Mojahed Abo Al Jood – Good Bye Aleppo

Portrait-Mojahed-Abo-Al-JoodMojahed ABO AL JOOD – SYRIE
Je suis né il y a 23 ans dans le quartier ouest d’Alep, au Nord-est de Damas. Mon père est fabricant de tissus (entreprise familiale). J’ai trois sœurs, et deux frères. Mon frère ainé a été tué par la police du régime.
J’ai rejoint les manifestants, devenus insurgés lors du « printemps arabe » en 2011. Je préparais alors mon bac. Je suis un des membres fondateurs de l’AMC «  Aleppo Media Center  » créé pour témoigner contre la propagande officielle d’une opposition à la dictature. Par la suite, il a fallu témoigner de la violence de la répression d’une opposition civile non armée, et démonter la propagande du régime qui la présentait dans un amalgame de terrorisme et d’islamisme. C’est ainsi que je suis devenu journaliste et que j’ai travaillé pour plusieurs chaines (ITV, CNN, BBC).
J’ai été cameraman dans plusieurs films sur la Syrie tels que «  last men in Aleppo  » qui a remporté 35 prix dans le monde (Sundance Festival, Copenhagen Festival, nominé aux oscars 2018).
J’ai gagné le «  Rory Peck Trust  » pour le film «  Good Bye Aleppo  » en 2017 et le prix «  Best off short » du festival « Middle east now  » à Florence en 2018.
Arrivée à Blagnac en novembre 2017, la France m’a accordé le droit d’asile en mars 2018.
J’étudie assidument le français depuis mon arrivée, dans l’objectif de parfaire ma formation dans le domaine des médias en université à la rentrée 2018.

EXPOSITION PARTENAIRE : Les journées du reportage de Bourisp

Du 6 au 15 juillet 2018, le petit village de Boursip dans les Hautes Pyrénnées exposera Mojahed Abo Al Jood et seize autres  photoreportages en plein air. Une formule à l’identique du festival de Barro.

EXPOSITION PARTENAIRES 2018 : Good bye Aleppo

Le choc de perdre son fils après les bombardements à Alep

La révolution syrienne avait commencé en mars 2011, pour demander la liberté d’expression et les droits démocratiques.
Le régime de Al-Assad a attaqué les militants civils, et il a détenu la plupart d’entre eux.
En 2012 à Alep, la capitale économique de la Syrie, le régime a commencé à attaquer l’Est de ville par des roquettes d’avions, cela a causé la mort de milliers et de milliers de citoyens.
Grâce à la Russie et à l’Iran, Al-Assad a pu assiéger l’Est d’Alep, ce qui a conduit à une nouvelle catastrophe humaine.
Depuis 2012, le régime syrien a détruit la plus grande partie d’Alep, et à la fin de 2016, il a fait évacuer la population afin qu’elle reste en vie.

Matthieu Chazal – Mossoul, après les combats

Matthieu Chazal

Matthieu CHAZAL – FRANCE – Photographe indépendant français, je suis diplômé en géographie, philosophie et journalisme. Après des reportages en Afrique de l’Ouest et sur les Tziganes en Turquie, je mène un projet au long cours sur les points de liaisons et de ruptures entre Est et Ouest, Orient et Occident. Je voyage fréquemment en Turquie, dans le Caucase, en Europe de l’Est, au Moyen-Orient. J’ai suivi entre autres la crise migratoire (Turquie, Balkans) ou la libération de Mossoul.
Je développe une photographie documentaire en une approche non littérale, essayant de composer des récits photographiques dans lesquels une silhouette, une gestuelle, un détail apparemment insignifiants donnent au spectateur une place à son imagination.

