Arnaud Roiné – J’ai vu Ébola…

Arnaud Roiné est photographe militaire. Né en 1973 à Laval, il vit et travaille à Paris.

Ses missions officielles l’amènent à témoigner des engagements de l’armée française partout dans le monde. Mais, au-delà des images de conflit ou d’aide humanitaire pour la mémoire collective, il capture des instantanés de vie avec son matériel personnel.

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En double regard permanent, il s’engage à révéler l’histoire d’après et fait disparaître le photographe institutionnel au profit de l’observateur attentif. Lorsque son mandat est terminé, son travail commence pour dévoiler ce qui se passe lorsque les objectifs officiels ne sont plus présents.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : J’ai vu Ébola 

Ébola n’était pour moi qu’une information, une mauvaise nouvelle de plus pour l’Afrique lorsque l’OMS déclare officiellement l’épidémie en mars 2014. J’ai vu, comme tout le monde, des images terribles de personnes mourant dans les rues. Puis ces scaphandres blancs, jaunes ou bleus venant prendre les malades chez eux pour les transporter dans de grandes tentes isolées dans des no man’s land. A ce jour, sur les 24000 personnes touchées en Afrique de l’Ouest, plus de 10 000 sont décédées. Ébola est devenu plus concret lorsque j’ai été envoyé en mission à Conakry en décembre 2014. Je devais passer trois mois à documenter la montée en puissance puis le quotidien d’un centre de traitement un peu particulier. La France, à la demande de la coordination guinéenne, a décidé de mettre en place un centre de traitement Ébola à destination des personnels soignants (CTS), ces hommes et ces femmes que le Time Magazine avait désigné : « person of the year » 2014. Ce centre de traitement était opérationnel au mois de janvier 2015 avec une seule devise : « Vous étiez là pour eux, nous sommes là pour vous. » Tout au long de mon séjour dans ce pays, je suis allé à la rencontre de ces héros ordinaires, ces Guinéens qui se sont levés pour faire face à l’épidémie qui ravageait leur nation.

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J’ai voulu les photographier droit dans les yeux et leur donner la parole. Par le portrait et le regard direct, j’ai souhaité oublier les images spectaculaires de l’épidémie Ébola pour me focaliser sur ces visages marqués par ce qu’ils ont vu et vécu. Leurs témoignages mettent en lumière une réalité parfois bien plus forte que ce que peut contenir une image seule aussi violente soit-elle. À travers cette série, tous ont la parole, qu’ils soient Guinéens, Français, soignants ou soignés. Quoi de mieux que leurs mots pour exprimer leurs maux !

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Arnaud Roiné

tel : 06-58-19-33-52
arnaudroine@yahoo.fr

Filip Santens – Sandscapes

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Filip Santens est né en 1951 à Ghent. Photographe en Belgique depuis 1978. Spécialisé en reportage et en portrait studio. Durant mes loisirs, je photographie les paysages et la nature.

  • Master QEP (Master Qualified European Photographer) en 2010.
  • 5 fois QEP dans les catégories paysage, portrait, illustration, mariage et art.

Plusieurs récompenses/prix nationaux et internationaux, des expositions.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Sandscapes

Le désert du Namib-Naufluft en Namibie se caractérise par les grands espaces

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la solitude

la chaleur

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les couleurs

le silence

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 on y est « hors du temps »

Le désert du Namib-Naufluft, c’est le bonheur !

MYOP – Olivier Laban-Mattei – Survivre au cauchemar

IINVITÉ D’HONNEUR 2015 : le collectif MYOP

Olivier Laban Mattei sera présent à Barro le 19 et 20 septembre: il animera une conférence le samedi 20 et un workshop en partenariat avec Leica le  21 et le 22 septembre.

Des rescapés centrafricains à peine arrivés à la ville frontière de Garoua-Boulaï au Cameroun sont transférés par la Croix Rouge camerounaise, le 30 octobre 2014, vers le camp de réfugiés  de Gado à une vingtaine de kilomètres de là.<br /> La tension est palpable sur les visages. Après des mois d'errance dans la brousse pour échapper à leurs assaillants, ces nouveaux exilés pensent déjà à ce qu'ils vont devenir. L'une d'entre eux, la tête collée à la vitre, dira au moment où le bus entame sa traversée du camp : "c'est donc ça des réfugiés ?"

http://Myop.fr

Avec trois World Press, deux Prix Paris Match, deux Pictures Of the Year International (POYI), sans oublier un Prix Bayeux-Calvados et quelques autres distinctions, Olivier Laban-Mattei, à 37 ans, est un reporter chevronné. A BarrObjectif, il exposera un reportage réalisé en juin 2015 en Centrafrique « Survivre au cauchemar ».

