Sidi-omar Alami – « Se retrouver là-bas »

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S-O-Alami-photographe Sidi-Omar Alami

Portrait de Sidi-Omar Alami

Je m’appelle Sidi-Omar Alami, j’ai 21 ans, je suis né le 22/09/1993 à Senlis dans l’Oise. J’exerce en tant que photographe depuis 2014. Voici mon histoire : après un échec en Faculté de Médecine, j’ai décidé de me lancer dans la photographie.
Ayant découvert l’art de la photographie depuis 3 ans en autodidacte. Depuis 1 an, je me consacre pleinement à cette discipline, parcourant le monde seulement accompagné de mon appareil photo et de mon sac à dos. J’aime à partager des expériences uniques, découvrir d’autres cultures et apprendre plus sur moi-même et afin de me reconstruire d’où le titre

 » Se retrouver là-bas « .
Ce périple a duré 9 mois, et j’ai traversé plusieurs pays dont : Les Etats-Unis dont Hawaï, L’Islande, La Suède, Le Quatar, Le Maroc, La Belgique, L’Allemagne, La Suisse, L’Espagne, Singapour, La Malaisie, L’Indonésie, ainsi que L’Australie.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Se retrouver là-bas 

C’est en Juin 2014, n’ayant alors que 20 ans, que je décide de prendre  mon premier vol et ce pour les Etats-Unis. Débute alors une expérience incroyable d’un mois dans la ville de New-York City. skateboarding-in-ArizonaNe connaissant alors personne sur le territoire américain, j’ai du me débrouiller seul et j’ai cherché à me loger chez l’habitant. En effet j’ai été  hébergé par des gens fantastiques à Brooklyn et  par un Trader français dans un building à Broadway ( Manhattan ) qui m’a ouvert les portes de son appartement luxueux pendant une dizaine de jours, alors que je m’apprêtais à me retrouver à la rue. Je prenais un plaisir fou à discuter avec des « sans-abris » New-yorkais,  apprenant ainsi de leurs histoires.
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On-the-road-somwhereJe vous assure que pour un gamin de 20 ans c’était une expérience incroyable que d’arpenter les rues new-yorkaises avec son sac à dos et son appareil photo.

 

Loïc Poidevin – Au nord-ouest du Canada

Photographe amateur, passionné de voyages et de rencontres insolites. Parcourt la terre pour y rencontrer ses frères humains et ses amis animaux.
Premières photos en loic.poidevin-portrait1960, Premier concours en 1970, avec une sélection, à l’expo « Nature » de Budapest. Après une longue pose photographique de 20 années, pour raisons familiales et professionnelles, le virus le rattrape et tout son temps libre est désormais consacré à la photo, avec une préférence marquée pour la faune. De nombreux clichés sélectionnés dans des concours nationaux et internationaux (Montier en Der, Abbeville, Namur, Abbeville, Saint-Berthevin, etc…) ainsi que dans plusieurs revues telles que Chasseur d’images ou Photo.
Membre actif du Photo-club de Pont-St-Martin, il y partage son expérience et sa passion.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Dans le sanctuaire de la Khutzeymateen, en Colombie Britanique, au nord-ouest du Canada

Cette réserve naturelle, située au fond d’un fjord, abrite quelques dizaines d’ours brun (grizzlis).poidevin-canada-0-grizzlis

J’ai pu observer, en juin 2013, pendant 5 jours, plusieurs femelles accompagnées de leurs jeunes, âgés, pour la plupart,  de plus d’un an.

Quelques ours mâles circulaient sur le secteur car la possibilité d’accouplement se précisait avec la séparation prochaine des mères et de leurs jeunes oursons en âge de prendre leur indépendance.

Un paradis terrestre….

