Loïc Mazalrey – Prêtres d’aujourd’hui

PretresDAujourdhui-surfeur©MAZALREYLoïc Mazalrey est né le 25 Juin 1985 à Bergerac. Nourri enfant par la passion d’un père photographe, Loïc, très tôt abandonne son premier métier de paysagiste pour se consacrer à l’âge de 24 ans exclusivement à la photographie.

Photographe de news au Journal Sud-ouest en Dordogne, il alterne avec joie et habileté photographies d’actualité locale et reportages intimistes de gens ordinaires. Formé sur le terrain, autodidacte, il aime avant tout être la mémoire des mondes qui vacillent. Ses premiers essais photographiques ont reçu de nombreux prix à des concours amateurs et professionnels mais aussi des coups de coeurs dans la presse spécialisée.
Certaines photos artistiques, comme celles de sa compagne Emilie sont exposées dans des galeries parisiennes. « Léo et Jeanine » est son premier sujet personnel, il obtiendra le Grand Prix d’Auteur de la Fédération Photographique de France avec ce sujet.
Il est maintenant membre de l’agence Dalam depuis 2014.
Loïc Mazalrey à exposé à Barrobjectif en 2013.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 :  Prêtres d’aujourd’hui

Qui sont les prêtres du 21ème siècle ? Des hommes dévoués à l’Eglise, qui gardent un lien fort avec le monde qui les entoure. Certains, pour ne pas dire beaucoup, nourrissent même des passions qui ne lassent pas de surprendre. Christophe aime le surf, Philippe, l’aviation, Patrick, la moto. Christian s’éclate à la radio quand Emmanuel collectionne les tracteurs. Tous vous diront qu’aimer Dieu n’est pas incompatible avec une passion, bien au contraire : on peut aimer le Créateur, le servir et cultiver son jardin secret. Bien souvent, on en ressort même plus fort et plus proche de ses contemporains.PretresDAujourdhui©MAZALREY-Loïc Être prêtre, bien plus aujourd’hui qu’hier, c’est vivre avec ses concitoyens et échapper au huis-clos. A quoi cela tient-il ? Peut-être à des parcours de vie, des cheminements personnels qui ne sont plus aussi rectilignes que par le passé… À l’image de Philippe, ancien pilote de chasse dans l’armée française, ou encore de Patrick qui a vécu en concubinage aux Etats-Unis, de plus en plus de prêtres ont mené des vies « ordinaires », plus ou moins éloignées de la religion, avant d’entrer dans l »Église. L’appel de Dieu, souvent tardif, n’en a été que plus fort et sincère. Mais, reste en eux, comme un legs de leur passé, cet indéfectible désir de compréhension de l’autre, cette envie d’aller vers lui et de lui tendre la main.PretresDAujourdhui-critique-cinema©MAZALREYjpg EXPOSITION BARROBJECTIF de Loïc Mazalrey en 2013 : Le Paysan Tarnais

Anne-Sophie Mauffré-Rochelet – C’est votre enfant ? Sur les chemins de l’handiparentalité

Anne-Sophie-MauffreAnne-Sophie Mauffré-Rochelet est née à Paris en 1972, étudie à l’école supérieure Estienne et développe ensuite à Prisma Presse pendant une dizaine d’années, ses compétences techniques comme chef de fabrication dans différents magazines. À l’aube de ses 30 ans, alors qu’une marée noire menace les îles Galapagos, Anne-Sophie boucle son sac et part faire un tour du monde en solitaire, voyage qui change sa vie.  Suivre son instinct, rencontrer, voir, témoigner… Dès son retour en France, se libérer du temps pour se nourrir de belles rencontres de hasard devient une douce évidence. Le métier de photographe s’impose alors à elle. Régine David, sa voisine et grand-mère adoptive, artiste peintre parisienne et atteinte de troubles de la mémoire, devient son premier reportage intimiste, d’où est tiré un livre, «Souvent, Régine oublie», témoignage visuel et sonore qui lui permet par la suite de trouver ses premières missions photographiques en économie sociale et solidaire, notamment avec des premières commandes institutionnelles évoquant les carrières médico sociales, le maintien à domicile, le handicap moteur et sensoriel.

