Jeanne Taris – Gitanos de le ciudad sin Ley

Elle aurait aimé être… correspondante de guerre. Son premier déclic ? Un voyage en Espagne.

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Jeanne Taris n’a alors que 17 ans. Depuis ce jour, son appareil en bandoulière elle parcourt le monde et nourrit son goût sans limite pour « l’aventure » aux quatre coins de planète. Globetrotteuse insatiable, elle trouvera très vite en Leica son meilleur allié.
Celui qui lui fournira ce « piqué » et cette « empreinte » si particuliers pour ses premières séries en noir&blanc abordant les thèmes notamment des « Pêcheurs » ou des « Funérailles » en Afrique de l’Ouest. Sa relation à l’appareil mythique débutera – pour l’anecdote – par l’achat d’une housse en cuir nue ( pour «cette beauté unique de l’objet » confie-t-elle ) avant qu’elle ne se tourne en 2013 vers un premier compact d’occasion puis, deux ans plus tard vers un nouveau boîtier.

Ses travaux photographiques célèbrent toujours « au plus près » l’échange avec les sujets dans une approche flirtant avec l’immersion totale. Si le cliché pour l’artiste n’est pas une fin en soi, il évoque toujours « sur le vif » des tranches de vie sous la forme d’instantanés, de portraits intimistes puissants ou encore des scènes de vie fragiles ne laissant place à aucun voyeurisme ni paternalisme. Un regard libre au service de cultures parfois reculées et inaccessibles pour le commun des mortels (en l’occurence sa série confidentielle sur les rites funéraires en Côte d’Ivoire) tout en s’appuyant sur une demarche quasi sociologique.Portrait jeanne-taris-photo

 

Actuellement établie à Lège-Cap-Ferret (33), Jeanne Taris travaille actuellement sur sa nouvelle série autour d’une communauté Gitane d’Andalousie.

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Gitanos de le ciudad sin Ley

C’est dans le quartier de la « Ciudad Sin Ley » ( La Cité Sans Loi ) du village du sud de l’Espagne que Jeanne Taris est partie, à la rencontre d’une communauté Gitane d’Andalousie. A la suite d’une série de portraits réalisés dans la rue, la photographe parvient à se faire accepter et à saisir des scènes de vie inédites prises sur le vif : fabricant de cannes « vara gitana » à l’ouvrage, moments fugaces de tendresse entre un père et son fils, jeunes adolescentes euphoriques dansant le flamenco, instants de partage d’une famille à l’heure du repas… Autant de « tableaux » et de scènes de vie ou d’intérieur où le monde gitan ouvre finalement sans retenue les portes de son quotidien avec un sens inné de la représentation théâtralisée…

 

 

 

 

Sans superlatifs, Jeanne Taris revient sur la vie « parquée » de ces hommes et ces femmes à l’histoire longtemps occultée.

Gerard Staron – Rêves d’enfance

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Gérard Staron est membre du studio Hans Lucas, Gérard Staron travaille sur le temps sous tourmes : le temps qui passe, l’oubli, la nostalgie, le non-retour et les inquiétudes que génère ce sentiment d’une existence brève à l’échéance certaine.

Gérard Staron participera aux :

    • Biennale internationale de l’image (Nancy, mai 2016)

Il a exposé aux :

    • Photo Kathmandu (Katmandou, novembre 2015)
    • Parcours Phot’Aix (Aix en Provence, Octobre à décembre 2015)
    • Art en capital à Paris  (Grand Palais, novembre 2015)
    • Off des Rencontres photographiques du Xe (Paris, octobre – novembre 2015)
    • Itinéraires photographiques en Limousin (août 2015)
    • Salon de la photographie contemporaine (Paris, juin 2015)
    • Printemps de la photographie (Romorantin mai 2015)
    • Expolaroid (Montélimar, Galerie Le Quai, avril 2015)
    • 5ème Rendez-vous de l’image à Strasbourg (janvier 2015)
    • Salon des beaux arts à Paris (novembre 2014)
    • Art en Capital à Paris (novembre 2014)
    • Présence(s) Photographie à Montélimar ( novembre 2014)
    • 6èmes Nuits photographiques de Pierrevert (Juillet 2014)
    • 3ème Salon d’art actuel de l’Ile de Ré (juin 2014)
    • 5èmes rencontres photographiques d’Art’lon (Arlon, Belgique, juin 2014)
    • Expolaroid (au Pola Café, Lyon, avril 2014)
    • 43ème salon des Peintres de la Marine (Paris, mars 2014)doudou_enfance_love_Barrobjectif

