FR3

Reportage d’FR3 pour les 20 ans du festival BarrObjectif.

France 3 Nouvelle Aquitaine

Pierre DELAUNAY organisateur du festival BarrObjectif

Patrick CHAUVEL 1er invité d’honneur du festival BarrObjectif

Jean GAUMY membre de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France depuis 2016. Invité d’honneur en 2014

Frédéric SAUTEREAU invité d’honneur en 2011

Le programme 2019

L’invité d’honneur Paolo PELLEGRIN de l’agence MAGNUM PHOTOS

Les 20 photographes sélectioné·es par le jury : Patricia Couturier, Simon Danger, Xavier Lucas, Aurélie Lacouchie, Lidwine Kervella, Rodolphe Marics, Ovidie.

Cyril ABAD – In god we trust, voyage au cœur des excentricités de la foi aux USA

Angélique  BOISSIÈRE – Marées

Hendrik BRAET – La Digue

Justine BYRA – Une longueur d’avance

Lou CAMINO – Humberstone – KNO3 – E252

Hervé CHATEL – Gardians : Un choix de vie

Anne-Charlotte COMPAN – Histoire d’un Katala

Benoit COURTI – Deep Black

Chiara DAZI – Le Derby (de Moldavie)

Benjamin FILARSKI – Lallubhai Compound

Julien HAZEMANN – Min gong Style

Seif KOUSMATE – La jeunesse rwandaise, 25 ans après le génocide

Sébastien LEBAN – L’île perdue

Jérémy LEMPIN – Ils pissent vert et rouge

Marie MAGNIN – Chez Totor – À la croisée des solitudes

Sabrina MARIEZ – Solange

Joseph MELIN – Ikejime, la revanche du Miyabi

Denis MEYER – Les derniers Illyriens

Gérard STARON – Hom(m)es

Emmanuel TARDY – Wild in Black

LES ANCIENS INVITÉ·ES D’HONNEUR

Christopher ANDERSON 2003

Jane Evelyn ATWOOD2012

Patrick BARD 2010

Michel BERNATETS – 2006

Éric BOUVET – 2008

Patrick CHAUVEL – 2000

Jérôme DELAY – 2004

Marie DORIGNY – 2002

Jean GAUMY – 2014

Cédric GERBEHAYE2016

Bénédicte KURZEN 2017

Olivier LABAN-MATTEI – 2015

Patrick MESNER – 2007

Jean-Luc MOREAU-DELERIS – 2001

Emin ÖZMEN – 2018

Marc RIBOUD – 2009

Frédéric SAUTEREAU – 2011

Hans SILVESTER – 2013

Laurent VAN DER STOCKT – 2005

LES EXPOSITIONS PARTENAIRES

PRIX LUCAS DOLEGA : Javier ARCENILLAS – Latidoamerica – La violence en Amérique Latine

FESTIVAL DE DAX : Francis MESLET – Mind Travels

LES JOURNÉES DU REPORTAGE DE BOURISP : Lucas SANTUCCI – Le Desman des Pyrénées

PRIX CAMILLE LEPAGE : Kasia STREK – Le Prix du Choix

Kasia Strȩk _ Prix Camille Lepage 2018 _ Le prix du choix

Environ 40 000 personnes ont parcouru les rues de Dublin pour participer à la 6e édition de la Marche pour le choix, la plus importante à ce jour. Les organisations féministes et pro-choix espèrent que ce fut aussi la dernière marche alors que le pays se prépare pour un référendum sur l’accès à l’avortement qui est prévu pour le premier semestre 2018. Les participants sont venus à Dublin de toute l’Irlande pour l’événement annuel qui a commencé en 2012, l’année de la mort de Savita Halappanavar. Au cours des discours qui ont suivi la marche, de nombreuses personnes ont pleuré en écoutant les témoignages émouvants de ceux qui ont été victimes de la loi dans l’ordre. Septembre 2017, Dublin, Irlande

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Le prix du choix

L’intégrité corporelle, entendue comme l’autonomie personnelle et l’autodétermination des êtres humains sur leur propre corps, est l’un des droits humains fondamentaux. Pourtant, les femmes du monde entier sont privées de ces droits en se voyant refuser l’accès aux contraceptifs et à un avortement sans risque. Dans les pays où les traditions et la religion définissent les règles de vie, ces droits sont parmi les plus stigmatisés socialement et les plus difficiles à défendre. L’accès à l’avortement est fortement politisé et reste une question de pouvoir sur qui a le droit de décider de la fertilité des femmes.

