieille dame, et encore moins sa joie de vivre ! Régine, 103 ans aujourd’hui, est une femme splendide, aimante, vivante et libre ; elle soigne sa maladie au jaune d’œuf et au cognac. Cinq auxiliaires de vie se relaient pour que Régine finisse tranquillement sa vie chez elle, dans l’appartement où elle est née il y a plus d’un siècle.

Un magnifique message d’espoir pour tous les proches de ceux qui, un jour, oublient…

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Jean-Michel Leligny – 2°20’ ou La France par le milieu

Après une formation BTS photo à l’École Nationale Louis-Lumière, Jean-Michel Leligny a travaillé comme tireur photo Noir et Blanc dans des laboratoires professionnels parisiens. Photographe indépendant et journaliste à partir de 1986, il travaille pour différents magazines européens, est distribué par l’agence Sipa puis Diaf. Parallèlement, de 1988 à 1990, il produit un travail personnel, Parking Production, qui fera l’objet de nombreuses expositions et parutions (Galerie BIP à Paris ; Jeunes créateurs au château de Maisons-Laffitte ; Château de Brecey ; Festival des jeunes créateurs à Val d’Isère). Une grave maladie, suivie d’une transplantation cardiaque, vient mettre une parenthèse à ces travaux. Après un an d’arrêt et ayant quitté Paris, il reprend son travail de photographe et journaliste pour des magazines en presse nationale et régionale. Il est aussi photographe pour l’agence Andia.

jean michel leligny

www.leligny.fr

mail: jm@leligny.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF : 2°20’ ou La France par le milieu

2°20’, plus exactement 2°20’14”, c’est la longitude du méridien de Paris. C’est aussi le tracé de la méridienne verte, imaginée par Paul Chémetov en l’an 2000 afin de fêter dignement le nouveau millénaire. Cet axe traverse la France par le milieu, de Dunkerque au nord, au col de Pal à la frontière Espagnole. On y a planté des arbres pour former une ligne visible depuis l’espace sur laquelle on viendrait célébrer chaque année « Liberté, Égalité et Fraternité ».

Mais le temps a fait son œuvre, beaucoup d’arbres sont morts avant d’avoir vécus, et la méridienne est redevenue une ligne imaginaire de plus de 1000Km, propice à porter un regard sur notre territoire. L’espace d’un été, je suis devenu photographe, voyageur et cycliste, à la rencontre de cette France du milieu.

Un voyage de près de 1800Km sur cet axe Nord-Sud pour se confronter à un monde réel, sans fard, en toute simplicité, à travers 8 régions, 20 départements, 337 communes. Un voyage pour partir à la rencontre d’une France que l’on ne connaît plus, loin des cartes postales et des représentations médiatiques.

Pourquoi le vélo ? Il est à la fois l’éloge de la lenteur et un moyen écologique de se déplacer. Si notre société nous oblige à « produire » et à vivre de plus en plus rapidement, jusqu’à la frénésie, les photographies de 2°20’ se présentent comme des espaces de pause.

« Lorsque l’on est sur son vélo, on n’est plus photographe, mais avant tout un voyageur qui ressent dans sa chair, dans ses muscles, le froid, le chaud, la pluie, le vent, le relief, la douleur, l’usure des kilomètres. Il y a une confrontation physique avec la géographie, le relief, le climat, mais aussi avec la maladie qui m’a touchée. L’effort et la lenteur permettent de porter un regard différent. Ce mode de déplacement, non agressif, permet la rencontre. Le cycliste devient vite sujet de curiosité, même si au départ, ce sont toujours les mêmes questions qui surgissent. D’où venez-vous, où allez vous ? Au final, les mêmes que dans la vie : Quel est votre parcours, quels sont vos projets ? Il faut prendre un peu de temps pour échapper à cette vision réductrice de l’être humain, pour découvrir sa richesse par d’autres détours… »

L’ensemble du travail est réalisé au moyen format selon un protocole établi. Rouler et photographier chaque jour, quelle que soit l’envie, l’inspiration, comme un travail répétitif. Une seule prise de vue à chaque fois, réalisée sur trépied. Des prises de vue frontales, des personnages photographiés de face, comme s’ils étaient spectateurs du vélo qui passe, sans aucune mise en scène, un peu comme une photo de famille. Les hommes et les femmes dans leur environnement, avec un plan large, beaucoup de vide autour, comme si malgré les facilités de communications, nous étions condamnés à la solitude.

