Stéphane Dubromel – Front ouest

Stéphane Dubromel est né en 1980, en Picardie. Après des études de théâtre, il devient journaliste rédacteur en presse quotidienne et hebdomadaire, avant de se consacrer au photojournalisme. Ses sujets de prédilection traitent du social, du travail et de l’évolution de la société française.
Lauréat d’un Grand Prix du club de la presse Nord – Pas-de-Calais, il a été nominé aux prix AJIS (association des journalistes de l’information sociale) et au Scoop Grand Lille (festival européen de journalisme).
Ces photos sont publiées en presse régionale et nationale dans des titres comme M le magazine du Monde, le Vif/l’Express, la Croix, les titres du groupe Milan (Pyrénées magazine, Alpes magazine, Géo ado), la Nouvelle Vie Ouvrière, Pays du Nord, En Bourgogne, etc. Il est également collaborateur régulier du site web Dailynord.fr

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Contact 
tel : 06.99.06.50.81
stephane.dubromel@hotmail.fr
Site web de Stéphane Dubromel

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Front ouest

700 kilomètres se déployant de la mer du Nord en Belgique, jusqu’en Alsace, où s’affrontèrent les protagonistes de la Première Guerre Mondiale. Suivre cette petite ligne de la Grande Guerre, c’est écrire un récit avec la lumière, l’ambiance, les ombres et silhouettes, faire ressortir les bruits de la terre. C’est une histoire de fantômes, de présences. Ici, la nature a emmagasiné et synthétisé les stigmates et traumatismes de celle que l’on appelait « la der des der ».

Ce parcours sur les traces de la guerre est un road-trip itinérant avec sa part de hasard et de spontanéité. Y aller, rester un peu mais pas trop, que cela reste un reportage avec la prédominance du moment pas toujours choisi, rester dans le témoignage. On ne rencontre pas grand-monde sur ces lieux de guerre. Des touristes parfois, des animaux un peu, des passionnés souvent. Et du vide, du vide, du vide. On y trouve un certain paysage français.

Je suis parti en automne 2013 photographier les traces de ce champ de bataille. Qu’y voit-on ? Y’a-t-il de la vie ? Qui vient sur ces lieux de mémoire ? Quelle est la topographie du terrain cent ans après ?

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Somme. Beaumont-Hamel est une terre canadienne également

 

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Lorraine. Sur le paysage lunaire du Verdun d’après guerre, les arbres ont poussé. Cette zone reste néanmoins polluée par les munitions encore enfouies et dangereuses.

 

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Pas-de-Calais. Notre-Dame-de-Lorette est la plus grande nécropole d’Europe, située sur les collines de l’Artois, lieu de trois grandes batailles. Les gardes d’honneur sont chargés de surveiller les lieux et sont reconnaissables à leur brassard.

 

Julien Ermine – Les bonnets rouges

Julien Ermine est un photographe rennais, âgé de 32 ans.

Passionné par la photo, il a d’abord travaillé 8 ans dans le secteur de l’animation jeunesse, éducative et sociale à Rennes et sa périphérie.

C’est en 2008 que le déclic arrive. Après quelques années d’une intense pratique de la photographie, il met fin à ses activités pour effectuer un virage dans son parcours professionnel. Il retourne à l’école, en formation de photographie à l’âge de 27 ans à Rennes, et confirme les attentes placées en lui.

Début 2010, il part en Inde effectuer une série de reportage sur des thèmes variés qu’il mène jusqu’au début de l’année 2012. Vous pouvez retrouver une partie des images dans le menu portfolio.

En Mars 2013, il est nominé à trois reprises, pour recevoir le prestigieux prix des Photographies de l’année 2013

Seul photographe à cumuler trois nominations, il remporte finalement deux Prix :
Le PRIX de la PHOTOGRAPHIE de l’année 2013 – catégorie « PHOTOGRAPHIE HUMANISTE »

-Le PRIX du « MEILLEUR JEUNE TALENT PHOTOGRAPHIQUE » 2013.

