Olivier Remualdo – Dhaka Beats

©Olivier-Remualdo
Olivier Remualdo est originaire de Nice et il est passionné par la culture indienne. Après des études de commerce à Cannes et d’Arts Plastiques à l’université Paris VIII, il commence à voyager en Europe, en Amérique et en Asie.

Reconnaissance :
Son travail est primé à plusieurs reprises, notamment en France et aux États-Unis. La première maquette du livre a été élue

    • Grand Prize Winner » au «Best Blurb Book Contest» dans la catégorie voyage parmi près de 1800 participants (2009).
    • Prix Lucien Clergue 2011 dans le cadre du Sept Off à Nice.
    • Le projet Sâdhus a été Lauréat de la correspondance visuelle du magazine Compétences Photo, finaliste du Concours Samsung Launching People en 2013 et élu « coup de cœur » du magazine Les Inrocks.
    • BARROBJECTIF 2016 : Sâdhus

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Dhaka Beats

Dhaka est deuxième au classement 2015 des pires villes au monde pour les expatriés – après Damas. Cette mégapole de 20 millions d’habitants est dure, verticale, obstruée. Il est difficile d’y exister au-delà de son apparence d’Occidental.
Et pourtant, un photographe s’y est plu…
Dans cette ville où tout est compartimenté, l’impression d’enfermement est constante, que se soit dans un véhicule, un hôtel, ou dans une tour. Les fenêtres et les balcons sont grillagés, à l’instar des CNG (autorickshaws). Les entrées d’immeubles sont systématiquement surveillées par des gardiens en uniforme et les rez-de-chaussée sont des parkings, un espace de transition avec la rue.
Dans les rues justement, une multitude de gens, parfois l’immense masse avance, le plus souvent à contre-courant, comme dans une lutte interminable où chaque pas est arraché à la foule. Sur les avenues bondées de véhicules, les files d’embouteillages se perdent à l’horizon. A Dhaka, l’espace est saturé, tout y est densité.  A Dhaka, l’espace est saturé, tout y est densité. Les hommes, innombrables et petits dans cette urbanité verticale et anarchique, semblent étouffer.
Et pourtant, tout ceci manifeste la vie dans une pulsation omniprésente. Dhaka recèle sans doute un trésor bien caché. Peut-être faut-il le chercher dans le cœur de ses habitants, sur le visage d’un enfant. Peut-être faut-il simplement se laisser porter par les flots de la rivière Burriganga, dans une frêle embarcation au milieu de géants d’aciers. Peut-être faut-il simplement observer le spectacle d’une ville impénétrable…

©Olivier-Remualdo

Site auteur photographe Remualdo
Site Olivier Remualdo
Sâdhus

©Olivier-Remualdo

Sophie Latapie et Pierre-Antoine Raimbourg – Voyage en marche

L'arrivée au pied du volcan Licancabur marque la fin de notre périple en Bolivie

L’arrivée au pied du volcan Licancabur marque la fin de notre périple en Bolivie

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Voyage en marche

Marche ou rêve…

Marcher: mettre un pied devant l’autre et répéter ce geste à l’infini. On n’a encore rien trouvé de mieux pour découvrir le monde en prenant son temps. Avec des rêves d’aventures plein la tête, nous avons quitté en mai 2015 notre petit village d’Esse en Charente limousine et nous nous sommes mis en marche pour une année de voyage à pied et à cheval en itinérance. Après avoir traversé la France, nous avons rejoint les Pyrénées ariégeoises avec nos chevaux de Mérens. Nous nous sommes ensuite envolés vers la NouvelleZélande à l’assaut du Te Araroa. Ce sentier, d’une longueur de 3 300 kilomètres, traverse intégralement les deux îles, depuis Cape Reinga, au Nord, jusqu’à Bluff, au Sud. Puis, nous avons marché plusieurs mois en Amérique du sud, en Patagonie et en Bolivie.