Mes photos ont été publiées dans diverses publications en France et à l’étranger (Politis, El Mundo, National Geographic – Out of Eden Walk, L’Œil de la Photographie, Agos)… et ont été exposées au Musée de l’Immigration, au Centre culturel turc Elele (Paris), aux Nuits noires de la photographie (Bordeaux), au festival Barrobjectif (Charente), à la galerie Hafriyat et à l’université de Bilgi (Istanbul)…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 : Mossoul, après les combats

En juillet dernier, la bataille de Mossoul se termine. La partie ouest de la ville, autour de son centre historique où s’étaient retranchés les derniers combattants de l’État islamique, est une cité fantôme, dévastée par 9 mois de combats.

Ces photos ont été prises lors de trois séjours en Irak : en décembre 2016, pendant la bataille de Mossoul et alors que certaines villes étaient libérées, à la libération de la ville en juillet 2017, et en septembre de cette même année.

Après Mossoul, Irak

Faire face à la désolation : celle des hommes, des civils surtout, premières victimes de ce conflit. Faire face à la destruction : celle des villes et villages tenus par l’État islamique pendant trois ans. Dans sa folie dévastatrice, l’État islamique a même voulu éradiquer l’Histoire en détruisant la cité assyrienne de Nimroud. Cette série Mossoul, après les combats dessine les conséquences immédiates du conflit, son tragique, son absurdité.

Au milieu des ruines de la vieille ville de Mossoul, ce sont les cadavres des djihadistes et le va-et-vient des soldats irakiens. Les secouristes tirent des décombres de la vieille ville les dépouilles des civils, victimes des combats rapprochés et des bombardements de la coalition internationale. C’est l’heure des enterrements, du deuil. Du repos aussi, pour les soldats qui posent enfin leurs armes. Peu à peu, les civils regagnent Mossoul-Ouest et ce qu’il reste de leur maison.

Narciso Contreras – Traverser la Libye : le marché humain

Narciso Contreras Narciso CONTRERAS – MEXIQUE Né au Mexique en 1975. Photojournaliste, depuis 2010 il couvre diverses questions en Asie du sud et au Moyen-Orient, ce qui l’amène à se focaliser sur le coût humanitaire des conflits économiques et autres. Son travail contribue à construire notre image mentale du monde qu’il nous montre. Ses études de philosophie, ainsi que la photo et l’anthropologie visuelle l’ont amené à vivre et étudier dans un monastère en Inde pendant qu’il photographiait des communautés religieuses. Depuis, Narciso a suivi avec son appareil des histoires telles que les conflits ethniques au Myanmar et la guerre oubliée au Yémen, aussi bien que des évènements majeurs contemporains, y compris les bouleversements politiques à Istanbul, le conflit de Gaza, le coup d’état en Égypte, la guerre syrienne, et les troubles entre ethnies au Libye. Son travail sur la Syrie lui a valu un Pulitzer en 2013, et ses photos ont été publiées et exposées dans des galeries autour du monde.

Narciso CONTRERAS à reçu le prix Lucas Dolega, décerné par l’association Lucas Dolega . Ce prix honore les photographes freelance qui prennent des risques pour informer.
Prix Lucas Dolega

EXPOSITION PARTENAIRE 2018 : Traverser la Libye – le marché humain

Ce reportage révèle l’horreur du trafic d’êtres humains au sein de la complexité de la société tribale de l’après-Kadhafi libyen, mettant à nu le déroulement d’une crise humanitaire. Migrants, réfugiés, demandeurs d’asile se trouvent à la merci des milices qui les exploitent pour un gain pécuniaire. Détenus dans des centres pour les illégaux, ils subissent un traitement inhumain, entassés, sans sanitaires, battus même.

Un migrant clandestin subsaharien, malade mental, isolé dans l’un des centres de détention de Surman pour migrants illégaux sur la côte ouest de la Libye.

Le reportage suit le périple des migrants qui franchissent des frontières, pénètrent au cœur du Sahara, suivent la route des trafiquants vers la zone principale de repêchage au large de la côte libyenne.
Dans un contexte de violences sectaires, de corruption, de bureaucratie, le reportage contourne les voies officielles pour frayer son propre chemin. Les contacts avec milices, trafiquants, tribus, ONG, ont permis de saisir de près la réalité du trafic humain à travers la Libye.
Au lieu d’être un lieu de transit pour les migrants qui veulent gagner l’Europe, la Libye s’est transformée en un marché où quotidiennement des êtres humains sont vendus et achetés, révélant ainsi l’horreur complexe dont souffrent ces migrants anonymes.

