Olivier Remualdo – Dhaka Beats

©Olivier-Remualdo
Olivier Remualdo est originaire de Nice et il est passionné par la culture indienne. Après des études de commerce à Cannes et d’Arts Plastiques à l’université Paris VIII, il commence à voyager en Europe, en Amérique et en Asie.

Reconnaissance :
Son travail est primé à plusieurs reprises, notamment en France et aux États-Unis. La première maquette du livre a été élue

    • Grand Prize Winner » au «Best Blurb Book Contest» dans la catégorie voyage parmi près de 1800 participants (2009).
    • Prix Lucien Clergue 2011 dans le cadre du Sept Off à Nice.
    • Le projet Sâdhus a été Lauréat de la correspondance visuelle du magazine Compétences Photo, finaliste du Concours Samsung Launching People en 2013 et élu « coup de cœur » du magazine Les Inrocks.
    • BARROBJECTIF 2016 : Sâdhus

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Dhaka Beats

Dhaka est deuxième au classement 2015 des pires villes au monde pour les expatriés – après Damas. Cette mégapole de 20 millions d’habitants est dure, verticale, obstruée. Il est difficile d’y exister au-delà de son apparence d’Occidental.
Et pourtant, un photographe s’y est plu…
Dans cette ville où tout est compartimenté, l’impression d’enfermement est constante, que se soit dans un véhicule, un hôtel, ou dans une tour. Les fenêtres et les balcons sont grillagés, à l’instar des CNG (autorickshaws). Les entrées d’immeubles sont systématiquement surveillées par des gardiens en uniforme et les rez-de-chaussée sont des parkings, un espace de transition avec la rue.
Dans les rues justement, une multitude de gens, parfois l’immense masse avance, le plus souvent à contre-courant, comme dans une lutte interminable où chaque pas est arraché à la foule. Sur les avenues bondées de véhicules, les files d’embouteillages se perdent à l’horizon. A Dhaka, l’espace est saturé, tout y est densité.  A Dhaka, l’espace est saturé, tout y est densité. Les hommes, innombrables et petits dans cette urbanité verticale et anarchique, semblent étouffer.
Et pourtant, tout ceci manifeste la vie dans une pulsation omniprésente. Dhaka recèle sans doute un trésor bien caché. Peut-être faut-il le chercher dans le cœur de ses habitants, sur le visage d’un enfant. Peut-être faut-il simplement se laisser porter par les flots de la rivière Burriganga, dans une frêle embarcation au milieu de géants d’aciers. Peut-être faut-il simplement observer le spectacle d’une ville impénétrable…

©Olivier-Remualdo

Site auteur photographe Remualdo
Site Olivier Remualdo
Sâdhus

©Olivier-Remualdo

Marta Rossignol – Indian Vertigo

Bénarès, Vârânasî… !? Peu importe. Point de convergence des corps et des âmes. Je marche sur le fil de l’existence. Les Ghats, ce chemin entre la vie et la mort.

Nulle part ailleurs, je ne me sens aussi vivante, aussi mortelle. Ma raison vacille, perd pied. Une sorte de distorsion de ma perception. D’un coté la présence physique, de l’autre l’abime spirituel. Entre les deux, des corps, du feu, de l’eau, du sang, des couleurs, des senteurs, des chants, des prières. Je m’étourdis de cette atmosphère. Mélange d’un univers matériel et spirituel, condensé de larmes, d’espoir, de rires, de silences.

Ma raison vacille, ma vue se trouble. Suis-je bien présente ? Le sont-ils vraiment ? La vie glisse sur les marches, se noie dans les eaux, renait dans les chants, s’envole dans la fumée, s’enferme dans les cendres, remplit le vent…

Cet homme n’en sera bientôt plus un. Cette femme prépare son passage vers un ailleurs. Cet enfant prend le temps de vivre. Il sait qu’un cycle est en cours, passager éphémère du vivant. Je respire, au bord de la suffocation. Je regarde, proche de la cécité. Je touche, à la limite de la brûlure.

Je suis…

Ses expositions récentes :

    • 2016  « Amish, un monde décalé » Le Splendid, Langoiran
    • 2015 Festival Présence photographie, Montélimar  

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Indian Vertigo

L’Inde est un choc pour les voyageurs, un quitte ou double de l’esprit, qui s’adapte ou se fracasse sur l’incompréhension culturelle. Bénarès réserve la même épreuve aux plus aguerris des voyageurs. L’accoutumance doit se faire, le cerveau doit s’imprégner du tumulte de la ville.