12-Otago Nouvelle-Zélande

Qu’est-ce qui nous a poussé à nous lancer dans une marche de plusieurs mois ? Pourquoi decideton un jour de traverser un pays à pied ? Ces questions nous ont été posées de nombreuses fois par les personnes croisées en chemin. Quand les gens se rendaient compte que nous voyagions à pied, il y avait d’abord une réaction d’étonnement. « Mais vous êtes fous ! » s’exclamaientils, bien souvent. Comme si, seule la folie pouvait expliquer que l’on ait l’idée saugrenue de marcher sur une si longue distance. La surprise laissait ensuite place à l’enthousiasme et parfois même aux encouragements ou aux félicitations. Aux yeux des autres, nous étions certes fous mais des fous dotés d’une certaine bravoure, ce qui dans un sens est louable. De notre point de vue, nous n’avons pas l’impression d’avoir fait quelque chose d’extraordinaire ou d’insensé. Nous avons juste marché, mis un pied devant l’autre pour atteindre un col, puis un autre col, et encore un autre, jusqu’à parcourir ces milliers de kilomètres. Certains pensent que nous avons accompli un exploit pourtant, marcher tout le monde peut le faire. Ce n’est pas la folie qui a guidé nos pas pendant plusieurs mois. Les raisons qui nous ont amenés à ce projet sont multiples : envie de se mesurer à un défi physique, volonté de privilégier un mode de déplacement lent pour prendre le temps d’observer les paysages, pour aller à la rencontre des gens, pour réfléchir, besoin de vivre en pleine nature…

Une nouvelle journée démarre...

Une nouvelle journée démarre…

Marcher, une philosophie

Le voyage à pied est une initiation : l’opportunité, à tout moment de la vie, de vous découvrir et de devenir. La vie nomade apporte de l’humilité. Elle vous soumet à une vision juste de ce que vous êtes vraiment – de ce que sont forces et aussi vos faiblesses. Les vies actuelles sont bien remplies – peut-être un peu trop même ? Ceux qui ont déjà marché plusieurs jours ou semaines savent quel sentiment de liberté elle procure. Voyager à pied impose de n’emporter que le strict nécessaire – ce qui vous conduit à l’essentiel. Chaque objet est choisi avec discernement : utile ou futile? Vais-je l’utiliser tous les jours ? Un sac trop rempli sur le dos, la marche peut devenir une torture. La force des choses vous apprend à vous détacher du superflu. Le dépouillement peut aussi faire renaître en chacun la capacité d’émerveillement, une faculté souvent affaiblie par des vies trop chargées. Ressentir la pluie sur votre visage; emplir vos poumons de l’odeur de la mousse humide dans un sous bois; écouter autour de vous, le souffle du vent, le bourdonnement des insectes, le ruissellement de l’eau, le chant des oiseaux, contempler un paysage en vous imprégnant de chaque détail, apprécier la chaleur se dégageant dans votre corps après avoir avalé une gorgée de thé. Faire communier la nature avec votre corps. Vivre en pleine conscience. Le soleil dicte la marche – de l’aube au crépuscule. L’ombre du marcheur indique l’avancement de la journée. L’instantanéité du monde contemporain n’a pas sa place dans le lent déroulement du pas. Le voyage accomplit le miracle de ralentir le temps.

Sophie Latapie et Pierre-Antoine Raimbourg

Texte en PDF Sophie Latapie et Pierre-Antoine Raimbourg
www.voyageenmarche.com

Jean-Daniel Guillou – La caravane amoureuse

Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse Marc Vella- La caravane amoureuse

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : La caravane amoureuse

Notre société tend à nous diviser, à nous contraindre à fixer des normes. J’ai rencontré pourtant des personnes qui aspirent à expérimenter autre chose que la limitation et la souffrance inconsciente que la société consumériste nous plonge quotidiennement.

