Loïc Guston – Le silence

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Né en 1960, Loïc GUSTON pratique la photographie depuis ses années d’études universitaires et artistiques. Professeur d’art, ce photographe est particulièrement sensible à l’environnement urbain, à son architecture et à tout ce que le passé peut avoir de déterminant pour son présent ou pour son devenir. Le caractère mémoriel de la photographie est donc aussi pour lui une source d’inspiration et de création. Le galeriste François RASTOLL dira de lui : « Ils sont rares les artistes auteurs capables de vous raconter une histoire tout en vous laissant l’opportunité de créer la vôtre.»

Expositionsloïc-guston-photo-photographe

2013        

    • « Architectures », Festival de la photographie, DAX.
    • « Architectures », Festival de photo reportage BarrObjectif.

2014         

    • «Hors saison », Festival de photo reportage BarrObjectif
    • Participation aux Rencontres d’Arles et Rencontres des Photographes d’Aquitaine.

2015         

    • Reconstructions», Salon Photographique de la Côte d’Argent, Mimizan.
    • « Etat des Lieux », CafeMusic’, Mont-de-Marsan.
    • « Entre ciel et mer », Galerie in)(between, Paris.
    • « Réminiscence », Galerie Rastoll, Paris.

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EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Le silence

On peut lire le mot « silence » sur un panneau placé à l’entrée d’Oradour-sur-Glane.
Il traduit un état émotionnel sur ce que fut le martyr de sa population le 10 juin 1944.

Oradour-sur-Glane est ce village de la Haute-Vienne où une unité de Waffen SS massacra 642 hommes, femmes et enfants.Dès le 28 novembre 1944, le Gouvernement provisoire prend la décision de classer et de conserver les ruines, ce qui attire la reconnaissance nationale sur Oradour. Ces mesures font du village le symbole d’une France martyrisée sous l’occupation allemande.loic-guston-Oradour-sur-Glane-voiture

Lors de sa visite en mars 1945, Le Général De Gaulle  rappelle « qu’un lieu comme celui-là reste une chose commune à tous, une chose où tout le monde reconnaît le malheur commun, la volonté commune et l’espérance commune ».

C’est en 1999 que le Centre de la mémoire fut inauguré et dès 2002, plus de 300 000 visiteurs avaient déjà visité le musée.

Au milieu de ces ruines, le sentiment du «visiteur » comme les images qu’elles génèrent sont de l’ordre de l’indicible. Les images photographiques comme les images mentales participent de la même expérience, de la même volonté d’agir contre l’oubli. Elles contribuent à entretenir un devoir de mémoire collectif. Ce que le photographe montre du passé et démontre du présent s’exprime ici tel que Robert DELPIRE l’avait pressenti en affirmant: « Moi, ce qui me plaît dans une photographie, c’est le silence ».loic-guston-Oradour-sur-Glane-ruine

Site Web de Loïc Guston

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 de Loïc Guston : Territoire hors saison
 
EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 de Loïc Guston : ARTchitectures

Ares Duval – Dark beauty

Femme-souvenirNous avons tous perdu des êtres chers, croisé ou rencontré des personnes merveilleuses, et plus le temps passe, plus les souvenirs s’estompent. Voilà ce qui s’est passé pour moi. Et comme toutes les belles histoires, la mienne commence avec une jeune fille, en Bretagne, un soir d’été, dans une maison en pierre.

Souvenir de femme

Un garçon et une fille dansent devant la cheminée, elle avait une belle robe blanche qui ondulait comme ses cheveux au mouvement de son corps. Un parfum, un endroit, une émotion : j’aurais tellement voulu que vous voyiez ce que je voyais, ce moment unique que j’aurais voulu immortaliser dans ma mémoire. Très souvent je repense à ce moment, ce moment qui devient de plus en plus flou dans mon souvenir…
C’est pour recréer la magie de cet instant que je suis devenu Arès Duval, créateur de photographie. Facebook de Ares Duval

EXPOSITION BARROBJECTIF 2016 : Dark beauty

À travers mes modèles, mes créations, à travers mes photos je vous fais partager mes rêves et mon histoire. J’essaye, de vous faire ressentir mes émotions dans des instants rendus inoubliables. Je voudrais faire toucher du doigt qu’il n’y a pas de limite à nos pensées. Je voudrais vous inviter à vous évader à mes côtés à travers mon univers. L’appareil photo est le prolongement de l’oeil, il est l’outil qui matérialise nos pensées, il est comme la plume pour l’écrivain…Dark Knight Below The Ice Arthémis

