Hashem Shakeri – Prix Lucas Dolega 2016


Hashem Shakeri est né à Téhéran en 1988. Parallèlement à ses études d’architecture en Australie, il suit un cours de photographie dans la même université. Il débute sa carrière de photographe documentaire en 2010. Il travaille depuis comme freelance sur des projets en Iran, Turquie, Corée, Malaisie.


Son but principal est d’explorer les relations humaines et la justice sociale. A travers ses photographes, il essaie de décrire l’identité perdue de l’homme et de la femme modernes.
Hashem Shakeri a travaillé pour plusieurs agences de presse et journaux iraniens depuis 2008. Son travail a reçu de nombreuses récompenses et a été publié à travers le monde. Il est membre de la Société des Photographes Iraniens depuis 2010.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Iran, une identité multiple

 

Hashem Shakeri à recu le PRIX LUCA DOLEGA 2016

Le Prix Lucas Dolega est destiné à tous les photographes
freelance qui prennent des risques pour informer.

http://www.lucasdolega.com/

Service photographique de l’environnement – Le croisement des métiers

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© Arnaud Bouissou
Des inspecteurs « ouvrages d’art » réalisent un contrôle périodique détaillé du viaduc du Lignon (Monistrol-sur-Loire, 2014)

Le service photographique du ministère de l’Environnement

Le service photographique aujourd’hui rattaché à la direction de la Communication du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, existe sans discontinuer depuis plus de 70 ans. Ce service, qui a connu de nombreuses configurations au fil du temps et des enjeux politiques, est composé, début 2016, des trois photographes reporters que sont Arnaud Bouissou, Laurent Mignaux et Bernard Suard, au sein d’un bureau audiovisuel regroupant également les Journalistes reporters d’images et la médiathèque.

Arnaud Bouissou

Arnaud-Bouisou-photo-service photographique ministère environnement

Entré en 1991 dans l’administration comme technicien du ministère de l’Équipement, Arnaud Bouissou s’oriente vers l’informatique, d’abord comme administrateur réseaux, puis comme web-développeur. En parallèle, il développe des compétences en photographie par le biais de lectures, de participations à des forums ou bien encore de la création d’un site internet grâce auquel il expose son travail photographique personnel. La qualité de ce travail convainc ses supérieurs de lui confier en 2009 un poste de photographe reporter au sein de la direction de la Communication.

Bernard Suard

Passionné de photographie dès le lycée, Bernard Suard saisit l’opportunité d’accomplir Bernard-Suard-photographeson service militaire comme photographe du régiment auquel il est affecté. Il débute ensuite sa carrière dès 1977 au sein du service de l’Information du ministère de l’Équipement, du Logement et des Transports qu’il n’a plus quitté depuis. Soit  trente-neuf années de photographie au service de l’État qui l’ont vu s’adapter aux nombreuses transformations du ministère, ainsi qu’aux grandes évolutions des techniques de la profession.

Laurent MignauxLaurent-Mignaux-photographe

Débutant dès 1975 dans un laboratoire de photographie noir & blanc argentique, Laurent Mignaux a suivi avec passion toutes les mutations vers la photo et la vidéo numérique sans perdre sa passion pour l’image. Après des études en communication et en identité visuelle,  il intègre en 2000  le service communication du ministère de l’Écologie pour y mettre en place une photothèque numérique et constituer un fonds photographique à partir des nombreux reportages qu’il réalisera avec les autres photographes sur l’ensemble des activités et métiers du ministère.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Photographes de l’environnement  / Le croisement des métiers

Le service photographique du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer alimente une photothèque, nommée Terra, riche de plus de 200 000 images.

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© Arnaud Bouissou
Un soudeur à l’arc de l’usine SIAG France assemble une virole pour la fabrication d’un mât d’éolienne (Le Creusot, 2012)

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© Arnaud Bouissou
Un ouvrier pose à côté de la tête d’un microtunnelier sur un chantier de transport de gaz naturel (Buchelay, 2014)

Les photographes de ce service sont des photographes reporters salariés travaillant au sein même de la direction de la Communication. Dans ce cadre, ils photographient bien sûr l’actualité du ministère et en couvrent les évènements phares; ils partent aussi en reportage pour documenter et témoigner des activités professionnelles développées sur tout le territoire français. Leurs images produites en nombre chaque année, servent la communication et enrichissent la documentation. Elles contribueront à terme à assurer la mémoire collective de l’institution.