Bien qu’il existe des moyens sûrs d’interrompre la grossesse, environ 164 femmes meurent chaque jour des suites d’avortements dangereux, illégaux et clandestins, selon l’Organisation mondiale de la santé. Près de 90 % de ces décès surviennent dans les pays en développement. Chaque année, plus de 25 millions d’avortements dans le monde, soit près de la moitié de toutes les procédures de ce type, sont considérés comme dangereux.

Privées de services de conseil et d’avortement, souvent sans accès facile aux méthodes contraceptives modernes et avec peu de connaissance de leur sexualité, les femmes sont forcées de mener des grossesses non désirées ou mettant leur vie en danger ou de chercher des solutions dangereuses.
Beaucoup d’entre elles sont mineures ou victimes de viol. Beaucoup ont des problèmes de santé. Les restrictions à l’accès à un avortement sans risque créent des inégalités à l’intérieur des pays et entre les pays. Diverses études ont montré que les lois restrictives sur l’avortement n’empêchent pas la procédure elle-même, mais empêchent plutôt l’accès à des mesures de sécurité et mettent particulièrement en danger les femmes pauvres et sans instruction, qui sont déjà extrêmement vulnérables. Ces lois sont également associées à une mortalité maternelle plus élevée, qui est en moyenne trois fois plus élevée dans les pays où la législation sur l’avortement est plus restrictive. En 2019, la procédure d’avortement est toujours interdite ou extrêmement restreinte dans 123 pays du monde.

Parmi ces pays situés sur différents continents, pour « Le Prix du Choix » j’ai choisi les lieux selon les critères du contexte culturel, religieux, social, économique et politique. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai travaillé en Pologne, aux Philippines, en Irlande, en Égypte et au Salvador pour finaliser le travail que j’ai l’intention de faire aux États-Unis d’Amérique et en République démocratique du Congo.

EXPOSITION PARTENAIRE : Prix Camille Lepage

L’association Camille Lepage – On est ensemble décerne depuis 2015 un prix aux photographes engagé(e)s dans un projet au long cours. Ce prix doté de 8OOO€ est remis durant le festival  » Visa pour l’image « . Depuis 3 ans la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF) s’engage aux côtés de l’Association Camille Lepage – On est ensemble pour financer le prix.

Kasia Stręk à remporté le Prix Camille Lepage 2018

BIOGRAPHIE

Kasia Stręk est une photographe polonaise basée entre Paris et Varsovie. Passionnée par les questions sociales et la littérature, elle a étudié la langue française et l’anthropologie à l’Université Jagellon de Cracovie, avant de découvrir la photographie à l’Académie des Beaux-Arts de Lodz en Pologne. Elle a ensuite étudié la photographie documentaire en Pologne, en France et en Australie.
Sa pratique photographique se concentre sur des sujets liés aux inégalités sociales, aux droits des femmes et aux questions environnementales. Depuis 2017, elle est membre du collectif français ITEM. Elle a été sélectionnée comme l’une des 30 femmes photographes de moins de 30 ans pour 2018. En 2018, elle a reçu le prix Camille Lepage  » On est Ensemble  » au festival Visa pour Image pour son travail sur l’accès à l’avortement dans les pays où cette pratique est illégale. Elle a également gagné la bourse de la Fondation Jean-Luc Lagardère, et a remporté le prix de Journalisme Tomasz Mazowiecki, catégorie multimédia pour son travail sur l’industrie minière en Pologne.