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Corentin Fohlen – Le tourisme humanitaire au nom de Dieu

Photographe français diffusé par Divergence et travaillant en commande pour:
The New York Times, « M » ( le magazine du Monde ), Paris Match, Libération, Stern, Polka Magazine, The International Herald Tribune, Le Monde, le Figaro, le Point, le Nouvel Observateur, le JDD, l’Express, Marianne, Le Temps, Die Zeit, la Vie, les Inrockuptibles, Afrique Magazine, le Pèlerin, Causette, Long Cours, La Croix, Phosphore, Le Parisien Magazine, Top Santé, Femme Actuelle, Wondereur, Saveur…

Commandes institutionnelles: Handicap International, la Fondation Raoul Follereau…photo corentin Fohlen

Né en France en 1981, je découvre la photographie durant mes études de Bandes Dessinées à Bruxelles et change de passion au cours de la dernière année. Après m’être installé à Paris en 2003, je découvre l’univers de l’actualité, l’excitation des manifestations, le défi du journalisme et entre dans une petite agence photo, Wostok Press. Après être passé par les agences Gamma puis Abaca, je deviens totalement indépendant et diffuse à l’association Fédéphoto, devenu depuis Divergence. Jusqu’en 2011 j’ai couvert l’actualité française et internationale : élection présidentielle française en 2007, conflit au Nord-Kivu, Afghanistan, révolution en Ukraine et à Bangkok, émeutes en banlieue parisienne et à Athènes, séisme en Haïti, révolution arabes en Egypte et Libye, premières élections libres en Tunisie, famine dans la Corne de l’Afrique… avant de prendre du recul, du temps et orienter mon travail vers des histoires plus longues et une réflexion plus documentaire.

Depuis 2012 je me suis lancé dans un travail au long cours en Haïti: une réflexion sur les conséquences de la mainmise internationale sur le pays.

Lauréat de plusieurs prix photographiques dont un WORLD PRESS Photo, un VISA d’OR du Jeune Reporter, le Prix du SCOOP d’Anger, Photographie de l’Année…

IN THE NAME OF HAITI : Le tourisme humanitaire au nom de Dieu

Healing Haiti, Food for the Poor ou encore Hope Alive !  sont des organisations américaines chrétiennes installées en Haïti depuis plusieurs années.  A l’instar de centaines d’autres organisations, dont l’activité s’est envolée depuis le séisme du 12 janvier 2010, celles-ci organisent, en dehors de leurs actions humanitaires, du volontariat : chaque semaine une « team » composée d’une dizaine d’américains, débarque en Haïti pour un séjour organisé. Au programme, distribution d’eau dans le bidonville de Cité Soleil – considéré pourtant comme l’une des zones les plus dangereuses du pays – visite d’orphelinats, d’écoles avec distribution de chewing-gum, journée à la plage avec des orphelins, mais surtout des centaines de photos ramenées en souvenirs et de nombreux câlins distribués.

C-Fohlen-HAITI-01 C-Fohlen-HAITI-02pg C-Fohlen-HAITI-03Jeff Gacek et Alyn Shannon, fondateurs de Healing haiti, ont décidé de se consacrer, au nom de Dieu, à ce pays : «  Nous n’avons pas choisi Haïti…Dieu a choisi Haïti pour nous ».

Selon l’ambassade des Etats-Unis, environ 200 000 américains débarqueraient chaque année en Haïti, se sentant investis d’une mission où charité et prosélytisme font bon ménage. Aucun contrôle de l’Etat n’est effectué : il est très facile pour une organisation étrangère de créer sa propre ONG, église, école ou orphelinat, contribuant ainsi à déresponsabiliser le gouvernement local.

Un humanitaire français, travaillant lui pour une ONG internationale, laisse entendre à leur propos, « qu’au mieux ce qu’ils font est inutile. Au mieux…

Jean-Pierre Delvalle – New York

Entre autres, Président Fondateur du festival photographique Angourama, Directeur de production du Centre National de l’Image durant 9 ans, je suis un photographe professionnel qui s’ignore pour vivre d’autres passions comme l’architecture.

Portrait JPD (Photo J.J. Combes)

Photo © J.J. Combes

A 64 ans, depuis peu à la retraite, je trouve enfin un peu de temps pour entamer la mise en valeur de ma copieuse moisson d’images réalisée à travers le monde.