La vocation profonde d’Anne-Sophie est celle de raconter des jolies histoires, simples et vraies. Son éthique n’est pas de faire du spectaculaire mais de rendre compte de la vie quotidienne des hommes. Depuis un reportage réalisé sur Thich Nhat Hanh et la communauté bouddhiste du Village des Pruniers à Thénac en Dordogne, puis une immersion 24h/24 parmi les résidents dans un EPHAD en Bourgogne avec une vieille chambre photographique datant du 19ème siècle, photographier devient pour elle un vrai temps de prière et de méditation. S’investir depuis 1 an dans le projet Handiparentalité à Bordeaux est une vraie source de joie pour elle. Anne-Sophie vit actuellement à Bergerac avec son mari et leurs deux petits garçons.Portrait Anne -Sophie Mauffré

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : C’est votre enfant ? Sur les chemins de l’handiparentalité

Sage femme vivant en fauteuil roulant, Béatrice Idiard Chamois crée à l’Institut Mutualiste Montsouris (IMM), à Paris, la première consultation française d’obstétrique, dédiée aux femmes en situation de handicap moteur ou sensoriel. En écoutant une émission à la radio sur son parcours, je décide de la rencontrer sur son lieu de travail. Sa spontanéïté est telle qu’elle me met immédiatement en contact avec Florence Mejecase Neugebauer, maman d’un enfant, et présidente de l’association Handiparentalité en Aquitaine (33). Florence a elle aussi créé un lieu d’entraide spécifique pour les parents en situation de handicap moteur ou sensoriel au sein du Centre papillon, lieu associatif déjà existant sur Bordeaux pour les parents valides. Cette structure unique est composée de professionnels de la petite enfance, de la santé et de la justice. L’association met en outre à disposition le prêt de matériel de puériculture adapté ou adaptable.
Florence vit à 100 à l’heure dans son fauteuil roulant avec sa maladie des os de verre, elle donne des conférences, rencontre les partenaires, a toujours un mot gentil au téléphone pour 
aider les parents à surmonter leurs propres doutes et à s’affranchir davantage du regard des gens. Florence, épaulée par sa collègue puéricultrice, accompagne avec joie les parents à trouver des solutions très pratiques comme l’aménagement de leur environnement avec l’arrivée de bébé.

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L’idée du projet photographique se pose très naturellement entre femmes devenues mamans. Notre désir est de briser les idées préconçues sur le handicap et la parentalité. Je commence alors à me rendre régulièrement chez AdelineFlorenceAntinéaJessica et Valérie, des Mam’handis pétillantes et militantes ! Ce travail débuté depuis un an est dévoilé à Barrobjectif en commençant par la vie de Florence et aussi celle d’Adeline, une autre femme pleine d’énergie, professeure d’allemand et maman de deux enfants, dont une petite fille née au tout début du projet.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 de Anne-Sophie Mauffré : Souvent, Régine oublie

Vincent Lévrier – Arizo

Afin de planter un décor, il faut se déplacer à Angers. Vincent LEVRIER est né en 1990. Fils d’un père militaire de carrière et d’une mère nourrice, Vincent grandira au grès des déplacements familiaux et à ses retours dans le Poitou Charente.

C’est en 2001 qu’il assiste sans le vouloir à la naissance d’une nouvelle personnalité grâce aux archives photographiques de son père. Avec un appareil photo compact il se lance dans la prise des clichés sans idées préconçues, sans tutelle et surtout sans limite. Aujourd’hui, installé à LILLE, Vincent partage ces photographies mais aussi son regard. Qui saisit dans leurs suspensions, leurs mouvements, le visage et le corps des femmes et des hommes qui illustrent un temps que d’autres n’auraient pas connu.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Arizo

Arizo – (Langage urbain anglo saxon)

Nom féminin – Jeune et belle femme qui souhaite séduire et être séduite par tous les hommes….