Marc Vella et sa caravane Amoureuse : des hommes et des femmes de tous âges et de tous horizons partent pour exprimer en musique leur émerveillement aux autres. C’est en Ethiopie, dans la vallée de l’Omo que nous avons rencontrés les ethnies Dorzé, Mursi, Konzo, Hamer, Karo, Marc se met au piano et la magie opère, les notes s’égrènent. Les enfants ont envie de danser, les farandoles se lancent. Hommes et femmes regardent puis jouent en duo avec Marc. La musique est un langage universel qu’hommes et femmes de tous pays comprennent.

La musique possède tellement d’effets positifs, bénéfiques provenant d’un langage affectif qui a des répercussions sur la globalité du corps, avec un lien direct au cœur. On écoute avec nos oreilles, mais on vibre avec l’ensemble de notre être. Tout comme un instrument, notre corps est une caisse de résonance servant à recevoir et amplifier les vibrations extérieures ; les rencontres, les émotions.

En ce début de 3ème millénaire, les hommes doivent encore faire bien du chemin avant de comprendre que tous, quelles que soient leurs différences, restent avant tout des êtres humains dignes du plus grand respect. S’il est difficile de s’aimer, il sera d’autant plus difficile d’aimer les autres.

La différence est encore trop souvent un obstacle aujourd’hui, afin que les hommes communiquent en toute simplicité. Elle deviendra vraiment une richesse lorsque chaque individu se rendra enfin compte qu’il ne peut prétendre faire partie de la meilleure race qui soit, qu’il ne peut prétendre croire le meilleur Dieu, qu’il ne mène pas la vie la plus exemplaire qui soit, qu’il ne détient pas à lui seul la vérité absolue. Ce jour-là n’est pas encore venu mais le monde de demain ne peut se construire en gommant les différences mais plutôt en les additionnant.

Il n’existe pas de baguette magique qui va tout solutionner mais j’ai vécu une exceptionnelle aventure en Ethiopie un « retour » dans le berceau de l’humanité. J’ai vécu des rencontres simples, puissantes et libératrices. Cette rencontre avec l’autre c’est accueillir ce qui est là pour nous, en ce moment, que ce soit du découragement, de la peine ou quelques belles émotions que ce soit. Ouvrons la porte de notre cœur et invitons ce qui est là. Laissons-nous toucher par les émotions qui nous habitent sans nous y attacher. Lorsque notre cœur est ouvert, prenons conscience de ce qui est là et acceptons cette émotion, ressentons-là avec délicatesse et légèreté. Ne cherchons pas à nous débarrasser de quoique ce soit. Soyons présent et laissons là nous toucher. Il n’y a rien à faire. C’est la présente aimante qui accueille tout en son sein.

C’est que du bonheur ! comme dit mon ami Pierrot.D

Marc Vella, a parcouru avec son piano environ 200000 km sur les chemins de plus de quarante pays pour célébrer l’humain. Il a reçu de nombreuses récompenses, prix de Composition à Paris en 1985 et 1er prix de Composition à Rome au TIM en 1999. Conférencier et écrivain, il est le créateur des concerts d’émergence et donne régulièrement des Master Class. Concepteur de la caravane amoureuse entrant dans la décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix avec comme chef de file : L’UNESCO. Il emmène avec lui des personnes pour dire je t’aime aux autres.

Jean-Daniel Guillou / Faïza photographie

Jean-Daniel Guillou expose au festival depuis 2015. Retrouvez ces anciens reportages et sa biographie en suivant les liens ci-dessous.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 de J-D Guillou : Sara la Kali
EXPOSITION BARROBJECTIF 2014  de J-D Guillou : Le petit Gaël
EXPOSITION BARROBJECTIF 2013  de J-D Guillou : Toutes à l’école, Happy Chandara
EXPOSITION BARROBJECTIF 2012 de J-D Guilou : Les yeux du monde

Céline Anaya Gautier – Santiago au pays de Compostelle/ Le voyage initiatique d’un petit homme

