Pasa Imrek – Une école dans Kobané en ruines

Photographe indépendant kurde, Pasa Imrek est installé à Urfa, Turquie.
En mars 2015, il passe 10 jours dans Kobané pour réaliser ce reportage.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2015 : Une école dans Kobané en ruines

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En septembre 2014, les forces djihadistes de l’Etat islamiste attaque Kobané, ville kurde de Syrie. Pendant les cinq mois de siège, les djihadistes détruisent 12 des 15 écoles de la ville. Les combattants kurdes repoussent les troupes de l’Etat islamiste fin janvier 2015. Les habitants, qui avaient fui en Turquie voisine, retrouvent la ville détruite. Les écoles, ravagées par les combats, manquent de tout: tables, chaises, cahiers, crayons. Les professeurs manquent aussi et certaines classes accueillent 70 élèves.
Au programme, plus d’enseignement en langue arabe comme sous le régime syrien. Les élèves étudient désormais en kurde, leur langue maternelle.
Les cours reprennent mais les professeurs apportent surtout du soutien psychologique aux enfants pour essayer de leur faire oublier les atrocités de la guerre auxquelles beaucoup ont assisté.
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Éric Bouvet – Les révoltés de Maïdan

 

Eric Bouvet

Eric Bouvet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exposition Barrobjectif 2013 : Burning Man : l’art déjanté à ciel ouvert

Exposition Barrobjetif 2012 : The Rainbow Family

Site de Eric bouvet

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014Les révoltés de Maïdan (Ukraine)

Kiev, en janvier et début février les événements qui s’y déroulent  sont si près, si photogéniques, dans des conditions relativement aisées, plus facile que d’aller sur un conflit compliqué d’accès lointain, dangereux et onéreux. Aisé car travailler dans la journée, prendre une boisson pour se réchauffer dans un bar, manger chaud dans un restaurant le soir, se coucher dans un lit confortable et une salle de bain propre c’est rarement le cas. Je ne ferai pas la liste des guerrillas Africaine, ou autre Tchechenie rasée ou encore traverser les montagnes Afghanes à pied en hiver.

De plus ici vous êtes le bienvenue, ce n’est pas toujours le cas ! Certains conflits sont très délicats à couvrir car les parties en présence n’ont pas envie de montrer les horreurs commises. Les Ukrainiens de la place Maidan ont été très avenants avec tout ce qui portait un appareil photo, un bloc note, une caméra ou autre micro. A propos des appareils photos c’est devenu insupportable de passer son temps à essayer de faire une image sans avoir un soit disant photographe dans son champ. Que des jeunes veulent percer et viennent travailler, c’est normal, mais les pseudo photographes, mi touristes, mi je viens passer le week end à Kiev faire des images pour les mettre sur les réseaux sociaux (la gloire !) ou encore se faire peur… Entre professionnels nous en discutons et c’est devenu un véritable fléau.

Si je n’ai pas pu venir avant c’est qu’il fallait au minimum 600€, et bien évidemment, ça ne se trouve pas comme cela. Je regarde donc tout cela le plus loin possible car ça ne sert à rien de se faire mal au ventre.
Début février un ancien stagiaire me demande de l’accompagner. Un mécène nous paye les frais ! C’est la quatrième fois que j’ai ce genre de demande, car le fait d’animer des workshops depuis 12 ans et ayant eu plus de 500 stagiaires, une confiance et une réputation s’installe. Mais j’avais toujours refusé pour différentes raisons. Cette fois ça me démange et nous voilà partit pour 4 jours, à une condition c’est que si cela dégénère, en premier lieu Gregory s’enferme dans sa chambre, ensuite je le remets dans le premier avion venu.
Nous passons donc tous les deux ce court séjour avec plaisir, la journée en prises de vue tous les deux sans que je le lâche, et le soir editing, comparaisons des points de vues, etc… D’ailleurs je serai très heureux et agréablement surpris de l’évolution de Grégory.
Belle expérience pour nous deux. Par contre j’avais emmené la chambre 4X5 pour le plaisir, mais au retour il s’avérera que les trois quarts de mes plans films ont subit des dommages… tristesse mais heureusement j’avais mes numériques Fuji avec moi dont le nouveau XT1 en avant première ainsi que le petit bijoux d’optique le 56mm f1 .2.
Mon prochain équipement sans aucun doute !

