Isabel Corthier – Ayethikar, une nonne Bouddhiste à Myanmar

Isabel Corthier est une photographe freelance. Elle travaille en Belgique et dans le monde entier pour faire des reportages photographiques et des portraits.
Avec son mari, elle va dans le tiers monde où elle travaille en tant que photographe ainsi que comme logisticienne pour Médecins sans Frontières. Pendant son travail sur le terrain elle fait des photos des gens qu’elle rencontre.
Entre les missions, Isabel fait des reportages photographiques pour les ONG comme MSF, Caritas, Trias, Vredeseilanden (VECO), Louvain Coopération et Entrepreneurs pour Entrepreneurs. Ses photos étaient montrées dans des expositions en Chine, Inde, Belgique et quelques images ont remporté des prix.
Dans sa photographie son but est de montrer l’humanité dans la vie de chacun.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Ayethikar, une nonne Bouddhiste à Myanmar

Agée de 21 ans, Ayethikar était très malade, et les gens du village lui avaient recommandé de se retirer dans le monastère, ça apporte le bonheur.
C’est ce qu’elle a fait et depuis elle habite dans le couvent Agayar Tawya à Yangon.
Elle a maintenant 32 ans. Néamoins , après quelques années, elle a été infectée  par l’ hépatite C à cause d’un traitement non hygiénique chez le dentiste.

Photographe Isabel Corthier miroir voiture

Isabel Corthier

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Cependant elle n’est pas fâchée. Le bouddhisme lui apprend à faire face à ces problèmes. Elle est reconnaissante de n’avoir encourru que l’hépatite C et rien d’autre.
Elle ne doute jamais de son choix et est prête à servir dans le couvent jusqu’à la fin.

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Au total, 30 religieuses vivent dans ce couvent.
La plus jeune est âgée de 7 ans.
Les nonnes se lèvent à 4 heures pour la première méditation.
Elles font les travaux domestiques ensembles, pendant lesquels chaque personne a sa propre tâche.
Beaucoup d’enfants se sentent appelés par le noviciat.

Au M, il est commun pour un  bouddhiste de servir au moins une fois dans sa vie  une période dans un monastère.
Ceci apporte le bonheur dans la famille.corthier_ayethikar19

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Rencontres dans le sud Soudan

Marion Billou – Comme deux gouttes d’eau

Agée de 20 ans, Marion Billou vit et travaille au Mans et prépare actuellement une formation Brevet Technique des Métiers à la Faculté des métiers de Rennes, en Autoportraitalternance. Tout commence lorsque son grand-père lui offre son premier appareil photo, il y a 5 ans. Au début, seules sa soeur et son amie lui servent de modèles. Mais apparaît rapidement l’envie de photographier d’autres visages, d’autres regards.

Le portrait devient une évidence.

En général, mes modèles sont des inconnus mais les rencontrer derrière l’objectif me plaît beaucoup. Je choisis moi-même les visages que je souhaite immortaliser. Le seul critère : ils doivent m’inspirer. Les yeux sont importants, mystérieux, on dit qu’ils sont le reflet de l’âme, donnant naissance à l’émotion. Je suis assez d’accord et j’adore me noyer dans chacun de ces regards. Je crée des choses que je souhaite voir, que je souhaite toucher et approcher. 01Je plonge mes modèles dans des lieux et des univers que je veux respirer et qui me font rêver. Parfois je crée des images reflétant le réel, d’autres avec quelques divagations ou tout simplement par curiosité. Mais toujours avec une touche de mystère. »

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Comme deux gouttes d’eau

Dans le banquet, Platon raconte qu’à l’origine l’être avait deux têtes, deux bras et quatre jambes mais qu’il était si puissant que Dieu les scinda en deux les condamnant à passer le reste de leur existence à rechercher la part manquante. Nous sommes tous à la recherche de la personne avec qui nous traversons la vie, et dans le lien gémellaire, elle est là, dès la naissance.

«  Ma vie me paraît plus simple que les autres. Je n’ai jamais connu la solitude, jamais ! « 

Tout a commencé lorsque j’ai photographié Pauline et Camille pour une autre série. Leur ressemblance et leur complicité ont éveillé davantage cette fascination que je porte aux multiples. Cette série est nourrie de ma curiosité. Je reste au cours de sa réalisation, étonnée à chaque rencontre. Dans la rue quand on croise des jumeaux, on ne peut pas se permettre de trop les dévisager voire de les interroger. La photographie a été pour moi un moyen de me rapprocher d’eux.