« Boat, roupies, hachich !… » Les malades et les mendiants réclament une aumône ; les corps brûlent sur les bûchers, les plus pauvres flottent dans le fleuve. Votre esprit est au bord de l’implosion, vos sens au bord de la saturation. Mais vous auriez tort de buter sur ces aspects mercantiles, morbides et misérables de la ville. L’âme de Bénarès s’apprivoise peu à peu.

Le souffle spirituel est bien là, l’essence de ce lieu saint se respire tard le soir dans les ambiances nocturnes aux lueurs pâles, ou tôt le matin dans les nuages de brume, bercé par les rames d’une barque. Les couleurs se révèlent, ou s’estompent, les senteurs s’évaporent et se diffusent. Les Sâdhus s’emmitouflent dans la nuit ou guettent les premières lueurs de soleil pour réchauffer leurs corps.

Les balades sur les Ghats prennent alors une tout autre allure, une marche entre la vie et la mort, entre le palpable et le spirituel. D’un côté les eaux sombres du Gange, de l’autre les marches, les murs décrépis couverts de graphismes colorés, hindi tout en courbes comme un labyrinthe d’émotions. Entre les deux mon esprit vacille, obscurité, couleurs, sentiment flou entre deux mondes, à peine distants l’un de l’autre, reliés par un simple souffle. Sentiment que naitre à la vie, c’est aussi naitre à la mort. Fissure du moi, qui fait sombrer dans un entre deux méditatif.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Amish un monde décalé

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Lalibela

Olivier Touron – Écosse

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Olivier Touron
 est né en 1969 en France. Il suit un cursus universitaire le destinant à enseigner les mathématiques, quand il décide de changer de voie et de faire de sa passion son métier.

En 1999, il intègre donc l’EMI-CFD et devient photojournaliste indépendant. Aujourd’hui basé dans le nord de la France, près de Lille, il multiplie les collaborations avec la presse magazine française et internationale (Géo, Libération, L’Humanité, Le Monde, Le Monde Diplomatique, L’Express, VSD, Pèlerin, La Vie, Marianne, Marie-Claire, STERN, De Morgen, Financial Times, Newsweek Japan…)
Ses travaux personnels, notamment sur la révolution tunisienne, les mineurs et la justice, les Kurdes, ou encore Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, sont diffusés au travers d’expositions et de livres. Son moteur principal : donner à voir celles et ceux qui n’acceptent pas la fatalité, refusent de se résigner, s’indignent et se battent… restent debout, envers et contre tout.Royal Scotsman Belmond : le voyage de l'ouest
Animé par le désir de transmettre sa passion, il encadre des ateliers liés au rôle de l’image dans la société auprès de publics de tous âges et de tous horizons, et milite au travers d’associations comme Freelens.
Depuis 2008, l’Institut Catholique de Lille lui a demandé de créer, d’animer et de développer, en tant que chargé d’enseignement, un cours auprès des étudiants en master Journalisme de la Faculté Libre des Sciences Humaines.
En réflexion constante et très concerné par les bouleversements que traversent les médias et le photojournalisme en particulier, il veille à se former régulièrement aux nouvelles pratiques de son métier : WebDocumentaire (EMI-CFD 2011), son pour le web (EMI-CFD, 2009).
Pour lui permettre de financer en partie ses recherches, il lui arrive par ailleurs de répondre à des commandes corporate (portraits, reportages), en direct avec les entreprises (Veolia) ou par le biais d’agences.