-Son reportage « 1sur5″, lui aussi nominé, termine 3eme du Concours pour « le Reportage de l’année ».

En 2014, il remporte le prix du Reportage de l’année pour un sujet sur le mouvement des bonnets rouges qui a embrasé la Bretagne à la fin de l’année 2013.

Julien ERMINE réalise également des travaux photographiques sur commande, à l’attention des entreprises, de fondations, de magazines et revues, etc.

N’hésitez pas le contacter pour toutes informations concernant la réalisation de projets photographiques, en cliquant ici.

portrait julien ermineEXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Les bonnets rouges 

Le mouvement « des Bonnets rouges », apparu fin 2013 en Bretagne à la faveur de la crise économique qui a fait vaciller le gouvernement en cette fin d’année, est un mélange complexe de revendications économiques, fiscales et régionalistes.

Historiquement, ce mouvement voit le jour en 1675 lorsqu’éclate une révolte antifiscale dans l’ouest de la France. En 2013, un élan de protestation Breton en reprend certains codes, dont le symbole le plus emblématique est le bonnet rouge.

Fin 2013, alors que l’industrie agroalimentaire Bretonne (Groupe GAD (abbatoir de porc), Marine Harvest(production de poisson), Tilly Sabco et Doux(production de volailles), Jean Caby(salaison)) connait de graves difficultés économiques, le gouvernement annonce la mise en place de l’écotaxe poids-lourd.

Pour des milliers de citoyens Bretons, d’élus, de syndicalistes et de patrons, cette nouvelle taxe est ressentie comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase. La fronde s’organise et reprend le flambeau d’un mouvement lancé par les salariés de ces entreprises en difficultés.

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Le collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », emmené notamment par le maire de Carhaix (29) Christian Troadec, (maire « divers gauche régionaliste ») devient le fer de Lance d’une vague contestataire qui s’étend. En s’élargissant, celle-ci prend la forme d’une union régionale face au pouvoir national, centralisé à Paris.

La contestation touche à d’autres thématiques qui intègrent alors le spectre de la colère et des revendications : Soutien économique, augmentation du taux de TVA au 1er janvier, radars, politique plus régionaliste et, même à sa marge l’équitaxe.

A la fin du mois d’octobre,  les bonnets rouges organisent des rassemblements un peu partout en Bretagne.

Le 2 novembre, une grande manifestation réunie 30000 personnes à Quimper(29) et raisonne à l’échelle nationale. Une forêt de drapeaux bretons et de bonnets rouges envahissent les rues tandis qu’à sa marge, éclatent de violents affrontements  avec les forces de l’ordre.

Fort du succès de cette manifestation, les rassemblements se succèdent et chaque jour, les bonnets rouges concrétisent leurs mécontentements. Les portiques écotaxes sur les axes routiers sont mis à mal, des radars sont vandalisés, etc.Julien Ermine Bonnets rouges, entre coleres et revendications blog (2)

À Paris, le manque d’anticipation initial amène plusieurs ministres à se mobiliser autour du 1er ministre d’alors, Jean Marc Ayrault. Le gouvernement propose le 29 octobre la suspension du projet écotaxe, ainsi qu’un pacte régional pour la Bretagne doté de 2 milliards d’euros (Composé d’aides déjà prévues, et de nouvelles aides)

Les revendications du collectif perdurent néanmoins, ne voyant là qu’une manœuvre politique reportant simplement la mise en place d’une taxe jugée injuste pour une région qui ne possède pas d’alternatives au transport routier.

D’autres manifestations suivront.Bonnets rouges, entre coleres et revendications blog

Apres le succès des rassemblements, le collectif des bonnets rouges prolonge son action et organise les états généraux de Bretagne en Mars 2014. Les sympathisants s’expriment lors de comités locaux. Il en résulte un cahier de Doléance où figurent 11 propositions.