Depuis toujours les jumeaux provoquent une grande fascination sociale. Nous sommes tous surpris et émerveillés par ce phénomène et par leur ressemblance parfois si troublante pouvant entrainer de certaines inquiétudes. C’est pourquoi nous cherchons à les dissocier.

Depuis toujours les jumeaux provoquent une grande fascination sociale. Nous sommes tous surpris et émerveillés par ce phénomène et par leur ressemblance parfois si troublante pouvant entrainer de certaines inquiétudes. C’est pourquoi nous cherchons à les dissocier.

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 » Au début, on s’était dit que l’on s’amuserait de temps à autre à les habiller de la même façon. Mais on ne le fait pas, j’ai du mal à les différencier, surtout de dos, ça me perturbe ! « 

 » Les garçons sont des triplés monochoriaux triamniotiques, ce qui veut dire même ADN, limite clone. Ce qui m’a fait peur à la grossesse. « 

La gémellité ne laisse pas indifférent. Elle interroge sur le caractère unique de l’être humain et nous font rêver à 15cet autre qui serait un peu soi. Mais, il n’est pas simple d’être deux et un à la fois.

 » On s’est construite à deux et c’est difficile de trouver un équilibre entre vie de couple et relation fusionnelle. Pour ma part, ça a été le plus dur de me détacher de ma soeur. Elle me manquait plus que mon petit ami. C’est d’ailleurs pour ça que je l’ai quitté. Je n’étais pas prête à lui consacrer du temps. « 

Que pouvous-nous ressentir quand une personne qui physiquement et parfois mentalement nous ressemble trait pour trait ? Comment percevons-nous la vie, nos relations, nos faits et gestes, nos choix personnels et professionnels ?

Francis Selier – Bulles é’Merveilles

Francis Selier, la cinquantaine et père de trois enfants.
Mon métier n’est pas de copier ce que je vois, mais de faire ressortir toute la charge émotionnelle d’un instant.

Francis Selier Photographe selier_francis_autoportrait Basse defd’instants précieux.

Mon seul sujet est l’être humain dans toutes ses différences. Chaque rendez-vous est une rencontre, une expérience extraordinaire. Lors des prises de vues, vous avez la liberté totale d’être et de faire. J’ai le choix de l’instant. L’alchimie qui en résulte est révélatrice de vos sentiments et est pour moi l’unique beauté de l’être.
Mon style est très marqué par l’attitude naturelle des personnes avec une touche d’originalité. La retouche numérique est quasi inexistante. Le noir et blanc est mon compagnon de route, pour son coté graphique et contemporain. J’aime ses valeurs de beauté, sa simplicité et sa façon de valoriser l’humain. Je partage l’idée qu’il contient l’essentielle ou simplement l’âme du sujet.
Mon travail personnel est toujours centré sur le même sujet. J’ai suivi des journées entre amis lors de la cuisine traditionnelle du cochon. J’ai eu la chance d’immortaliser des pièces de théâtre ou des spectacles de rues. Mais l’émotion la plus forte a été de partagé avec deux couples, le moment le plus intime mais aussi le plus émouvant de leur existence, à savoir la naissance d’un de leurs enfants. Je travaille actuellement avec des enfants qui ont un handicap. Ils ont ce petit plus ou ce petit moins qui fond deux des êtres extraordinaires.

Mes jouets sont la lumière, les rires et la bonne humeur mais aussi la tendresse, le désir, la passion. Mon compagnon de toujours : le Noir et Blanc.

Prix
2012 – Fiof awards Nikon 2 Argent et 2 Bronze en portrait
2012 – Été des portraits awards Bronze en portrait
2012 – Médailles de la Photographie Professionnelle Française Bronze en mariage
2011 – Maître Artisan Photographe
2010 – FEP : awards Argent Photographe européenne professionnel en mariage
2010 – FEP : awards Argent Photographe européenne professionnel en reportage
2009 – Objectif d’or trophée Noir et Blanc
2008 – 1er prix concours National Fuji : émotions dans le mariage<
2007 – FEP Qualified European Photographer option Portrait
2005 – GNPP Portraitiste de France Excellence
2003 – GNPP Portraitiste de France
2001 – GNPP Portraitiste de France
1999 – GNPP Portraitiste de France

