Isabelle Serro – SOS Méditérranée

Reporter photographe basée en France, Isabelle Serro s’appuie sur une expérience professionnelle de 15 années sur des sites géographiques dits sensibles à travers le monde. C’est le plus souvent en dehors de sa zone de confort qu’elle trouve avec un regard humaniste la profondeur de ses travaux. Ses capacités rapides d’adaptation et sa curiosité font qu’elle cherche à mettre en lumière les aspects positifs et enrichissants des situations parfois les plus complexes. Cette démarche l’a emmenée jusqu’en Amazonie en 2009 auprès des indiens Yanomami avec qui elle a vécu plusieurs mois. À son retour, elle débute une collaboration avec l’agence SIPA et réalise différents reportages ethniques, de société, d’actualité toujours avec cette même quête de la découverte et du partage.

Ses travaux sont publiés dans Le Figaro Magazine, Le Monde, Marie Claire, Le Point, Le Parisien Magazine, LHumanité, La Vie, La Croix, La Revue 6 mois, Chasseur dImages, Carnet dart, The Guardian, le magazine XSemanal ou le journal ABC en Espagne ou encore la Revue Ñ du groupe Clarin en Argentine.

Après avoir reçu différents prix et récompenses en France et à l’étranger, c’est en mars 2016 qu’elle est la lauréate du Grand Prix Leica dans la catégorie « Humaniste » avec un travail sur les Peshmerga et son reportage sur les femmes réfugiées est primé par l’agence des Photographes Professionnels.

Après deux années de travail et de recherches, début 2016, elle construit un outil de sensibilisation « Crise Humanitaire, crise d’humanité » autour des personnes ayant pris le chemin de l’exil. C’est à Tanger, au large des côtes libyennes, en Turquie, Grèce, Macédoine, Serbie, Croatie, Allemagne , à Calais mais également au Royaume-Uni qu’elle va suivre ces personnes en exil afin de témoigner auprès du grand public de la plus grande crise humanitaire de notre siècle. Après plusieurs publications et avoir été primé ce travail est repris en mai dernier dans un des numéros de télé Matin sur France 2.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2017 : SOS Méditérranée

L’association SOS Méditerranée a vu le jour lorsque considérant qu’il n’existait pas de dispositif de sauvetage suffisant en mer Méditerranée pour faire face efficacement, dignement et de manière pérenne, à l’afflux de bateaux de migrants en détresse.

Un garçon de 7 ans qui vient d’être sauvé de la mer Méditerranée, s’effondre sur le terrain du navire humanitaire.

C’est face à cette situation dramatique que l’a association civile européenne s’est mis rapidement en place pour procéder au sauvetage de ces personnes en mer Méditerranée en affrétant un navire : l’Aquarius.
La mobilisation de la société civile se fait alors sur le modèle des sociétés de sauvetage créées au XIXe siècle dans le Nord de l’Europe, lorsque les Européens quittaient le continent européen pour rejoindre l’Amérique.
Malgré cette démarche citoyenne qui repose à 95% sur des dons de particuliers, malgré la présence d‘autres bateaux humanitaires 2016 a vu disparaitre plus de 5000 personnes en mer, qui s’ajoutent cruellement aux milliers de victimes des années précédentes.

Aujourd’hui, les traversées se poursuivent à un rythme soutenu. La situation dramatique vécue et rapportée par les ONG rappelle qu’il y a plus que jamais un besoin urgent de renforcer le dispositif de sauvetage en Méditerranée Centrale pour faire face à cette crise humanitaire sans précédent.

Lorsqu’ils ont quitté la Libye les passeurs leur avaient mentionné qu’il leur faudrait environ 5 heures en canot pour rejoindre l’Italie. A bord de l’Aquarius l’ensemble des passagers réalise qu’il s’agissait d’un mensonge et qu’ils n’auraient jamais pu effectuer cette traversée avec leur embarcation.

C’est un véritable SOS qui est lancé depuis la Méditerranée !

L’équipe de sauvetage du navire citoyen Aquarius arrive sur une embarcation en bois au large de la Libye. A son bord plus de 300 personnes. A l’arrivée des sauveteurs un des passagers laisse éclater sa joie en remerciant le ciel.

Isabelle Serro – Crise humanitaire, crise d’humanité
Isabelle Serro – Les magiciens de l’Aluminium