Suite au remaniement ministériel post-élection municipale du mois d’avril 2014, Ségolène Royal, fraichement arrivée au gouvernement, annonce dans la foulée de sa nomination une volonté de remettre à plat cette taxe. Est-ce un effet d’annonce ou bien le 1er acte de la mise à mort de ce projet ? Nul ne le sait encore.

Même si le mouvement fait « moins parler de lui » au printemps, les bonnets rouges continuent les attaques éclairs contre certains portiques (incendies à Bains de Bretagne, puis démontage du portique, occupation du portique de La Gravelle, présences permanentes des forces de l’ordre sur certains portiques, etc.) et attendent une réponse officielle du gouvernement après les élections européennes…

…sous peine de reprendre le mouvement.

Jean Gaumy

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Jean Gaumy est l’une des figures majeures de la photographie française. Passé par l’ agence Gamma, il a rejoint l’agence Magnum en 1977, il reçoit par deux fois le prestigieux Prix Nadar en 2002 et en 2010.

Jean Gaumy nous emmènera au Japon à Fukushima, au Pôle Nord avec le voilier polaire le Vagabond, au Kyrgystan, à bord du plus récent des sous-marins nucléaires lanceur de missiles nucléaires – « le Redoutable », au phare de Cordouan etc..
Une année riche et une formidable occasion de découvrir le travail photographique de Jean Gaumy, photographe de l’agence Magnum depuis 40 ans.

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Vidéo Jean Gaumy à l’agence Magnum

Le site de Jean Gaumy

Michel Handschumacher

Né en 1965 à Strasbourg, je suis des études d’architecture et travaille au sein d’une agence de la région.
Autodidacte en photographie, je m’attache à vouloir prolonger dans mes clichés des moments particuliers où le temps semble s’être arrêté. M’appuyant sur les traces de ce qui a été, je souhaite amener le spectateur à s’interroger sur sa propre relation au temps et ainsi donner du signifié à l’insignifiance apparente de l’instant photographié.

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Contact :
fanmich@orange.fr
Tel : 06 87 73 84 89

Novembre 2010
– Exposition de mes photos prévue à la suite d’un voyage en Inde. Elle n’aura pas lieu car la « Boite à boitiers » (magasin spécialisé dans la vente de matériel photo d’occasion à Strasbourg) arrêtera brutalement son activité. 

Mai 2013
– Exposition à « L’ATELIER DE L’INSTANT »
25, rue Kageneck, 67000 Strasbourg, dans le cadre des « Ateliers Ouverts 2013 ».

Décembre 2013
– Exposition collective à L’ATELIER DE L’INSTANT.

Janvier 2014
– Exposition de ma série « Le temps n’efface pas les erreurs » lors de la 4ème édition des « Rendez Vous de l’Image » (RDVI 2014) présidé par Hans Silvester.

Mai 2014
– Exposition à « L’ATELIER DE L’INSTANT »  25, rue Kageneck, 67000

Strasbourg, dans le cadre des « Ateliers Ouverts 2014  ».

Juin 2014
– Exposition au CONSEIL DE L’EUROPE  à Strasbourg avec la créatrice de bijoux Sonia Soussi.

Juillet 2014
Exposition à l’abbaye de MARBACH / Haut-Rhin dans le cadre de la saison 2014.

PROJET EN COURS : Projet musico-photographique avec le photographe Allemand Felix ZAHN et le musicien/compositeur  Bruno FLEUTELOT.

 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Le temps n’efface pas les erreurs 

L’immédiateté de la société contemporaine m’amène à vouloir prolonger grâce à la photo des moments particuliers où le temps semble s’être arrêté.

M’appuyant sur les traces de ce qui a été, je souhaite amener le spectateur à s’interroger sur sa propre relation au temps et ainsi donner du sens à l’insignifiance apparente de l’instant photographié.