Enfin, Gérard Staron est lauréat des résidences Art and Sea. La résidence se déroulera au printemps 2016.
Gérard Staron a publié plusieurs photos dans les magazines Réponses-Photo, Chasseur d’images et Hotshots, Plateform Magazine et l’Œil de la photographie.
EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Rêves d’enfance

Nos rêves, ou nos cauchemars, étaient peuplés d’animaux étranges, de héros venus sauver le monde.
Même si avec l’âge, nos rêves changent de nature, il suffit parfois de lever la tête pour retomber en enfance.
On redécouvre alors des créatures volantes que le polaroid aide à faire revenir à la vie. Par son imprécision, son grain et ses couleurs diffuses, la chimie du polaroid apporte une vision poétique du cerf-volant et réduit les éléments permettant de le rattacher au réel. Le cerf-volant n’existe plus, seul reste le personnage incarné. Un cerf-volant, une fois en l’air, est quelque chose de très statique. Et la photographie, dans son principe, se contente de figer un instant dans le temps. Mais ici, elle permet de laisser deviner un avant et un après de l’image saisie. Elle donne une histoire aux personnages.

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Maintenant que le spectateur est immergé dans cet univers poétique, j’ai tenu à laisser un fil le rattachant à la réalité. Ainsi, les matériaux utilisés pour la réalisation des œuvres rappelle le matériau des cerfs-volants : la toile, le bois, le fil. Les images  sont tirées sur bâche 60×80 cm tendues sur des barreaux de bois et suspendues par du fil à cerf-volant.

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Gérard Staron
tel : 06 30 55 50 97
mail@gerard-staron.com
http://www.gerard-staron.com
http://www.facebook.com/GerardStaronPhotographies

Dorothy Shoes – Django du voyage

portrait Dorothy Shoes

Dorothy Shoesnée en 1979 est photographe professionnelle.

Venant du monde du théâtre, d’un premier cursus de comédienne, mon travail mélange le travail de reportage et de témoignage social avec celui de mise en scène plasticienne créant ainsi une signature singulière. Montrer autrement, décaler le connu de son assise pour le mettre face à une nouvelle lecture.

Impliquée depuis toujours auprès des personnes mises en marge de notre société, j’ai à de nombreuses reprises travaillé auprès de personnes handicapées mentales et moteurs mais également en prison auprès de mineurs et d’adultes. Aujourd’hui je termine la série « ColèresS Planquées », l’anagramme de sclérose en plaques.

      • 2010 : 1er prix national « La Bourse du Talent Portrait »
      • 2010 : Lauréate « Aide à la Création » DRAC Centre
      • 2010 : 1er prix national « Parole photographique »
      • 2011 : Admission à « La Cité Internationnale des Arts » de Paris
      • 2011 : Parution du livre « Django du Voyage » aux éditions du Rouergue
      • 2014 : Lauréate « Aide à la Création » DRAC Centre
      • 2015 : Sélectionnée pour « la Triennale d’Art Contemporain » Vendôme
      • 2016 : Parution du livre « ColèresS Planquées » aux éditions Actes Sud

Expositions solo & collectives 2008-2016 : Paris, Barcelone, Moscou, Montréal,  New York, Colombo, Jakarta, Acra, Kiev et dans de nombreuses villes françaises.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Django du voyage

 

Django du voyage (17)

Si j’ai choisi de présenter cette série plutôt qu’une autre c’est pour offrir un nouveau regard sur ces personnes de communauté tzigane qui, depuis la nuit des temps, subissent leur mauvaise réputation, notamment en milieu champêtre.
Ce serait pour moi une bien belle victoire humaine que d’emmener Django « le voleur de poules » dans une ferme pour réconcilier tout du moins le temps de l’exposition gitans et paysans.