Nous repartons après ce long week end de découverte, de plaisir du travail de l’œil et de partage.
Quelques jours plus tard, les choses bougent à Kiev, cette fois, suite à ma demande Paris Match m’aide, comme souvent.
Sur place le calme n’est plus. La police a reprit une partie des positions. L’ambiance y est digne d’une ville en guerre. Le lendemain de mon arrivée, je passe par les barricades il est 8 H, ça chauffe, des nuages noirs du à la consumation des pneus s’élèvent, une partie de la place est plongée dans la pénombre. Les gens sont très combatifs, les pierres volent, des grenades assourdissantes arrivent de notre coté, pas bon pour les oreilles… J’entends des tirs, mais je ne sais pas quelle en est la teneur. D’un coup les barricades s’ouvrent et les gens de Maidan s’élancent. À ma grande surprise sur cette étendue, il serait facile de tomber dans un piège. J’attends que passe devant moi une bonne centaine de personnes. La fumée couvre tout, je traverse sous de multiples détonations, des premiers blessés tombent. Un premier mort, puis un deuxième, les tirs commencent à être plus précis. Un homme à coté de moi est touché, pourquoi celui ci plutôt que son voisin ? Je me retourne en haut d’un escalier une fourmilière est en marche, c’est incroyable, des centaines de personnes montent à l’assaut. Les premières lignes ont quelques dizaines de mètres d’avance. Je laisse cette distance, les blessés et les sans vies sont évacués rapidement vers l’arrière, je fais quelques images à la volée. Les tirs fusent. J’ai bien compris que le danger n’est plus de prendre une pierre sur la tête, mais que des tirs à armes automatiques font mouche. Comme d’habitude je cherche à savoir d’ou vient le danger et les moyens de se protéger, murs, arbres, etc…

Je suis surpris de ne pas voir le reste de la presse, pourtant hier soir encore des centaines de journalistes se promenaient sur la place. Je regarde comment évoluent « les combattants », ils montent à l’assaut avec leur bouclier en ferraille ou en bois, ce qui n’arrête pas une balle d’arme automatique… Et juste derrière de suite « les ouvriers » avec des pneus, des palettes de bois, des sacs de pierres, le tout pour remonter des barricades. Et ça fonctionne ! Mais qui dirige ? Comment font ils pour une telle organisation ?

Les réponses ne me viennent pas car pour l’instant faire attention et faire des images sont les deux priorités. Sur le plat, quelques taules verticales nous protègent de la vision de la police. Les forces s’organisent et se multiplient, je ne sais plus si c’est une fourmilière ou une ruche. De l’autre coté de la rue un homme tire un corps par ses pieds, la tête et le buste trainent par terre. Derrière un autre homme les protège de son bouclier d’infortune. Je redescends un peu pour traverser plus bas, plus à l’abri. Quelques images et je remonte en slalomant entre les arbres. Un homme tombe, son voisin le tire comme il peut, sa tête ensanglantée cogne contre les pavés. Je file un coup de main, mais vu l’état du malheureux je n’y crois plus beaucoup. Encore et encore des hommes remontent, une fois des infirmiers ayant pris en charge le blessé, j’enquille avec les nouveaux arrivants. Je courre mais cette fois sans m’en rendre compte, je tombe sur six corps, instinctivement je fais une image à la volée. Le choc me fait comprendre que l’endroit est pourri. Les trois autres personnes qui sont la, font ce qu’elles peuvent pour se protéger, effectivement des tirs arrivent de la gauche et d’en face, l’un des hommes se déplace et tombe sous les balles. De suite je pense à repartir mais le découvert est trop grand. D’autres combattants arrivent pour prendre les corps et les blessés, encore deux autres tombent. C’est le tir aux pigeons. Un brancardier arrive et lui aussi est touché. Ça fait beaucoup, il ne reste plus qu’à faire le mort et attendre. Impossible de savoir d’ou vienne les tirs qui font mouche. Une infirmière après avoir essayé d’aider un blessé à la tête, s’écroule à quatre pattes à découvert. Elle est tétanisée. Plusieurs combattants arrivent et embarquent les blessés, l’un d’eux est encore touché, je profite du mouvement pour m’échapper de cette horreur.