Sidney Léa Le Bour – Al-Minya, Égypte – L’enfer blanc

Sidney Lea- Le BourSidney Léa LE BOUR – FRANCE
Née en 1990 à Paris. Vit à Nantes. D’abord diplômée en architecture, elle intègre l’ENS Louis Lumière Section photographie jusqu’en 2014. Depuis, photoreporter irrépressiblement attirée vers l’Est, elle parcourt les Balkans, l’Asie Centrale et les pays d’ex-URSS à multiples reprises. Traversée du continent eurasien en autostop. Reportage hivernal au long cours en Sibérie. Elle enchaine les défis et les épopées pour photographier des peuples aux antipodes les uns des autres. En quelques années, ses photographies lui ont permis de travailler avec de nombreux organismes et groupes de presse. La surprise est le moteur de sa création photographique et un élément clé dans le choix de ses projets.

L’insolite l’attire et c’est en voulant montrer ce qui l’étonne et la fascine qu’elle fabrique de l’image.

Les corps humains burinés, mous et froissés. Les méandres du calcaire. Les aspérités de la glace. Chaque série d’images qu’elle produit pousse un peu plus loin son exploration de la matière et de la couleur. Générateurs de curiosité, les traditions incongrues sont un autre de ces sujets de prédilection.
Son travail a été montré lors de plusieurs expositions collectives, dont récemment au festival de la Quinzaine Photographique Nantaise. Elle est actuellement représentée par l’agence Hans Lucas et la galerie Hegoa.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2018 :  Al-Minya, Égypte – L’enfer blanc

4 h 30 du matin.

Des minibus déversent des hommes en djellaba par dizaines. Ils s’interpellent, gesticulent et tuent le temps en dévorant des falafels et en sirotant du thé. En moins d’une heure, le carrefour est noir de monde. Tous attendent la même chose : l’arrivée des pick-up qui les amèneront sur les carrières de calcaire. À Al-Minya, c’est la source principale de travail. Presque tous les hommes en âge de travailler dans la région s’y rendent 6 jours sur 7. La route est cahoteuse et labyrinthique. Et le jour n’étant pas encore levé, il fait très froid. Certains se protègent du vent sous des bâches, d’autres s’emmaillotent dans des couvertures. Les hommes s’entassent à l’arrière des véhicules et se serrent les uns contre les autres pour 30 à 45 minutes de route.

Carrière de calcaire en Égypte

Une des nombreuses carrières de calcaire autour de la ville d’Al-Minya, en Égypte.

L’arrivée sur les carrières est surréaliste. Une lumière violacée teinte le ciel et les paysages blancs immaculés qui nous entourent. Des étincelles éclaboussent la nuit. Aux premières lueurs du jour, les hommes affutent les scies circulaires. C’est l’amorce d’un ballet bien rodé où chacun à sa place et sait ce qu’il a à faire. Mettre en place les rails et les décaler au fur et à mesure des découpes, manœuvrer les machines, écarter les briques désolidarisées du sol et recommencer à nouveau. L’air est irrespirable et la lumière aveuglante. Des nuages de particules enveloppent les silhouettes fantomatiques. À chaque inspiration, le silice s’engouffre dans les poumons des ouvriers. Pour limiter les ravages et à défaut de masque de protection, ils tentent de se protéger avec des foulards et des cagoules en tissu. Mais, cela n’arrête pas la maladie : embolie pulmonaire et cataracte, entre autres, sont monnaie courante.

Pour 5 ou 6 euros par jour et malgré les risques, les hommes de la région continuent donc à produire du calcaire et à s’exposer au pire.