Lucas Santucci _ Le Desman des Pyrenées

EXPOSITION BARROBJECTIF 2919 : Le Desman des Pyrénées

Discret et fragile, le Desman des Pyrénées est longtemps passé inaperçu aux yeux de l’homme. Proche cousin de la taupe, cet étrange mammifère n’a été découvert qu’en 1811. On sait qu’il vit dans les milieux aquatiques des Pyrénées, mais sa petite taille, son habitat, sa sensibilité aux manipulations, et la faible densité de ses populations en font une espèce méconnue. Protégé aux échelles française et européenne, le Desman fait l’objet de multiples études en vue d’améliorer sa conservation. Au-delà du travail scientifique, la réalisation des prises de vues du Desman des Pyrénées s’est révélée un challenge difficile à relever. Cette exposition est ainsi la première à présenter des photographies sous-marines de l’espèce dans son milieu naturel.

EXPOSITION PARTENAIRE : JDR de Bourisp

Cette exposition partenaire a été présentée du 3 au 21 juillet 2019 aux Journées du Reportage de Bourisp.

LE LIVRE

Récit : Frédéric Blanc et Mélanie Némoz
Photographies : Lucas Santucci et Frédéric Blanc
Dessins : Aurélie Calmet
Éd. du Desman Masqué

BIOGRAPHIE

D’abord ingénieur agronome, puis photo-journaliste, Lucas a intégré l’équipe d’Under The Pole comme responsable logistique et partenariat. Il a embarqué pour 18 mois d’expédition au Groenland dans la promiscuité d’un voilier où il s’est affirmé comme photographe terrestre et sous-marin. Après avoir documenté 9 mois de navigation qui l’ont amené à 80°Nord, il a vécu l’hivernage pris dans les glaces, à quelques kilomètres d’un village de 200 habitants, principalement des chasseurs-pêcheurs. Dans le cadre de ce projet, il a intégré l’agence Zeppelin Network et décidé de faire de la photographie son métier.

Les conditions extrêmes rencontrées en Arctique sont une école de rigueur et de patience qui ne pardonne aucune erreur tant humaine que matérielle. Il se spécialise aujourd’hui dans le reportage d’expéditions et accompagne les explorateurs à travers le monde.

Ces reportages ont été diffusés en France ou à l’international via l’agence Zeppelin dans des magazines : Geo, Paris Match, Ca m’Intéresse, VSD, National Géographic, Focus, entre autres ; En version Web chez , 6 mois, Le Parisions, Le Monde, La Croix, etc…

Depuis 2016 en parallèle de son activité de photojournalisme, il développe une activité de photographie en Architecture qui se rapproche du reportage.

Francis Meslet _ Minds Travels

Glissement sous tes reins, Villa abandonnée, Italie

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Minds Travels

Ces endroits abandonnés ont fait place au silence au fil du temps. On n’y entend plus guère ici que le bruissement du vent par une vitre cassée ou là le rythme syncopé d’une goutte d’eau qui perle d’un plafond ravagé. Ces silences appellent pourtant le visiteur exceptionnel de tels lieux. Dans cette centrale électrique, des ordres étaient criés en allemand, dans ce collège catholique français, les cris d’enfants résonnaient au son de la cloche, mais qui peut imaginer les sons cachés derrière les murs de cet ancien asile psychiatrique en Italy ou sur les quais de cette île abandonnée au large du Japon ?
De ces silences, chacun tire sa propre interprétation, … réinterprétation…
www.francismeslet.com

EXPOSITION PARTENAIRE : Festival de Dax

Francis Meslet a exposé du 01 juin au 21 juillet 2019 au festival de DAX.