 

 

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© Arnaud Bouissou
– Un peintre industriel de l’usine SIAG France effectue des travaux de finitions sur une section de mât d’éolienne (Le Creusot, 2012)

Nous vous présentons ici un exemple de la diversité des métiers rencontrés au cours de ces reportages.

 

Concentration sur l’ouvrage ou croisement des regards, chaque photo constitue un hommage réciproque à la présence de l’autre : regards entre deux professions au service de l’environnement, de l’énergie ou de la mer.

Isabelle Serro – Crise humanitaire, crise d’humanité

Les enfants de l'exode


Février 2016, chaque jour, chaque nuit en dépit des conditions maritimes très mauvaises dues à l’hiver, après avoir traversé la mer Egée au péril de leur vie, des milliers de personnes s’échouent sur la petite ile de Lesbos. Majoritairement en provenance de Syrie , d’Irak, d’Afghanistan , du Kurdistan tous éprouvent un profond soulagement lorsqu’ils s’extraient de leur embarcation de fortune.

Reporter photographe basée en France, Isabelle Serro, réalise ses travaux en différents endroits de la planète avec un esprit humaniste. Cette démarche l’a emmenée jusqu’en Amazonie en 2009 auprès des indiens Yanomami avec qui elle a vécu plusieurs mois. A son retour, elle enchaine différents reportages ethniques, de société, d’actualité toujours avec cette même quête de la découverte et du partage. Elle contribue par ses Photo Reportages à la diffusion de sujets au sein de l’Agence Sipa. Ses travaux sont publiés dans Le Figaro Magazine , Le Point , Carnet d’art ,la revue EPIC, Droit de Vivre , le magazine XSemanal ou le journal ABC en Espagne ou encore la Revue Ñ du groupe Clarin en Argentine.

Elle est Lauréate du prix Leica dans la catégorie Humaniste et son reportage sur les femmes réfugiées est primé par l’agence des Photographes Professionnels en mars 2016.
S’appuyant sur une expérience professionnelle de 15 années sur des sites géographiques dits sensibles à travers le monde , c’est le plus souvent en dehors de sa zone de confort qu’elle ira chercher la profondeur de ses travaux.Ses capacités rapides d’adaptation et sa curiosité font qu’elle cherchera très souvent en évitant toute forme de voyeurisme à mettre en lumière les aspects positifs et enrichissants des situations parfois les plus complexes

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Crise humanitaire, crise d’humanité


Les parents de Niha, ont fait le choix malgré les dangers et les difficultés de faire le voyage avec leur fille handicapée physique et mentale depuis l’Iran, et ce afin de lui donner une chance de rester en vie.

Janvier 2015, deux jeunes enfants d’origine syriennes se dirigent vers la frontière de la République Macédonienne dans l’espoir de rejoindre l ‘Allemagne.
L’agence de coordination policière Europol a déclaré que ce serait plus de 10.000 enfants migrants non accompagnés qui auraient disparus en Europe sur les 18 à 24 derniers mois, craignant également que nombre d’entre eux soient exploités, notamment sexuellement, par le crime organisé.

En septembre 2015, des millions de personnes exprimaient leur désarroi, leur tristesse à la vue de ce petit garçon en short bleu et polo rouge….son prénom, Aylan, a traversé les ondes des radios, des TV et des océans pour s’échouer finalement dans les mémoires.

Puis  les petits Aylan suivants sont devenus avec leurs pères et leurs mères de simples chiffres que l’on a rangé dans des statistiques, des conférences, des tractations, des accords !
Face à ce déni d’humanité qui prends une ampleur chaque jour plus grande, je me suis attachée à suivre des personnes exilées depuis les portes de l’Europe, sur les routes des Balkans, puis en transitant par la « Jungle » de Calais pour atteindre la terre tant convoitée, le Royaume uni. J’ai souhaité avant tout par mon travail photographique me focaliser sur le ressenti, les émotions, l’âme de ces personnes afin de redonner un visage humain à ce drame humanitaire qui touche notre siècle de plein fouet.