Santiago au Pays de CompostelleDe 6 à 18 ans, Céline Anaya Gautiera vécu au Pérou, dont elle est originaire. De retour en France elle a exercé la profession d’hôtesse de l’air. Lors de ses escales, elle a visité avec passion les pays qu’elle a traversés, s’est confrontée à la misère et a décidé de s’investir dans l’action humanitaire, notamment au Pérou. Elle a d’abord travaillé à la Posadita del buen pastor à Lima, avec des enfants atteints du Sida, souvent orphelins, et toujours rejetés. Elle s’est également occupée d’enfants des rues exploités dans des usines à briques.
En 2003, elle a entamé son premier travail photographique Coeur de Femmes. Durant 2 années, elle a accompagné des femmes de la rue, de passage à la Halte, à Paris. « Être photographe répond à une volonté de témoigner, de transmettre une réalité poussée au-delà du premier regard. » Pour ce travail, elle a obtenu, d’une part, la bourse du Talent reportage Kodak, une bourse Défi jeune du Ministère de la Jeunesse et des Sports, et a fait partie des lauréats de la bourse Marcel Bleustein-Blanchet. Elle a publié, d’autre part, le livre Coeur de Femmes, en mars 2004, aux éditions de La Martinière.
En décembre 2004, elle a entrepris un reportage sur les coupeurs de canne à sucre haïtiens en République Dominicaine: Esclaves au Paradis. Elle a été à l’origine d’une campagne internationale de dénonciation des conditions d’esclavage auxquelles étaient soumis les coupeurs de canne dans les plantations dominicaines. Celle-ci a, entre autres, été soutenue par Amnesty International, la FIDH, le maire de Paris, Bertrand Delanoë et le rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme et de discrimination Doudou Diène.
Pour ce travail, Céline Anaya Gautier a été finaliste du grand Prix CARE International du reportage humanitaire et lauréate du prix de l’enquête du Festival du Scoop d’Angers en 2007. Ce sujet a déjà fait l’objet d’une centaine de publications dans la presse nationale et internationale.
Le livre Esclaves au Paradis, accompagné d’un CD de chants traditionnels des coupeurs de canne haïtiens, a été publié en avril 2007 aux éditions Vents d’ailleurs.

En 2008, elle publie son troisième livre « Le vrai goût du Cambodge » qui invite le lecteur à découvrir le pays « du sourire » à travers son art culinaire et sa culture.

En 2010, Elle réalise pour le cinquantième anniversaire de la Fondation Bleustein Blanchet 50 portraits de lauréats dont Allain Bougrain-Dubourg, Laurence Zigvogel, Yves Coppens, etc.

Santiago au Pays de Compostelle

Aujourd’hui, à 39 ans, Céline a écrit son premier récit «Dis maman, c’est encore loin Compostelle ?» sortie aux Editions Le Passeur pour lequel elle est lauréate du prix du témoignage 2015 du Pèlerin Magazine.Coeur de Femmes
En avril 2016, son nouveau livre-photo «Santiago au Pays de Compostelle» sortira aux Editions de la Martinière. Elle accompagne l’itinérance de ses expositions. Elle publie son travail personnel et collabore avec plusieurs magazines en France et à l’étranger. Elle est aujourd’hui représentée par la VOZ’Galerie.

Céline Anaya Gautier expose depuis 2003. En liste ses dernières expositions depuis 2008.