EXPOSITION Barrobjectif 2016 : L’Écosse

Chez nous, à Géo, deux univers de confrères et consoeurs collaborent avec notre mensuel : le petit monde, bien chanceux, du journalisme de tourisme, habitués au faste de la grande hôtellerie et au tapis rouge que leur tirent les tour-operateurs vers les endroits les plus préservés et précieux de notre petite planète ; et celui, moins confort, plus à l’arrache, des professionnels envoyés sur des terrains difficiles, qu’il s’agisse d’aborder de plus épineuses questions géopolitiques, environnementales ou  sociétales pour un lectorat qui cherche pourtant à rêver. ©Touron-Ecosse-trainLe photojournaliste Olivier Touron appartient à cette seconde catégorie de professionnels : pas froid aux yeux et un regard d’une grande chaleur et acuité. Alors quand il s’est agit de traverser le rubicond pour embarquer à bord du plus luxueux des trains à sillonner l’Ecosse,  il ne s’est pas fait prier. Moi non plus d’ailleurs. Je ne connaissais pas personnellement Olivier avant de monter avec lui à bord de ce six étoiles Edwardien sillonnant les Highlands, parmi un aéropage de britanniques, disons du genre conservateur en vacances, au moment même ou l’Ecosse s’apprêtait à envoyer au parlement d’Holyrood une majorité-un tsunami- de députés du Scottish National Party. Durant ce voyage en palace sur rails, nous avons lié amitié. Bien sur, nos pensées furent aussi tournées vers ceux et celles-pour moi ce fut particulièrement ma mère, vivant sur la Rochelle, et mon épouse, très jalouse avec qui nous n’aurons jamais l’occasion de mener cette itinérance.Touron-Ecosse-train-femme

En tout cas, les images d’Olivier leur permettent de vivre par procuration ces quelques jours et nuits rythmés par l’excellence du service, le raffinement de la haute-cuisine, l’exotisme des grands malts, et surtout cette lenteur devenue aujourd’hui l’apanage du nouveau luxe.

Le regretté jeune photographe Dan Eldon, tué en 1993 à Mogadiscio, Somalie, disait the Journey is the destination. C’est le voyage qui est une destination. Slainthe Mhath Olivier !

Site de Olivier Touron

Mail de Olivier Touron

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les anges gardiens de la Nature en Poitou-Charentes et Pays-de-Loire

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Les vacances à l’usine !

Sidi-omar Alami – « Se retrouver là-bas »

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S-O-Alami-photographe Sidi-Omar Alami

Portrait de Sidi-Omar Alami

Je m’appelle Sidi-Omar Alami, j’ai 21 ans, je suis né le 22/09/1993 à Senlis dans l’Oise. J’exerce en tant que photographe depuis 2014. Voici mon histoire : après un échec en Faculté de Médecine, j’ai décidé de me lancer dans la photographie.
Ayant découvert l’art de la photographie depuis 3 ans en autodidacte. Depuis 1 an, je me consacre pleinement à cette discipline, parcourant le monde seulement accompagné de mon appareil photo et de mon sac à dos. J’aime à partager des expériences uniques, découvrir d’autres cultures et apprendre plus sur moi-même et afin de me reconstruire d’où le titre

 » Se retrouver là-bas « .
Ce périple a duré 9 mois, et j’ai traversé plusieurs pays dont : Les Etats-Unis dont Hawaï, L’Islande, La Suède, Le Quatar, Le Maroc, La Belgique, L’Allemagne, La Suisse, L’Espagne, Singapour, La Malaisie, L’Indonésie, ainsi que L’Australie.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Se retrouver là-bas 

C’est en Juin 2014, n’ayant alors que 20 ans, que je décide de prendre  mon premier vol et ce pour les Etats-Unis. Débute alors une expérience incroyable d’un mois dans la ville de New-York City. skateboarding-in-ArizonaNe connaissant alors personne sur le territoire américain, j’ai du me débrouiller seul et j’ai cherché à me loger chez l’habitant. En effet j’ai été  hébergé par des gens fantastiques à Brooklyn et  par un Trader français dans un building à Broadway ( Manhattan ) qui m’a ouvert les portes de son appartement luxueux pendant une dizaine de jours, alors que je m’apprêtais à me retrouver à la rue. Je prenais un plaisir fou à discuter avec des « sans-abris » New-yorkais,  apprenant ainsi de leurs histoires.
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On-the-road-somwhereJe vous assure que pour un gamin de 20 ans c’était une expérience incroyable que d’arpenter les rues new-yorkaises avec son sac à dos et son appareil photo.

 

Stephane Blanchet-Nicoud – My « American Standard » Nights

Mon travail photographique, initié fin 2011, s’inscrit généralement dans un style urbain, déshumanisé avec très souvent une obsession du détail comme pour pouvoir ancrer davantage ce travail dans le réel. Mes sujets/genres de prédilection sont principalement l’architecture pour l’exploitation du graphisme que l’on peut en faire, et également (et surtout !) la photographie de nuit. Au fil des mois, la photographie est devenue pour moi une véritable catharsis. Reste donc à vous de choisir entre une lecture de type Fenêtre ou Miroir….