Ces photos prises au camp de Rivesaltes, situé dans le Roussillon, rendent hommage aux républicains Espagnols, antinazis Allemands, Juifs, Roms, Harkis…, internés au milieu du XXème siècle du fait de leurs origines, religions ou opinions politiques.HANDSCHUMACHER_Michel_01_Le temps-n-efface-pas03 HANDSCHUMACHER_Michel_12_Le temps-n-efface-pas02

Ma série s’inscrit dans l’actualité récente.
En déambulant à Rivesaltes on ne peut s’empêcher de penser à la création des centres de rétention pour étrangers, aux discriminations que subissent certaines populations et à la montée des extrémismes en Europe.
Qu’a-t-on retenu des événements passés ? Les politiques actuelles ne reproduisent-elles pas les mêmes erreurs ?

Mes photos se veulent volontairement esthétiques, jouant avec les lumières, les vues cadrées et les perspectives rigoureuses. En aucun cas elles ne cherchent à magnifier le lieu car la question posée me semble trop grave.

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Claudette Le Moël – Nous aussi, nous entrons dans la Ronde…

Moitié Charentaise, moitié Bretonne, je revendique mes racines et mon identité Bretonne, aujourd’hui plus qu’hier puisque je vis maintenant sur les « 2 Terres »…

Depuis de nombreuses années je fais de la photo en amateur.
Mon  « Maitre » était Robert DOISNEAU. Nous avions beaucoup de points communs et entre autre la date de naissance sauf bien entendu l’année…
Après avoir été une inconditionnelle du noir et blanc et de la diapo pendant des années, c’est en 2004 que je me suis mise à la photo couleur notamment en ce qui concerne la photo de spectacles.
Depuis je n’arrête plus… dès que l’on aperçoit du bleu on devine qui est celle qui se cache derrière l’appareil photo… On me voit déambuler dans de nombreuses salles de spectacles, dans les festivals du département et en Bretagne. Toujours présente dans les rues où se fait l’actualité, les actions sociales et les grandes causes humaines.
C’est par souci financier que depuis 2008 seulement je me suis mise au numérique tout en gardant mes différents boîtiers pour faire encore de l’argentique au gré de mes envies.
Je fais partie de l’équipe des photographes du Festival Musiques Métisses à Angoulême, des Sarabandes à Rouillac et de l’Imprévu à Montemboeuf. Je réalise aussi pour la commune de Champniers des reportages photos lorsqu’elle organise différentes manifestations.
J’ai exposé des photos de spectacles dans différents lieux du Département.

Bénévole à Barrobjectif depuis plusieurs années et secrétaire de la nouvelle association Barrophoto, j’ai voulu, pour ce Festival qui tient une grande place pour moi, pour cette 3ème exposition parler de la culture qui a aussi tenu une part importante dans ma vie professionnelle.

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 Exposition Barrobjectif 2012 : La route 66 Mystique

 

Exposition Barrobjectif 2014 : « Nous aussi, entrons dans la Ronde… »

Ces différentes  photos ont été prises depuis 2008 au Festival de l’IMPREVU à Montemboeuf jusqu’en 2013. Ce festival constitue l’une des rares manifestations qui sans distinction mêle dans sa programmation artistes handicapés ou non, professionnels ou non. Le week-end dernier le Festival de l’Imprévu a fêté ses 15 ans.

Cette expo je la dédie entre autre  au Président de l’Imprévu, Jean Claude LANN,  c’était aussi un Breton, qui nous a quitté en mars pour son dernier voyage et pour qui :

La philosophie du Festival est restée la même depuis le début « la Culture pour Tous » .

Ainsi l’Utopie demeure et nous guide irrésistiblement vers un Autre Univers où la dimension humaine reste présente et prioritaire. Le festival crée des situations offre des opportunités dans lesquelles chacun peut aller à la rencontre de sa « propre » singularité. Ainsi nous bousculons bon nombre d’idées reçues.