LE LIVRE

Les visuels de Francis Meslet donnent un écho tout particulier à la démarche musicale développée par Mind Travels. Musique et visuel se rejoignent ici dans le but commun de
transcender les sens et tentent de produire un discours de fond sur la manière de percevoir et réceptionner une oeuvre.
Éd : Mind Travels

BIOGRAPHIE

Diplômé major en Design de l’École des Beaux-Arts de Nancy en 1986, Francis Meslet exerce le métier de designer durant une courte période puis se tourne rapidement vers la communication en intégrant le circuit des agences de publicité comme Directeur Artistique. Après 30 années passées à triturer le concept créatif et autopsier l’image sous toutes ses décompositions, il est aujourd’hui Directeur de Création. Francis parcourt le monde à ses heures
perdues, à la recherche de lieux abandonnés, sanctuaires sur lesquels le temps s’est arrêté après que l’homme en ait volontairement ou non refermé les portes. Il en ramène des images saisissantes, capsules temporelles témoignant d‘un univers parallèle propice à l’évasion de l’esprit et à l’interrogation

Javier ARCENILLAS _ Prix Lucas Dolega 2019_ Latidoamerica : La violence en Amérique Latine

Herman Omar Benegas Palma membre de la Mara MS, abattu à l’intérieur de sa voiture sur la route du Miracle à Villanueva San Pedro Sula, son véhicule reçoit 40 coups de feu.

EXPOSITION BARROBJECTIF 2019 : Latidoamerica – La violence en Amérique Latine

Un essai sociologique sur l’Amérique Latine, la zone la plus violente du monde, avec tous les drames et misères qu’elle engendre. L’impuissance de la douleur et l’enfer vécu par les victimes d’assassins dans ce décor quotidien qu’est la guerre, où la violence fait toujours la une sanglante de l’actualité.

Il est absolument nécessaire de montrer et d’expliquer cette histoire pour montrer la vraie nature de la violence, car les journaux, la télévision et les magazines ne le font pas actuellement. C’est vraiment dommage, car il est malheureusement nécessaire que ces histoires trouvent leur voix dans la société.

L’Amérique Centrale est considérée comme étant un des endroits les plus violents du monde. Chaque jour, dans les rues de villes comme San Pedro Sula, Guatemala City, Tegucigalpa, San Salvador et Mexico City, meurtres, vols, et autres actes de violence, sont de plus en plus fréquents.

Les derniers maillons grotesques de cette chaîne de violence sont le narco-tourisme en Colombie, et le tourisme extrême en Amérique Centrale, qui transforment ces territoires déjà tâchés de sang et de larmes en cirque.

Les politiques internes de ces régions sont inefficaces et instables, le trafic de drogue vers les États-Unis incontrôlable et dangereux, sous la houlette des Maras, ou le contrôle de la frontière par les Zetas, ce qui fait de l’endroit une zone de guerre quotidienne. Le rapport de l’Organisation des États-Unis montre que dans un pays comme le Honduras, il y a une mort violente toutes les 74 minutes, alors que le pays n’est pas en état de guerre. En 2012, c’était le pays le plus violent du monde, avec un total de 7104 meurtres rapportés à la police.

Dans ces endroits, c’est un travail courant pour des enfants et des jeunes que d’être utilisés et entraînés à devenir des Sicarios (hommes de main). Ils sont attirés par l’argent facile et se sentent respectés et craints. Cette formation de jeunes tueurs, venus des strates les plus basses de la société, ne fait qu’augmenter le nombre de morts. Le peu de protection et de défense des enfants dans ces sociétés et dans ces situations de violence est alarmant.

EXPOSITION PARTENAIRE : Prix Lucas Dolega

Le Prix Lucas Dolega est destiné à soutenir les photographes qui exercent leur activité dans des conditions souvent difficiles et sur des zones pouvant comporter des risques pour assurer la diffusion d’une information libre et indépendante. Il a pour essence de récompenser un photographe qui par son engagement personnel, son implication sur le terrain, ses prises de position et la qualité de son travail, aura su témoigner de son attachement à la liberté de l’information.

Javier Arcenillas à reçu le prix Lucas Dolega 2019

BIOGRAPHIE

Humaniste, psychologue à l’Université Complutense de Madrid. Javier Arcenillas enseigne le photojournalisme et la photographie à l’école Internationale PICA.

Il développe des essais humanitaires où les personnages principaux sont intégrés dans des sociétés qui cloisonnent et attaquent la raison et les droits de l’homme, dans un monde de plus en plus indifférent.