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : My « American Standard » Nights

03:00am, une banlieue nord-américaine.

Me revoilà seul, face aux symboles de ce continent qui m’attire tant. Les lieux se sont vidés, avec comme uniques traces de vie, ces maigres lumières qui résistent face à l’envahissante obscurité. Confronté à ces oasis de lumières, perdu quelque part entre deux mondes, je suis saisi d’un cruel sentiment de manque, d’absence. Paralysé par le silence glacial qui enveloppe les lieux, j’attends un signe.
La vie a-t-elle définitivement disparue ou est-elle juste en sommeil ?

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Philippe Geslin – Ceux du grand pouce

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Philippe Geslin

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Ethnologue, je suis né en France en 1960. Mon métier, l’ethnologie, me permet de bourlinguer en observateur attentif, en acteur inquiet, toujours soucieux de rendre compte avec minutie des liens qui se tissent entre les Hommes et les choses dans des univers contrastés. Des portions de vie partagées, au bout du Monde, en Afrique, en Asie, en Amérique, au Groenland où je partage la vie des derniers chasseurs inuit depuis cinq ans. Des rencontres surtout, au fil de terrains incroyables, aux plaisirs évidents, aux souffrances moches.

J’enseigne en Suisse, à Neuchâtel, une ville au sein de laquelle je dirige un laboratoire de recherches en anthropologie. En parallèle à un parcours académique national et international, ces rencontres m’ont permis d’élaborer une anthropologie spécifique, discrète et reconnue, au plus proche de la réalité sociale. Une anthropologie « impliquée » répondant aux demandes de ceux qui furent jadis et sont encore les objets de nos enquêtes ethnographiques.

La photographie m’accompagne toujours dans ces vies entre deux cultures. Elle est pour moi un véritable mode d’expression littéraire. Exposée simplement ou mise en scène, elle me permet d’atteindre un plus large publique, de rendre compte par le sensible du « fantastique social » cher à Pierre Mac Orlan, avec ses joies, ses inquiétudes et le regard qu’il nous incite à porter sur notre société. Elle me permet enfin de retrouver dans ma pratique cette combinaison subtile qui fait de l’ethnologue un glaneur d’émotions, celles d’autrui façonnées par les siennes propres.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Ceux du grand pouce

Dire la continuité des mondes. Rechercher dans les moindres détails les attitudes intactes du passé. Celles décrites par nos aînés les voyageurs. Celles de nos rêves de gosses. En ethnologue, je sais que cette collecte est vaine ou presque. Et pourtant chacun de mes voyages est un recommencement, un quasi entêtement. Prendre le temps, en vagabond sensible, curieux et exigeant. Déplier les territoires des êtres et des choses, en révéler les coulisses, en suivre les méandres, en restituer le sensible et l’anodin. Dans ces contrées lointaines, c’est dans l’imperceptible et le ténu qu’on saisit l’univers. Mon appareil photographique en carnet d’aquarelle plus qu’en carnet de note. Elle permet la caresse et le chevauchement, à la touche de lumière, avec cette palette étrange réduite au noir et blanc pour dire l’inquiétude. J’aime l’effort d’exploration, le temps de pause qu’elle demande à ceux qui la regardent. Un regard au plus proche de celui que je vis sur mes terrains comme ici, au cœur du Groenland, aux confluences des baies de Melville et de Baffin.

« Ceux du grand pouce », c’est ainsi qu’ils se nomment, sont les derniers chasseurs inuit. Ils vivent encore au rythme des saisons, de la banquise et de la mer, des tempêtes et du froid. Extrêmes. Ils guettent la présence des phoques, celle, plus rare, des bancs de bélougas à la peau claire. Sur la banquise, les chiens, presque des loups, attendent l’hypothétique départ pour la chasse. Attentes. Tout semble en suspens pour ces peuples du nord. Quotidiens malmenés. Dans cet univers minéral, on se résigne, aux coups de boutoir du pétrole, des quotas et des mines. Ruptures. Ils font gueuler plus fort l’esthétique du pôle.