    • Avril 2016 Exposition Santiago au Pays de compostelle – Voz’Galerie – Boulogne Billancourt
    • Mars 2013 Exposition Coeur de Femmes – boutographies – Rencontres Photographiques de Montpellier
    • Septembre 2011 1950 2010 voir avec le regard de l’autre – exposition collective – Royal Monceau, Paris
    • Juillet 2010 Exposition 60 ans picto en Arles – exposition collective
    • Décembre 2009 Diaporama théâtre Marigny 50 portraits – 50 ans de la Fondation Bleustein Blanchet pour la vocation
    • Juin 2009 Exposition Coeur de Femmes – 9ème Festival de la rue – Parvis de Notre Dame, Paris
    • Mai 2009 Exposition Esclaves au Paradis – Espace Landowsi, Boulogne Billancourt, France
    • Novembre 2008 Projection Esclaves au Paradis – Angkor Photography Festival, Cambodge

 Bourses et prix

    • Novembre 2015 Prix du Témoignage Pèlerin Magazine pour « Dis maman, c’est encore loin Compostelle? »/li>
    • Mai 2014 Finaliste du Prix Hipa Internationale cathégorie « Street Life »
    • Mai 2014 Subvention pour le travail sur la Chasse à Courre par la Société de Vènerie de France
    • Avril 2008 Prix du livre Gourmand pour Le vrai goût du Cambodge – Périgueux
    • Novembre 2006 Prix de l’enquête pour le projet Esclaves au paradis – Festival du Scoop d’Angers

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Santiago au pays de Compostelle/ Le voyage initiatique d’un petit homme

Après avoir passé deux ans avec les femmes SDF à Paris pour son travail « Coeur de Femmes », Céline, photographe, part sur le chemin de Compostelle. Elle le parcourt maintenant depuis 10 ans. Pour elle, c’est un espace de silence, de partage, de recueillement où elle peut loin de tout mais entourée de la vie poser ses expériences, les digérer, les assimiler et se retrouver.Santiago au Pays de Compostelle

D’origine Franco-Péruvienne, elle a toujours été attirée par les rites de passage des anciennes civilisations. Elle prépare son fils Santiago, depuis ses 4 ans, à cette épreuve. Une épreuve où, pour devenir un petit homme, il devra se surpasser, physiquement mais aussi émotionnellement et spirituellement. En commençant par choisir lui-même son épreuve, et le moment où il sera prêt à la surmonter. Une nuit de ses 7 ans, Santiago a enfin choisi : « Maman, je veux aller sur mon chemin, le chemin de Santiago de Compostella et je te promets que, même si j’ai mal aux pieds, j’irai jusqu’au bout. » 13Petit_Homme©Céline_Anaya_GautierD’abord perplexe, elle l’avertit de la difficulté de son entreprise. Comme depuis le berceau elle lui répète qu’il est le descendant direct des Quechuas, qu’il est un petit guerrier des Andes et que « difficile n’est pas impossible », elle décide d’accepter, de le préparer et de l’accompagner dans cette aventure.

Mais elle, est-elle vraiment prête ?

Dossier de presse de l’exposition de Céline ANAYA GAUTIER
Santiago au Pays de Compostelle

Murat Yazar – Une marche à travers l’Anatolie

Né à Urfa en 1978. Après des études de tourisme et management à l’Université d’Harran, Urfa, j’ai suivi une formation en photographie à Fototrek Photograph Center, à Istanbul. Photographe indépendant depuis 2005, j’ai participé à de nombreux “workshops” dans différentes villes de Turquie. Mes projets Karacadag et The Alevis ont été exposés à l’Institut Kurde de Paris en 2008 et 2009, The Saturdays Mothers à Diyarbakir en 2010, The Faces of Mezopotamia à Berlin, Urfa et Antep en 2011, et 100 Reflections of Islam en exposition collective en Hongrie.

Mes photos ont été publiées dans IZ Magazine en 2012. Je suis le président de l’association de photographie et de cinéma, MEFSAD, basée à Urfa, à travers laquelle je donne des cours de photo et organise régulièrement des “workshops”.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Une marche à travers l’Anatolie

Depuis longtemps, je voulais, depuis ma ville d’Urfa, en Mézopotamie, Turquie, voyager dans le Caucase. Ce territoire montagneux semblait lointain. Et j’ai rencontré Paul Salopek, écrivain et journaliste, qui a entreprit un voyage à pied autour du monde pour le magazine National Geographic. Il m’a proposé de marcher avec lui en tant que photographe et traducteur, jusque dans le Caucase, à travers l’Anatolie. Cette terre s’éloignait encore un peu plus encore mais le trajet promettait de nombreuses aventures.