 

 

 

 

Cette exposition photographie raconte l’histoire d’une perte et d’une destruction amoureuse d’une jeune femme en mal d’identité et d’amour.
Atteinte au plus profond de son âme.

 

 

ARIZO est un rappel de la fugacité de la vie, où l’encre coule et s’écoule…

Jean-Daniel Guillou – La caravane amoureuse

Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : La caravane amoureuse

Notre société tend à nous diviser, à nous contraindre à fixer des normes. J’ai rencontré pourtant des personnes qui aspirent à expérimenter autre chose que la limitation et la souffrance inconsciente que la société consumériste nous plonge quotidiennement.

Marc Vella et sa caravane Amoureuse : des hommes et des femmes de tous âges et de tous horizons partent pour exprimer en musique leur émerveillement aux autres. C’est en Ethiopie, dans la vallée de l’Omo que nous avons rencontrés les ethnies Dorzé, Mursi, Konzo, Hamer, Karo, Marc se met au piano et la magie opère, les notes s’égrènent. Les enfants ont envie de danser, les farandoles se lancent. Hommes et femmes regardent puis jouent en duo avec Marc. La musique est un langage universel qu’hommes et femmes de tous pays comprennent.

La musique possède tellement d’effets positifs, bénéfiques provenant d’un langage affectif qui a des répercussions sur la globalité du corps, avec un lien direct au cœur. On écoute avec nos oreilles, mais on vibre avec l’ensemble de notre être. Tout comme un instrument, notre corps est une caisse de résonance servant à recevoir et amplifier les vibrations extérieures ; les rencontres, les émotions.

En ce début de 3ème millénaire, les hommes doivent encore faire bien du chemin avant de comprendre que tous, quelles que soient leurs différences, restent avant tout des êtres humains dignes du plus grand respect. S’il est difficile de s’aimer, il sera d’autant plus difficile d’aimer les autres.

La différence est encore trop souvent un obstacle aujourd’hui, afin que les hommes communiquent en toute simplicité. Elle deviendra vraiment une richesse lorsque chaque individu se rendra enfin compte qu’il ne peut prétendre faire partie de la meilleure race qui soit, qu’il ne peut prétendre croire le meilleur Dieu, qu’il ne mène pas la vie la plus exemplaire qui soit, qu’il ne détient pas à lui seul la vérité absolue. Ce jour-là n’est pas encore venu mais le monde de demain ne peut se construire en gommant les différences mais plutôt en les additionnant.

Il n’existe pas de baguette magique qui va tout solutionner mais j’ai vécu une exceptionnelle aventure en Ethiopie un « retour » dans le berceau de l’humanité. J’ai vécu des rencontres simples, puissantes et libératrices. Cette rencontre avec l’autre c’est accueillir ce qui est là pour nous, en ce moment, que ce soit du découragement, de la peine ou quelques belles émotions que ce soit. Ouvrons la porte de notre cœur et invitons ce qui est là. Laissons-nous toucher par les émotions qui nous habitent sans nous y attacher. Lorsque notre cœur est ouvert, prenons conscience de ce qui est là et acceptons cette émotion, ressentons-là avec délicatesse et légèreté. Ne cherchons pas à nous débarrasser de quoique ce soit. Soyons présent et laissons là nous toucher. Il n’y a rien à faire. C’est la présente aimante qui accueille tout en son sein.

C’est que du bonheur ! comme dit mon ami Pierrot.D

Marc Vella, a parcouru avec son piano environ 200000 km sur les chemins de plus de quarante pays pour célébrer l’humain. Il a reçu de nombreuses récompenses, prix de Composition à Paris en 1985 et 1er prix de Composition à Rome au TIM en 1999. Conférencier et écrivain, il est le créateur des concerts d’émergence et donne régulièrement des Master Class. Concepteur de la caravane amoureuse entrant dans la décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix avec comme chef de file : L’UNESCO. Il emmène avec lui des personnes pour dire je t’aime aux autres.