Jean-Michel Leligny – 1944,… 30 normands témoignent

Après une formation BTS photo à l’École Nationale Louis Lumière, Jean-Michel Leligny a travaillé comme tireur photo Noir et Blanc dans des laboratoires professionnels parisiens puis est devenu Photographe indépendant et journaliste à partir de 1986. De 1988 à 1990, il produit un travail personnel, Parking Production, qui fera l’objet de nombreuses expositions et parutions. Une grave maladie, suivie d’une transplantation cardiaque vient mettre une parenthèse à ces travaux. Après un an d’arrêt et quitté Paris, il reprend son travail de photographe et journaliste pour des magazines en presse nationale et régionale. Il est aussi photographe pour l’agence Andia.autoportrait

Récemment, il a repris des travaux plus personnels. “Gueules”, portraits d’habitants de villes, villages, exposés en temps réel; 2°20 ou la France par le milieu, un voyage photographique en bicyclette à travers la France le long du méridien de Paris (Ce travail a été nominé au prix HSNC, a reçu le prix de la biennale Conches en Ouche et fera l’objet d’un ouvrage publié en septembre 2014 aux Editions de Juillet).

La sortie du livre sur les derniers témoins est prévue en mars 2014 : « 1944, 30 Normands témoignent » aux éditions Corlet

Contact :
Tel : 06 07 36 28 09
jm@leligny.fr
Site web de JM Meligny

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : 1944,…30 Normands témoignent

« S’il est vrai qu’oublier est un peu consentir, alors ne nous endormons pas. Veillons à tous les moments, ne détournons pas nos yeux, de cette amère réalité qui nous écrase. C’est en cela que nous accomplirons notre devoir d’hommes… ». Albert Camus, Le Soir Républicain, 1er janvier 1940.

Je suis né en Normandie, plus précisément dans la baie du Mont-Saint-Michel. Lorsque j’étais enfant, mon père aimait à nous conter ses histoires de guerre, ses histoires d’occupation. En 1944, les Normands ont payé un lourd tribut à cette page de l’histoire. Après le débarquement, de nombreuses villes ont été détruites. Beaucoup de civils sont morts sous les bombes. 70 ans plus tard, j’ai recherché les témoins de cette époque avant qu’ils ne disparaissent dans l’oubli. Ils m’ont raconté leur histoire, leur guerre, avec pudeur, avec émotion. Les larmes et le sang, les bombes et la terreur, l’occupation et la Résistance, la déportation et le travail obligatoire, mais aussi les amours et les amitiés interdites, ennemis – amis – amants. Une somme de petites histoires, simples et héroïques, au sein de la grande histoire.

Parfois, la parole est encore lourde à porter, chargée de secrets qui ne seront pas dévoilés, même 70 ans après. Parfois, la parole est libératrice, de tant de douleurs et de souffrances accumulées. Parfois la parole devient apaisante. L’époque n’était pas à la plainte, mais au combat pour la survie et la Liberté. Même au plus profond des ténèbres, il y avait cette lueur d’espoir. La vie a triomphé de l’horreur et de la guerre, et tous ont cette phrase qui revient comme un leitmotiv,

« Plus jamais ça! »

Les photos sont présentées en diptyques. Un portrait émergeant de l’ombre, la mise en lumière du visage, chargé d’histoire, comme la mise en lumière de la parole. L’autre image est un lieu chargé de cette histoire, ou un souvenir, ou encore une image d’archive faisant sens…

L’ensemble de ces témoignages est présenté sous forme de 26 « histoires-témoignages » dans le livre « 1944, … 30 Normands témoignent » aux éditions MyNormandie

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Emilienne Soulard (Elle et son mari aviateur)

« Les Allemands ne fusillaient pas les filles, ils les décapitaient… J’ai eu beaucoup de chance. Tous n’étaient pas favorables à Hitler… » A 16 ans, Emilienne Soulard avait décidé de sa propre initiative de couper les câbles téléphoniques pour embêter les Allemands. Elle est arrêtée et emprisonnée avant d’être déportée en Allemagne. La désorganisation des voies de chemin de fer dû aux bombardements en Allemagne, lui évitèrent les camp de la mort. A son retour, elle se mariera avec le jeune aviateur qu’elle avait rencontré à la prison de Saint-Lô, et qui lui avait promis de venir la retrouver après la guerre.

leligny-carl.edouin Carl Edouin (Ses parents pendant la guerre)

« Malgré le respect que je vous dois, je tiens à dire qu’en amour, je n’ai de compte à rendre qu’à Dieu! » C’est ce qu’a déclaré la maman de Carl Edouin lors son jugement pour “collaboration horizontale” à la Libération. Pendant la guerre, elle était tombée amoureuse d’un officier de la Wehrmacht. Ils vécurent ensemble dans une cité ouvrière de la banlieue rouennaise et eurent 3 enfants. Ils furent séparés à la Libération, mais elle garda l’officier dans son cœur jusqu’à sa mort.