Été 2010, notre pays recule encore, le gouffre dans le dos, la chute est pour bientôt.
Alors que l’actualité concernant les gens du voyage est terrifiante, j’ai décidé d’aller trouver Django, sur son camp (de communauté gitane) et de lui prêter ma voix.
J’ai invité Django dans mon imaginaire, Django m’a invitée dans sa réalité.
A nous deux, nous avons parlé ce langage de cœur et d’écho.
Les photos de Django sont une rencontre, un échange, un partage..
Un lien… presque clandestin dans la fissure du mur.
– Tu vois la route ?
Sur cette route, il y a un chemin, tu vois, un chemin qui se précipite à droite vers les arbres. Prends-le.
Et puis il y aura un tournant, un deuxième, des herbes hautes, puis un pont où passent les trains.
Nous dormons juste là, sous le ventre des trains.
J’aime cette adresse.

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Hashem Shakeri – Prix Lucas Dolega 2016


Hashem Shakeri est né à Téhéran en 1988. Parallèlement à ses études d’architecture en Australie, il suit un cours de photographie dans la même université. Il débute sa carrière de photographe documentaire en 2010. Il travaille depuis comme freelance sur des projets en Iran, Turquie, Corée, Malaisie.


Son but principal est d’explorer les relations humaines et la justice sociale. A travers ses photographes, il essaie de décrire l’identité perdue de l’homme et de la femme modernes.
Hashem Shakeri a travaillé pour plusieurs agences de presse et journaux iraniens depuis 2008. Son travail a reçu de nombreuses récompenses et a été publié à travers le monde. Il est membre de la Société des Photographes Iraniens depuis 2010.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Iran, une identité multiple

 

Hashem Shakeri à recu le PRIX LUCA DOLEGA 2016

Le Prix Lucas Dolega est destiné à tous les photographes
freelance qui prennent des risques pour informer.

http://www.lucasdolega.com/

Service photographique de l’environnement – Le croisement des métiers

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© Arnaud Bouissou
Des inspecteurs « ouvrages d’art » réalisent un contrôle périodique détaillé du viaduc du Lignon (Monistrol-sur-Loire, 2014)

Le service photographique du ministère de l’Environnement

Le service photographique aujourd’hui rattaché à la direction de la Communication du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, existe sans discontinuer depuis plus de 70 ans. Ce service, qui a connu de nombreuses configurations au fil du temps et des enjeux politiques, est composé, début 2016, des trois photographes reporters que sont Arnaud Bouissou, Laurent Mignaux et Bernard Suard, au sein d’un bureau audiovisuel regroupant également les Journalistes reporters d’images et la médiathèque.

Arnaud Bouissou

Arnaud-Bouisou-photo-service photographique ministère environnement

Entré en 1991 dans l’administration comme technicien du ministère de l’Équipement, Arnaud Bouissou s’oriente vers l’informatique, d’abord comme administrateur réseaux, puis comme web-développeur. En parallèle, il développe des compétences en photographie par le biais de lectures, de participations à des forums ou bien encore de la création d’un site internet grâce auquel il expose son travail photographique personnel. La qualité de ce travail convainc ses supérieurs de lui confier en 2009 un poste de photographe reporter au sein de la direction de la Communication.

Bernard Suard

Passionné de photographie dès le lycée, Bernard Suard saisit l’opportunité d’accomplir Bernard-Suard-photographeson service militaire comme photographe du régiment auquel il est affecté. Il débute ensuite sa carrière dès 1977 au sein du service de l’Information du ministère de l’Équipement, du Logement et des Transports qu’il n’a plus quitté depuis. Soit  trente-neuf années de photographie au service de l’État qui l’ont vu s’adapter aux nombreuses transformations du ministère, ainsi qu’aux grandes évolutions des techniques de la profession.