Site internet de Philippe Geslin

Benoit Cassegrain et Hélène Legay – SideWays

Benoit Cassegrain : voyageur au long cours, avec sa caméra en main, il a parcouru l’Asie entre 2007 et 2010 pour réaliser une série documentaire dans des villages de différents pays. En 2011, son film « Goudou Goudou, les voix ignorées de la reconstruction » obtient différentes récompenses (Festival du journalisme de Pérouse, WebProgram festival). Lassé du fonctionnement classique des productions audiovisuelles, il prend la route en 2013 et débute SideWays.
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Hélène Legay : passionné de photographie depuis le lycée, elle a réalisé son premier travail photographique au Nicaragua en 2009, présenté au cours d’une vingtaine d’exposition (dont à BarrOjectif 2010) et un livre de textes et photographies. Après deux années en entreprise, elle a choisi de cesser de suivre la route qui était tracée pour elle afin de vivre ses rêves. Elle rejoint Benoit dans le projet SideWays en mai 2013.

EXPOSITION BARROBJECTIF  2015 : SideWays

Des personnes et projets inspirants pour un monde plus solidaire. Depuis plus de deux ans, Hélène, photographe, et Benoit, réalisateur, parcourent les routes d’Europe « en quête d’un autre monde ». D’Allemagne à l’Espagne en passant par la Belgique et la France, ils découvrent des centaines d’initiatives. Parfois, ils s’arrêtent le temps d’une semaine approfondir un sujet particulièrement marquant qu’il communiquent avec leurs moyens d’expression : la photo et la vidéo. Entre deux tournages, ils s’arrêtent dans les villes et villages pour présenter ces projets et entamer la discussion avec ceux qui le souhaitent.
Huit épisodes multimédias sont nés depuis 2013, sur des thématiques variées que vous découvrirez au fils des images.
Pour en savoir plus et pour découvrir les épisodes complets : www.side-ways.net (pas forcément pour publication, mais pour votre information)

SideWays « Enquête d’un autre monde » est une websérie documentaire sur les personnes et projets inspirants. Les bénévoles à temps plein vivent et travaillent sur la route avec le camion SideWays.

Le financement est basé sur l’économie du don et de contribution. Chacun est invité à participer à la série que ce soit avec ses compétences ou avec de l’argent. Tous les contenus sont sous licence Creative Commons, librement réutilisables et téléchargeables.
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Pour découvrir les épisodes : www.side-ways.net/les-episodes/

Pour participer : www.side-ways.net/participez

Pour proposer une projection : http://side-ways.net/vous-souhaitez-que-le-camion-tiers-lieu-passe-pres-de-chez-vous/

Alison McCauley – Está Cayendo

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Alison McCauley est une photographe documentaire qui voyage fréquemment pour couvrir des histoires qui la touchent. Les principaux thèmes abordés sont relatifs à des questions identitaires et d’appartenance, les conditions de migration et de vie. Ces centres d’intérêts sont sans doute nés de son expérience de se déplacer régulièrement et résultent de son sentiment de ne pas appartenir à un pays ou à une communauté en particulier.Alison_McCauley-Portrait

Parmi ses projets, elle travaille actuellement sur un sujet à long terme sur la vie des demandeurs d’asile dans le Canton de Genève. Son travail a entre autres, été publié par la BBC, Al Jazeera, The Telegraph, The Hindu Business Line. Alison McCauley a exposé ses photographies en Suisse, en France, en Angleterre, en Géorgie, en Chine et aux États-Unis.

Alison a une formation dans les Beaux-arts et est diplômé de l’Université de Southampton, de la Haute École d’Art et de Design de Genève et du Open College of the Arts. De langue maternelle anglaise, Alison parle aussi couramment le français et le portugais.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Está Cayendo

« Está Cayendo« . Ce fut la réponse que je recevais toujours quand je demandé aux résidents de la vieille Havane et centrale à propos de leurs maisons.