Plusieurs récompenses lui ont été attribuées, pour en citer quelques-unes :
– Le prix Art Press, KODAK, Jeune photographe
Le prix Atlanta Journalism (meilleur photographe)
Une bourse du Fonds Social Européen
Le prix Fujifilm Fotopress
POYi
Le prix Sony World Photographic, 2010
Fotoevidence 2011
Le Terry O’Neill Award, 2012 et 2014
Photographe de l’année 2014, Moscou Photo Award 2014
Bourse Getty Image 2015
POYi Latam 2017
Photo de presse mondiale 2018

Tout au long de ces années, il a réalisé des projets sur l’Amérique Latine, comme “Territorios”, en JamaÏque, un travail qui se rapproche de “Traffic of Marihuana” ou de celui sur l’école Olympique de Boxe de La Havane. En 2013, il entre dans le dictionnaire des photographes espagnols. Il a publié quatre livres, “City Hope” sur les villes satellites qui émergent près des décharges d’Amérique Latine, “Welcome”, qui raconte l’histoire de réfugiés Rohingya de Myanmar dans le camp Kutupalong, “Sicarios”, sur les hommes de main en Amérique Centrale et UFOPRESENCES en 2018. En 2016, La Fabrica publie un Photobolsillo dans la collection des Photographes Espagnols. Ses articles les plus complets en dehors de la presse espagnole peuvent se trouver dans Time, CNN, iL Magazine, Leica Magazine, Der Spiegel, Stern, GEO, VICE News, National Geographic, TRIP, El Mundo, El Pais Semanal, Planeta Futuro, Zazpika, El Periodico de Guatemala, pour les magazines les plus importants. En ce moment, il travaille sur un projet pour Photographie Humanitaire. Ses articles et publications se retrouvent dans El Pais et El Mundo, El Confidential et Libero.

Laurent Van Der Stockt

INVITÉ D’HONNEUR EN 2005

BIOGRAPHIE

Laurent Van der Stockt, français, est né en Belgique en 1964. Il est journaliste et photographe indépendant. Son premier reportage photographique à l’étranger est un voyage clandestin dans la Roumanie du dictateur Nicolae Ceaucescu. Il en rapporte les images d’une population plongée dans la terreur et la misère. Il y retourne pendant l’insurrection de 1990 et rejoint l’agence française Gamma, puis le magazine américain Newsweek en 2001 et l’agence Getty en 2010.

Il a effectué des reportages dans toutes les guerres importantes et surtout l’ex-Yougoslavie, la Tchétchénie et l’Irak. Ses reportages ont été publiés dans la plupart des magazines et quotidiens internationaux.

Depuis 2012, Il collabore principalement au quotidien français Le Monde avec de longs reportages en Syrie et en Irak.

Son travail a été régulièrement récompensé et plus récemment par le prix Bayeux Calvados des correspondants de guerre et par le Visa d’Or du photojournalisme à Perpignan en 2013 pour les photographies de l’utilisation des armes chimiques par le régime de Bachar Al-Assad et en 2017 par le World Press Photo pour la bataille de Mossoul. Il a reçu en septembre 2017 le Visa d‘or News au festival international du photojournalisme Visa pour l‘image.

Ses travaux ont été fréquemment exposés ou acquis par des musées et des institutions.

Photographe Laurent Van Der Stockt / L’œil de la photographie

Hans Silvester

INVITÉ D’HONNEUR EN 2013

BIOGRAPHIE

Né le 2 octobre 1938 à Lörrach en Allemagne, Hans Silvester se découvre très tôt une passion pour la photographie. Il réalise ses premiers clichés vers l’âge de quatorze ans quand ses parents lui offrent son premier appareil. À partir de 1955, jeune diplômé de l’école de Fribourg, il effectue un voyage à travers l’Europe, notamment en Camargue, et s’intéresse rapidement au reportage. Son premier succès sera un reportage de 1960 accompagné de textes de Jean Giono. Tombé amoureux de la région, le photographe allemand s’installe en Provence en 1962.

1964 marque le début d’un long périple à travers le monde avec un reportage en Amérique du Sud pour une organisation caritative. Il parcourt les États-Unis où il s’établit pendant 6 mois, puis l’Amérique Centrale, le Japon, l’Égypte, le Portugal… Il rejoint l’agence Rapho en 1965.