Deux jeune enfants syriens de 5 et 7 ans viennent de monter à bord d’un train dans le camps de transit macédonien qui devrait les emmener vers la prochaine étape, la frontière Serbe.


Dans l’abri qui sert de cuisine commune dans une des communautés soudanaises de la « Jungle » de Calais, on vient se réchauffer, manger, partager, parler du pays …..mais aussi conjurer le sort contre l’ennui, le désespoir.

Filip Santens – Sandscapes

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Filip Santens est né en 1951 à Ghent. Photographe en Belgique depuis 1978. Spécialisé en reportage et en portrait studio. Durant mes loisirs, je photographie les paysages et la nature.

  • Master QEP (Master Qualified European Photographer) en 2010.
  • 5 fois QEP dans les catégories paysage, portrait, illustration, mariage et art.

Plusieurs récompenses/prix nationaux et internationaux, des expositions.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Sandscapes

Le désert du Namib-Naufluft en Namibie se caractérise par les grands espaces

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la solitude

la chaleur

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les couleurs

le silence

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 on y est « hors du temps »

Le désert du Namib-Naufluft, c’est le bonheur !

Marta Rossignol – Indian Vertigo

Bénarès, Vârânasî… !? Peu importe. Point de convergence des corps et des âmes. Je marche sur le fil de l’existence. Les Ghats, ce chemin entre la vie et la mort.

Nulle part ailleurs, je ne me sens aussi vivante, aussi mortelle. Ma raison vacille, perd pied. Une sorte de distorsion de ma perception. D’un coté la présence physique, de l’autre l’abime spirituel. Entre les deux, des corps, du feu, de l’eau, du sang, des couleurs, des senteurs, des chants, des prières. Je m’étourdis de cette atmosphère. Mélange d’un univers matériel et spirituel, condensé de larmes, d’espoir, de rires, de silences.

Ma raison vacille, ma vue se trouble. Suis-je bien présente ? Le sont-ils vraiment ? La vie glisse sur les marches, se noie dans les eaux, renait dans les chants, s’envole dans la fumée, s’enferme dans les cendres, remplit le vent…

Cet homme n’en sera bientôt plus un. Cette femme prépare son passage vers un ailleurs. Cet enfant prend le temps de vivre. Il sait qu’un cycle est en cours, passager éphémère du vivant. Je respire, au bord de la suffocation. Je regarde, proche de la cécité. Je touche, à la limite de la brûlure.

Je suis…

Ses expositions récentes :

    • 2016  « Amish, un monde décalé » Le Splendid, Langoiran
    • 2015 Festival Présence photographie, Montélimar  

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Indian Vertigo

L’Inde est un choc pour les voyageurs, un quitte ou double de l’esprit, qui s’adapte ou se fracasse sur l’incompréhension culturelle. Bénarès réserve la même épreuve aux plus aguerris des voyageurs. L’accoutumance doit se faire, le cerveau doit s’imprégner du tumulte de la ville.

« Boat, roupies, hachich !… » Les malades et les mendiants réclament une aumône ; les corps brûlent sur les bûchers, les plus pauvres flottent dans le fleuve. Votre esprit est au bord de l’implosion, vos sens au bord de la saturation. Mais vous auriez tort de buter sur ces aspects mercantiles, morbides et misérables de la ville. L’âme de Bénarès s’apprivoise peu à peu.

Le souffle spirituel est bien là, l’essence de ce lieu saint se respire tard le soir dans les ambiances nocturnes aux lueurs pâles, ou tôt le matin dans les nuages de brume, bercé par les rames d’une barque. Les couleurs se révèlent, ou s’estompent, les senteurs s’évaporent et se diffusent. Les Sâdhus s’emmitouflent dans la nuit ou guettent les premières lueurs de soleil pour réchauffer leurs corps.