Expositions
– Exposition Angoulême : Lumière sur la vie
– Exposition Angoulême : Un autre regard sur le handicap
– Exposition à Paris maison des photographes : Portrait
– Exposition à « l’Été des portraits » photo de naissance
– Exposition à Cognac portraits en Noir et Blanc 
– Exposition BarrObjectif  (2 fois)

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Bulles é’Merveilles

Que dire de cette expérience ? Qu’elle m’a grandement enrichi. J’ai été agréablement surpris de voir autant de présence dans ce lieu. Je n’imaginais pas pouvoir échanger des regards ou des mots. Je ne voulais pas être celui qui vient, qui prend et qui part. J’ai sans doute appris que dans chaque regard, il y a la vie.francis-selier-photographe-angouleme-1

Pourquoi ce titre ? Une bulle est un objet symbolique. Elle peut être à la fois un jeu et un conte merveilleux. Un monde qui isole mais protège et rassure comme le ventre d’une mère.francis-selier-photographe-angouleme-2

Ce qui m’a le plus marqué ? La joie déclenchée à chaque réussite est un point d’exaltation. Aller jusqu’au bout d’un projet provoque un bien-être. L’accumulation de bonheur est synonyme d’avancement, d’évolution, d’identité, voire de ….liberté ! Celle-ci est basée sur l’instant présent et ignore l’avenir. Le rire est un atout majeur de l’évolution humaine. C’est sans doute, avec la parole, le moyen le plus important dans la communication avec autrui.  La parole et les gestes ont parfois manqué. Mais c’est dans les regards que naissent les expressions et parlent les sentiments. Bref, après avoir remercié toute l’équipe de « L’enfant Soleil » ainsi que les stagiaires de l’école de l’IUT  de Sillac, je finirai par dire que je suis sous un charme indéfinissable de ces regards et j’espère qu’il en sera de même pour vous.

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Jean-Michel Leligny – 1944,… 30 normands témoignent

Après une formation BTS photo à l’École Nationale Louis Lumière, Jean-Michel Leligny a travaillé comme tireur photo Noir et Blanc dans des laboratoires professionnels parisiens puis est devenu Photographe indépendant et journaliste à partir de 1986. De 1988 à 1990, il produit un travail personnel, Parking Production, qui fera l’objet de nombreuses expositions et parutions. Une grave maladie, suivie d’une transplantation cardiaque vient mettre une parenthèse à ces travaux. Après un an d’arrêt et quitté Paris, il reprend son travail de photographe et journaliste pour des magazines en presse nationale et régionale. Il est aussi photographe pour l’agence Andia.autoportrait

Récemment, il a repris des travaux plus personnels. “Gueules”, portraits d’habitants de villes, villages, exposés en temps réel; 2°20 ou la France par le milieu, un voyage photographique en bicyclette à travers la France le long du méridien de Paris (Ce travail a été nominé au prix HSNC, a reçu le prix de la biennale Conches en Ouche et fera l’objet d’un ouvrage publié en septembre 2014 aux Editions de Juillet).

La sortie du livre sur les derniers témoins est prévue en mars 2014 : « 1944, 30 Normands témoignent » aux éditions Corlet

Contact :
Tel : 06 07 36 28 09
jm@leligny.fr
Site web de JM Meligny

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : 1944,…30 Normands témoignent

« S’il est vrai qu’oublier est un peu consentir, alors ne nous endormons pas. Veillons à tous les moments, ne détournons pas nos yeux, de cette amère réalité qui nous écrase. C’est en cela que nous accomplirons notre devoir d’hommes… ». Albert Camus, Le Soir Républicain, 1er janvier 1940.

Je suis né en Normandie, plus précisément dans la baie du Mont-Saint-Michel. Lorsque j’étais enfant, mon père aimait à nous conter ses histoires de guerre, ses histoires d’occupation. En 1944, les Normands ont payé un lourd tribut à cette page de l’histoire. Après le débarquement, de nombreuses villes ont été détruites. Beaucoup de civils sont morts sous les bombes. 70 ans plus tard, j’ai recherché les témoins de cette époque avant qu’ils ne disparaissent dans l’oubli. Ils m’ont raconté leur histoire, leur guerre, avec pudeur, avec émotion. Les larmes et le sang, les bombes et la terreur, l’occupation et la Résistance, la déportation et le travail obligatoire, mais aussi les amours et les amitiés interdites, ennemis – amis – amants. Une somme de petites histoires, simples et héroïques, au sein de la grande histoire.