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Survivre au cauchemar

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À la fin de l’année 2013, la Centrafrique s’embrase. Les villages sont pillés et brûlés, des civils sont massacrés. Les organisations internationales de défense des droits de l’homme dénoncent unanimement les actes de torture, les disparitions et les crimes de guerre. Elles accusent les deux parties du conflit : les milices majoritairement chrétiennes et animistes appelées ‘anti-Balaka’ se vengent des exactions commises par les ex-Séléka (littéralement l’ ‘Alliance’ des musulmans) officiellement dissous. La frénésie meurtrière a atteint des sommets en Janvier 2014. Ni la force militaire française Sangaris ni la mission de stabilisation envoyée par l’ONU -Minusca- n’ont réussi à arrêter la spirale de la violence. Ce pays de 4,5 millions d’habitants a ainsi connu les moments les plus dramatiques de sa tumultueuse histoire depuis son indépendance en 1960. Près d’un demi-million d’hommes, de femmes et d’enfants ont pris la brousse pour fuir les atrocités. Et 330 000 autres, à majorité musulmane, des peuhls pour la plupart, ont entamé une longue marche vers les pays voisins. Au total, dix pour cent de la population vit aujourd’hui en exil. En quelques mois, près de 130 000 Centrafricains ont trouvé asile dans l’est du Cameroun, épuisés, blessés, souffrant de malnutrition avancée. Pour eux, il n’est pas question d’envisager un retour rapide en Centrafrique. La situation sécuritaire reste trop instable et les souvenirs des atrocités sont encore trop frais. Qu’ils soient déplacés dans leur propre pays ou réfugiés dans un pays voisin, les traumatismes psychologiques sont immenses pour les victimes du conflit.

Centreafrique. 2015Olivier Laban-Mattei / MYOP

En Centrafrique, dans la capitale Bangui ou en province, comme à Yaloké, des enclaves ont rapidement vu le jour, accueillant des populations minoritaires encore menacées de mort si elles s’aventurent à l’extérieur. Ces lieux de détresse humaine sont devenues le symbole du drame qui perdure, alors que leurs habitants sont souvent abandonnés à leur sort, affamés, mourant.

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La réconciliation nationale prônée par le gouvernement de transition et certaines organisations internationales reste un vœu pieux, alors que les deux principaux camps opposés n’ont toujours pas déposé les armes et se sont peu à peu mués en bandes criminelles organisées semant la terreur sur leurs territoires.

Corentin Fohlen – Une vie de réfugié

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Né en France en 1981, je découvre la photographie durant mes études de Bandes Dessinées à Bruxelles et change de passion au cours de la dernière année. Après m’être installé à Paris en 2003, je découvre l’univers de l’actualité, l’excitation des manifestations, le défi du journalisme et entre dans une petite agence photo, Wostok Press. Après être passé par les agences Gamma puis Abaca, je deviens totalement indépendant et diffuse à l’association Fédéphoto, devenu depuis Divergence.

© Didier Leplat - Corentin Folhen portrait

Portrait de Corentin Folhen © Didier Leplat

Jusqu’en 2011 j’ai couvert l’actualité française et internationale : élection présidentielle française en 2007, conflit au Nord-Kivu, Afghanistan, révolution en Ukraine et à Bangkok, émeutes en banlieue parisienne et à Athènes, séisme en Haïti, révolution arabes en Egypte et Libye, premières élections libres en Tunisie, famine dans la Corne de l’Afrique… avant de prendre du recul, du temps et orienter mon travail vers des histoires plus longues et une réflexion plus documentaire.
Commandes institutionnelles: Handicap International, la Fondation Raoul Follereau…

Depuis 2012 je me suis lancé dans un travail au long cours en Haïti : une réflexion sur les conséquences de la mainmise internationale sur le pays.

Lauréat de plusieurs prix photographiques dont un WORLD PRESS Photo, un VISA d’OR du Jeune Reporter, le Prix du SCOOP d’Anger, Photographie de l’Année…

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Une vie de réfugié

Sur les rives du fleuve Oubangi, qui sépare la République centrafricaine de la République Démocratique du Congo,  sont installées des familles centrafricaines fuyant les combats qui font toujours rage dans leur pays. Victimes des règlements de compte entre l’ex- Séléka et les anti-Balakas, ces populations n’ont d’autre solution que d’entrer en territoire congolais.