Les hommes le savent. Les risques pour la santé et les accidents sont nombreux sur les carrières. Il suffit d’une scie qui dérape ou d’un éclat de lame qui se détache pour lacérer la chair et causer des dommages irréparables. Les fils électriques à nu serpentant sur le sol sont à l’origine de nombreuses électrocutions. Et pour couronner le tout, la plupart de ces ouvriers ne sont pas assurés. Les propriétaires des carrières n’arrivent pas à obtenir les licences qui permettraient de garantir à leurs employés une retraite et une assurance maladie. L’armée ne délivre qu’au compte-goutte les fameux sésames. Il faut se plier à des règles très strictes et payer des taxes exorbitantes, souvent bien plus élevées que le bénéfice réel de ces entreprises.

Emin Özmen – Invité d’honneur 2018

Emin ÖzmenEmin ÖZMEN – TURQUIE
Photojournaliste, Emin est né à Sivas en 1985. Après cinq années passées à étudier la physique à Samsun, il décide de se consacrer à sa passion, la photographie. Il est alors admis à la Faculté des Beaux-Arts Marmara d’Istanbul, où il étudie la photographie durant quatre ans. Il obtient ensuite un diplôme en photographie documentaire à l’Université d’Art et de Design de Linz – Autriche.

En 2011, son travail sur la sécheresse en Somalie est publié. La même année, il se rend au Japon pour couvrir le séisme de la côte Pacifique du Tōhoku. Il couvre également les grandes manifestations économiques en Grèce. L’année suivante, il commence un long travail sur la guerre en Syrie, où il s’est rendu à de nombreuses reprises. En 2014, il documente la crise liée à l’Etat Islamique en Irak.

Depuis 2012, Emin Özmen a engagé un long travail de documentation photographique auprès des populations emportées dans le tourbillon des conflits. Il s’est rendu à de nombreuses reprises en Syrie, en Turquie, en Irak et en Europe à la rencontre de ces gens, devenus “réfugiés” par la force des choses. Il a ainsi pu recueillir leurs témoignages et tenter de “capturer” leurs vécus à travers son travail. En Décembre 2015, Magnum Photos a accordé une bourse à Emin Özmen afin qu’il complète ce projet, intitulé “Les Limbes”.

Son travail a notamment été publié par TIME Magazine, New York Times, BBC, CNN, Der Spiegel, The Guardian, Le Monde, Paris Match, Libération, L’Obs, Telegraph, Bild, etc.

Emin Özmen a remporté plusieurs prix, parmi lesquels le World Press Photo (à deux reprises) et le Prix du public au Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre en 2014.

En 2017 il a rejoint l’Agence Magnum Photos en tant que nominé.

Turquie. Istanbul. Juillet 2016. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour soutenir le président turc Recep Tayyip Erdogan aux réunions de la démocratie sur la place Sarachane à Istanbul, dans le district de Fatih, quelques jours après un coup d’État manqué par l’armée turque et les civils.

Turquie. Derik. Décembre 2015. Zahide Onen, 23 ans, est dans sa chambre détruite. La maison de la famille Onen a été ciblée par l’armée turque. Une fusée a frappé leur chambre tôt le matin lorsque le couple et ses deux enfants dormaient à la maison. Personne n’a été blessé mais ils ont tout perdu.

Le deuil

Turquie. Cizre. Mars 2016. La famille de Kasim, 17 ans, pleure sa mort après avoir été tué par les forces spéciales turques pendant le couvre-feu. Juste après qu’ils soient entrés dans le sous-sol où leur fils a été tué, la famille de Kasim, totalement dévastée, s’est effondrée en larmes.