2°20 a été nominé au Prix HSBC pour la Photographie 2012.

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Thomas Lebreuvaud _ Pension de Famille – Les Marronniers- Paris 6ième

Troisième prix du Grand prix d’Auteur du festival photographique biennal de Saint Benoit, édition 2011

« C’est à l’occasion de ma formation photo que j’ai découvert – Les marronniers -. Il existe encore à Paris des pensions de famille. Celle-ci est tenue par Marie qui y a grandi. Elle est située dans le 6e arrondissement de Paris, ne possède pas de jardin si ce n’est le jardin du Luxembourg juste en bas de la rue. Le lieu est extraordinaire mais les habitants le son mille fois plus. On y croise des gens de passage, des gens qui restent, des gens qui partent et des gens qui reviennent… beaucoup de gens qui reviennent.

Cette série d’images a été faite avec la complicité des pensionnaires durant le printemps 2010 et faisait l’objet de mon travail de fin de formation. Il reste une place libre sur la dernière image de la série, venez vous asseoir à l’occasion.
http://pension-marronniers.com
contact@images-thomas.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Pension de Famille – Les Marronniers- Paris 6ième

Renaud Joubert – Ségou

D’Angoulême, 36 ans, reporter-photographe pour le quotidien charentais, Charente Libre. Passionné par mon métier, curieux, je sais regarder et anticiper les évènements.

À travers mes clichés, je m’efforce de rendre accessible au plus grand nombre une vision partagée des faits de société, des événements culturels et sportifs dans lesquels nous baignons, révélant ainsi des images véritables de notre quotidien.

Dans mon travail quotidien, j’ai toujours mis un point d’honneur à raconter la vraie vie des gens par l’image. Qu’ils soient militaires comme pour un précédent reportage en Afghanistan ou comme au Mali pour les réfugiés de Ségou.

Pour ce reportage, je me suis attaché à traduire par l’image les échanges de regards, les tensions ou l’intimité des scènes auxquelles j’ai pu assister. La prise de vue ne dure que quelques secondes, il ne faut pas rater l’instant, photographier la réalité et seulement elle, sans mise en scène. Certaines actions sont pourtant difficiles et douloureuses mais c’est avec respect et sensibilité que j’ai essayé de capter l’essentiel : l’humanitérenaud joubert

Exposition Barrobjectif 2013 : Ségou :
Terre d’Accueil des Réfugiés du Nord-Mali

Ségou n’a pas connu de combats, même si les terroristes étaient à une heure de la ville juste avant l’intervention française, mi-janvier. Depuis un an, la ville jumelle d’Angoulême doit faire face à l’arrivée de nombreux réfugiés du Nord.

25 000 « déplacés » ont fui le nord du Mali et la charia imposée par les islamistes, pour s’installer à Ségou. Dans cette ville d’environ 130 000 habitants, les ONG et les autorités locales tentent de leur venir en aide.

Le Mali a échappé aux camps où s’entassent les réfugiés, comme on a pu en voir de par le monde. Pour se loger en urgence, la plupart d’entre eux ont été accueillis par leurs familles ou ont bénéficié de logements mis à disposition. Privés de tout revenu et partis en abandonnant tous leurs biens derrière eux, ces familles doivent faire face à une grande détresse sociale, financière. Les écoles ont dû accueillir ces élèves dans des classes déjà surchargées.

Les distributions de vivres pour les plus démunis ont rapidement été mises en place par les ONG urgentistes. Mais malgré la gravité du moment, la plupart de ces déplacés vivent cela avec un certain fatalisme et résignation.