REFUGEES FROM CAR LIVE FROM SEVERAL MONTHS ALONG THE UBANGUI RIVER, IN NORTH CONGO DRC.REFUGEES FROM CAR JUST ARRIVED IN THE UNHCR BILI CAMP, IN NORTH CONGO DRC.

REFUGEES FROM CAR JUST ARRIVED IN THE UNHCR BILI CAMP, IN NORTH CONGO DRC.

Isolées, affamées, encore menacées par des tentatives de traversées du fleuve de la part des combattants des ex-Séléka,  le Haut Commissariat aux Réfugiés (UNHCR) tente de leur venir en aide en organisant des camps de réfugiés. Le camp de Bili, à deux heures de route du fleuve en camion,  vient d’ouvrir pour accueillir ces familles. Une prise en charge sanitaire, alimentaire et un éloignement  du danger permet à ces familles de souffler un peu. Certaines ont quitté à pieds leur village depuis plus de 6 mois et vivent la guerre depuis l’entrée en conflit des différentes factions centrafricaines en 2013.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Le tourisme humanitaire à Haïti

Jean-Luc Gelin – Les ébouillantés

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Né en 1961 dans la région de Poitiers, je découvre l’appareil photographique dès mon plus jeune âge et me prend rapidement de passion pour cet outil qui m’offre un nouveau regard sur le monde.
Apprenant la photographie en autodidacte, j’effectue une première série de travaux personnels avant d’intégrer, pour quelques mois, la presse locale.

Mais mon « désir de liberté », dans mon travail artistique comme dans ma vie, me pousse finalement à pratiquer le reportage de façon indépendante. La photographie de voyage devient dès lors mon thème favori, pour les possibilités d’introspection et d’ouverture sur le monde qu’elle m’offre.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Les ébouillantés

Les ébouillantés est un témoignage du traitement des maladies mentales par les sociétés africaines, fortement imprégné du poids des croyances traditionnelles.

A son arrivée dans le village de Tchalo, au Togo, le malade a le crâne rasé, est entravé et parfois même, pour les djinns les plus virulents, ligoté. Aux abords de ce village fait de huttes, de paille et de terre, des centaines de marmites, dispersées dans les clairières d’une grande forêt de teck, chauffent sous un feu constant activé par des hommes et des enfants. Le rituel est toujours le même : deux fois par jour, au lever et au coucher du soleil, les possédés, seuls ou accompagnés, regagnent les clairières. Les décoctions sont alors à ébullition et les feux crépitent sous les chaudrons.

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Pour la plupart entravés, ils avancent lentement, mais tous sont conscients que le combat quotidien avec leur démon intérieur est proche. Arrivé à son emplacement, chacun en silence se dénude, se lave, se savonne et se rince abondamment. Une toilette corporelle cruciale, qui prépare le patient à la lutte contre son djinn. Leur combat est à l’eau bouillante : ils puisent dans leurs marmites des calebasses d’eau fumante pour s’en asperger de la tête aux pieds dans le but de rendre l’habitat de leur démon si inconfortable qu’il n’aura d’autre choix que de le quitter. A l’issu de cette séance rituelle, les malades regagnent le village, où visages et corps ébouillantés sont alors soignés.»

Association « Camille Lepage – on est ensemble » – Conflits au Soudan et en Centrafrique

Camille Lepage est née à Angers, en France. Après des études de journalisme, elle se met à la photographie. En juillet 2012, elle décide de partir au Soudan du Sud pour explorer sa nouvelle passion ainsi que le pays le plus récent sur la carte.

Camille Lepage a été tuée le 12 Mai 2014, dans l’ouest de la République Centrafricaine, alors qu’elle exerçait son métier de photojournaliste.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Conflits au Soudan et en Centrafrique

Soudan, Sudan, South Kordofan, Kordofan du Sud, Kordofan méridionale, Monts Noubas, Nuba mountains
Elle est représentée par Hans Lucas et Polaris et son travail a été publié par The New York Times, The International Herald Tribune, Time, Le Monde, Vice Magazine, The Sunday Times, The Guardian, la BBC, The Wall Street Journal, The Washington Post, X magazine, Amnesty Press, Los Angeles Times, Al Jazeera, Libération, Le Parisien Magazine, Le Parisien, Le Nouvel Observateur, Jeune Afrique, La Croix, Internazionale, DVAfoto, l’Oeil de la Photographie, Photographie.com

Travaux pour les ONG : Human Rights Watch, Médecins sans Frontières, Comité international de la Croix-Rouge, Amnesty International, Mercy Corps, Handicap International, Programme alimentaire mondial de l’ONU, Internews, Crown Agents, Solidarité.