A travers ces images, où ces Femmes et ces Hommes qui viennent des IME et des EASAT, de la Charente, de la Région  et  d’autres Départements de France, sont acteurs ou spectateurs mais participent à cette Ronde, à travers la Musique,  le Chant, la Danse, le Théâtre, et donnent cette joie de vivre. Ces artistes singuliers nous invitent à vivre des moments uniques de grandes émotions. Cependant pas de sensiblerie, pas de voyeurisme, nous sommes tous dans le même bateau…

Depuis des années  des liens se sont tissés entre eux et moi, et par ces quelques photos je déclare : L’utopie demeure et la Culture est bien un DROIT pour tous…

Non, tout n’est point si triste pour l’Humanité
Comme dit Pierrot que du bonheur en somme…

«…  La belle que voilà la laiss’rons nous danser
Entrer dans la danse, voyez comme on danse,
Sautez, dansez embrassez qui vous voudrez… »

(Ronde enfantine 15ème siècle)

Festival de l'Imprévu Claudette Le Moël

Festival de l’Imprévu Claudette Le Moël

Festival de l'Imprévu © Claudette Le Moël

Festival de l’Imprévu © Claudette Le Moël

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Festival de l’Imprévu © Claudette Le Moël

Jean-Michel Leligny – 1944,… 30 Normands témoignent

Après une formation BTS photo à l’Ecole Nationale Louis Lumière, Jean-Michel Leligny a travaillé comme tireur photo Noir et Blanc dans des laboratoires professionnels parisiens puis est devenu Photographe indépendant et journaliste à partir de 1986. De 1988 à 1990, il produit un travail personnel, Parking Production, qui fera l’objet de nombreuses expositions et parutions. Une grave maladie, suivie d’une transplantation cardiaque vient mettre une parenthèse à ces travaux. Après un an d’arrêt et quitté Paris, il reprend son travail de photographe et journaliste pour des magazines en presse nationale et régionale. Il est aussi photographe pour l’agence Andia.

Récemment, il a repris des travaux plus personnels. “Gueules”, portraits d’habitants de villes, villages, exposés en temps réel; 2°20 ou la France par le milieu, un voyage photographique en bicyclette à travers la France le long du méridien de Paris (Ce travail a été nominé au prix HSNC, a reçu le prix de la biennale Conches en Ouche et fera l’objet d’un ouvrage publié en septembre 2014 aux Editions de Juillet).

La sortie du livre sur les derniers témoins est prévue en mars 2014 : « 1944, 30 Normands témoignent » aux éditions Corlet

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Contact :
Tel : 06 07 36 28 09
jm@leligny.fr
Site web de JM Meligny

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : 1944,…30 Normands témoignent

« S’il est vrai qu’oublier est un peu consentir, alors ne nous endormons pas. Veillons à tous les moments, ne détournons pas nos yeux, de cette amère réalité qui nous écrase. C’est en cela que nous accomplirons notre devoir d’hommes… ». Albert Camus, Le Soir Républicain, 1er janvier 1940.

Je suis né en Normandie, plus précisément dans la baie du Mont-Saint-Michel. Lorsque j’étais enfant, mon père aimait à nous conter ses histoires de guerre, ses histoires d’occupation. En 1944, les Normands ont payé un lourd tribut à cette page de l’histoire. Après le débarquement, de nombreuses villes ont été détruites. Beaucoup de civils sont morts sous les bombes. 70 ans plus tard, j’ai recherché les témoins de cette époque avant qu’ils ne disparaissent dans l’oubli. Ils m’ont raconté leur histoire, leur guerre, avec pudeur, avec émotion. Les larmes et le sang, les bombes et la terreur, l’occupation et la Résistance, la déportation et le travail obligatoire, mais aussi les amours et les amitiés interdites, ennemis – amis – amants. Une somme de petites histoires, simples et héroïques, au sein de la grande histoire.