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Ces photographies sont nés de mon désir de voir ce que la vie à l’intérieur de la grandeur des bâtiments en ruine de La Havane ressemble. Je frappai aux portes et demanda la permission de photographier les résidents et les intérieurs de leurs maisons. Je l’ai photographié l’intérieur près d’une centaine maisons différentes. La plupart des maisons je visitais sont dans la Vieille Havane.está cayendo
Vieille Havane a été déclaré site du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1982. Depuis cette date, de nombreux bâtiments principaux ont été restaurés et le travail se poursuit, mais l’accent est toujours mis sur la préservation des bâtiments plutôt que d’améliorer ou de sauver la vie de la population générale. Alors que certains bâtiments sont aménagés à un niveau élevé la grande majorité des foyers restent dans un état dangereux.está cayendo
L’âge, la désintégration, la négligence, la surpopulation et amateurs réparations se combinent avec des facteurs naturels de menacer la stabilité du baroque, néoclassique et Art déco des bâtiments de La Havane. Il ya deux ou trois effondrements de bâtiments partielles ou totales dans le Vieux et La Havane centrale chaque semaine. Les résidents ont d’autre choix que de continuer à vivre dans des bâtiments qui ont partiellement effondrés.está cayendo Cuba a une espérance de vie élevée, un taux d’alphabétisation de 99,8%, l’éducation gratuite à tous les niveaux et des soins de santé gratuits pour tous ses citoyens, mais le gouvernement se bat encore d’offrir aux citoyens un logement sûr et confortable.
Malgré l’état des bâtiments, la plupart des maisons ont été remplis je visitais avec des indices personnelles, sociales, culturelles et religieuses au sujet de leurs occupants. La plupart ont également été remplis avec des couleurs, des souvenirs, des objets, animaux de compagnie aimés vibrantes et de chaleur humaine et de l’esprit.

Arnaud Maitrepierre – Chemins de traverse, lignes de vies

Arnaud Maitrepierre affectionne particulièrement la photographie humaniste, pas pour autant passéiste. Pour cela, il joue avec les formes, le mouvement, et aime capter les lumières singulières pour donner à l’image une dynamique et de la spontanéité. Pour traduire aussi les émotions qu’une situation, une ambiance ou une rencontre suscite chez le photographe.Portrait_arnaud_maitrepierre
Oscillant entre argentique et numérique, Arnaud Maitrepierre apprécie son reflex pour toutes les opportunités qu’il procure, mais privilégie malgré tout son Rolleiflex pour le grain de la pellicule, le format carré et la manipulation si singulière.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Chemins de traverse, lignes de vies

La série photographique « Chemins de traverse » a été développée comme on accomplit un voyage en train.Maitrepierre_20

Un voyage qui commence et se termine naturellement dans une gare. Lieu de contraste, tantôt en perpétuelle animation et coeur de la cité, tantôt isolée et abandonnée à l’inanité. Lieu où toutes les émotions se croisent : joie et tristesse, calme et stress.

Une allégorie de la vie.

La gare, synonyme de voyage, sauf pour ceux qui ne la quittent pas et restent à quai. Sans prendre le train, on peut y passer, s’y arrêter ou l’habiter. Les gares sont des lieux de vie, où les existences se croisent et ne se ressemblent pas. 
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Incroyable diversité, si on prend le temps de l’observer. Maitrepierre_15

 

 

 

 

Site internet de Arnaud Maitrepierre

 

Emy Nassy – IS / TAN / BUL /

Emy Nassy est photographe autodidacte. Après des études d’Architecture et une carrière de Skateur entamée à la fin des années 90, il achète son premier appareil et documente alors son environnement. Ses voyages le mèneront d’Europe en Asie en passant par le Canada, le Maroc, l’Australie et la Turquie. Il vit aujourd’hui en France avec sa fille à La Rochelle, et travaille comme photographe indépendant.

Portrait Emy Nassy

Emy Nassy - Istanbul_3 Emy Nassy - Istanbul_6 Emy Nassy - Istanbul_19 Emy Nassy - Istanbul_25EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : IS / TAN / BUL /

Diffuse comme une goutte d’encre sur la poitrine, l’âme d’Istanbul est à jamais distillée dans la mélancolie et répandue dans l’air comme un nuage de charbon. Une ancre à la lisière du Bosphore amarrée à l’unique conviction d’aller de l’avant.

Un entre ciel et terre en vogue à une génération charnière dont le nom n’a d’égal que la confusion.© Emy Nassy

Cette série est tirée d’un livre de 40 pages Auto-Edité en cours de réalisation.

 

 

Site internet de Nassy Emy