Jean-Daniel Guillou / Faïza photographie

Jean-Daniel Guillou expose au festival depuis 2015. Retrouvez ces anciens reportages et sa biographie en suivant les liens ci-dessous.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 de J-D Guillou : Sara la Kali
EXPOSITION BARROBJECTIF 2014  de J-D Guillou : Le petit Gaël
EXPOSITION BARROBJECTIF 2013  de J-D Guillou : Toutes à l’école, Happy Chandara
EXPOSITION BARROBJECTIF 2012 de J-D Guilou : Les yeux du monde

Antonio Gibotta – Le voyage d’un pélerin

Antonio Gibotta est né à Avellino au mois d’août 1988, sa passion pour la photo se développe aux côtés de son père, lui-même photographe professionnel de distinction.

Diplômé en 2006, il transforme sa passion en profession, accumulant les expériences et les reportages. Il se forge une identité photographique, reflet de sa personnalité.Antonio Gibotta

Au cœur de son œuvre, notre commune humanité et les questions sociales. Il est primé à de nombreux concours internationaux.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Le voyage d’un pélerin

C’était ma deuxième expérience dans ce train lors d’un pèlerinage organisé par UNITALSI. C’est assez étrange, les patients considèrent ce voyage comme une fête. Ils y retrouvent de vieux amis rencontrés lors de voyages précédents, ils sourient ensemble, partagent leurs émotions. Ce reportage, c’est l’histoire d’Enzo, atteint de spasticité. Il est le pèlerin le plus âgé, un homme d’une grande gentillesse qui partage sont expérience avec tendresse et simplicité. Jour après jour, sa solitude le rend triste. Sa foi l’aide à se sentir aimé et elle lui permet de ne pas se sentir seul.


Reportage video sur le pélérinage d ‘Enzo

Reportage photo sur le pélérinage d’Enzo

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 de Antonio Gibotta : La Crémation en Inde

Sophie Bourgeix – L’autre regard

Sophie Bourgeix, photographe portraitiste

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Passionnée par l’humain, intriguée par les âmes, attirée par la lumière, Sophie met en image la personne, son regard, son sourire et probablement un peu les battements de son cœur. Sophie cherche avant tout à capturer une émotion.

Portrait de Sophie bourgeix

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : L’autre regard

Le projet l’Autre Regard évoque la beauté de nos différences, ou simplement la beauté de l’humain. Se plonger dans leur regard, pour y lire leurs émotions, nos émotions…

Ces portraits sont réalisés  au sein de l’Institut Médico Educatif « Le Colombier » de la Roque d’Anthéron. Un reportage dans le quotidien de cette institution, de l’acceptation de l’autre au moment d’intimité, pour arriver ensuite à cet instant de portrait. Regarder ou se laisser regarder, pour être transporter dans cet univers unique qui est le leur, le notre aussi.

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Stéphane Monserant – Ces métiers oubliés

J’ai découvert la photographie en 2002 à l’âge de 25 ans avec l’acquisition d’un premier appareil. Depuis toujours intéressé par l’image, je me suis rapidement inscrit à une association photo à Bordeaux qui m’a appris les bases de la composition ainsi que le développement argentique.

Dès lors, une passion est née et l’idée de vivre de la photo devenait de plus en plus précise. J’ai alors quitté mon métier initial de caviste afin d’intégrer une formation professionnalisante à l’école EFET (Paris 13) en 2009-2010.

Un an après la formation, je suis revenu vivre à Bordeaux avec toujours cette idée en tête de réaliser des reportages à proposer à la presse ou à des concours. Je travaille en tant que photographe indépendant pour des collectivités et des châteaux viticoles.