Matthieu Chazal – Mouharram et Achoura  : le temps des pénitents

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Mouharram et Achoura : le temps des pénitents

Pour les musulmans chiites, la célébration de l’Achoura marque le point culminant du «Souvenir de Muharram», premier mois du calendrier islamique et mois de deuil public. En Iran, comme dans tout le monde chiite, les rituels commémorent la mort d’Imam Hussein, le petit-fils du Prophète Mohamet, tué lors de la bataille de Kerbala en 680. Véritable période de deuil national, la vie des Iraniens se met en suspend durant l’Achoura. Le temps des pénitents -1
Le temps des pénitents -2De nombreux rituels symboliques, processions de rue, récitations en public et reconstitutions théâtrales des événements de Kerbala rythment la cérémonie.
Redevenu très populaire à la révolution islamique, ce deuil national est en outre encouragé par la république des mollahs, qui veillent à ce que chacun exprime convenablement sa dévotion. Dans toutes les villes et dans tous les villages, la ferveur est intense et la population vient assister et participer aux rituels. Durant Mouharram, il n’y a de place dans l’espace public qu’à la ferveur des pénitents.

Matthieu Chazal 2017: La dame à la robe fleurie et autres chronique au Sud Caucase
Matthieu Chazal 2014 : Les apprentis

 

Pauline Beugnies – Génération Tahrir

Pauline Beugnies est née à Charleroi en 1982. Basée au Caire pendant cinq ans, arabophone, elle travaille sur des projets documentaires. Elle a fait ses études de journalisme à l’Ihecs (Institut des hautes études des communications sociales) à Bruxelles. Son premier reportage était consacré aux enfants des rues de Kinshasa, au Congo. Pauline crée le collectif belge Out of Focus en 2007. Elle parcourt ensuite le Bangladesh, l’Albanie et bien sûr la Belgique. L’humain, ce qu’il vit, ce qu’il ressent, comment il se défend, est la valeur centrale de son travail. Aujourd’hui, elle se concentre sur le monde arabe, dans l’idée d’établir des ponts, de déconstruire les stéréotypes. En 2011, Pauline a reçu une bourse du Fond pour le journalisme belge pour commencer un travail sur la jeunesse égyptienne. Sa première exposition solo a eu lieu au Brakke Grond à Amsterdam en avril 2012. Elle coréalise le webdocumentaire « Sout al Shabab » (la voix des jeunes), en partenariat avec France Culture, le projet est sélectionné dans plusieurs festivals et gagne le prix du journalisme méditerranéen de la fondation Anna Lindh. Fin 2013, elle reçoit le grand prix du Nikon Press Photo Award pour son sujet « Battir, l’intifada verte« . Elle réalise un livre Génération Tahrir. Elle collabore notamment avec Le Monde, Libération, Télérama, L’Express, Elle Belgique, De Morgen, Helsingin Sanomat, The New York Times, Colors…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : Génération Tahrir

Prix Camille Lepage – On est ensemble 2016

En janvier 2011, la jeunesse égyptienne a entraîné le pays dans la révolte, déboulonnant Hosni Moubarak au pouvoir depuis 30 ans. Système éducatif médiocre, chômage, corruption… C’est cette réalité insupportable qui a donné aux jeunes le courage de faire tomber le régime qui paralysait leurs parents.

Cinq ans plus tard, l’État militaire omnipotent est de retour et la répression contre les opposants est meurtrière.

Gehad, un étudiant en sociologie, célèbre son mariage avec Abdullah, jeune journaliste d’Al Jazeera. Elle est vue avec son ami Eman, les deux dissidents des Frères musulmans.

Danse de la jeunesse lors d’un concert Mahragan au Greek Club au centre-ville du Caire. La musique, un mélange de Rap, Electro et le rythme Chaabi traditionnel, sont sortis des quartiers informels du Caire et jouent maintenant dans les clubs. Leurs chansons abordent les problèmes sociaux auxquels sont confrontés les jeunes et les idées de révolution.

Génération Tahrir dresse pourtant le portrait d’une génération en marche. Les photographies de Pauline Beugnies, qui vivait au Caire pendant le soulèvement, dialoguent avec les dessins percutants de l’artiste Ammar Abo Bakr et les textes du journaliste Ahmed Nagy. Ensemble, ils restituent avec énergie et optimisme une part décisive de l’histoire en train de s’écrire.