Parfois, la parole est encore lourde à porter, chargée de secrets qui ne seront pas dévoilés, même 70 ans après. Parfois, la parole est libératrice, de tant de douleurs et de souffrances accumulées. Parfois la parole devient apaisante. L’époque n’était pas à la plainte, mais au combat pour la survie et la Liberté. Même au plus profond des ténèbres, il y avait cette lueur d’espoir. La vie a triomphé de l’horreur et de la guerre, et tous ont cette phrase qui revient comme un leitmotiv,

« Plus jamais ça! »

Les photos sont présentées en diptyques. Un portrait émergeant de l’ombre, la mise en lumière du visage, chargé d’histoire, comme la mise en lumière de la parole. L’autre image est un lieu chargé de cette histoire, ou un souvenir, ou encore une image d’archive faisant sens…

L’ensemble de ces témoignages est présenté sous forme de 26 « histoires-témoignages » dans le livre « 1944, … 30 Normands témoignent » aux éditions MyNormandie

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Emilienne Soulard (Elle et son mari aviateur)

« Les Allemands ne fusillaient pas les filles, ils les décapitaient… J’ai eu beaucoup de chance. Tous n’étaient pas favorables à Hitler… » A 16 ans, Emilienne Soulard avait décidé de sa propre initiative de couper les câbles téléphoniques pour embêter les Allemands. Elle est arrêtée et emprisonnée avant d’être déportée en Allemagne. La désorganisation des voies de chemin de fer dû aux bombardements en Allemagne, lui évitèrent les camp de la mort. A son retour, elle se mariera avec le jeune aviateur qu’elle avait rencontré à la prison de Saint-Lô, et qui lui avait promis de venir la retrouver après la guerre.

leligny-carl.edouin Carl Edouin (Ses parents pendant la guerre)

« Malgré le respect que je vous dois, je tiens à dire qu’en amour, je n’ai de compte à rendre qu’à Dieu! » C’est ce qu’a déclaré la maman de Carl Edouin lors son jugement pour “collaboration horizontale” à la Libération. Pendant la guerre, elle était tombée amoureuse d’un officier de la Wehrmacht. Ils vécurent ensemble dans une cité ouvrière de la banlieue rouennaise et eurent 3 enfants. Ils furent séparés à la Libération, mais elle garda l’officier dans son cœur jusqu’à sa mort.

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Ian Wilson – Speedography

Je suis né et j’ai été éduqué en Irlande du Nord, et j’ai eu une caméra de cinéma ou SLR et dans mes mains dès mon plus jeune âge. Mon père m’a initié à la photographie et au sport automobile, deux passions que j’ai appréciées toute ma vie. J’ai besoin de comprendre mon sujet photographiques, qu’il soit fixe ou en mouvement afin que mon travail prenne vie. J’aime explorer différentes techniques, différents éclairages, styles dans un effort pour saisir quelque chose de différent, d’unique. Il y a encore tant à explorer, avec mon appareil photo ici en France!

I was born and educated in Northern Ireland, and have had a cine camera or and SLR in my hands from an early age. My father introduced me to photography and motor racing then

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too, two passions I have enjoyed all my life. I need to understand my subject, moving or stationary, to make the resulting work come alive. I enjoy exploring different techniques, lighting, style in an effort to capture something different and unique. There is much more to do and to explore, with my camera here in France !

EXPOSITION BARROBJECTIEF 2014 : Speedography

Je photographie à Angoulême, le Circuit des Remparts depuis 2002, et j’ai développé différentes façons d’utiliser l’appareil photo en jouant sur la vitesse, les couleurs,  les textures afin de capturer l’atmosphère de cet événement unique. L’art est de bien comprendre le sujet, l’environnement, et ce que vous voulez atteindre. Mon appareil photo n’est pas seulement un véhicule, il est un outil, comme un crayon, un pinceau, utilisé pour créer une forme d’art en repoussant les limites.