J’ai eu le bonheur d’utiliser dès leurs premiers balbutiements, les outils informatiques liés à l’imagerie.
Aujourd’hui, mon travail tend à utiliser au mieux ces nouvelles et fabuleuses capacités narratives, simplement par le fait que mes photographies (je revendique de ne cesser d’écrire avec la lumière) ne seraient pas  concevables autrement.
Jamais les années passées dans le noir du labo argentique ne m’ont apporté les moyens d’accoucher de mes rêves, comme me le permettent à présent les réflex et le laboratoire numériques. Je n’ai donc aucune nostalgie de la lampe rouge et de l’odeur de l’hyposulfite. La série « Manhattan » présentée ici, témoigne peu de ce travail actuel. Sans doute résulte-t-elle d’avantage de mon désir de « mettre en scène » le monde comme j’aimerais qu’il soit. Je ne suis donc pas « un reporteur » mais plutôt un « transporteur » ce qui me rend d’autant plus fier de figurer à cette édition de Barrobjectif.

Hair

Photo © Jean-Pierre Delvalle

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : New York

Passer l’écran des brumes, de l’autre côté d’un miroir fantasmé.
Au-delà des mirages Hollywoodiens entretenus depuis l’enfance par tant d’icônes,  gagner New York à bout de ciel avec ivresse.

Feu vert

Photo © Jean-Pierre Delvalle

Poser enfin ses pas sur les trottoirs de Manhattan, s’angoisser d’une inéluctable désillusion.
Puis enfin, comme seule  alternative pour une autre Venise,  s’émerveiller à s’en étourdir.

Hard rock Café

Photo © Jean-Pierre Delvalle

Mary Poppins

Photo © Jean-Pierre Delvalle

Mathieu Bouyer – Peruanos

mathieu bouyerJe suis né en 1982 à côté d’Angoulême.
Après avoir étudié pendant deux ans la photographie à Toulouse, je commence les petits boulots en tout genre pour financer mes premiers voyages. Après un voyage de six mois en Australie j’expose pour la première fois à Barro. Ensuite je m’installe à Nantes ou je me lance comme photographe de scène. Vont suivre cinq années riches en découvertes, apprentissages et rencontres dans le monde du spectacle vivant. Quel plaisir de photographier tous ces artistes, fascinant….

Mais ce travail ne me permet plus de voyager. Et le théâtre et les concerts n’étanchent pas ma soif du vrai. Tout ça me semble un peu artificiel. J’ai envie de repartir à l’aventure et de me frotter un peu plus à la réalité. Du coup, retour a mon premier boulot alimentaire, la restauration saisonnière. Cela me permet de travailler une partie de l’année pour ensuite me consacrer à mes photographies et à la découverte du monde qui nous entoure. A présent dès que les finances sont à flot, je prends mon sac, mon appareil photo et je pars là ou l’inconnu m’appelle, à la rencontre des gens.

Grand prix d’Auteur du festival photographique biennal de Saint Benoît, édition 2011

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Peruanos

Comme ils disent là-bas, « hay de todo en Peru: costa, sierra y selva, (la côte, la montagne et la jungle) ». Aussi divers que leurs paysages, les péruviens ressemblent à leur terre.

Je me suis baladé durant quatre mois entre Lima, Paracas, Iquitos, Pucalpa, Cuzco,Cotahuasi, Puno, et Bretana….A la rencontre des péruviens.

Tiraillés entre modernisme et tradition, il reste chez les péruviens un lien réel avec leur environnement. En dehors des grandes villes, les habitants vivent au rythme du soleil, des animaux et des saisons et doivent s’adapter aux éléments qui sont d’une rudesse incroyable.

La côte est aride, ses eaux sont froides mais poissonneuses. La montagne est immense et extrême. Une ville comme Puno culmine a 3800m. Enfin la jungle, foisonnante, inaccessible et dangereuse, est pour moi un mélange de paradis et d’enfer.
Avec ingéniosité l’homme s’est installé dans ces trois types de paysages et a su surmonter les aléas climatiques pour survivre.

Malgré tout, beaucoup de péruviens vivent une vie difficile. La nature mais aussi les conditions économiques ne font pas de cadeau aux familles qui ont bien du mal à offrir une vie décente et surtout un avenir meilleur à leurs enfants. Au Péru l’éducation secondaire gratuite n’existe pas. Cela laisse peu de chance aux jeunes issus des classes défavorisées de gravir l’échelle sociale.

Chaque rencontre m’a donné à voir le courage physique et mental, le naturel et la joie de vivre que chaque péruvien porte en lui. J’ai aussi appris a leurs cotés le goût de l’instant présent. Ils savent combien la vie est incertaine et capricieuse, et tout autant belle et rieuse . Alors pourquoi penser au lendemain. Profitons déjà de ce qu’aujourd’hui a à offrir et « ojala », demain sera meilleur !