En 1977, il inaugure la revue Géo en publiant un reportage sur un village du pays basque. Hans Silvester s’intéresse à tout : de la pétanque aux oiseaux en passant par les chevaux évidemment, pour lesquels il sera primé à la Foire du Livre de Leipzig.

Peu à peu, dans les années 80, il s’attache à défendre l’environnement et publie des reportages consacrés parcs naturels d’Europe, dénonce les ravages de la déforestation en Amazonie, réalise un long reportage sur la rivière Calavon sous le titre La rivière assassinée et enfin s’intéresse à l’exploitation de la forêt en Amérique du Nord. Entre deux reportages à l’autre bout du monde, Hans Silvester photographie toujours les animaux : chevaux, chats et pigeons… Après avoir publié un reportage sur les cerfs-volants du monde entier, il termine en 2006 un travail saisissant de plusieurs années sur les peuples de la Vallée de l’Omo, en Éthiopie.

Premier militant écologiste à s’être emparé de l’outil photographique comme d’une arme de persuasion, il est aussi un photographe animalier reconnu comme en témoigne l’immense succès de son livre Les Chats du soleil. Son œuvre acquiert aussi une dimension sociologique et patrimoniale lorsqu’il chronique la vie des habitants d’un village basque sur trente ans, ou saisit les éphémères peintures corporelles des peuples de l’Omo en Éthiopie.

Photographe Hans Silvester

EXPOSITION POUR LES 20 DE BARROBJECTIF : La beauté source de joie

C’est un hommage à la beauté des femmes africaines. La tribu Hamer du sud-ouest de l’Éthiopie au traditions séculaires vit d’élevage de chèvres, d’artisanat, et de selfies pour les touristes. Hans Silvester y est retourné 16 ans plus tard après 35 voyages déjà effectués dans cette vallée de l’Omo qu’il voit comme le cœur de l’humanité. Lors de son dernier séjour, il constate l’arrivée de nouveaux objets comme le téléphone portable qui fonctionne à l’énergie solaire et grâce aux antennes installées par les Chinois, les kalachnikovs aussi qui sont échangées avec les Soudanais et dont les maris refusent de se séparer malgré l’interdiction faite par le gouvernement.

Hans montre la beauté des femmes Hamer, leur joie et l’organisation de leurs activités quotidiennes : la cueillette des plantes, l’éducation des enfants, aller chercher de l’eau, surveiller les cultures, construire les huttes… La préparation des corps et des cheveux où elles s’enduisent de beurre de chèvre et de poudre ocre originaire des pierres volcaniques de la région, pour se faire belle et se protéger du soleil ne fait que renforcer le contraste entre leur esthétique et la rudesse de leur existence.

Les compagnes Hamers ont un bijou en commun, un simple torque en métal massif qu’elle ne pourront jamais enlever, sa pose étant une preuve de vaillance dont elles sont fières. La première femme porte 3 colliers tandis que les secondes et troisième épouses n’en portent que deux. La tradition veut que les futures épouses soient enfermées pendant 3 mois dans une hutte pendant que la mère et la belle-mère les nourrissent de plats riches de beaucoup de sang, de viande et de lait pour gagner du poids avant la nuit nuptiale.

Frédéric Sautereau

INVITÉ D’HONNEUR EN 2011

BIOGRAPHIE

Frédéric Sautereau, né en 1973, commence son activité de photojournaliste en 1993.
La notion de frontière et de division est le thème central de son travail.
Il a été membre de l’agence Oeil Public de 1998 à avril 2009.

De juillet 1997 à avril 2000, il travaille sur les villes divisées : Belfast, Nicosie, Mostar,
Jérusalem et Mitrovica. Ce travail a été exposé au festival Visa pour l’image de Perpignan en 2001 et circule dans les galeries FNAC. Un livre, Des Murs et des Vies, est paru en mai 2002 aux éditions Le Petit Camarguais.