Parfois, la parole est encore lourde à porter, chargée de secrets qui ne seront pas dévoilés, même 70 ans après. Parfois, la parole est libératrice, de tant de douleurs et de souffrances accumulées. Parfois la parole devient apaisante. L’époque n’était pas à la plainte, mais au combat pour la survie et la Liberté. Même au plus profond des ténèbres, il y avait cette lueur d’espoir. La vie a triomphé de l’horreur et de la guerre, et tous ont cette phrase qui revient comme un leitmotiv,

« Plus jamais ça! »

Les photos sont présentées en diptyques. Un portrait émergeant de l’ombre, la mise en lumière du visage, chargé d’histoire, comme la mise en lumière de la parole. L’autre image est un lieu chargé de cette histoire, ou un souvenir, ou encore une image d’archive faisant sens…

L’ensemble de ces témoignages est présenté sous forme de 26 « histoires-témoignages » dans le livre « 1944, … 30 Normands témoignent » aux éditions MyNormandie

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Emilienne Soulard (Elle et son mari aviateur)

« Les Allemands ne fusillaient pas les filles, ils les décapitaient… J’ai eu beaucoup de chance. Tous n’étaient pas favorables à Hitler… » A 16 ans, Emilienne Soulard avait décidé de sa propre initiative de couper les câbles téléphoniques pour embêter les Allemands. Elle est arrêtée et emprisonnée avant d’être déportée en Allemagne. La désorganisation des voies de chemin de fer dû aux bombardements en Allemagne, lui évitèrent les camp de la mort. A son retour, elle se mariera avec le jeune aviateur qu’elle avait rencontré à la prison de Saint-Lô, et qui lui avait promis de venir la retrouver après la guerre.

leligny-carl.edouin Carl Edouin (Ses parents pendant la guerre)

« Malgré le respect que je vous dois, je tiens à dire qu’en amour, je n’ai de compte à rendre qu’à Dieu! » C’est ce qu’a déclaré la maman de Carl Edouin lors son jugement pour “collaboration horizontale” à la Libération. Pendant la guerre, elle était tombée amoureuse d’un officier de la Wehrmacht. Ils vécurent ensemble dans une cité ouvrière de la banlieue rouennaise et eurent 3 enfants. Ils furent séparés à la Libération, mais elle garda l’officier dans son cœur jusqu’à sa mort.

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Thierry Laporte – Portrait

Né en 1971, il commence sa carrière de photographe en 2002 après avoir suivi une formation avec Philippe Bachelier. La même année, il travaille avec Dominique Colin, photographe professionnel, au Pôle cirque de Nexon dans le cadre du Festival Images en Scènes. Son intérêt pour la photographie a émergé dès l’enfance. Grâce à son premier polaroïd 1000 qu’il reçut à l’âge de 8 ans, il se lance dans la photoPortrait Thierry Laporte (web) © Thierry Laportegraphie et saisit ses premiers clichés pendant les vacances familiales à l’île de Ré. Depuis, il poursuit ses expériences en tant que photographe indépendant et réalise des images très variées, dans des styles différents. Il est à la recherche d’une esthétique réinventée, d’une émotion, d’un instant vivant qui s’offre à lui. Il travaille pour la presse en tant que photojournaliste et publie dans la presse régionale et nationale (L’Echo, Le Populaire du Centre, L’Humanité, Le Figaro). Dans cette confrontation au réel, il développe une prise de vue instinctive et contemporaine en s’adaptant à chaque situation. Cette pratique régulière lui permet d’ancrer une approche singulière et spontanée que l’on retrouve dans sa photographie de scène. Entre deux répliques, entre deux regards, il y a ces instants scéniques à immortaliser. Ils suspendent un moment de grâce, une tension, une émotion. Ils gardent trace de cet art de l’éphémère et nous racontent des instants d’humanité. L’humain est un axe récurent dans son travail d’auteur. Dans ses portraits, il s’agit de saisir une intimité, d’attendre l’instant, où le modèle laissera échapper la part belle qu’il en porte en lui. Il s’agit d’une altérité, être à l’écoute de l’autre pour tenter de faire surgir une vérité. Dans le travail de commande, il propose une esthétique inhabituelle. Il capte des moments pris sur le vif par une proximité avec son sujet et contourne ainsi l’évidence. Il retranscrit une réalité sous un angle nouveau. Il rencontre le photographe Guy Delhaye qui l’accompagne dans ses aventures scéniques ainsi que Richard Dumas (Agence Vu) qui le conforte dans son approche humaniste. Les expositions lui permettent de confronter son approche personnelle au regard du public et de faire évoluer sa pensée photographique au cours d’un moment de partage.