Les balades sur les Ghats prennent alors une tout autre allure, une marche entre la vie et la mort, entre le palpable et le spirituel. D’un côté les eaux sombres du Gange, de l’autre les marches, les murs décrépis couverts de graphismes colorés, hindi tout en courbes comme un labyrinthe d’émotions. Entre les deux mon esprit vacille, obscurité, couleurs, sentiment flou entre deux mondes, à peine distants l’un de l’autre, reliés par un simple souffle. Sentiment que naitre à la vie, c’est aussi naitre à la mort. Fissure du moi, qui fait sombrer dans un entre deux méditatif.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Amish un monde décalé

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Lalibela

Maëva Rossignol – L’âge gris

Maéva Rossignol, 18 ans. Habite à La Brède (Gironde). Etudiante en première année de licence culture humaniste et scientifique à Bordeaux Montaigne.
Pratique l’art de la photographie. Membre de l’association photographique Aquitaine Images à Gradignan depuis l’âge de 11 ans.
Pratique les arts du cirque depuis 10 ans et a suivi des cours d’arts plastiques durant 8 années.

EXPERIENCES PHOTOGRAPHIQUES

    • 2009 – Premier prix de la Fédération photographique de France, critérium national 12-14 ans.
    • 2010 – Meilleure photo du club pour la photo Crépuscule coupe couleur papier FPF.
    • 2012 – Meilleure photo du club pour la photo Orage, concours  national couleur FPF (parution dans le journal  Sud Ouest).
    • Concours jeunes auteurs avec la série Pompe Fiction 3e au concours national FPF.
    • 2013 – Meilleure photo du club pour la photo Yellowstone coupe NB FPF.
    • 2015 – Premier prix au concours d’auteurs régional FPF pour la série L’âge gris

AUTRES EXPERIENCES

    • VOYAGE DE 10 MOIS — 2002-2003
      Tour de la Méditerranée, 3000 km en Europe centrale, Afrique du Nord et Moyen Orient.
    • voyage de 1 AN — 2006-2007
      Périple de 35000 km en Amérique du Sud.
    • VOYAGE DE 1 AN — 2010-2011
      Périple de 37000 km en Amérique du Nord et Amérique centrale.

AUTRES VOYAGES

    • Espagne, Suisse, Russie, Israël, Emirats Arabes Unis, Ethiopie, Afrique du Sud, Swaziland, Lesotho, Cuba, Iran, Ouzbékistan, Chine, Inde, Japon, Brésil, Maroc, Turquie, Yémen.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : L’âge gris

Cette série représente ma vision d’un moment charnière de la vie, le passage de l’enfance à l’âge adulte, période que j’ai nommée « l’âge gris ».

 

Cette période est remplie de questionnements, d’expériences et de découvertes qui sont souvent associés à souffrance, tristesse et mal être.

 

 

Ma vision de « l’âge gris » n’est pas joyeuse, elle montre plutôt le sentiment d’être perdu, noyé dans un tas de questions sans réponse, un sentiment d’être incompris et seul.

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J’ai voulu montrer dans cette exposition qu’il n’est pas simple d’exprimer ce que l’on ressent durant « l’âge gris ».

J’essaie de me mettre à la place des personnes rencontrées durant ce passage et tente d’exprimer les sensations et l’état d’esprit dans lequel nous sommes plongés lorsqu’on grandit.

 

Cette série est constituée uniquement d’autoportraits. Je ne souhaitais pas demander l’aide d’un modèle ou intégrer une personne extérieure car je voulais représenter ma propre vision, celle que je me suis forgée à travers mon vécu.

 

 

Cela fait longtemps que je pense à mettre des images sur ces sentiments, mais j’ai compris que ce n’était qu’à la fin de mon âge gris, que je pouvais enfin exprimer mon ressenti.    Maéva_Rossignol_12

Arnaud Roiné – J’ai vu Ébola…

Arnaud Roiné est photographe militaire. Né en 1973 à Laval, il vit et travaille à Paris.