De juin 2000 à août 2003, il se consacre au projet Lisières d’Europe et reçoit le soutien du Label Paris Europe, du Centre national des arts plastiques et de la Fondation Lagardère. Le livre Lisières d’Europe est paru aux Editions Autrement en Avril 2004. Ce travail a été exposé en France et en Espagne.Il reçoit le Prix Fuji en 2003 pour un travail sur le mur érigé entre Israël et la Cisjordanie.

De 2006 à 2008, il montre les exactions des militaires centrafricains contre les populations du Nord du pays. Pour ce travail, il reçoit le Grand Prix Paris-Match du Reportage Photographique en 2008.
D’autre part, son travail réalisé à New York après les attentats du 11 septembre 2001 a été exposé en France, en Allemagne, en Suisse, au Portugal et au Québec.
Un livre, N40°42’42 » W74°00’45 », est paru en septembre 2003 aux éditions 779.
Ce travail fait partie de la collection du Fond National d’Art Contemporain.

En janvier 2009, il réalise un travail photographique dans la bande de Gaza sur les conséquences des trois semaines de guerre sur les populations palestiniennes.

En mars, il travaille au Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo, sur les populations déplacées de cette région dévastée par la guerre. Il réalise un documentaire (26’) et un livre, Déplacés, paraît aux éditions Première Urgence.

En janvier 2010, il se rend en Haïti, après le tremblement de terre.

De 2009 à 2012, il travaille sur le Hamas dans la bande de Gaza. Travail qui est exposé au festival de photoreportage de Barrobjectif et qui reçoit un Visa d’Or au festival de photojournalisme de Perpignan. En 2013, Frédéric arrête le photojournalisme afin de se consacrer à ses deux filles.

Photographe Frédéric Sautereau

Marc Riboud

INVITÉ D’HONNEUR EN 2009

BIOGRAPHIE

Marc Riboud est né en 1923 à Saint-Genis-Laval, près de Lyon. À l’Exposition universelle de Paris en 1937, il prend ses premières photographies avec le petit Vest-Pocket offert par son père pour ses 14 ans.

En 1944, il participe aux combats dans le Vercors.

De 1945 à 1948, il fait des études d’ingénieur à l’École centrale de Lyon et travaille en usine, puis il décide de se consacrer à la photographie.

En 1953, il obtient sa première publication dans le magazine Life pour sa photographie d’un peintre de la tour Eiffel. Sur l’invitation d’Henri Cartier-Bresson et de Robert Capa, il rentre à l’agence Magnum.

En 1955, via le Moyen-Orient et l’Afghanistan, il se rend par la route en Inde, où il reste un an. De Calcutta, il gagne la Chine en 1957 pour un premier long séjour avant de terminer son périple en Extrême-Orient par le Japon où il trouve le sujet de son premier livre : Women of Japan.

En 1960, après un séjour de trois mois en URSS, il couvre les indépendances en Algérie et en Afrique subsaharienne. Entre 1968 et 1969, il effectue des reportages au Sud ainsi qu’au Nord Vietnam, où il est l’un des rares photographes à pouvoir entrer. Dans les années 1980-1990, il retourne régulièrement en Orient et en Extrême-Orient, particulièrement à Angkor et Huang Shan, mais aussi pour suivre les changements immenses et rapides de cette Chine qu’il connaît depuis trente ans.

En 2011, Marc Riboud fait une dation au Musée national d’art moderne (Centre Georges Pompidou) d’un ensemble de 192 tirages originaux réalisés entre 1953 et 1977. Son travail a été couronné par des prix prestigieux et musées et galeries exposent son travail à Paris, New York, Shanghai, Tokyo, etc.

Marc Riboud s’est éteint à 93 ans à Paris, le 30 août 2016. Le cœur des ses archives rejoindra les collections du Musée national d’arts asiatiques – Guimet.

Portrait de Marc Riboud par Pierre Delaunay
Marc Riboud à Barro lors des 10 ans du festival BarrObjectif © Pierre Delaunay
Éric Bouvet à gauche et Marc Riboud à droite -Barro © Pierre Delaunay