Expositions

2014 : exposition au Théâtre de l’Union.
Collaboration avec le Conseil général de la Haute- Vienne.
2013 : exposition avec le photographe Guy Delahaye dans le cadre du Festival Kaolin et Barbotine. Exposition dans les rues et à la médiathèque de Bellac. Exposition au Centre culturel Yves Furet (La Souterraine).
2012 : exposition à l’Opéra-théâtre de Limoges
2011: exposition des photos de scène au Centre Culturel Jean Gagnant

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Portraits

Regarder les passants dans la rue. Capter un regard, entrevoir une gueule et puis aller à la rencontre de cette personne. Se présenter, dire quelques mots sur le travail et imPortraits © Thierry Laporte (3)aginer déjà la possibilité d’un portrait. Se donner rendez-°©‐vous dans une boutique de Bellac transformée pour l’occasion en studio photographique et attendre. Un tabouret, des rideaux noirs, quelques flashs, la mise en scène est là. Une lumière sur le visage qui ne triche pas. Elle crée une nudité, elle dévoile le paysage secret d’un visage. Un portrait, c’est la rencontre entre deux personnes, entre deux regards, entre deux désirs. Il s’agit maintenant de saisir cette intimité. Il s’agit en fait d’attendre l’instant où elle ne posera plus. Attendre l’instant, où elle laissera échapper quelque chose de son être. C’est un équilibre fragile. Parfois, c’est le modèle qui résiste au photographe. Parfois, c’est le photographe qui résiste à son modèle. Trois à quatre minutes, sept ou huit clichés, c’est le temps de faire ou de ne pas faire cette photo. Échanger, sentir, éprouver ensemble nos regards, nos énergies pour tenter de faire surgir une vérité entre nous. C’est là. Le modèle ne cherche pas à être plus beau, ou plus ceci ou plus cela. Les traces d’une vie se lisent sur son visage. Elles sentent la suie et la terre d’argile séchée. Les scintillements vécus, les chagrins oubliés, l’espoir des beaux jours à venir s’offrent à nous.

Portraits © Thierry Laporte (2) Portraits © Thierry Laporte (1)

 

Pierre Delaunay – Moins on possède, moins on désire

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Photo © Pierre Delaunay

Pierre Delaunay photographe professionnel à Ruffec depuis 32 ans la ville ou il est né en 1962, comme Obelix il est tombé tout petit dans la potion nommée «  révélateur «  (parents photographes).
Photographe humaniste et social, à travers sa sensibilité il traduit dans ses images l’émotion qui se dégage des personnages et c’est ainsi qu’il fixe sur la pellicule des instants parfois étonnants.
De nombreuses fois primé comme portraitiste, il expose ses œuvres en France et aussi à l’étranger..
En 2003, il a reçu un QEP (Qualified European Photographer) en Mariage et, en 2005, Il est devenu le premier MQEP français (Master Qualified European Photographer) c’est à Bruxelles en juin 2012 que lui est décerné son deuxième MQEP.

Formateur et maître de conférences internationale, il est un des fondateur/organisateurs du festival de photo-reportage (Barrobjectif).