Laurent MignauxLaurent-Mignaux-photographe

Débutant dès 1975 dans un laboratoire de photographie noir & blanc argentique, Laurent Mignaux a suivi avec passion toutes les mutations vers la photo et la vidéo numérique sans perdre sa passion pour l’image. Après des études en communication et en identité visuelle,  il intègre en 2000  le service communication du ministère de l’Écologie pour y mettre en place une photothèque numérique et constituer un fonds photographique à partir des nombreux reportages qu’il réalisera avec les autres photographes sur l’ensemble des activités et métiers du ministère.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Photographes de l’environnement  / Le croisement des métiers

Le service photographique du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer alimente une photothèque, nommée Terra, riche de plus de 200 000 images.

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© Arnaud Bouissou
Un soudeur à l’arc de l’usine SIAG France assemble une virole pour la fabrication d’un mât d’éolienne (Le Creusot, 2012)

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© Arnaud Bouissou
Un ouvrier pose à côté de la tête d’un microtunnelier sur un chantier de transport de gaz naturel (Buchelay, 2014)

Les photographes de ce service sont des photographes reporters salariés travaillant au sein même de la direction de la Communication. Dans ce cadre, ils photographient bien sûr l’actualité du ministère et en couvrent les évènements phares; ils partent aussi en reportage pour documenter et témoigner des activités professionnelles développées sur tout le territoire français. Leurs images produites en nombre chaque année, servent la communication et enrichissent la documentation. Elles contribueront à terme à assurer la mémoire collective de l’institution.

 

 

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© Arnaud Bouissou
– Un peintre industriel de l’usine SIAG France effectue des travaux de finitions sur une section de mât d’éolienne (Le Creusot, 2012)

Nous vous présentons ici un exemple de la diversité des métiers rencontrés au cours de ces reportages.

 

Concentration sur l’ouvrage ou croisement des regards, chaque photo constitue un hommage réciproque à la présence de l’autre : regards entre deux professions au service de l’environnement, de l’énergie ou de la mer.

Isabelle Serro – Crise humanitaire, crise d’humanité

Les enfants de l'exode


Février 2016, chaque jour, chaque nuit en dépit des conditions maritimes très mauvaises dues à l’hiver, après avoir traversé la mer Egée au péril de leur vie, des milliers de personnes s’échouent sur la petite ile de Lesbos. Majoritairement en provenance de Syrie , d’Irak, d’Afghanistan , du Kurdistan tous éprouvent un profond soulagement lorsqu’ils s’extraient de leur embarcation de fortune.

Reporter photographe basée en France, Isabelle Serro, réalise ses travaux en différents endroits de la planète avec un esprit humaniste. Cette démarche l’a emmenée jusqu’en Amazonie en 2009 auprès des indiens Yanomami avec qui elle a vécu plusieurs mois. A son retour, elle enchaine différents reportages ethniques, de société, d’actualité toujours avec cette même quête de la découverte et du partage. Elle contribue par ses Photo Reportages à la diffusion de sujets au sein de l’Agence Sipa. Ses travaux sont publiés dans Le Figaro Magazine , Le Point , Carnet d’art ,la revue EPIC, Droit de Vivre , le magazine XSemanal ou le journal ABC en Espagne ou encore la Revue Ñ du groupe Clarin en Argentine.

Elle est Lauréate du prix Leica dans la catégorie Humaniste et son reportage sur les femmes réfugiées est primé par l’agence des Photographes Professionnels en mars 2016.
S’appuyant sur une expérience professionnelle de 15 années sur des sites géographiques dits sensibles à travers le monde , c’est le plus souvent en dehors de sa zone de confort qu’elle ira chercher la profondeur de ses travaux.Ses capacités rapides d’adaptation et sa curiosité font qu’elle cherchera très souvent en évitant toute forme de voyeurisme à mettre en lumière les aspects positifs et enrichissants des situations parfois les plus complexes

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Crise humanitaire, crise d’humanité


Les parents de Niha, ont fait le choix malgré les dangers et les difficultés de faire le voyage avec leur fille handicapée physique et mentale depuis l’Iran, et ce afin de lui donner une chance de rester en vie.