Merci a eux de m’avoir montré un autre chemin de vie possible……

A Mariangel Ojeda

8 10

Zia Zeff – 2012 Le monde Maya

Zia Zeff

Les photographies de Zia Zeff sont des invitations au voyage, des témoignages de rencontres. Passionnée et curieuse du monde qu’elle parcourt sans relâche à la découverte des autres et de nouvelles expériences. Après des études d’Art, de Biologie, d’Anthropologie et de Cinématographie, elle revient à son premier amour : la Photographie. D’origine Argentine, elle possède une relation privilégiée avec l’Amérique Latine et tout particulièrement avec les tribus d’Amazonie où elle aura passé de nombreux mois immergée dans la jungle. Mais aussi avec l’Inde, ses parents étant tous deux ascètes du fameux guru indien Osho, elle grandit donc entourée de ‘hippies’ dans l’enseignement de la méditation mais aussi du respect d’autrui et d’une relation particulière avec la Nature. Déterminée à construire un corpus documentaire, elle se laisse porter par les rencontres pour les mettre en forme au gré de ses découvertes de ces personnages, qui semblent dessiner des possibilités… D’ailleurs elle ne peut envisager un reportage sans portrait, « ce sont les regards qui m’intéressent, les gens qui vivent et portent leur vie devant mon objectif aux yeux de tous».

Les reportages de Zia sont toujours de longues investigations, d’ailleurs elle affirme « ne pas travailler ‘sur’ ‘les gens mais ‘avec’ eux ». En effet, chaque fois qu’un sujet l’interpelle, elle prend contact avec des associations locales et travaille en bénévolat avec elles, comme en Amazonie avec l’association Depaso-Amasoa qui aide à la ‘reforestation’ de la forêt amazonienne au Pérou, ou en Inde comme infirmière des rues pour l’association Agir pour Bénarès. Bien que humaniste et sociale, la photographie de cette jeune photographe est avant tout un appel aux émotions. Elle aime la frontalité, le jeu face à l’objectif, une forme de rigueur dans la prise de vue qui lui ouvre d’autres libertés.  Par l' »acte photographique », elle cherche à comprendre et à témoigner d’une réalité complexe, à se rapprocher de l’autre tout en informant, avec une subjectivité assumée.

Son site : http://www.zia-zeff.com/

  • Exposition BarrObjectif 2012 : 2012 : Le Monde Maya 

« 2012 est-elle notre dernière année sur Terre? Que dit vraiment la prophétie Maya? Question que beaucoup de gens se posent à travers le monde. Le calendrier Maya arrive à sa fin, certes, mais ce peuple visionnaire prédit-il vraiment l’Apocalypse ou ces rumeurs relèvent-elles de superstitions occidentales qui déchaînent les livres et les productions hollywoodiennes à catastrophes?

Alors au lieu d’accepter les théories des autres j’ai voulu aller voir moi-même ce que les Mayas, les chamans, les tenants de leurs traditions et culture pensent de tout cela ! J’aime aller à la source des informations, de plus cela fait des années que je photographie les peuples premiers ayant une tradition chamanique : leur monde et leur relation avec la Nature me fascine. Etant d’origine argentine, j’ai une relation privilégié avec l’Amérique Latine.