pierrot portrait ChivaWEB

Contact
Site web de Pierre Delaunay

Prix, récompences et Conférences

1981 :   C.A.P  photographie
1995 :   Portraitiste de France  ( 5 titres )
1996 :   Grand Prix  Noir et Blanc AGFA
1999 :   Prix Du jury Noir et Blanc  ILFORD
2002 :   Objectif d’or Trophée Reportage
2003 :   Qualified European Photographer
2004 :   Objectif de Rubis (3 eme a l’été des Portraits Bourbon –Lancy )
2004 :   Conférencier aux congrès international d’Orvieto (Italie) et Anvers (Belqique)
2005:    2 mentions special Award Orvieto (Italie)
2005 :   Master Qualified European Photographer  (1er  Français à recevoir le titre)
2006 :   3 ème cat. Reportage au concours Professional Fotografia Awards Orvieto (Italie)
2006 :   Conférencier au congrès international d’Avilés  (Espagne)
2007 :   3 éme  prix Créativité concours photo de Mariage Fuji
2008 :   5 Awards de bronze Orviéto fotografia (Italie)
2009 :   1 Awards de bronze Orviéto fotografia (Italie)
2009 :   Objectif d’Argent  Congrès National de  Montpellier
2009 :   1 Prix Arterre «  concours d’art »
2009 :   Conférencier «  Vive la France » en Belgique
2010 :   Conférencier au congrès international de Naples (Italie)
2010 :   Trophée 3 ème Age  « été des portraits » Bourbon-Lancy
2011 :   Conférencier  au 2 ème Congrès Européen de la FEP (Lyon)
2011 :   Conférencier au Congrès international du Portugal
2011 :   1 Awards d’argent et 2 bronze Orviéto fotografia (Italie)
2011 :    Workshop  en Hollande (juillet)
2011 :    Mention Honneur Prix PX3 Prix de la Photographie Paris
2011:     2 Awards d’argent FEP European Professional Photographer of the Year 2011
2012 :    4eme au Silken Awards 2012 à Bruxelles (Belgique)
2012:     1 Award d’or 9 Awards d’argent et 6 bronze Orviéto fotografia (Italie)
2012:     finaliste au FEP European Fine Art Photograph of the Year 2012
2012:     2 Nominations au Black & White Spider Awards
2012 :    2eme Master Qualified European Photographer ( juin 2012)
2012:     Workshop «  Make a Memory »  en Hollande (octobre)
2012:     Conférencier au Congrès international de la Belgique ( Malle)
2012 :    Médaille d’argent au Médaille Photographie Professionnel Française 2012
2012      3eme au Silken Awards 2013 à Bruxelles (Belgique)
2013 :    3eme prix au concours photo Canon « Le Monde de l’image »
2013:     Conférencier au Congrès des maitres Photographes Québécois  (Canada)       2013:     Conférencier et workshop au Congrès de la FIOF  à Bareletta (Italie)
2013 :    1 Awards d’argent et 6 bronze 3 eme en Portrait Orviéto fotogr
2013 :    3 me Prix du Master Chef de la photographie Professionnelle 2013 (Tours)
2013:     Conférencier au Congrès the InspirationCamp event organized by DFF  (Copenhague  DK )
2013 :    FEP Facebook cover  picture of the month – juillet
2013:     2 nominations  au Black & White Spider Awards
2013 :    3 Médailles de bronze au Médaille Photographie Professionnel Française  2012
2013 :   désigné comme le Juge Français de la 1er Coupe du Monde de Photographie WPC ( 15 juges au Monde )
2014 :    2me du concours de couverture du magazine Sortir Label Charente
2014 :    3me du concours des Photographies de l’année 2014 en Catégorie « humaniste »
2014 :    Conférencier et workshop au 2me Congrès IPMGA  à Kolkata (Inde)
2014 :    1 Awards de bronze et finaliste au concours One Eyeland Awards
2014 :    finaliste au FEP European Professional Photographer of the Year Awards
2014 :    1 Award d’or 4 Awards d’argent et 11 bronze Orviéto fotografia (Italie) vainqueur de la categorie Portrait.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014Moins on possède, moins on désire

« Moins on possède, moins on désire » Gandhi
 » La technique n’est pas ma priorité dans le portrait , je la connais et la domine mais je préfère me  consacrer à la plus importante source de réussite photographique : la relation humaine.

Plus je vais me rapprocher du sujet, plus il va avoir confiance et plus je vais communiquer. Si la personne est réticente, je n’insiste pas. : j’ai pu ainsi remarquer que lorsque je suis très près de mon sujet, l’appareil disparaît (le paradoxe de la proximité).A ce moment-là, vous n’êtes plus un voyeur mais un proche ».

Ces Images ont été réalisées à Calcutta , Bénarès et dans les Sundarbans (delta du Gange) en février 2014.

Pierre Delaunay

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Photo © Pierre Delaunay

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Photo © Pierre Delaunay

 » Notre vie est une longue et pénible quête de Vérité  » Gandhi

Maud Bernos – Blue Eyes

Photographe free-lance, autodidacte, sans amarres, sans cesse en voyage et en mouvement, Maud est sur tout attachée à la liberté. Après une enfance passée entre Avignon, Dakar, Alger, Lyon et Barcelone, elle pose son sac à Paris en 2006. Formée à l’IUT Métiers du Livre, elle évolue d’abord dans le milieu du livre et se lance plus tard dans la photo en devenant l’assistante de différents photographes.
Des librairies au Festival de Cannes, du monde de la nuit aux portraits de personnalités,
son parcours se construit dans la diversité.