Au départ, je redoutais cette longue marche à travers les plateaux anatoliens. Peut-être ne marcherais-je que quelques jours. Mais quand j’ai démarré, je n’ai plus voulu m’arrêter. Et j’ai marché 1200 kilomètres.

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Une mule, baptisée Kirkater (ce qui signifie Mule blanche) nous accompagnait et transportait tentes et vivres, et tout ce dont nous avions besoin pour être totalement autonome sur les chemins. C’était le début du mois d’octobre et le soleil était un compagnon fidèle: nous campions chaque nuit après une longue journée de marche. Mais l’hiver approchait et nous commencions l’ascension des hauts plateaux de l’est anatolien. Nous ne pouvions plus dormir sous les tentes à cause du froid et nous devions maintenant trouver chaque soir un endroit pour dormir dans les villages sur notre chemin.

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La neige s’est invitée durant ce voyage et nous avons affronte le blizard près du Mont Ararat, à 2270 mètres d’altitude. Le froid n’a pas été le seul obstacle durant ce voyage: les combats à Kobane engendraient des tensions dans tout le Kurdistan turc et nous avons du, dés les premières semaines de marche, stopper notre route à Diyarbakir, la grande ville kurde de la région. Enfin, dans le causase sud, alors que notre destination finale, Tbilissi, capitale de la Georgie, était à trois jours de marche, nous avons été arrêtés par la neige dans laquelle nous nous enfoncions jusqu’aux hanches. Nous avons rejoins Tbilissi en bus. Fin du voyage.

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Marcher est un moyen totalement différent de découvrir le monde et de le regarder.

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A bord d’un véhicule, les paysages passent devant nos yeux sans que l’on s’y attarde vraiment. J’ai réalise que je ne connaissais pas bien mon territoire. Marcher m’a donne l’opportunité de redécouvrir mon monde et ma vie. Marcher enseigne qu’il n’est pas nécessaire d’être rapide dans la vie et de passer notre temps à travailler. Quand on marche on doit parler avec les personnes rencontrées dans les villes, les villages, les fermes, et cela nous rapproche des gens. Je regarde désormais en moi même et autour de moi d’une façon plus intense et plus profonde.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Réfugies Syriens

Thomas Roy – Fragments d’Angola

Thomas Roy est en 1974 à la Rochelle, vit et travaille à Paris.

C’est pendant ses études de Sciences Humaines qu’il commence à photographier. Très vite il passe plus de temps aux cours de photographie des Beaux Arts de Poitiers que sur les bancs de l’Université. Il abandonne finalement ses études d’Histoire et de Géographie pour se consacrer à la photographie et aux voyages.

De 2001 à 2004 il effectue plusieurs séjours en Angola. Ces photographies accompagnées de textes de son frère sont publiées aux éditions Actes Sud : Fragments d’Angola paraît en 2006 et est encore un des rares ouvrages francophones sur ce pays. Il est traduit en langue portugaise aux éditions Teorema.

Depuis il a entrepris un long travail sur les paysages urbains du monde entier de Delhi à Hanoi, de Porto à Reykjavik et anime des ateliers photo auprès du jeune public.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : FRAGMENTS D’ANGOLA

C’est en 2001 que je pars pour la première fois en Angola. Ce pays d’Afrique australe alors en proie à une guerre civile n’intéresse plus les médias internationaux, lassés par un conflit interminable. Le pays est gangréné par les intérêts politiques et économiques et la corruption. La population, malgré les richesses importantes du pays (minerais précieux et hydrocarbures) se trouve dans une extrême pauvreté : réfugiée dans des villes en ruine elle n’a souvent connu que la guerre, l’exode et la famine.fragments-angola-6