Janvier 2015, deux jeunes enfants d’origine syriennes se dirigent vers la frontière de la République Macédonienne dans l’espoir de rejoindre l ‘Allemagne.
L’agence de coordination policière Europol a déclaré que ce serait plus de 10.000 enfants migrants non accompagnés qui auraient disparus en Europe sur les 18 à 24 derniers mois, craignant également que nombre d’entre eux soient exploités, notamment sexuellement, par le crime organisé.

En septembre 2015, des millions de personnes exprimaient leur désarroi, leur tristesse à la vue de ce petit garçon en short bleu et polo rouge….son prénom, Aylan, a traversé les ondes des radios, des TV et des océans pour s’échouer finalement dans les mémoires.

Puis  les petits Aylan suivants sont devenus avec leurs pères et leurs mères de simples chiffres que l’on a rangé dans des statistiques, des conférences, des tractations, des accords !
Face à ce déni d’humanité qui prends une ampleur chaque jour plus grande, je me suis attachée à suivre des personnes exilées depuis les portes de l’Europe, sur les routes des Balkans, puis en transitant par la « Jungle » de Calais pour atteindre la terre tant convoitée, le Royaume uni. J’ai souhaité avant tout par mon travail photographique me focaliser sur le ressenti, les émotions, l’âme de ces personnes afin de redonner un visage humain à ce drame humanitaire qui touche notre siècle de plein fouet.


Deux jeune enfants syriens de 5 et 7 ans viennent de monter à bord d’un train dans le camps de transit macédonien qui devrait les emmener vers la prochaine étape, la frontière Serbe.


Dans l’abri qui sert de cuisine commune dans une des communautés soudanaises de la « Jungle » de Calais, on vient se réchauffer, manger, partager, parler du pays …..mais aussi conjurer le sort contre l’ennui, le désespoir.

Filip Santens – Sandscapes

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Filip Santens est né en 1951 à Ghent. Photographe en Belgique depuis 1978. Spécialisé en reportage et en portrait studio. Durant mes loisirs, je photographie les paysages et la nature.

  • Master QEP (Master Qualified European Photographer) en 2010.
  • 5 fois QEP dans les catégories paysage, portrait, illustration, mariage et art.

Plusieurs récompenses/prix nationaux et internationaux, des expositions.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Sandscapes

Le désert du Namib-Naufluft en Namibie se caractérise par les grands espaces

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la solitude

la chaleur

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les couleurs

le silence

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 on y est « hors du temps »

Le désert du Namib-Naufluft, c’est le bonheur !

Marta Rossignol – Indian Vertigo

Bénarès, Vârânasî… !? Peu importe. Point de convergence des corps et des âmes. Je marche sur le fil de l’existence. Les Ghats, ce chemin entre la vie et la mort.

Nulle part ailleurs, je ne me sens aussi vivante, aussi mortelle. Ma raison vacille, perd pied. Une sorte de distorsion de ma perception. D’un coté la présence physique, de l’autre l’abime spirituel. Entre les deux, des corps, du feu, de l’eau, du sang, des couleurs, des senteurs, des chants, des prières. Je m’étourdis de cette atmosphère. Mélange d’un univers matériel et spirituel, condensé de larmes, d’espoir, de rires, de silences.

Ma raison vacille, ma vue se trouble. Suis-je bien présente ? Le sont-ils vraiment ? La vie glisse sur les marches, se noie dans les eaux, renait dans les chants, s’envole dans la fumée, s’enferme dans les cendres, remplit le vent…

Cet homme n’en sera bientôt plus un. Cette femme prépare son passage vers un ailleurs. Cet enfant prend le temps de vivre. Il sait qu’un cycle est en cours, passager éphémère du vivant. Je respire, au bord de la suffocation. Je regarde, proche de la cécité. Je touche, à la limite de la brûlure.