Stéphane Monserant 

 
Site internet
Exposition – Prix

Finaliste du Grand prix Photo Reportage Étudiant Paris Match 2010 pour le sujet Tibet : Tradition malgré répression

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Ces métiers oubliés

L’artisanat en France, c’est plus de 250 métiers répartis sur quatre secteurs d’activités : l’alimentation, le bâtiment, la production et le service. Présent sur l’ensemble du territoire, c’est un acteur de la vie locale. Par son activité, il dynamise l’économie, l’emploi et joue un rôle essentiel en faveur du service de proximité. Si l’on connaît la grande majorité des métiers, certaines activités sont inconnues du grand public et sont devenues très rares dans l’hexagone. L’absence d’école enseignant certains métiers, les coûts de production moins élevés dans les pays émergents, le désintérêt de la jeunesse pour les travaux manuels ou, tout simplement, le manque de connaissance du grand public, sont autant de raisons qui font la rareté de ces activités. Travaillant la plupart du temps seul, ou en équipe réduite, ces hommes et femmes ont fait de leur plaisir leur activité professionnelle. Qu’ils soient horloger, héraldiste, bottier ou noteur, tous sont des passionnés qui ne changeraient pour rien au monde de situation. C’est grâce à eux, toujours prêts à enseigner leur savoir-faire à autrui, que ces métiers oubliés ne deviennent pas des métiers disparus.

Marie Claude Steger

Marie-Claude Steger, réparatrice de phonographes. Passionnée de mécanique et de phonographe, Marie-Claude a ouvert sa boutique il y a 40 ans, dans une ancienne boucherie de Saint-Ouen. Etant pratiquement seule à exercer cette activité, elle restaure et répare les phonographes pour le plus grand bonheur des amateurs de 78 tours

Pierre Corthay

Pierre Corthay, bottier. Depuis toujours passionné de cuir, c’est à l’âge de 16 ans que Pierre décide de s’engager dans les Compagnons du Devoir. Aujourd’hui mondialement connu, il fait parti d’un des derniers bottiers de France à travailler entièrement à la main.

Reinhardt Von Nagel

Reinhard von Nagel, facteur de clavecins. Après avoir crée l’atelier von Nagel en 1963, Reinhard eut un premier contact avec le monde du clavecin en 1969. Depuis, il fabrique ces instruments rares avec passion dans son atelier du 11ème arrondissement

Philippe Martial

Philippe Martial, gainier. Ce métier consiste à habiller une boite ou un livre avec du cuir. Philippe est artisan depuis 1971 et son activité est complétée par la dorure sur cuir et la reliure.

 

Sandrine Elberg – Ma chère Russie, tu me manques

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 – Ma chère Russie, tu me manques…

Depuis 2004, Sandrine Elberg a régulièrement voyagé en Russie, sur le territoire de ces ancêtres, les russes blancs.
Il y a onze ans, l’artiste a découvert une partie de l’histoire de son nom patronymique. Désormais, elle place son travail photographique de portraitiste dans la perspective d’une identité russe qu’elle ne veut oublier, et qui lui fait assumer autant ses thèmes de travail que leur expression plastique.
Pour l’artiste, l’histoire de ce pays est complexe et recèle une multitude de sentiments et de contradictions ; de l’étrangeté et de la révolte. Pour l’artiste, cet état est tout aussi enivrant qu’inclassable.
Sandrine Elberg place ses rencontres, ses personnages (en majorité des femmes), ses décors, entre illustration et évocation picturale.
Immobiles ou prises sur le vif, ces photographies sont une vision d’auteur : l’âme du peuple russe d’aujourd’hui.
Le temps dans ses photographies est immédiatement suspendu, la vie de ces personnages n’est plus que symbolique.
Chaque environnement qui au départ est bien réel devient intemporel, théâtral et in fine irréel.