Maud-Bernos

Site web de Maud Bernos

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Blue Eyes

La série BLUE EYES est née en novembre 2012 à l’occasion du départ du dernier Vendée Globe. Tour du monde à la voile, en solitaire, sans assistance et sans escale, cette course est une véritable odyssée. Durant trois mois, des hommes traversent les Océans et reviennent inévitablement transformés par ce long voyage.

Au fur et à mesure des arrivées, la photographe immortalise les visages marqués par l’effort et la détermination. Fascinée par l’humain et plus particulièrement par sa force de vie elle souhaite retranscrire à travers de portraits sans artifice et sans décor l’intensité et l’énergie qui habitent ces navigateurs, véritables héros des temps modernes.

Bernard Stamm, Série BLUE EYES

© Maud Bernos

Tous les marins ont les yeux bleus. Ils ont beau avoir les iris noires, vertes, gris d’orage ou caramel doré, ils ont les yeux bleus, c’est une loi de la nature, une loi du genre humain – du genre marin.

On se dit que leurs yeux ont pris la couleur de ce qu’ils traversent, de ce qu’ils sondent paupière plissée ou de ce qu’ils scrutent les globes basculés hors des orbites : le ciel et la mer, le ciel en haute mer, la mer sous le ciel, le ciel dans la mer. On suppose que leurs yeux se sont oxydés peu à peu au cyan, au cobalt, sont devenus vitraux, filtrant la peur derrière le cristallin, ciblant le plaisir jusque dans la pupille, et l’on se souvient qu’il y a huit mille ans, une mutation du gène OCA2, porté par le chromosome 15, a créé la couleur bleue des yeux – sans doute exprès pour eux.

Tous les marins ont les yeux bleus. Ce bleu est autre chose qu’une couleur : un espace et un temps, la matière du vertige, la texture d’un songe, le vent dans la bouche, l’horizon en coupole, la vitesse qui grise et la solitude qui cogne pour quelques semaines, la mémoired’une trajectoire. L’outremer et l’azur dans un même regard.

Maylis de Kerangal

François Gabart; Série BLUE EYES

© Maud Bernos

Tanguy De Lamotte; Série BLUE EYES

© Maud Bernos

 

Françoise Barbaras – L’incertitude

Je m’intéresse depuis quelques années à la dimension poétique des images photographiques – que j’essaie de définir, par ailleurs, dans un essai que je suis en train de rédiger sur ce sujet.

Cela signifie, entre autres choses, que je me tiens à l’écart de tout effet réaliste ou naturel des scènes que je photographie. Je privilégie la mise en scène délibérée, le caractère un tant soit peu artificiel, ou quelquefois plus  délibérément construit, de la pose des personnages.

Le caractère non absolument explicitable du sens de l’image, son décalage perceptible vis à vis de la lisibilité directe, le côté un peu énigmatique de la scène, constituent les dimensions essentielles que j’explore dans mes images.

Il peut s’agir de faire sentir une mélancolie, un mystère ; ou bien un effet de basculement et de saisissement qui laisse le spectateur un peu interdit.

De façon plus générale, je cherche à ce que l’image ouvre vers un espace mental et un sens qui ne sont pas entièrement maîtrisables. C’est pourquoi je joue de tous les aspects de la prise de vue qui permettent ces effets : la composition et le cadrage, bien entendu, mais aussi les accessoires que portent les personnages, quand il y en a. Je joue de la théâtralité de leur pose, et du type de regard que je leur demande d’adopter, impassible et sans expressivité.

C’est aussi le traitement en noir et blanc que je choisis la plupart du temps, car il donne toute sa dimension théâtrale aux images que je construis.

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 EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : L’incertitude

Cette série met en scène l’énigme que constitue pour une jeune fille l’individu qui émerge en elle au sortir de l’enfance. Cette jeune fille se nomme Clara.
Clara a perdu la complicité qui la reliait aux choses ; elle est en train de quitter l’insouciance. Elle interroge ce que peut être sa prochaine identité. Elle est tournée vers un avenir qu’elle sait être celui d’une femme, mais sans en comprendre la teneur.
Le regard qu’elle porte vers nous est comme interloqué, chargé de l’expérience de basculement qui lui arrive. Il comporte une interrogation sur la nature de la féminité.