J’ai, pendant presque 2 mois, arpenté la péninsule du sud du Mexique (états du Chiapas et du Yucatan) et le nord du Guatemala à la rencontre des abuelos(as) de cette incroyable culture Maya. Cette année le Mexique attire de nombreux curieux, New-Ages et autres voyageurs spirituels. Divers événements importants (le nom de Santana et concert géant ont été lancés) et cérémonies se préparent pour la date fatidique du 21 décembre 2012, jour où notre terre sera parfaitement alignée avec notre soleil, la lune et le centre de notre galaxie Kinich Ahau. Cela n’arrive que tous les 26 000 ans! Selon les chamans cela provoquerait une décharge de photons (lumière pure) sur notre petit globe afin « d’éveiller les consciences », voilà la principale réponse que ces guérisseurs et hommes de sciences m’ont donné. La plupart doutent qu’un cataclysme majeur efface les Hommes de la surface de la terre mais croient plutôt en un rééquilibrage des énergies planétaires, cosmiques et spirituelles. En réalité, après avoir parlé avec beaucoup de Mexicains en général, peu se préoccupent de cette question : « Si on doit y passer c’est que Dieu le veut et ça sera mieux pour notre planète ! ». Alors en bons mexicains ils vivent et profitent de la fiesta sur la magnifique côte Maya où les tortues nagent parmi les touristes dans une eau turquoise et visitent les splendides temples de leurs ancêtres au cœur d’une jungle exubérante, mystique, peuplée de singes hurleurs et de papillons géants. Pour les commerçants cette prophétie est une manne dont ils ont bien besoin, car le tourisme est en baisse à cause de la violence, les cartels de la drogue et les news internationales.

Je suis arrivée le jour de l’équinoxe de printemps afin de voir le fameux Kukùlkan, serpent cosmique source de vie, se contorsionner sur la superbe pyramide de Chichen Itza, l’un des principaux sites Maya. Il y avait plus de 30 000 personnes de blanc vêtus pour fêter en chantant ce phénomène astronomique. Les autorités en compteraient 50 000 au moins pour la prochaine équinoxe ! Je suis curieuse de voir ce qu’il se passera ce mois de décembre dans la zone Maya aussi je retourne dès le mois de Novembre au Mexique afin de photographier les préparatifs et continuer mon reportage. »

Lionel Raude – L’idiot sur la route

RAUDE Lionel, photographe amateur né en 1917 à Brooklyn, quitte lâchement les USA et sa famille avant la crise de 1929, pour se rendre en URSS.
Rencontre à Moscou la scandaleuse Alexandra Kollontaï , laquelle l’initie à
la politique et lui fait rencontrer l’incontournable Alexandre Rodchenko, photographe anguleux et notablement autoritaire. Rotchenko s’étant approprié toutes les perspectives, Lionel RAUDE préféra s’enfuir en France où il épousa une femme.
Quelques années passèrent durant lesquelles il se consacra exclusivement à l’autoportrait et abandonna complètement la politique. Il poursuit depuis lors, du fait de son déplorable sens de l’orientation, une carrière photographique assez erratique mais pleine de joie.

Exposition BarrObjectif 2012 : L’idiot sur la route

Je suis un touriste, c’est idiot mais c’est ainsi, le touriste est un idiot. Nous l’avons tous expérimenté en posant le pied sur le tarmac de l’aéroport, l’immersion si consciencieuse et si profonde dans le réel est telle, qu’elle emporte immédiatement le touriste volontaire et enjoué, à la découverte d’un territoire sans frontière et bien réel : L’idiotie.
Le réel étant par définition ce qui ne se redouble pas sous la forme d’une représentation, il échappe de ce fait à l’analyse. Le réel est donc par essence singulièrement idiot.

Le touriste que je suis, immergé dans l’immédiateté du réel arpente ainsi appareil photo en bandoulière deux destinations symboliques et emblématiques du monde bipolaire au 20ème siècle: L’URSS et les États unis .
Dans ce contexte rigoureusement logique, toute tentative visant à distinguer le vrai du faux serait bien évidemment totalement superflue.

Frédéric Gérard – Made in USA

Frédéric GERARD est un photographe né en 1963 dans le Nord de la France. Initié à la diapositive par sa mère dans les années 80, il a depuis 30 ans évolué au fur et à mesure de ses voyages et de ses influences. Imprégné par la rigueur du cadrage d’Henry Cartier Bresson, il a longtemps pratiqué le noir et blanc argentique et évolué depuis 10 ans vers le numérique reflex. Il affectionne les images pleines, faites de superpositions de plans et d’harmonie de couleurs. Ses photos sont rythmées par le graphisme des immeubles et les perspectives des rues, elles mettent en scènes des personnages spectateurs, capturés par le hasard.

Exposition BarrObjectif 2012 : Made in USA

L’exposition propose des clichés tirés de trois voyages à New York et San Francisco entre 2008 et 2010. L’architecture des villes américaines faite de gratte ciel et de longues avenues impose un rythme géométrique dans lequel l’homme tente de s’intégrer.