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Formation

2004 Post-Diplôme – Ensb-a – Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris
2003 DNSAP – Ensb-a – Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris (depuis 1997)
2002 Séminaire Introduction à l’exposition de Christian Bernard, Directeur Mamco de Genève
1997 DEUG Arts Plastiques – UFR d’Arts Plastiques & Sciences de l’Art – Paris1

Expositions personnelles

2012 Paris Burlesque – Mois de la Photo 2012* – Galerie Benj, Paris
2010 Je suis Russe, moi aussi – Galerie Popy Arvani, Paris
Expositions collectives

2015 Biennale d’Issy – Curateur Chantal Mennesson, Musée la Carte à Jouer, Issy-les-Moulineaux
Rites de passage – Curateur Sandrine Elberg – Plateforme, Paris
2014 Héroïnes – Curateur Marie Deparis-Yafil & Agence PopSpirit – Salle polyvalente, Guyancourt
2013 Phot’Aix – Marseille-Provence 2013, Musée des Tapisseries, Aix-en-Provence
Exils – Curateur Laurent Quénéhen – Les Salaisons, Romainville
A nos pères – Curateurs Marie Deparis-Yafil & Brankica Zilovic – Galerie 213 PM, Paris
2012 Projet X, Musée la Carte à Jouer, Issy-les-Moulineaux
Itinéraires Photographiques en Limousin – Pavillon du Verdurier, Limoges
2011 11ème Boutographies* – Festival Photographique Européen – Montpellier
2010 A toutes jambes* – Curateur Catherine Gobet-Lalanne – Galerie d’En Face – Paris
Paris/Moscou/Photographies* – Curateur Olga Sviblova, Cité internationale des arts, Paris
Répertoires de femmes – Curateur Eve Frison, Centre d’Art Aponia, Villiers-sur-Marne
Moscou dans la valise – Curateur Céline Berger – Les Salaisons , Romainville
8e Moscow Photobiennale* – Curateur Olga Sviblova, Musée d’Art Moderne de Moscou
2009 8e Biennale d’Issy – Curateur Chantal Mennesson, Musée la Carte à Jouer, Issy-les-Moulineaux
Jeonju-photofestival 2009* , Culture et urbanité – Jeonju, Corée
2008 Les apparences sont trompeuses – Curateur Laurent Quénéhen – Les Salaisons, Romainville
2006 Contrôle d’identité – Mois off de la photographie – Galerie Jeune Création, Paris
16 ans !* Curateur Hélène Agofroy, Centre d’Art Contemporain Le Quartier, Quimper
2005 Bon Voyage – Curateur Dominique Abensour, Centre d’Art Contemporain Le Quartier, Quimper
Jeune Création 2005 – La Bellevilloise, Paris
Silver Camera Award – Curateur Olga Sviblova, Maison de la Photo Moscou, Russie
ManifestO* – Festival d’images – Toulouse
2004 Nature/Artificiel, Nuit Blanche 2004 – Bercy Village, Paris
Mon manège à moi – Commissaire Laurent Quénéhen – Galerie EOF, Paris
2003 Rococo & Co*, Curateur Emmanuelle Brugerolles – Ensb-a, Paris
Singles, Curateur Christian Bernard (Mamco) Galerie Pitch, Paris
Chambre d’hôtelProjet RATP, Ligne14 – Métro Gare de Lyon, Paris

Sandrine ELBERG

Portrait de Sandrine Elberg

Projections Photographiques

2012 Paris Burlesque – 4 à 8 Edition #2, Aix en Provence
2006 Art Force – Curateur Pierre Courtin, Galerija 10m2 – Sarajevo, Bosnie
2004 Festival Voies Off des Rencontres de la Photographie – Curateur Christophe Laloi, Arles * Edition d’un Catalogue