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Michel Handschumacher – Le temps n’efface pas les erreurs

Né en 1965 à Strasbourg, je suis des études d’architecture et travaille au sein d’une agence de la région.Michel.HANDSCHUMACHER-portrait Autodidacte en photographie, je m’attache à vouloir prolonger dans mes clichés des moments particuliers où le temps semble s’être arrêté. M’appuyant sur les traces de ce qui a été, je souhaite amener le spectateur à s’interroger sur sa propre relation au temps et ainsi donner du signifié à l’insignifiance apparente de l’instant photographié.

Contact :
fanmich@orange.fr
Tel : 06 87 73 84 89

Novembre 2010
– Exposition de mes photos prévue à la suite d’un voyage en Inde. Elle n’aura pas lieu car la « Boite à boitiers » (magasin spécialisé dans la vente de matériel photo d’occasion à Strasbourg) arrêtera brutalement son activité.
Mai 2013
– Exposition à « L’ATELIER DE L’INSTANT »
25, rue Kageneck, 67000 Strasbourg, dans le cadre des « Ateliers Ouverts 2013 ».
Décembre 2013
– Exposition collective à L’ATELIER DE L’INSTANT.
Janvier 2014
– Exposition de ma série « Le temps n’efface pas les erreurs » lors de la 4ème édition des « Rendez Vous de l’Image » (RDVI 2014) présidé par Hans Silvester.
Mai 2014
– Exposition à « L’ATELIER DE L’INSTANT »  25, rue Kageneck, 67000
Strasbourg, dans le cadre des « Ateliers Ouverts 2014  ».
Juin 2014
– Exposition au CONSEIL DE L’EUROPE  à Strasbourg avec la créatrice de bijoux Sonia Soussi.
Juillet 2014
Exposition à l’abbaye de MARBACH / Haut-Rhin dans le cadre de la saison 2014.

PROJET EN COURS : Projet musico-photographique avec le photographe Allemand Felix ZAHN et le musicien/compositeur  Bruno FLEUTELOT. 

EXPOSITION BARROBJECTIF 2014 : Le temps n’efface pas les erreurs 

L’immédiateté de la société contemporaine m’amène à vouloir prolonger grâce à la photo des moments particuliers où le temps semble s’être arrêté.HANDSCHUMACHER_Michel_01_Le temps-n-efface-pas03

M’appuyant sur les traces de ce qui a été, je souhaite amener le spectateur à s’interroger sur sa propre relation au temps et ainsi donner du sens à l’insignifiance apparente de l’instant photographié.HANDSCHUMACHER_Michel_12_Le temps-n-efface-pas02

Ces photos prises au camp de Rivesaltes, situé dans le Roussillon, rendent hommage aux républicains Espagnols, antinazis Allemands, Juifs, Roms, Harkis…, internés au milieu du XXème siècle du fait de leurs origines, religions ou opinions politiques.

Ma série s’inscrit dans l’actualité récente.
En déambulant à Rivesaltes on ne peut s’empêcher de penser à la création des centres de rétention pour étrangers, aux discriminations que subissent certaines populations et à la montée des extrémismes en Europe.
Qu’a-t-on retenu des événements passés ? Les politiques actuelles ne reproduisent-elles pas les mêmes erreurs ?HANDSCHUMACHER_Michel_05_Le temps-n-efface-pas01

Mes photos se veulent volontairement esthétiques, jouant avec les lumières, les vues cadrées et les perspectives rigoureuses. En aucun cas elles ne cherchent à magnifier le lieu car la question posée me semble trop grave.

Thomas Lebreuvaud _ Pension de Famille – Les Marronniers- Paris 6ième

Troisième prix du Grand prix d’Auteur du festival photographique biennal de Saint Benoit, édition 2011

« C’est à l’occasion de ma formation photo que j’ai découvert – Les marronniers -. Il existe encore à Paris des pensions de famille. Celle-ci est tenue par Marie qui y a grandi. Elle est située dans le 6e arrondissement de Paris, ne possède pas de jardin si ce n’est le jardin du Luxembourg juste en bas de la rue. Le lieu est extraordinaire mais les habitants le son mille fois plus. On y croise des gens de passage, des gens qui restent, des gens qui partent et des gens qui reviennent… beaucoup de gens qui reviennent.