Hashem Shakeri – Prix Lucas Dolega 2016


Hashem Shakeri est né à Téhéran en 1988. Parallèlement à ses études d’architecture en Australie, il suit un cours de photographie dans la même université. Il débute sa carrière de photographe documentaire en 2010. Il travaille depuis comme freelance sur des projets en Iran, Turquie, Corée, Malaisie.


Son but principal est d’explorer les relations humaines et la justice sociale. A travers ses photographes, il essaie de décrire l’identité perdue de l’homme et de la femme modernes.
Hashem Shakeri a travaillé pour plusieurs agences de presse et journaux iraniens depuis 2008. Son travail a reçu de nombreuses récompenses et a été publié à travers le monde. Il est membre de la Société des Photographes Iraniens depuis 2010.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Iran, une identité multiple

 

Hashem Shakeri à recu le PRIX LUCA DOLEGA 2016

Le Prix Lucas Dolega est destiné à tous les photographes
freelance qui prennent des risques pour informer.

http://www.lucasdolega.com/

Isabelle Serro – Crise humanitaire, crise d’humanité

Les enfants de l'exode


Février 2016, chaque jour, chaque nuit en dépit des conditions maritimes très mauvaises dues à l’hiver, après avoir traversé la mer Egée au péril de leur vie, des milliers de personnes s’échouent sur la petite ile de Lesbos. Majoritairement en provenance de Syrie , d’Irak, d’Afghanistan , du Kurdistan tous éprouvent un profond soulagement lorsqu’ils s’extraient de leur embarcation de fortune.

Reporter photographe basée en France, Isabelle Serro, réalise ses travaux en différents endroits de la planète avec un esprit humaniste. Cette démarche l’a emmenée jusqu’en Amazonie en 2009 auprès des indiens Yanomami avec qui elle a vécu plusieurs mois. A son retour, elle enchaine différents reportages ethniques, de société, d’actualité toujours avec cette même quête de la découverte et du partage. Elle contribue par ses Photo Reportages à la diffusion de sujets au sein de l’Agence Sipa. Ses travaux sont publiés dans Le Figaro Magazine , Le Point , Carnet d’art ,la revue EPIC, Droit de Vivre , le magazine XSemanal ou le journal ABC en Espagne ou encore la Revue Ñ du groupe Clarin en Argentine.

Elle est Lauréate du prix Leica dans la catégorie Humaniste et son reportage sur les femmes réfugiées est primé par l’agence des Photographes Professionnels en mars 2016.
S’appuyant sur une expérience professionnelle de 15 années sur des sites géographiques dits sensibles à travers le monde , c’est le plus souvent en dehors de sa zone de confort qu’elle ira chercher la profondeur de ses travaux.Ses capacités rapides d’adaptation et sa curiosité font qu’elle cherchera très souvent en évitant toute forme de voyeurisme à mettre en lumière les aspects positifs et enrichissants des situations parfois les plus complexes

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Crise humanitaire, crise d’humanité


Les parents de Niha, ont fait le choix malgré les dangers et les difficultés de faire le voyage avec leur fille handicapée physique et mentale depuis l’Iran, et ce afin de lui donner une chance de rester en vie.

Janvier 2015, deux jeunes enfants d’origine syriennes se dirigent vers la frontière de la République Macédonienne dans l’espoir de rejoindre l ‘Allemagne.
L’agence de coordination policière Europol a déclaré que ce serait plus de 10.000 enfants migrants non accompagnés qui auraient disparus en Europe sur les 18 à 24 derniers mois, craignant également que nombre d’entre eux soient exploités, notamment sexuellement, par le crime organisé.

En septembre 2015, des millions de personnes exprimaient leur désarroi, leur tristesse à la vue de ce petit garçon en short bleu et polo rouge….son prénom, Aylan, a traversé les ondes des radios, des TV et des océans pour s’échouer finalement dans les mémoires.