Speedography

I have been photographing at Angouleme, the Circurts des Remparts since 2002, and I have been developing different ways of using the camera, to explore speed, colour, texure and to capture the atmosphere of this unique event. The art is to fully understand the subject, the surroundings, and what you want to achieve. My camera is not just a vehicle, it is a tool, like a pen, a brush, used to create an art form. Pushing boundaries.

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Jean-Michel Leligny – 2°20’ ou La France par le milieu

Après une formation BTS photo à l’École Nationale Louis-Lumière, Jean-Michel Leligny a travaillé comme tireur photo Noir et Blanc dans des laboratoires professionnels parisiens. Photographe indépendant et journaliste à partir de 1986, il travaille pour différents magazines européens, est distribué par l’agence Sipa puis Diaf. Parallèlement, de 1988 à 1990, il produit un travail personnel, Parking Production, qui fera l’objet de nombreuses expositions et parutions (Galerie BIP à Paris ; Jeunes créateurs au château de Maisons-Laffitte ; Château de Brecey ; Festival des jeunes créateurs à Val d’Isère). Une grave maladie, suivie d’une transplantation cardiaque, vient mettre une parenthèse à ces travaux. Après un an d’arrêt et ayant quitté Paris, il reprend son travail de photographe et journaliste pour des magazines en presse nationale et régionale. Il est aussi photographe pour l’agence Andia.

jean michel leligny

www.leligny.fr

mail: jm@leligny.fr

EXPOSITION BARROBJECTIF : 2°20’ ou La France par le milieu

2°20’, plus exactement 2°20’14”, c’est la longitude du méridien de Paris. C’est aussi le tracé de la méridienne verte, imaginée par Paul Chémetov en l’an 2000 afin de fêter dignement le nouveau millénaire. Cet axe traverse la France par le milieu, de Dunkerque au nord, au col de Pal à la frontière Espagnole. On y a planté des arbres pour former une ligne visible depuis l’espace sur laquelle on viendrait célébrer chaque année « Liberté, Égalité et Fraternité ».

Mais le temps a fait son œuvre, beaucoup d’arbres sont morts avant d’avoir vécus, et la méridienne est redevenue une ligne imaginaire de plus de 1000Km, propice à porter un regard sur notre territoire. L’espace d’un été, je suis devenu photographe, voyageur et cycliste, à la rencontre de cette France du milieu.

Un voyage de près de 1800Km sur cet axe Nord-Sud pour se confronter à un monde réel, sans fard, en toute simplicité, à travers 8 régions, 20 départements, 337 communes. Un voyage pour partir à la rencontre d’une France que l’on ne connaît plus, loin des cartes postales et des représentations médiatiques.

Pourquoi le vélo ? Il est à la fois l’éloge de la lenteur et un moyen écologique de se déplacer. Si notre société nous oblige à « produire » et à vivre de plus en plus rapidement, jusqu’à la frénésie, les photographies de 2°20’ se présentent comme des espaces de pause.

« Lorsque l’on est sur son vélo, on n’est plus photographe, mais avant tout un voyageur qui ressent dans sa chair, dans ses muscles, le froid, le chaud, la pluie, le vent, le relief, la douleur, l’usure des kilomètres. Il y a une confrontation physique avec la géographie, le relief, le climat, mais aussi avec la maladie qui m’a touchée. L’effort et la lenteur permettent de porter un regard différent. Ce mode de déplacement, non agressif, permet la rencontre. Le cycliste devient vite sujet de curiosité, même si au départ, ce sont toujours les mêmes questions qui surgissent. D’où venez-vous, où allez vous ? Au final, les mêmes que dans la vie : Quel est votre parcours, quels sont vos projets ? Il faut prendre un peu de temps pour échapper à cette vision réductrice de l’être humain, pour découvrir sa richesse par d’autres détours… »