Un peu plus bas je retrouve l’infirmière encore à quatre pattes, je la porte comme je peux, d’autant qu’elle n’est pas fluette. Mais comme toujours dans ce genre de cas, l’on arrive à faire des choses impensables en temps normal. Nous arrivons au pied de l’hôtel Ukraina, à l’abri, le hall sert d’infirmerie et de morgue. Mais je n’y suis plus, je sais que j’ai quelques images, je sais que j’ai eu beaucoup de chance. Comme toujours, la colère monte en moi. Il n’y a pas grand-chose à faire à part déguerpir. La chance il ne faut pas en abuser, et cela fait trente trois ans qu’elle me gâte. Je rentre décharger les images pour les sauvegarder. Plus tard viendra l’editing et la petite post prod.
Il est 11h00 du matin, ma journée est terminée, plus question de remonter en première ligne aujourd’hui, d’ailleurs je dois aller chercher Emilie, la journaliste de Paris Match qui vient d’arriver en ville. Une autre histoire commence, après le news, une série de portrait, à la rencontre de gens extraordinaires, des Ukrainiens de tous les jours qui luttent pour leur liberté.

Site Médiapart : la bataille de Kiev d’Eric Bouvet

 

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Julien Ermine – Les bonnets rouges

Julien Ermine est un photographe rennais, âgé de 32 ans.

Passionné par la photo, il a d’abord travaillé 8 ans dans le secteur de l’animation jeunesse, éducative et sociale à Rennes et sa périphérie.

C’est en 2008 que le déclic arrive. Après quelques années d’une intense pratique de la photographie, il met fin à ses activités pour effectuer un virage dans son parcours professionnel. Il retourne à l’école, en formation de photographie à l’âge de 27 ans à Rennes, et confirme les attentes placées en lui.

Début 2010, il part en Inde effectuer une série de reportage sur des thèmes variés qu’il mène jusqu’au début de l’année 2012. Vous pouvez retrouver une partie des images dans le menu portfolio.

En Mars 2013, il est nominé à trois reprises, pour recevoir le prestigieux prix des Photographies de l’année 2013

Seul photographe à cumuler trois nominations, il remporte finalement deux Prix :
Le PRIX de la PHOTOGRAPHIE de l’année 2013 – catégorie « PHOTOGRAPHIE HUMANISTE »

-Le PRIX du « MEILLEUR JEUNE TALENT PHOTOGRAPHIQUE » 2013.

-Son reportage « 1sur5″, lui aussi nominé, termine 3eme du Concours pour « le Reportage de l’année ».

En 2014, il remporte le prix du Reportage de l’année pour un sujet sur le mouvement des bonnets rouges qui a embrasé la Bretagne à la fin de l’année 2013.

Julien ERMINE réalise également des travaux photographiques sur commande, à l’attention des entreprises, de fondations, de magazines et revues, etc.

N’hésitez pas le contacter pour toutes informations concernant la réalisation de projets photographiques, en cliquant ici.

portrait julien ermineEXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Les bonnets rouges 

Le mouvement « des Bonnets rouges », apparu fin 2013 en Bretagne à la faveur de la crise économique qui a fait vaciller le gouvernement en cette fin d’année, est un mélange complexe de revendications économiques, fiscales et régionalistes.

Historiquement, ce mouvement voit le jour en 1675 lorsqu’éclate une révolte antifiscale dans l’ouest de la France. En 2013, un élan de protestation Breton en reprend certains codes, dont le symbole le plus emblématique est le bonnet rouge.