Ses missions officielles l’amènent à témoigner des engagements de l’armée française partout dans le monde. Mais, au-delà des images de conflit ou d’aide humanitaire pour la mémoire collective, il capture des instantanés de vie avec son matériel personnel.

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En double regard permanent, il s’engage à révéler l’histoire d’après et fait disparaître le photographe institutionnel au profit de l’observateur attentif. Lorsque son mandat est terminé, son travail commence pour dévoiler ce qui se passe lorsque les objectifs officiels ne sont plus présents.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : J’ai vu Ébola 

Ébola n’était pour moi qu’une information, une mauvaise nouvelle de plus pour l’Afrique lorsque l’OMS déclare officiellement l’épidémie en mars 2014. J’ai vu, comme tout le monde, des images terribles de personnes mourant dans les rues. Puis ces scaphandres blancs, jaunes ou bleus venant prendre les malades chez eux pour les transporter dans de grandes tentes isolées dans des no man’s land. A ce jour, sur les 24000 personnes touchées en Afrique de l’Ouest, plus de 10 000 sont décédées. Ébola est devenu plus concret lorsque j’ai été envoyé en mission à Conakry en décembre 2014. Je devais passer trois mois à documenter la montée en puissance puis le quotidien d’un centre de traitement un peu particulier. La France, à la demande de la coordination guinéenne, a décidé de mettre en place un centre de traitement Ébola à destination des personnels soignants (CTS), ces hommes et ces femmes que le Time Magazine avait désigné : « person of the year » 2014. Ce centre de traitement était opérationnel au mois de janvier 2015 avec une seule devise : « Vous étiez là pour eux, nous sommes là pour vous. » Tout au long de mon séjour dans ce pays, je suis allé à la rencontre de ces héros ordinaires, ces Guinéens qui se sont levés pour faire face à l’épidémie qui ravageait leur nation.

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J’ai voulu les photographier droit dans les yeux et leur donner la parole. Par le portrait et le regard direct, j’ai souhaité oublier les images spectaculaires de l’épidémie Ébola pour me focaliser sur ces visages marqués par ce qu’ils ont vu et vécu. Leurs témoignages mettent en lumière une réalité parfois bien plus forte que ce que peut contenir une image seule aussi violente soit-elle. À travers cette série, tous ont la parole, qu’ils soient Guinéens, Français, soignants ou soignés. Quoi de mieux que leurs mots pour exprimer leurs maux !

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Arnaud Roiné

tel : 06-58-19-33-52
arnaudroine@yahoo.fr

Michael Roemers – It’s Not Only Rock’n’Roll

Michael Roemers est un photographe belge de 28 ans.

Ingénieur du son, passionné de musique, il travaille en immersion avec plusieurs groupes de rock underground belge.
Il photographie en concert comme en coulisse, en les suivant dans l’intimité de leurs tournées.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : It’s Not Only Rock’n’Roll

Je suis sûr que le fait d’être exposé aux amplis et aux guitares électriques à modifié l’alchimie de mon cerveau.

La proximité du bourdonnement électrique en arrière-plan et cet incroyable sentiment de communion et de puissance.

Quand tu commences à cohabiter avec cette puissance, tu veux en devenir son témoin.

Le son…
Ce son me prend aux tripes.

En franchissant l’entrée, le temps s’arrête.

Si la communion opère, tu te sens libre, tu es réceptif.

Tu perds le contrôle.

La masse rentre en transe…
Vivre la musique, absorber l’énergie.

Le rock, la musique non-stop, aller à l’essentiel.

Photographier, ramasser des coups, se faire cracher dessus.

Sueur, défonce, liberté.

Tout est permis

Tout peut arriver

Rock’n’Roll 

Régis Rivière – Des courbes et des lignes

J’ai toujours aimé la photo. Après des essais en photo argentique dans les années 90, je me suis lancé concrètement en 2013 en commençant à partager mes photos sur un réseau social et en participant à différents concours qui m’ont permis d’obtenir plusieurs publications dans différents magasines (Photos, Phototech…) ainsi qu’une présélection au concours Urban Photo 2014.