Agence Photographique

2013 Photographe – Muzeoweb – www.muzeoweb.fr
2012 Photographe – Agence Plain Picture – www.plainpicture.com

Résidences d’artistes

2012/13 Rurart – Drac et région Poitou-Charentes / Lycée Rompsay / Collège Eglantines, La Rochelle
2012 Plus tard, je serai… Ecole Jean Jaurès CP – DRAC & Aponia, Villiers s/ Marne
2010 La Générale en Manufacture, Sèvres
2004 Lauréate Résidence AFAA/Ville de Paris/Maison de la Photographie de Moscou, Russie

Prix Photographiques

2013 Finaliste Prix HSBC pour la Photographie par Emmanuelle de l’Ecotais
2012 Finaliste Prix Photographique Fondation Les Treilles par Agnès Gouvion Saint-Cyr
2011 Finaliste Prix PICTO de la Jeune Photographie de Mode
2011 Finaliste Prix Photographique Scam Roger Pic
2011 Prix ARTE Actions Culturelles – 11ème Boutographies
2010 Lauréate – Mission Jeunes Artistes 2010 (MJA) Les Abattoirs – Toulouse
2009 Lauréate Nationale, « Plus que des images, des histoires » Canon & Le Monde de l’Image
2008 Lauréate Nationale, Concours Fnac et Nikon
2001 Bourse Colin-Lefranc – Digital & Media Art, Emily Carr Institute of Art, Vancouver, Canada

Evènementiels / Foires d’arts / Ventes aux enchères

2011 Salon de la photo, Leçons de photographie New Burlesque avec Images Magazine
2011 Drouot – Ventes aux enchères / Catherine Charbonneaux, Collection Arcime, Paris
2010 Chic Art Fair – Galerie Quénéhen – Cité de la mode & du design, Paris
2005 FIAC – Atelier Cardenas Bellanger, Hall 5.1 Future Quake, Paris

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Isabel Corthier – Ayethikar, une nonne Bouddhiste à Myanmar

Isabel Corthier est une photographe freelance. Elle travaille en Belgique et dans le monde entier pour faire des reportages photographiques et des portraits.
Avec son mari, elle va dans le tiers monde où elle travaille en tant que photographe ainsi que comme logisticienne pour Médecins sans Frontières. Pendant son travail sur le terrain elle fait des photos des gens qu’elle rencontre.
Entre les missions, Isabel fait des reportages photographiques pour les ONG comme MSF, Caritas, Trias, Vredeseilanden (VECO), Louvain Coopération et Entrepreneurs pour Entrepreneurs. Ses photos étaient montrées dans des expositions en Chine, Inde, Belgique et quelques images ont remporté des prix.
Dans sa photographie son but est de montrer l’humanité dans la vie de chacun.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Ayethikar, une nonne Bouddhiste à Myanmar

Agée de 21 ans, Ayethikar était très malade, et les gens du village lui avaient recommandé de se retirer dans le monastère, ça apporte le bonheur.
C’est ce qu’elle a fait et depuis elle habite dans le couvent Agayar Tawya à Yangon.
Elle a maintenant 32 ans. Néamoins , après quelques années, elle a été infectée  par l’ hépatite C à cause d’un traitement non hygiénique chez le dentiste.

Photographe Isabel Corthier miroir voiture

Isabel Corthier

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Cependant elle n’est pas fâchée. Le bouddhisme lui apprend à faire face à ces problèmes. Elle est reconnaissante de n’avoir encourru que l’hépatite C et rien d’autre.
Elle ne doute jamais de son choix et est prête à servir dans le couvent jusqu’à la fin.

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Au total, 30 religieuses vivent dans ce couvent.
La plus jeune est âgée de 7 ans.
Les nonnes se lèvent à 4 heures pour la première méditation.
Elles font les travaux domestiques ensembles, pendant lesquels chaque personne a sa propre tâche.
Beaucoup d’enfants se sentent appelés par le noviciat.