C’est pour rendre compte de cette situation que j’entreprends mon premier séjour angolais. Il est difficile, alors que le pays est encore en guerre, de sortir de la capitale, Luanda, ou se concentre une part importante de la population. Les routes sont impraticables, détruites, minées ou aux mains de bandits. Je ne peux voyager dans les villes de province qu’avec l’aide du plan alimentaire mondial et des organisations non gouvernementales qui viennent en aide aux populations déplacées. Leur aide logistique sera précieuse au cours de mes différents séjours pour mener à bien ce que je sais déjà être plus un travail documentaire qu’un reportage d’actualité.

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En février 2002, de retour de mon deuxième séjour angolais et sur la route pour Genève, où je me rends pour un autre projet photographique, j’apprends la mort de Jonas Savimbi, chef emblématique de l’UNITA, organisation opposée au pouvoir en place en Angola. Avec la mort du général nationaliste, c’est une des pages les plus sanglantes de l’histoire angolaise qui se tourne : 27 ans de guerre civile, des centaines de milliers de morts, des millions de déplacés et des milliers de mutilés.

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Les scènes de vie recueillies dans Fragments d’Angola, publié en 2006 par les éditions Actes Sud, témoignent de la furie meurtrière de ces dizaines d’années de guerre civile : les villes en partie détruites, les murs criblés de balles comme si on avait voulu en plus de tuer l’adversaire, tuer les villes, les populations déplacées, mutilées.

Durant ces quatre séjours j’ai vu le chaos, la détresse, la malnutrition, la souffrance mais pas seulement. J’ai été impressionné par la force, la fierté de cette population, sa capacité à faire front et se redresser, son enclin à la fête et à la dérision, le sourire et la joie de ses enfants.

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Alexandre Rougeot – Maroc – Caméléon

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Alexandre Rougeot à 41 ans il est né à Rennes (France).
Mes inspirations, Harry gruyaert, Saul Leiter, Raymond Depardon

Alexandre Rougeot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PARCOURS

2006 Premiers pas en photo
2006-2012 – Une dizaine de prix lors de concours fnac, marathon argentique, MIPE, Photofolies…
2011-2012 – Tour du monde pendant 6 mois
2013 – Philippines
2014Maroc

EXPOSITION
Décembre 2012 – Exposition AILLEURS.

DIFFUSION
Sept 2012 :  (magazine bi annuel) 6MOIS

LIVRE

2012 – Préparation du livre « Pars Ailleurs« , 55 images autour du monde.
2012 – Préparation du livre « Caméléon »

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Maroc – Caméléon

Entre Alnif et Casablanca, une série d’images sur les pas de marocains étrangement furtifs, mêlés au décor : Jeu de cache-cache entre les ombres, les tissus, les pierres.  Les regards sont discrets, curieux.

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Ces images se fondent comme le Maroc dans un passé nostalgique. Au jeu de la datation, le lecteur trouve peu d’indices.

Au cours de 3 voyages, entre 2013 et 2014, j’ai parcouru le pays d’est en ouest. J’ai visité des villes, de Marrakech à Rissani, de Fes à Meknes, pour découvrir et photographier un monde anachronique, des visages parfois fuyants de peur de perdre la face contre les travers de la vieille Europe devenue pressée, fuyante vers l’avenir.

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A cette quête de l’image sans voile, je reviens finalement dérouté entre paysages et portraits, un mélange somptueux et coloré de formes.

Caméléon, un mélange de genre. Un voyage en image entre portrait et paysage.

Yves Phelippot – Train de nuit

Deuxième prix du Grand Prix d’Auteur du festival photographique 2013 de Saint-Benoit (86) 

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Passionné de musique contemporaine et de musique baroque, Yves Phelippot pratique la photographie couleur depuis 40 ans. Il a eu pour maître John Batho.
Il donne depuis 1998 des conférences sur « l’Art et la Photographie Contemporaine » et anime des visites commentées d’expositions.