Association Camille Lepage
Adhésion-Association-Camille Lepage
Site internet Camille Lepage

Prix
2014 : POYi (71e) – 2e place, Portrait
2013 : Finaliste de la Bourse du Talent #53 Reportage
Coup de Coeur de l’ANI (Association Nationale des Iconographes ) au festival Visa pour l’Image.

Patrick Poiraudeau – Mozambique

006 PoiraudeauNé en 1962 à St Gilles Croix de vie, Patrick Poiraudeau pose son regard librement sur les hommes. Au bout du monde, il s’imprègne des atmosphères. Des confins de l’Afrique ou de l’Amérique latine, il cherche à fixer l’esthétique intemporelle et l’émotion des rencontres.Patrick Poiraudeau

A partir de 1981, il parcourt l’Europe du nord au sud. En 1986 il réalise un voyage d’un an sur le continent nord-américain ainsi qu’en Asie du sud-est. A son retour, il commente ses diaporamas aux étudiants de la région. Dès lors, son appareil photo ne le quitte plus.

Pendant une dizaine d’années son terrain de prédilection sera l’Amérique latine. Plusieurs expositions photographiques porteront sur ce thème. Au début des années 2000 il découvre l’Afrique. Ce continent lui offrira ses lumières, ses visages, ses âmes…

En 2006 il est lauréat, à l’unanimité du jury, du concours Fuji film/Réponses Photo. Ses images, prises au Mozambique l’amèneront, en 2008, à Maputo pour une exposition partagée avec Rino SCUCCATO et soutenue par l’ambassade de France. Début 2009, le magazine Réponses Photo lui consacrera quelques pages notamment pour son travail dans l’île de Mozambique.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Mozambique

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Site internet de Patrick Poiraudeau

Thomas Roy – Fragments d’Angola

Thomas Roy est en 1974 à la Rochelle, vit et travaille à Paris.

C’est pendant ses études de Sciences Humaines qu’il commence à photographier. Très vite il passe plus de temps aux cours de photographie des Beaux Arts de Poitiers que sur les bancs de l’Université. Il abandonne finalement ses études d’Histoire et de Géographie pour se consacrer à la photographie et aux voyages.

De 2001 à 2004 il effectue plusieurs séjours en Angola. Ces photographies accompagnées de textes de son frère sont publiées aux éditions Actes Sud : Fragments d’Angola paraît en 2006 et est encore un des rares ouvrages francophones sur ce pays. Il est traduit en langue portugaise aux éditions Teorema.

Depuis il a entrepris un long travail sur les paysages urbains du monde entier de Delhi à Hanoi, de Porto à Reykjavik et anime des ateliers photo auprès du jeune public.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : FRAGMENTS D’ANGOLA

C’est en 2001 que je pars pour la première fois en Angola. Ce pays d’Afrique australe alors en proie à une guerre civile n’intéresse plus les médias internationaux, lassés par un conflit interminable. Le pays est gangréné par les intérêts politiques et économiques et la corruption. La population, malgré les richesses importantes du pays (minerais précieux et hydrocarbures) se trouve dans une extrême pauvreté : réfugiée dans des villes en ruine elle n’a souvent connu que la guerre, l’exode et la famine.fragments-angola-6

C’est pour rendre compte de cette situation que j’entreprends mon premier séjour angolais. Il est difficile, alors que le pays est encore en guerre, de sortir de la capitale, Luanda, ou se concentre une part importante de la population. Les routes sont impraticables, détruites, minées ou aux mains de bandits. Je ne peux voyager dans les villes de province qu’avec l’aide du plan alimentaire mondial et des organisations non gouvernementales qui viennent en aide aux populations déplacées. Leur aide logistique sera précieuse au cours de mes différents séjours pour mener à bien ce que je sais déjà être plus un travail documentaire qu’un reportage d’actualité.