Puis  les petits Aylan suivants sont devenus avec leurs pères et leurs mères de simples chiffres que l’on a rangé dans des statistiques, des conférences, des tractations, des accords !
Face à ce déni d’humanité qui prends une ampleur chaque jour plus grande, je me suis attachée à suivre des personnes exilées depuis les portes de l’Europe, sur les routes des Balkans, puis en transitant par la « Jungle » de Calais pour atteindre la terre tant convoitée, le Royaume uni. J’ai souhaité avant tout par mon travail photographique me focaliser sur le ressenti, les émotions, l’âme de ces personnes afin de redonner un visage humain à ce drame humanitaire qui touche notre siècle de plein fouet.


Deux jeune enfants syriens de 5 et 7 ans viennent de monter à bord d’un train dans le camps de transit macédonien qui devrait les emmener vers la prochaine étape, la frontière Serbe.


Dans l’abri qui sert de cuisine commune dans une des communautés soudanaises de la « Jungle » de Calais, on vient se réchauffer, manger, partager, parler du pays …..mais aussi conjurer le sort contre l’ennui, le désespoir.

Tony Daoulas – Dubaï métro

Dubaï métroNé dans le sud-Finistère en 1970, je vis et travaille aujourd’hui à Bordeaux après 20 années passées à Paris.
Passionné par les métiers de l’image depuis mon plus jeune âge, c’est à la fin des années 90 que j’effectue un virage professionnel à 180° pour entrer  dans le secteur audiovisuel. Après avoir travaillé sur de nombreux projets pour le cinéma et la télévision, comme régisseur, assistant réalisateur et caméraman, c’est en 2011 que je m’équipe de mon premier boîtier et, en pur autodidacte, réalise mes premiers travaux photographiques.

Portrait de Tony Daoulas

Rapidement, la photographie urbaine s’impose à moi comme une évidence et mes travaux dans le métro parisien notamment, sont repérés et récompensés.

Un large extrait de cette série réalisée dans le métro a été présenté au public du Salon de la Photo de Paris 2013 lors de l’exposition « Paris-New York Underground »; un évènement proposé conjointement avec mon ami photographe et mentor, James Vil.

Fortement inspiré par le cinéma, je vois et j’imagine la rue comme un scénario écrit avec des milliers d’acteurs et de figurants jouant dans des décors naturels. Elle est une mine inépuisable d’inspirations, d’imaginations et de narrations photographiques.
Le décor (souvent très graphique) est un élément fort dans mes travaux de rue, un personnage à part entière sur lequel je m’appuie presque systématiquement pour construire l’image et l’histoire.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Dubaï métro

Ce reportage artistique fait écho à ma série « Paris Underground » présentée au Salon de la Photo de Paris 2013. Il a été réalisé en 2015 pour la société Systra, leader mondial de l’ingénierie ferroviaire et acteur majeur de la construction du métro de Dubaï.

Dubaï métro©Tony DaoulasInauguré le 09.09.2009 à 09h09min, le métro de Dubaï est le plus long métro entièrement automatisé du monde. Il compte à ce jour 49 stations réparties sur 2 lignes: la « Red Line » (52km, dont 5km sous terre) et la « Green Line » (23km dont 8km sous terre).

 

Dubaî métro

Deux nouvelles lignes sont actuellement en projet. De la même manière qu’à Paris, j’ai voulu photographier et présenter le métro de la ville la plus peuplée des Emirats Arabes Unis, sous différents angles, avec 3 axes majeurs : multiculturel, moderne et graphique.     

 

DubaÏ métro

Un voyage aérien et sous-terrain, à la rencontre des hommes et des femmes qui vivent et travaillent dans cette surprenante ville cosmopolite. Occidentaux, asiatiques, émiratis, ingénieurs, ouvriers, employés de bureaux ou de centres commerciaux…tous se croisent dans ces décors mécaniques, luxueux, futuristes et graphiques, uniques au monde.

Dubaï métro