Fin 2013, alors que l’industrie agroalimentaire Bretonne (Groupe GAD (abbatoir de porc), Marine Harvest(production de poisson), Tilly Sabco et Doux(production de volailles), Jean Caby(salaison)) connait de graves difficultés économiques, le gouvernement annonce la mise en place de l’écotaxe poids-lourd.

Pour des milliers de citoyens Bretons, d’élus, de syndicalistes et de patrons, cette nouvelle taxe est ressentie comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase. La fronde s’organise et reprend le flambeau d’un mouvement lancé par les salariés de ces entreprises en difficultés.

Bonnets rouges, entre coleres et revendications (14)

Le collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », emmené notamment par le maire de Carhaix (29) Christian Troadec, (maire « divers gauche régionaliste ») devient le fer de Lance d’une vague contestataire qui s’étend. En s’élargissant, celle-ci prend la forme d’une union régionale face au pouvoir national, centralisé à Paris.

La contestation touche à d’autres thématiques qui intègrent alors le spectre de la colère et des revendications : Soutien économique, augmentation du taux de TVA au 1er janvier, radars, politique plus régionaliste et, même à sa marge l’équitaxe.

A la fin du mois d’octobre,  les bonnets rouges organisent des rassemblements un peu partout en Bretagne.

Le 2 novembre, une grande manifestation réunie 30000 personnes à Quimper(29) et raisonne à l’échelle nationale. Une forêt de drapeaux bretons et de bonnets rouges envahissent les rues tandis qu’à sa marge, éclatent de violents affrontements  avec les forces de l’ordre.

Fort du succès de cette manifestation, les rassemblements se succèdent et chaque jour, les bonnets rouges concrétisent leurs mécontentements. Les portiques écotaxes sur les axes routiers sont mis à mal, des radars sont vandalisés, etc.Julien Ermine Bonnets rouges, entre coleres et revendications blog (2)

À Paris, le manque d’anticipation initial amène plusieurs ministres à se mobiliser autour du 1er ministre d’alors, Jean Marc Ayrault. Le gouvernement propose le 29 octobre la suspension du projet écotaxe, ainsi qu’un pacte régional pour la Bretagne doté de 2 milliards d’euros (Composé d’aides déjà prévues, et de nouvelles aides)

Les revendications du collectif perdurent néanmoins, ne voyant là qu’une manœuvre politique reportant simplement la mise en place d’une taxe jugée injuste pour une région qui ne possède pas d’alternatives au transport routier.

D’autres manifestations suivront.Bonnets rouges, entre coleres et revendications blog

Apres le succès des rassemblements, le collectif des bonnets rouges prolonge son action et organise les états généraux de Bretagne en Mars 2014. Les sympathisants s’expriment lors de comités locaux. Il en résulte un cahier de Doléance où figurent 11 propositions.

Suite au remaniement ministériel post-élection municipale du mois d’avril 2014, Ségolène Royal, fraichement arrivée au gouvernement, annonce dans la foulée de sa nomination une volonté de remettre à plat cette taxe. Est-ce un effet d’annonce ou bien le 1er acte de la mise à mort de ce projet ? Nul ne le sait encore.

Même si le mouvement fait « moins parler de lui » au printemps, les bonnets rouges continuent les attaques éclairs contre certains portiques (incendies à Bains de Bretagne, puis démontage du portique, occupation du portique de La Gravelle, présences permanentes des forces de l’ordre sur certains portiques, etc.) et attendent une réponse officielle du gouvernement après les élections européennes…

…sous peine de reprendre le mouvement.

Renaud Joubert – Highway seven – La route du retrait d’Afghanistan

Je suis Reporter-photographe pour le quotidien charentais, la Charente Libre. Passionné de photographie, curieux, je sais regarder, mettre en scène et anticiper les évènements. Mes activités de graphiste m’ont permis de développer mon sens de l’illustration et de l’image.

À travers mes clichés, je m’efforce de rendre accessible au plus grand nombre une vision partagée des faits de société, des événements culturels et sportifs dans lesquels nous baignons.