  

 EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Train de nuit

La nuit, moment indispensable et privilégié pour le passage d’un monde à un autre.
Elle contribue à aiguiser le sentiment de dépaysement et d’aventure.
Et la vitesse semble purifier les voyageurs en éloignant le passé et en rendant « liquide » l’univers.

Cette série offre un aspect du thème qui traverse les travaux d’yves Phelippot « Se déplacer » aller d’un endroit connu vers un autre endroit éloigné et mal connu, et ainsi fermer des portes derrière soi.

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Ainsi que l’écrit et l’expose le philosophe Paul VIRILIO, l’individu du XXI , toujours en mouvement dans le Monde, ne se caractérisera plus par son identité mais par sa traçabilité. Toujours en mouvement, toujours en mutation…

« TRAIN DE NUIT » est une allégorie de notre monde actuel
enfermés dans notre capsule, nous avons une impression d’immobilité alors que tout évolue et s’élargit très vite autour de nous. Et nous nous retrouvons projetés dans un autre univers.

Site internet : www.phelippotyves.fr
Mél : y.phelippot@orange.fr

Emy Nassy – IS / TAN / BUL /

Emy Nassy est photographe autodidacte. Après des études d’Architecture et une carrière de Skateur entamée à la fin des années 90, il achète son premier appareil et documente alors son environnement. Ses voyages le mèneront d’Europe en Asie en passant par le Canada, le Maroc, l’Australie et la Turquie. Il vit aujourd’hui en France avec sa fille à La Rochelle, et travaille comme photographe indépendant.

Portrait Emy Nassy

Emy Nassy - Istanbul_3 Emy Nassy - Istanbul_6 Emy Nassy - Istanbul_19 Emy Nassy - Istanbul_25EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : IS / TAN / BUL /

Diffuse comme une goutte d’encre sur la poitrine, l’âme d’Istanbul est à jamais distillée dans la mélancolie et répandue dans l’air comme un nuage de charbon. Une ancre à la lisière du Bosphore amarrée à l’unique conviction d’aller de l’avant.

Un entre ciel et terre en vogue à une génération charnière dont le nom n’a d’égal que la confusion.© Emy Nassy

Cette série est tirée d’un livre de 40 pages Auto-Edité en cours de réalisation.

 

 

Site internet de Nassy Emy

Arnaud Maitrepierre – Chemins de traverse, lignes de vies

Arnaud Maitrepierre affectionne particulièrement la photographie humaniste, pas pour autant passéiste. Pour cela, il joue avec les formes, le mouvement, et aime capter les lumières singulières pour donner à l’image une dynamique et de la spontanéité. Pour traduire aussi les émotions qu’une situation, une ambiance ou une rencontre suscite chez le photographe.Portrait_arnaud_maitrepierre
Oscillant entre argentique et numérique, Arnaud Maitrepierre apprécie son reflex pour toutes les opportunités qu’il procure, mais privilégie malgré tout son Rolleiflex pour le grain de la pellicule, le format carré et la manipulation si singulière.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Chemins de traverse, lignes de vies

La série photographique « Chemins de traverse » a été développée comme on accomplit un voyage en train.Maitrepierre_20

Un voyage qui commence et se termine naturellement dans une gare. Lieu de contraste, tantôt en perpétuelle animation et coeur de la cité, tantôt isolée et abandonnée à l’inanité. Lieu où toutes les émotions se croisent : joie et tristesse, calme et stress.

Une allégorie de la vie.

La gare, synonyme de voyage, sauf pour ceux qui ne la quittent pas et restent à quai. Sans prendre le train, on peut y passer, s’y arrêter ou l’habiter. Les gares sont des lieux de vie, où les existences se croisent et ne se ressemblent pas. 
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Incroyable diversité, si on prend le temps de l’observer. Maitrepierre_15

 

 

 

 

Site internet de Arnaud Maitrepierre