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Eugénie Hennebicq – Empreintes – Paimpol, 2008 – 2010

Plongée depuis l’enfance dans la photographie par son grand-père, c’est naturellement que le besoin de photographier s’est installé dans son quotidien. Après une formation littéraire de cinéma et d’histoire des arts au lycée, elle étudie deux ans à l’école Icart Photo.

C’est à travers des voyages et des expériences humaines que divers portfolios ont vu le jour. Que ce soit dans le reportage, dans l’exploration urbaine ou dans le paysage, c’est l’idée de l’instant qui dirige Eugénie dans ses séries, avec la volonté de témoigner et de laisser une trace de ce qui la touche.

Âgée de 21 ans, la jeune photographe se concentre aujourd’hui sur des sujets plus personnels voire autobiographiques.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Empreintes – Paimpol, 2008–2010

Cette série est avant tout une déambulation photographique. Abandonnée depuis 2004, l’ancienne école maritime et aquacole au bord du Trieux est imprégnée d’histoire.

Utilisé de 1945 à sa fermeture par la Marine Marchande, cet établissement a formé des milliers de marins.

L’ombre d’une ancienne présence humaine semble roder dans ce lieu animé de couleur. Cette école désertée est devenue de nos jours un lieu où l’homme reprend possession de l’espace le temps d’un passage.

C’est la recherche d’un instant de lumière où les traces du passé et du présent se mêlent qui m’a dirigée dans cette série. Avec l’idée de garder en mémoire l’atmosphère qui s’en dégage.

Un travail personnel qui n’a pas pour but de donner une narration mais plutôt d’être témoin d’un lieu où le temps semble s’être arrêté.

Réalisée entre 2008 et 2010, cette série se présente en diptyques.

Mikaël Helleux – Bazar

trombinePhotographie de rue, de bord de mer.

Photographie argentique de Bretagne et d’ailleurs. Le bord de mer pour le vent et les nuages, les soleils d’hiver, le ressac, les enfants et les chiens de mer.

Photographies argentiques en N&B pour souligner les aspects graphiques du réel, en privilégiant les constructions de la main de l’homme sur le littoral, quais, jetées, brise-lames, escaliers… y chercher des lignes, assembler et dissocier les éléments et les espaces dans le viseur, une façon de rechercher (une quête sans fin…) un nombre d’or.

Et puis attendre. Infiniment attendre que les vivants passent dans le champ. Que les enfants intrépides se jettent de la digue, que les couples errent sur le quai ou que les chiens prennent la pose devant l’horizon.

« Il ne lui aura fallu qu’un cent vingt cinquième de seconde pour que, par exemple, le plongeur en suspension dans l’air y rencontre du bout des doigts le jaillissement d’un soleil étoilé. Pour que de l’imprédictible survienne. Ainsi. En ce lieu. A ce moment. Exactement.

Mais combien de temps, guetteur en attente d’il ne sait encore quoi, son œil de chat aura-t-il contemplé, ouvert comme vaticinant, le possible qui vient, qui vient de Rien parmi les milliards d’autres possibles, autant de rêves restant rêves en lui ? Certains traverseront la réalité, d’autres pas ; mais pour qu’un possible réalisé existe vraiment, encore faut-il que quelqu’un d’entre nous s’en fasse le voyant.(…)

Voir. La musique des courbes, des accords de lignes, les silences d’un paysage, l’absence qui sature, l’objet qui la souligne en jouant avec elle…(…)

Voir comme un peintre ou un enfant, qui ne s’attend surtout pas à l’attendu mais se fie, tendu vers lui, à l’inattendu incertain qui arrive sûrement. »

Nathalie Woog de Cacqueray

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Bazar

Une série que j’appelle « Bazar » et qui est le fruit d’une plongée au tréfonds de mes planches contact. En extraire des fragments d’image pour n’en garder qu’une vision étroite du réel. Une représentation du bord de mer par l’entrebâillement d’une porte ou par le trou de la serrure. Comme des cadrages par les meurtrières des remparts Malouins ou comme si la main portée au front tenait lieu de visière sous le soleil éclatant du littoral breton (on appelle cela ici une éclaircie passagère…).