Je suis…

Ses expositions récentes :

    • 2016  « Amish, un monde décalé » Le Splendid, Langoiran
    • 2015 Festival Présence photographie, Montélimar  

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Indian Vertigo

L’Inde est un choc pour les voyageurs, un quitte ou double de l’esprit, qui s’adapte ou se fracasse sur l’incompréhension culturelle. Bénarès réserve la même épreuve aux plus aguerris des voyageurs. L’accoutumance doit se faire, le cerveau doit s’imprégner du tumulte de la ville.

« Boat, roupies, hachich !… » Les malades et les mendiants réclament une aumône ; les corps brûlent sur les bûchers, les plus pauvres flottent dans le fleuve. Votre esprit est au bord de l’implosion, vos sens au bord de la saturation. Mais vous auriez tort de buter sur ces aspects mercantiles, morbides et misérables de la ville. L’âme de Bénarès s’apprivoise peu à peu.

Le souffle spirituel est bien là, l’essence de ce lieu saint se respire tard le soir dans les ambiances nocturnes aux lueurs pâles, ou tôt le matin dans les nuages de brume, bercé par les rames d’une barque. Les couleurs se révèlent, ou s’estompent, les senteurs s’évaporent et se diffusent. Les Sâdhus s’emmitouflent dans la nuit ou guettent les premières lueurs de soleil pour réchauffer leurs corps.

Les balades sur les Ghats prennent alors une tout autre allure, une marche entre la vie et la mort, entre le palpable et le spirituel. D’un côté les eaux sombres du Gange, de l’autre les marches, les murs décrépis couverts de graphismes colorés, hindi tout en courbes comme un labyrinthe d’émotions. Entre les deux mon esprit vacille, obscurité, couleurs, sentiment flou entre deux mondes, à peine distants l’un de l’autre, reliés par un simple souffle. Sentiment que naitre à la vie, c’est aussi naitre à la mort. Fissure du moi, qui fait sombrer dans un entre deux méditatif.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Amish un monde décalé

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Lalibela

Maëva Rossignol – L’âge gris

Maéva Rossignol, 18 ans. Habite à La Brède (Gironde). Etudiante en première année de licence culture humaniste et scientifique à Bordeaux Montaigne.
Pratique l’art de la photographie. Membre de l’association photographique Aquitaine Images à Gradignan depuis l’âge de 11 ans.
Pratique les arts du cirque depuis 10 ans et a suivi des cours d’arts plastiques durant 8 années.

EXPERIENCES PHOTOGRAPHIQUES

    • 2009 – Premier prix de la Fédération photographique de France, critérium national 12-14 ans.
    • 2010 – Meilleure photo du club pour la photo Crépuscule coupe couleur papier FPF.
    • 2012 – Meilleure photo du club pour la photo Orage, concours  national couleur FPF (parution dans le journal  Sud Ouest).
    • Concours jeunes auteurs avec la série Pompe Fiction 3e au concours national FPF.
    • 2013 – Meilleure photo du club pour la photo Yellowstone coupe NB FPF.
    • 2015 – Premier prix au concours d’auteurs régional FPF pour la série L’âge gris

AUTRES EXPERIENCES

    • VOYAGE DE 10 MOIS — 2002-2003
      Tour de la Méditerranée, 3000 km en Europe centrale, Afrique du Nord et Moyen Orient.
    • voyage de 1 AN — 2006-2007
      Périple de 35000 km en Amérique du Sud.
    • VOYAGE DE 1 AN — 2010-2011
      Périple de 37000 km en Amérique du Nord et Amérique centrale.

AUTRES VOYAGES

    • Espagne, Suisse, Russie, Israël, Emirats Arabes Unis, Ethiopie, Afrique du Sud, Swaziland, Lesotho, Cuba, Iran, Ouzbékistan, Chine, Inde, Japon, Brésil, Maroc, Turquie, Yémen.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : L’âge gris

Cette série représente ma vision d’un moment charnière de la vie, le passage de l’enfance à l’âge adulte, période que j’ai nommée « l’âge gris ».