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La série se compose de deux types d’images, en noir et blanc, légèrement colorisées par endroits :

– 10 portraits de Clara, de format A3 .
– 11 plus petits formats (A4) accompagnant les portraits et reprenant un objet – ou un objet apparenté – figurant sur les portraits eux-mêmes.
– La disposition de l’ensemble donne des diptyques ou des triptyques, chaque fois centrés sur un portrait accompagné de ses objets latéraux.

Le rythme de la séquence est construit pour donner le sentiment d’une fugue musicale, le thème se rebrodant dans les appogiatures que semblent être les petits formats côtoyant les grands portraits.

Christian Arnaise – Et après

Christian Arnaise a été photographe professionnel, reporter de guerre pendant de longues années. Depuis 13 ans, il parcourt la France avec son cheval et sa roulotte.

C-Arnaise-portrait

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Et après

Assis au bord de l’eau, on porte un brin d’herbe à sa bouche, mais la motte, les racines et même un bloc de ciel tchéchène sont venus avec. Ombre de la photo, sommeil de rocket et de plomb.
L’empreinte du temps sur l’image, comme la marque de l’avion dans notre vide nocturne. Les torches de Grozny, bûcher embrasé tout là-bas, par quelque naufrageur, trouée rougeâtre jaunissant au pourtour. L’orée d’un autre monde, la photographie m’a renvoyé dans mon « pays d’origine », mais son origine n’a pas de pays.
Pourtant, il y a les astres qui se balancent. A l’idée qu’au sein de cette splendeur on s’adonne à tant de violence.. dévêtu de mon âme, le temps va sans ardeur…
Vivre des jours et des jours de quiétude infinie, des jours à perte de vue. Voyage au bord du monde, un rien de lune au cœur.
Le ruban de déroule où, quand et comme il veut. Sa trajectoire peut varier à tout instant. Ma roulotte est une île.

La roulotte de Christian Arnaise

Anne-Sophie Mauffré – Souvent, Régine oublie

AsMauffréElle étudie à l’École Supérieure Estienne et développe ensuite à Prisma Presse ses compétences techniques comme chef de fabrication dans différents magazines. À l’aube de ses 30 ans, elle largue tout du jour au lendemain pour un tour du monde en solitaire qui change sa vie.

Suivre son instinct, rencontrer, voir, témoigner… se libérer du temps pour se nourrir de belles rencontres de hasard devient alors sa priorité ! À son retour de voyage, le métier de photographe s’impose à elle.

site de la photographe : www.transhumaines.com

livre : Souvent, Régine oublie, A.-S. Mauffré & Régine David, éditions Transhumaines, €23,50

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : « Souvent, Régine oublie »

Régine David, sa voisine et grand-mère adoptive à Paris XIVe, est le premier reportage d’Anne-Sophie Mauffré.

À l’aggravation des troubles de mémoire de son amie peintre en 2002, Anne-Sophie lui propose un projet informel sous forme de jeu, en nommant Régine rédactrice en chef du livre de sa vie d’artiste, pour rester en lien avec elle, stimuler la mémoire sélective, partir à la recherche de Léonard, l’homme qu’elle a tant aimé… Elles partent aussi régulièrement faire le tour du monde à Paris, en se déguisant en touristes étrangères et en dormant à l’hôtel au coin de la rue. Un prix attribué lors d’un concours radiophonique, organisé sur France Inter par Sandrine Mercier les encourage à partager avec le grand public ce témoignage émouvant, drôle et pétillant. Un livre paraît qui reçoit le coup de cœur des libraires.

« Je voulais changer le regard sur la démence, explique la photographe. On ne renvoie à ces gens que l’image de ce qu’ils sont devenus alors qu’ils ont tant été ! »

La maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés n’ont pas entamé le mordant de la vieille dame, et encore moins sa joie de vivre ! Régine, 103 ans aujourd’hui, est une femme splendide, aimante, vivante et libre ; elle soigne sa maladie au jaune d’œuf et au cognac. Cinq auxiliaires de vie se relaient pour que Régine finisse tranquillement sa vie chez elle, dans l’appartement où elle est née il y a plus d’un siècle.

Un magnifique message d’espoir pour tous les proches de ceux qui, un jour, oublient…

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