Son site : http://renaudjoubert.fr

Exposition BarrObjectif 2012 : Highway seven – La route du retrait d’Afghanistan

Kaboul, lundi 3 septembre 2012, 7h30 du matin, 14 véhicules blindés du bataillon Wild Geese, composé de soldats du 92e RI de Clermont-Ferrand et du 1er RIMa quittent le camp de Warehouse pour securiser la highway seven où sont régulièrement dissimulés des mines artisanales par les insurgés. L’objectif, la base opérationnelle avancée (FOB) de Surobi.


Passé le « check point » de Kaboul, tenu par la police afghane, les véhicules français s’engagent sur la highway 7. Un axe majeur qui relie la capitale afghane au Pakistan : un périple rythmé par la traversée des gorges de Maïpar ! Cette route taillée dans la montagne borde un précipice de plusieurs dizaines de mètres.
Régulièrement, les forces françaises y croisent des groupes de militaires de l’ANA (Armée Nationale Afghane) postés aux abords de la falaise pour assurer la sécurité de cet axe stratégique.
Chaque jour, plusieurs centaines de camions pakistanais, reconnaissables à leurs décorations bariolées, empruntent cette route escarpée pour approvisionner la capitale de marchandises, la plupart du temps en provenance du port de Karachi.

Les camions chargés bien au delà de leur capacité gravissent péniblement la côte tandis que les véhicules français, en concurrence avec les voitures et les autobus afghans, tentent de se frayer un passage dans les bouchons. Les accidents de la circulation sont les seuls dangers que les automobilistes ont à craindre.

Sur les abords de la route, de jeunes enfants vendent des chips et des boissons fraîches aux conducteurs. Des carcasses de chars russes témoignent du conflit des années 80 contre la résistance afghane moudjahidine.

Ce jour-là, le convoi militaire français n’atteindra pas sa destination. Les pannes successives d’un véhicule blindé et d’un AMX 10 RC va obliger le convoi à s’arrêter plus tôt que prévu. Les véhicules français abandonnent la highway 7 pour emprunter une piste en direction dela COPde Naghlu. Un camp militaire français surplombant le lac de Naghlu. Un panorama magnifique. Un désert d’eau et de rocaille où poussent quand même quelques échoppes de fortune dans lesquelles on peut acheter des poissons, péchés quelques heures plus tôt au bord de la route dans une eau trop bleue pour être honnête.

Stéphane Dubromel – Total : une fermeture et des hommes

Né en 1980. Diplômé d’études théâtrales, ce qui n’est pas aussi incohérent que cela le parait pour devenir journaliste. Débute en presse écrite hebdomadaire et quotidienne régionale dans le Nord de la France.

Se consacre au photojournalisme depuis 2009. A suivi les ouvriers de Continental, puis ceux de la raffinerie des Flandres. Ses derniers sujets en cours portent sur la sclérose en plaques et les frontières françaises. Il travaille sur des histoires au long cours, en alliant recherche esthétique et rigueur journalistique.
Depuis 2012, ses photos sont distribuées par l’agence Light Motiv.

Distinctions:
2010: grand prix jeune journaliste Club de la Presse Nord – Pas-de-Calais.
2011: nominé au prix AJIS (association des journalistes de l’information sociale) et au Scoop Grand Lille – Festival Européen de photojournalisme.

Son site : http://stephane-dubromel.fr

Exposition BarrObjectif 2012 : Total : une fermeture et des hommes 

Janvier 2010. La Raffinerie des Flandres sur le littoral Dunkerquois se met en grève face aux rumeurs insistantes de fermeture.

C’est le début d’un conflit social où humanité et dignité seront les valeurs à défendre, sans doute plus que 380 emplois directs. Derrière la lutte sociale, se trouvent des hommes, de la ressource humaine selon la terminologie employée, décidés à se faire entendre dans un monde du travail de plus en plus aveugle et sourd.

Octobre 2010. Fin du conflit. On ferme. Les raffineurs n’ont pas réussi à faire plier le géant Total. Exit le piquet de grève, les assemblées générales et le barbecue, les hommes sont retournés à leurs solitudes d’après-lutte.