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En février 2002, de retour de mon deuxième séjour angolais et sur la route pour Genève, où je me rends pour un autre projet photographique, j’apprends la mort de Jonas Savimbi, chef emblématique de l’UNITA, organisation opposée au pouvoir en place en Angola. Avec la mort du général nationaliste, c’est une des pages les plus sanglantes de l’histoire angolaise qui se tourne : 27 ans de guerre civile, des centaines de milliers de morts, des millions de déplacés et des milliers de mutilés.

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Les scènes de vie recueillies dans Fragments d’Angola, publié en 2006 par les éditions Actes Sud, témoignent de la furie meurtrière de ces dizaines d’années de guerre civile : les villes en partie détruites, les murs criblés de balles comme si on avait voulu en plus de tuer l’adversaire, tuer les villes, les populations déplacées, mutilées.

Durant ces quatre séjours j’ai vu le chaos, la détresse, la malnutrition, la souffrance mais pas seulement. J’ai été impressionné par la force, la fierté de cette population, sa capacité à faire front et se redresser, son enclin à la fête et à la dérision, le sourire et la joie de ses enfants.

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Joana Choumali – De l’ombre à la lumière

Née en 1974 à Abidjan Côte d’Ivoire, Joana Choumali est une photographe free-lance ivoirienne basée à Abidjan.

Elle a étudié les Arts graphiques à Casablanca (Ecole Art’Com) et a travaillé en tant que Directrice Artistique pour l’agence McCann-Erickson avant d’entamer sa carrière de photographe free-lance.

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Expositions

Octobre 2000 : Goethe Institute Abidjan, festival bi-annuel « les Rencontres du Sud », série plastique « Birth », 1999.

Septembre 2011: « Bicici, Amie des Arts » Abidjan, série documentaire ‘Ces Invisibles’.

Octobre 2011: “Petite revue de l’art moderne et contemporain de Côte d’Ivoire ” exposition d’art contemporain, Galerie Rotonde des Arts, série documentaire ‘Ces Invisibles’.

Dec 2011– Jan 2012 : Eureka Galerie , Abidjan exposition série plastique « Nappy ».

Mai 2012 : Ecole internationale Jules Verne, série documentaire « Instants de vie » , Abidjan.

Juin 2012 : « OFA 2012 Olympics of Arts » Jeux Olympiques de Londres, série plastique « Nappy » Londres.

Septembre 2012 : « Bicici, Amie des Arts » Abidjan, série plastique ‘Akan’ ,

Novembre 2012 : Projection « On the Roof « , Cinémathèque du musée National de Bamako . Biennale africaine de la photographie, 9ème édition. Bamako série documentaire ‘Ces Invisibles’.

Mai 2013 : Mois de la Photographie. » l’Emoi photographique » Espace Franquin Série plastique « Nappy », Angoulême.

Octobre / Décembre 2013 : Siège ASCOMA, Abidjan exposition série plastique “émotions à nu”.

Avril 2014: Mois de la Photographie. » l’Emoi photographique » Série plastique « Hââbré*, la dernière génération »(* écriture/scarification en langue Kô), Angoulême.

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : De l’ombre à la lumière

Cette série est le fruit d’un travail effectué pendant 2 ans .Tous issus d’un milieu social modeste, ces jeunes font l’objet de discrimination, d’un rejet de leur entourage… souvent contraints d’arrêter leurs études et de voir se « débrouiller » lorsqu’ils deviennent non voyants, ils se retrouvent socialement isolés, assistés..L’association et la formation d’une troupe leur permet d’apprendre un métier, avoir un but dans la vie, de créer une autre famille, et d’avoir une lueur d’espoir pour l’avenir.

Je me suis rendue sur les lieux de formation deux fois par semaine, à Yopougon dans un quartier populaire d’Abidjan. Ce travail documentaire s’articule autour des répétitions de danses traditionnelles, d’ expression corporelle, théâtre, chants…du quotidien, pour témoigner des efforts sans cesse fournis par ces jeunes hommes et jeunes filles qui souhaitent devenir autonomes et se réinsérer dans la société. Les côtoyer a été une belle leçon de vie..j’ai été témoin de moments d’émotion, de partage, d’entraide, de joies et de peines, de déceptions et de progrès.. mais une chose est constante : leur désir de se battre contre les préjugés, et apprendre pour s’en sortir. 