Au M, il est commun pour un  bouddhiste de servir au moins une fois dans sa vie  une période dans un monastère.
Ceci apporte le bonheur dans la famille.corthier_ayethikar19

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Rencontres dans le sud Soudan

Marion Billou – Comme deux gouttes d’eau

Agée de 20 ans, Marion Billou vit et travaille au Mans et prépare actuellement une formation Brevet Technique des Métiers à la Faculté des métiers de Rennes, en Autoportraitalternance. Tout commence lorsque son grand-père lui offre son premier appareil photo, il y a 5 ans. Au début, seules sa soeur et son amie lui servent de modèles. Mais apparaît rapidement l’envie de photographier d’autres visages, d’autres regards.

Le portrait devient une évidence.

En général, mes modèles sont des inconnus mais les rencontrer derrière l’objectif me plaît beaucoup. Je choisis moi-même les visages que je souhaite immortaliser. Le seul critère : ils doivent m’inspirer. Les yeux sont importants, mystérieux, on dit qu’ils sont le reflet de l’âme, donnant naissance à l’émotion. Je suis assez d’accord et j’adore me noyer dans chacun de ces regards. Je crée des choses que je souhaite voir, que je souhaite toucher et approcher. 01Je plonge mes modèles dans des lieux et des univers que je veux respirer et qui me font rêver. Parfois je crée des images reflétant le réel, d’autres avec quelques divagations ou tout simplement par curiosité. Mais toujours avec une touche de mystère. »

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Comme deux gouttes d’eau

Dans le banquet, Platon raconte qu’à l’origine l’être avait deux têtes, deux bras et quatre jambes mais qu’il était si puissant que Dieu les scinda en deux les condamnant à passer le reste de leur existence à rechercher la part manquante. Nous sommes tous à la recherche de la personne avec qui nous traversons la vie, et dans le lien gémellaire, elle est là, dès la naissance.

«  Ma vie me paraît plus simple que les autres. Je n’ai jamais connu la solitude, jamais ! « 

Tout a commencé lorsque j’ai photographié Pauline et Camille pour une autre série. Leur ressemblance et leur complicité ont éveillé davantage cette fascination que je porte aux multiples. Cette série est nourrie de ma curiosité. Je reste au cours de sa réalisation, étonnée à chaque rencontre. Dans la rue quand on croise des jumeaux, on ne peut pas se permettre de trop les dévisager voire de les interroger. La photographie a été pour moi un moyen de me rapprocher d’eux.

Depuis toujours les jumeaux provoquent une grande fascination sociale. Nous sommes tous surpris et émerveillés par ce phénomène et par leur ressemblance parfois si troublante pouvant entrainer de certaines inquiétudes. C’est pourquoi nous cherchons à les dissocier.

Depuis toujours les jumeaux provoquent une grande fascination sociale. Nous sommes tous surpris et émerveillés par ce phénomène et par leur ressemblance parfois si troublante pouvant entrainer de certaines inquiétudes. C’est pourquoi nous cherchons à les dissocier.

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 » Au début, on s’était dit que l’on s’amuserait de temps à autre à les habiller de la même façon. Mais on ne le fait pas, j’ai du mal à les différencier, surtout de dos, ça me perturbe ! « 

 » Les garçons sont des triplés monochoriaux triamniotiques, ce qui veut dire même ADN, limite clone. Ce qui m’a fait peur à la grossesse. « 

La gémellité ne laisse pas indifférent. Elle interroge sur le caractère unique de l’être humain et nous font rêver à 15cet autre qui serait un peu soi. Mais, il n’est pas simple d’être deux et un à la fois.

 » On s’est construite à deux et c’est difficile de trouver un équilibre entre vie de couple et relation fusionnelle. Pour ma part, ça a été le plus dur de me détacher de ma soeur. Elle me manquait plus que mon petit ami. C’est d’ailleurs pour ça que je l’ai quitté. Je n’étais pas prête à lui consacrer du temps. « 

Que pouvous-nous ressentir quand une personne qui physiquement et parfois mentalement nous ressemble trait pour trait ? Comment percevons-nous la vie, nos relations, nos faits et gestes, nos choix personnels et professionnels ?