L’ensemble du travail est réalisé au moyen format selon un protocole établi. Rouler et photographier chaque jour, quelle que soit l’envie, l’inspiration, comme un travail répétitif. Une seule prise de vue à chaque fois, réalisée sur trépied. Des prises de vue frontales, des personnages photographiés de face, comme s’ils étaient spectateurs du vélo qui passe, sans aucune mise en scène, un peu comme une photo de famille. Les hommes et les femmes dans leur environnement, avec un plan large, beaucoup de vide autour, comme si malgré les facilités de communications, nous étions condamnés à la solitude.

2°20 a été nominé au Prix HSBC pour la Photographie 2012.

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Thomas Lebreuvaud _ Pension de Famille – Les Marronniers- Paris 6ième

Troisième prix du Grand prix d’Auteur du festival photographique biennal de Saint Benoit, édition 2011

« C’est à l’occasion de ma formation photo que j’ai découvert – Les marronniers -. Il existe encore à Paris des pensions de famille. Celle-ci est tenue par Marie qui y a grandi. Elle est située dans le 6e arrondissement de Paris, ne possède pas de jardin si ce n’est le jardin du Luxembourg juste en bas de la rue. Le lieu est extraordinaire mais les habitants le son mille fois plus. On y croise des gens de passage, des gens qui restent, des gens qui partent et des gens qui reviennent… beaucoup de gens qui reviennent.

Cette série d’images a été faite avec la complicité des pensionnaires durant le printemps 2010 et faisait l’objet de mon travail de fin de formation. Il reste une place libre sur la dernière image de la série, venez vous asseoir à l’occasion.
http://pension-marronniers.com
contact@images-thomas.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Pension de Famille – Les Marronniers- Paris 6ième

Benjamin Vanderlick – Maquis. Les bars africains de la Guillotière

Benjamin Vanderlick est photographe et éthnologue.

Né en 1979. Il a réalisé plusieurs études et rapports ethnologiques sur la valorisation des mémoires sociales, de l’immigration et des conflits ainsi que sur les rôles des lieux de mémoire associés à ces notions. Ses intérêts se portent également sur la reconnaissance dans l’histoire et le patrimoine local des pratiques culturelles populaires. Les sujets et la réflexion anthropologiques qui l’animent se retrouvent dans ses projets photographiques.

Son site : http://vanderlick.wordpress.com

http://www.flickr.com/photos/vanderlick

 Exposition BarrObjectif 2012 : Maquis – Les bars africains de la Guillotière – Lyon

« Le travail photographique de Benjamin Vanderlick nous invite à pénétrer dans un univers mal connu, dissimulé derrière une vitre sans tain devant laquelle nous pressons le pas. Il aura fallu passer la porte pour découvrir un univers chaleureux et vivant aux couleurs tantôt électriques et criardes ou d’une blancheur clinique.

C’est aussi le monde de la nuit, dont on découvre les membres qui nous offrent chacun le prélude d’une histoire. Une paire de chaussure sur un comptoir, l’esquisse de quelque pas de danse, une arrière-cuisine, un match de foot, un regard.

Les images bavardent, saisissent sur le vif dans des flous saturés les instants de vie  parfois calmes et laissant planer la mélancolie ou pleins de liesse dans les grands soirs. Les enfants  jouent, les grands-mères cuisinent, les personnages semblent nous inviter à partager un verre en toute amitié. Dans ce même univers se croisent des solistes perdus dans le songe de leur nuit de roi…

Loin des images forcées et préfabriquées des immigrations, l’auteur nous offre ici des instantanés donnant dignité et beauté à chacun des personnages. La poésie réaliste qui émane des photographies de Benjamin Vanderlick nous pousse à voir ce que nous n’aurions pas vu. »

Edith Joseph. Muséographe