Régis_RIVIERE_autoportrait

Je photographie tout ce qui m’entoure mais j’aime particulièrement mettre en avant le minimalisme et le graphisme. Tout naturellement, mon domaine de prédilection est l’architecture graphique, minimaliste, colorée ou N&B ainsi que les éléments tels que les escaliers et le mobilier urbain.

J’ai exposé sur des salons photographiques locaux (Salon des Monts d’Or et rencontre de Rivatoria) ainsi qu’une exposition au Festival Barrobjectif en 2015.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Des courbes et des lignes

 

 

Cette nouvelle série présente des éléments de l’environnement urbain… l’escalier
À l’intérieur ou à l’extérieur ces éléments sont présents dans nos villes.

Ils permettent de pouvoir s’échapper ou d’accéder au grès de nos envies, de nos besoins et notre imagination.

C’est une recherche graphique sur ces éléments de notre quotidien, un regard qui se pose sur leurs formes et leurs couleurs, sur des jeux de lumières ou de matières.

Cette série s’est constituée au fil de balades urbaines dans différentes villes Paris, Lyon, Saint Etienne, Turin, Angoulême, Vichy, Clermont Ferrand, Bourg en Bresse…

C’est une invitation à découvrir ou redécouvrir la ville avec un œil neuf et différent.

 

 

 

 EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Couleurs géométriques 

Olivier Remualdo – Dhaka Beats

©Olivier-Remualdo
Olivier Remualdo est originaire de Nice et il est passionné par la culture indienne. Après des études de commerce à Cannes et d’Arts Plastiques à l’université Paris VIII, il commence à voyager en Europe, en Amérique et en Asie.

Reconnaissance :
Son travail est primé à plusieurs reprises, notamment en France et aux États-Unis. La première maquette du livre a été élue

    • Grand Prize Winner » au «Best Blurb Book Contest» dans la catégorie voyage parmi près de 1800 participants (2009).
    • Prix Lucien Clergue 2011 dans le cadre du Sept Off à Nice.
    • Le projet Sâdhus a été Lauréat de la correspondance visuelle du magazine Compétences Photo, finaliste du Concours Samsung Launching People en 2013 et élu « coup de cœur » du magazine Les Inrocks.
    • BARROBJECTIF 2016 : Sâdhus

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Dhaka Beats

Dhaka est deuxième au classement 2015 des pires villes au monde pour les expatriés – après Damas. Cette mégapole de 20 millions d’habitants est dure, verticale, obstruée. Il est difficile d’y exister au-delà de son apparence d’Occidental.
Et pourtant, un photographe s’y est plu…
Dans cette ville où tout est compartimenté, l’impression d’enfermement est constante, que se soit dans un véhicule, un hôtel, ou dans une tour. Les fenêtres et les balcons sont grillagés, à l’instar des CNG (autorickshaws). Les entrées d’immeubles sont systématiquement surveillées par des gardiens en uniforme et les rez-de-chaussée sont des parkings, un espace de transition avec la rue.
Dans les rues justement, une multitude de gens, parfois l’immense masse avance, le plus souvent à contre-courant, comme dans une lutte interminable où chaque pas est arraché à la foule. Sur les avenues bondées de véhicules, les files d’embouteillages se perdent à l’horizon. A Dhaka, l’espace est saturé, tout y est densité.  A Dhaka, l’espace est saturé, tout y est densité. Les hommes, innombrables et petits dans cette urbanité verticale et anarchique, semblent étouffer.
Et pourtant, tout ceci manifeste la vie dans une pulsation omniprésente. Dhaka recèle sans doute un trésor bien caché. Peut-être faut-il le chercher dans le cœur de ses habitants, sur le visage d’un enfant. Peut-être faut-il simplement se laisser porter par les flots de la rivière Burriganga, dans une frêle embarcation au milieu de géants d’aciers. Peut-être faut-il simplement observer le spectacle d’une ville impénétrable…

©Olivier-Remualdo

Site auteur photographe Remualdo
Site Olivier Remualdo
Sâdhus

©Olivier-Remualdo