 

Cette période est remplie de questionnements, d’expériences et de découvertes qui sont souvent associés à souffrance, tristesse et mal être.

 

 

Ma vision de « l’âge gris » n’est pas joyeuse, elle montre plutôt le sentiment d’être perdu, noyé dans un tas de questions sans réponse, un sentiment d’être incompris et seul.

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J’ai voulu montrer dans cette exposition qu’il n’est pas simple d’exprimer ce que l’on ressent durant « l’âge gris ».

J’essaie de me mettre à la place des personnes rencontrées durant ce passage et tente d’exprimer les sensations et l’état d’esprit dans lequel nous sommes plongés lorsqu’on grandit.

 

Cette série est constituée uniquement d’autoportraits. Je ne souhaitais pas demander l’aide d’un modèle ou intégrer une personne extérieure car je voulais représenter ma propre vision, celle que je me suis forgée à travers mon vécu.

 

 

Cela fait longtemps que je pense à mettre des images sur ces sentiments, mais j’ai compris que ce n’était qu’à la fin de mon âge gris, que je pouvais enfin exprimer mon ressenti.    Maéva_Rossignol_12

Arnaud Roiné – J’ai vu Ébola…

Arnaud Roiné est photographe militaire. Né en 1973 à Laval, il vit et travaille à Paris.

Ses missions officielles l’amènent à témoigner des engagements de l’armée française partout dans le monde. Mais, au-delà des images de conflit ou d’aide humanitaire pour la mémoire collective, il capture des instantanés de vie avec son matériel personnel.

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En double regard permanent, il s’engage à révéler l’histoire d’après et fait disparaître le photographe institutionnel au profit de l’observateur attentif. Lorsque son mandat est terminé, son travail commence pour dévoiler ce qui se passe lorsque les objectifs officiels ne sont plus présents.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : J’ai vu Ébola 

Ébola n’était pour moi qu’une information, une mauvaise nouvelle de plus pour l’Afrique lorsque l’OMS déclare officiellement l’épidémie en mars 2014. J’ai vu, comme tout le monde, des images terribles de personnes mourant dans les rues. Puis ces scaphandres blancs, jaunes ou bleus venant prendre les malades chez eux pour les transporter dans de grandes tentes isolées dans des no man’s land. A ce jour, sur les 24000 personnes touchées en Afrique de l’Ouest, plus de 10 000 sont décédées. Ébola est devenu plus concret lorsque j’ai été envoyé en mission à Conakry en décembre 2014. Je devais passer trois mois à documenter la montée en puissance puis le quotidien d’un centre de traitement un peu particulier. La France, à la demande de la coordination guinéenne, a décidé de mettre en place un centre de traitement Ébola à destination des personnels soignants (CTS), ces hommes et ces femmes que le Time Magazine avait désigné : « person of the year » 2014. Ce centre de traitement était opérationnel au mois de janvier 2015 avec une seule devise : « Vous étiez là pour eux, nous sommes là pour vous. » Tout au long de mon séjour dans ce pays, je suis allé à la rencontre de ces héros ordinaires, ces Guinéens qui se sont levés pour faire face à l’épidémie qui ravageait leur nation.

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J’ai voulu les photographier droit dans les yeux et leur donner la parole. Par le portrait et le regard direct, j’ai souhaité oublier les images spectaculaires de l’épidémie Ébola pour me focaliser sur ces visages marqués par ce qu’ils ont vu et vécu. Leurs témoignages mettent en lumière une réalité parfois bien plus forte que ce que peut contenir une image seule aussi violente soit-elle. À travers cette série, tous ont la parole, qu’ils soient Guinéens, Français, soignants ou soignés. Quoi de mieux que leurs mots pour exprimer leurs maux !

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Arnaud Roiné

tel : 06-58-19-33-52
arnaudroine@yahoo.fr