Cette série d’images a été faite avec la complicité des pensionnaires durant le printemps 2010 et faisait l’objet de mon travail de fin de formation. Il reste une place libre sur la dernière image de la série, venez vous asseoir à l’occasion.
http://pension-marronniers.com
contact@images-thomas.com

EXPOSITION BARROBJECTIF 2013 : Pension de Famille – Les Marronniers- Paris 6ième

Patrick Mesner – Algérie, le temps suspendu, les années de plomb

Né le 15 septembre 1953 à Alger, membre de la société des Océanistes.

1978, premiers reportages.
Images et textes publiés dans la presse internationale et l’édition – diffusion Agence GAMMA dans 50 pays

1985, Patrick MESNER s’oriente  vers la télévision et l’écriture. (reportages d’actualité, enquêtes de société, magazines et documentaires). Récompensé par un XV d’or TV en 1992.

2012,  Réflexion sur la photographie pour le magazine www.photographie.com
En marge de la télévision, Patrick MESNER poursuit un travail photographique au long cours, les errances. Son travail d’auteur porte sur l’édition de livres, carnets de voyages et expositions.

Principaux travaux:

  • «Il était une fois, Le festival de Lille – 1984» avec Henri Cartier Bresson, Cindy Sherman, Edouard Quin… (travail de groupe)
  • «Les Marseillais – 1988/1992 – Soleil productions» L’errance 1.
  • «New York – 1992» L’errance 2.
  • «Les Princes de juillet -1984/1995» L’errance 3.
  • «L’automne d’or – Arménie – 1993/1995» L’errance 4.
  • «Salam alékoum brother – Algérie – 1990/1994 – La Marseillaise» L’errance 5.
  • “Aubagne en vue 1994” (travail de groupe)
  • « Au pays de Joseph K -1995 Prague» L’errance  6.
  • «Venise2000» L’errance 7.
  • «Chronique du pays Kanak – 2000 – éditions Planète Mémo»
  • «Sydney Street – 2001» L’errance 8.
  • «La Réunion – 2003» L’errance 9.
  • «Algérie, la tombe de ma mère» éditions Le Temps qu’il Fait – 2004» L’errance 10.
  • «mémoires du quotidien, écrits et images du Sud – 2006 – EncragEdition» (travail de groupe)
  • «Kanak-portrait de groupe – 2011 – Nouvelle Calédonie – Idées +» L’errance 11.
  • «Algérie Le temps suspendu – L’esprit du monde – 2012» L’errance 12.
  • «Avec Elle – 1981 – 2011» L’errance 13.
  • «I Love Paris- 1982/2012» L’errance 14.

Son site : www.lescarnetsdusud.com

Exposition BarrObjectif 2012 : Algérie, le temps suspendu – les années de plomb

En 1990 et jusqu’en 1994, je me suis rendu en Algérie afin de couvrir les premières élections libres pour lesquelles tous les partis politiques furent autorisés. Les tensions étaient palpables entre les autorités et la population rêvant de plus de démocratie. Le FIS labourait le champ fertile des sans voix, petit peuple des miséreux, prônant une République Islamiste. Les leaders Abassi Madani et Ali Bel Hadj en tête du scrutin menaçaient de renverser la dictature des généraux.

Le deuxième tour des élections fut annulé, l’année suivante. Furieux, les islamistes radicaux commencèrent leurs exactions…attentats aveugles, enlèvement d’hommes et de femmes qui servaient de putains dans les maquis…viols d’enfants et égorgements. Le pays bascula dans l’horreur…les visas impossibles à obtenir pour la presse étrangère. Le pays était fermé, interdit. J’ai pu obtenir un second visa d’écrivain, en 1993 et me rendre sur place, traversant le territoire algérien avec trois amis. Je me suis rendu dans tous les endroits où les massacres avaient eu lieu, traversant l’Algérie d’est en ouest, de la Kabylie à la frontière marocaine. Je voulais montrer la grande dépression dont souffrait la population vivant dans les campagnes, petits bleds et fermes isolées et n’étant sous aucune protection mais aussi sous la terreur des islamistes… me refusant de photographier cadavres et autres hommes en armes, militaires et “Ninjas”…hommes encagoulés de la sécurité d’état. Le GIA menait des opérations d’une cruauté inouïe.
C’est ce témoignages que je donne à voir dans ce récit où se mélangent photographies et extraits de mes carnets de notes publiés dans deux ouvrages Algérie la tombe de ma mère éditions Le temps qu’il fait et  Algérie, le temps suspendu édition L’esprit du monde.