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Passer de l’ombre à la lumière et changer son destin…

OES’42:16 est une ONG artistique et culturelle, interconfessionnelle, apolitique et à but non lucratif dont la mission est la réinsertion, la réhabilitation et la promotion des personnes handicapées visuelles par les arts, l’action culturelle, la pratique du sport et les actions communautaires, l’évangélisation par les arts de la scène et la promotion du gospel.

Dans le cadre de ses activités, l’ONG OES’42:16 a entrepris depuis 5 ans des événements socioculturels et artistiques pour promouvoir et sensibiliser la population, sur l’importance de l’intégration des personnes en situation d’handicap visuel dans le tissu social et ainsi que des ateliers de formations artistiques(danses traditionnelles, expression corporelle, théâtre, chants)

le but de cette ONG est de restaurer spirituellement la personne handicapée visuelle, rendre accessible la pratique des arts de la scène, de l’expression corporelle et du sport aux personnes handicapées visuelles, assurer la formation et le renforcement des capacités et l’appui à la professionnalisation dans le domaine artistique et culturel et réaliser des activités socio-éducatives et culturelles avec des personnes handicapées visuelles et des personnes valides afin de favoriser leur intégration et leur ouverture aux autres. Elle manque cruellement de soutien et de moyens de développement de son activité. L’ONG et les jeunes vivent grâces à des dons (trop rares), et souhaite vivement trouver un moyen d’étendre ses activités avec un réel soutien financier.

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« Faute d’être en mesure de fonder par magie un état du monde tel qu’on le souhaite, il convient de sauver ce qui reste d’un monde souhaitable »

Antoine de St Exupery

Isabel Corthier – Rencontres dans le sud Soudan

Isabel Corthier (°1977, Belgique) est une photographe freelance. Elle travaille en Belgique et dans le monde entier pour faire des reportages photographiques et des portraits.
Avec son mari, elle va dans le tiers monde où elle travaille en tant que photographe ainsi que comme logisticienne pour Médecins sans Frontières. Pendant son travail sur le terrain elle fait des photos des gens qu’elle rencontre.
Entre les missions, Isabel fait des reportages photographiques pour les ONG comme MSF, Caritas, Trias, Vredeseilanden (VECO), Louvain Coopération et Entrepreneurs pour Entrepreneurs. Ses photos étaient montrées dans des expositions en Chine, Inde, Belgique et quelques images ont remporté des prix.
Dans sa photographie son but est de montrer l’humanité dans la vie de chacun.

English version : Isabel Corthier (°1977, Belgium) is a freelance photographer.  In Belgium and abroad she works on reportage and portrait photography.
Together with her husband she travels around the world working as a photographer and a logistician for MSF, Médecins sans Frontières (Doctors without Borders). While working on the field, she makes portraits of the people she encouters.
In between these missions, Isabel makes photoreportages for NGO’s like Médecins sans Frontières, Caritas, Trias, Vredeseilanden (VECO), Louvain Coopération and Ondernemers voor Ondernemers.
Some of her photos have been shown in exhibitions in China, India, Belgium and some pictures have won awards.

Photographe Isabel Corthier miroir voiture

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Rencontres dans le sud Soudan

Pendant une mission de 8 mois avec MSF au Sud Sudan, Isabel a travaillé étroitement avec la population Dinka, qui est le plus grand groupe ethnique de cette nouvelle nation.
Après ses heures de travail de logisticienne, elle allait dans le village avec son camera pour rencontrer des gens auxquels toute l’équipe MSF fournissait des soins de santé gratuits.
Ces rencontres lui donnaient une meilleure vue sur la vie quotidienne de ces gens qui sont marqués par 40 ans de guerre et des conflits permanents avec les tribus voisines.
Les Dinkas sont souvent décrits comme un peuple fier, traditionnel et agressif avec lesquels il est difficile d’établir des contacts.
Derrière les visages marqués par la guerre, la fuite et la survie, elle a néanmoins découvert l’humanité et des sourires.

This expo is called ‘ENCOUNTERS IN SOUTH SUDAN.’

During a mission of 8 months  with MSF in South Sudan, Isabel worked closely with the Dinka population, which is the major ethnic group of this new nation.
To recharge her battery after a heavy working day, she used to go into the village with her camera, to meet the people to whom the whole team provided free health care. These encounters gave her a better view on the daily life of this population which is marked by 40 years of war and conflicts with neighbouring tribes.
Dinkas are often described as a proud, traditional and agressive population with whom it is difficult to build up contacts.
Behind faces that are marked by war, fleeing and survival, she discovered humanity and smiles.

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